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I will see you bereft of all that you have, of home and happiness and beautiful things. I will see your nation cast down and your allies drawn away. I will see you as alone and friendless and wretched as am I; and then you may live as long as you like, in some dark and lonely corner of the earth, and I shall call myself content.
-Lien, Albino Celestial (Dragon)
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Naomi Novik (Black Powder War (Temeraire, #3))
Mildred D. Taylor (Let the Circle Be Unbroken (Logans #5))
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C'est l'amour qui tisse les liens familiaux, pas le sang.
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Guillaume Musso (Parce que je t'aime)
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La destruction du lien cohésif inconscient entre l'esprit et la chair entraßne l'effet mortifÚre du corps.
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Françoise Dolto (Evangile Au Risque de La Psychanalyse(l') T2 (French Edition))
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How terrible it is to recognize that oneâs brilliance rests solely upon the small-mindedness of others.
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Sarah Shun-lien Bynum (Madeleine Is Sleeping)
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I, Patrick Lien, son of General Brendon Lien, do hereby swear my life to helping Princess Wilhelmina Korte reclaim her kingdom, no matter the cost.
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Jodi Meadows (The Orphan Queen (The Orphan Queen, #1))
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Dix rĂȘves pour un marchombre :
Se glisser derriĂšre lâombre de la lune.
RĂȘver le vent.
Chevaucher la brume.
Découvrir la frontiÚre absolue.
La franchir.
Dâune phrase, lier la Terre aux Ă©toiles.
Danser sur ce lien.
Capter la lumiĂšre.
Vivre lâombre.
Tendre vers lâharmonie. Toujours.
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Pierre Bottero (Ellana (Le Pacte des MarchOmbres, #1))
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Dans cette vie qui vous apparaĂźt quelquefois comme un grand terrain vague sans poteau indicateur, au milieu de toutes les lignes de fuite et les horizons perdus, on aimerait trouver des points de repĂšre, dresser une sorte de cadastre pour n'avoir plus l'impression de naviguer au hasard. Alors, on tisse des liens, on essaye de rendre plus stables des rencontres hasardeuses.
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Patrick Modiano (Dans le café de la jeunesse perdue)
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Les liens se font et se dĂ©font, c'est la vie. Un matin, l'un reste et l'autre part, sans que l'on sache toujours pourquoi. Je ne peux pas tout donner Ă l'autre avec cette Ă©pĂ©e de DamoclĂšs au-dessus de la tĂȘte. Je ne veux pas bĂątir ma vie sur les sentiments parce que les sentiments changent. Ils sont fragiles et incertains. Tu les crois profonds et ils sont soumis Ă une jupe qui passe, Ă un sourire enjĂŽleur. Je fais de la musique parce que la musique ne partira jamais de ma vie. J'aime les livres, parce que les livres seront toujours lĂ . Et puis... des gens qui s'aiment pour la vie, moi, je n'en connais pas.
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Guillaume Musso (La fille de papier)
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JâĂ©tablissais confusĂ©ment un lien entre ma classe sociale dâorigine et ce qui mâarrivait. PremiĂšre Ă faire des Ă©tudes supĂ©rieures dans une famille dâouvriers et de petits commerçants, jâavais Ă©chappĂ© Ă lâusine et au comptoir. Mais ni le bac ni la licence de lettres nâavaient rĂ©ussi Ă dĂ©tourner la fatalitĂ© de la transmission dâune pauvretĂ© dont la fille enceinte Ă©tait, au mĂȘme titre que lâalcoolique, lâemblĂšme. JâĂ©tais rattrapĂ©e par le cul et ce qui poussait en moi câĂ©tait, dâune certaine maniĂšre, lâĂ©chec social.
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Annie Ernaux (L'ĂvĂ©nement)
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Forget about lien about you behind your back and talking nonsense, some people can lie to you looking in your eyes...
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honeya
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Les rĂȘves nâappartiennent ni Ă ceux qui les font ni Ă ceux qui les lisent. Ils sont juste un lien invisible entre les Ăąmes et les cĆurs.
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Anonymous (Yeruldelgger (French Edition))
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tu es noeud de relations et rien d'autre. Et tu existes par tes liens. Tes liens existent par toi. Le temple existe par chacune des pierres.
(chapitre CLXXV)
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Antoine de Saint-Exupéry (Citadelle)
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What had been a perceived threat, a lien in a sense on future human behavior, was quickly reduced to a historical curiosity.
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Arthur C. Clarke (Rama II (Rama #2))
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«La prunelle de mes yeux.» Lâexpression peine Ă rendre ce qui lie le parent Ă son nouveau-nĂ©. La prunelle de ses yeux, on pouvait la lui arracher sans quâil tombe â la moelle de mes os sâapprocherait davantage, pour dire que ça parcourt tout ce quâon est, et quâil sâagit du lien qui sâĂ©tablit, avant mĂȘme quâon soit capable de reconnaĂźtre son enfant parmi les autres.
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Virginie Despentes (Vernon Subutex 1 (Vernon Subutex, #1))
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Pick a man, any man. That man there. See him. That man hatless. You know his opinion of the world. You can read it in his face, in his stance. Yet his complaint that a manâs life is no bargain masks the actual case with him. Which is that men will not do as he wishes them to. Have never done, never will do. Thatâs the way of things with him and his life is so balked about by difficulty and become so altered of its intended architecture that he is little more than a walking hovel hardly fit to house the human spirit at all. Can he say, such a man, that there is no malign thing set against him? That there is no power and no force and no cause? What manner of heretic could doubt agency and claimant alike? Can he believe that the wreckage of his existence is unentailed? No liens, no creditors? That gods of vengeance and of compassion alike lie sleeping in their crypt and whether our cries are for an accounting or for the destruction of the ledgers altogether they must evoke only the same silence and that it is this silence which will prevail?
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Cormac McCarthy (Blood Meridian, or, the Evening Redness in the West)
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Puisque c'est ainsi. Puisque le temps sépare ceux qui s'aiment et que rien ne dure.
Ce que nous vivions là , et nous en étions conscients tous les quatre, c'était un peu de rab. Un sursis, une parenthÚse, un moment de grùce. Quelques heures volées aux autres...
Pendant combien de temps aurions-nous l'énergie de nous arracher ainsi du quotidien pour faire le mur? Combien de permissions la vie nous accorderait-elle encore? Combien de pieds de nez? Combien de petites grattes? Quand allions-nous nous perdre et comment les liens se distendraient-ils?
Encore combien d'annĂ©es avant d'ĂȘtre vieux?
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Anna Gavalda (L'ĂchappĂ©e belle)
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Dans l'Ă©preuve quotidienne qui est la nĂŽtre, la rĂ©volte joue le mĂȘme rĂŽle que le cogito dans l'ordre de la pensĂ©e: elle est la premiĂšre Ă©vidence. Mais cette Ă©vidence tire l'individu de sa solitude. Elle est un lien commun qui fonde sur tous les hommes la premiĂšre valeur. Je me rĂ©volte, donc nous sommes.
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Albert Camus (The Rebel)
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En peaufinant des habitudes, on réaffirme inlassablement sa conception d'une vie bonne, on cultive son enracinement et ses liens, on tient en respect l'impermanence des choses, l'adversité, la séparation, la dépossession. Ignorant l'ennui, satisfaits de ce qu'ils ont, dotés d'une capacité d'émerveillement sans cesse renouvelée devant un décor immuable, les casaniers sont de fervents adeptes des rituels.
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Mona Chollet (Chez soi)
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That is what is marvelous about school, she realized: when you are in school, your talents are without number, and your promise is boundless. You ace a math test: you will one day work for NASA. The choir director asks you to sing a solo at the holiday concert: you are the next Mariah Carey. You score a goal, you win a poetry contest, you act in a play. And you are everything at once: actor, astronomer, gymnast, star. But at a certain point, you begin to feel your talents dropping away, like feathers from a molting bird. Cello lessons conflict with soccer practice. There aren't enough spots on the debating team. Calculus remains elusive. Until the day you realize that you cannot think of a single thing you are wonderful at.
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Sarah Shun-lien Bynum (Ms. Hempel Chronicles)
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J'Ă©prouve un dĂ©chirement qui s'aggrave sans cesse, Ă la fois dan l'intelligence et au centre du coeur, par l'incapacitĂ© oĂč je suis de penser ensemble dans la vĂ©ritĂ© le malheur des hommes, la perfection de Dieu et le lien entre les deux.
'I feel ceaselessly and increasingly torn, both in my intelligence and in the depth of my heart, by my inability to conceive simultaneously and in truth of the affliction of humans, the perfection of God, and the relation between the two.'
Simone Weil, Lettre Ă Maurice Schumann, n.d. (prb Dec. 1942)
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Simone Weil (Seventy Letters: Personal and Intellectual Windows on a Thinker (Simone Weil: Selected Works))
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L'orientalisme tel que je l'ai caractérisé dans cette étude met en cause, non seulement la possibilité d'une érudition qui ne soit pas politique, mais encore l'opportunité d'un lien trop étroit entre le savant et l'Etat.
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Edward W. Said (Orientalism)
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His words made Mei Lien stumble. How could this be happening? How could these men barge in here and force them to sail âhomeâ to a country where Mei Lien had never been? A country her father had bid farewell to with no intention of returning?
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Kelli Estes (The Girl Who Wrote in Silk)
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La lumiĂšre qui tombait du ciel sur la pierre, les plis de vĂȘtements, la peau, les yeux, le regard, la bouche, l'Ă©treinte, la tristesse, le lien, la force de ce lien, le visage et les mains rĂ©unis, Ă©taient pour moi la rĂ©presentation prĂ©cise de l'Amour ou de l'idĂ©e que je m'en faisais.
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Nina Bouraoui
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Myself I cannot see the persistence of the artist type. I see no need for the individual man of genius in such an order. I see no need for martyrs. I see no need for vicarious atonement. I see no need for the fierce preservation of beauty on the part of a few. Beauty and Truth do not need defenders, nor even expounders. No one will ever have a lien on Beauty and Truth; they are creations in which all participate. They need only to be apprehended; they exist externally. Certainly, when we think of the conflicts and schisms which occur in the realm of art, we know that they do not proceed out of love of Beauty or Truth. Ego worship is the one and only cause of dissension, in art as in other realms. The artist is never defending art, but simply his own petty conception of art. Art is as deep and high and wide as the universe. There is nothing but art, if you look at it properly. It is almost banal to say so yet it needs to be stressed continually: all is creation, all is change, all is flux, all is metamorphosis.
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Henry Miller
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If you wanted to kidnap someone, what would you use?" she asked Amit. They were lying in bed, with the lights off. To knock them unconscious. So that you could drag them into the back of your van."
Chloroform, I guess."
Really?" She brightened. It made her happy that the person she was marrying would commit crimes in the same way as she would.
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Sarah Shun-lien Bynum (Ms. Hempel Chronicles)
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The examiners call their children their little Line 40s. Thatâs of course where you enter your CCDC from Form 2441 on the 1040. Some of the children were playing Collections. Near the horseshoe courts. Some of the older children. Liens on the toys, a jeopardy assessment and seizure of some of the smaller childrensâ plates; there was some of the usual crying.
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David Foster Wallace (The Pale King: An Unfinished Novel)
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La psychologue Marie PezĂ© voit un lien direct entre les postes de subordination quâelles occupent et le harcĂšlement, les agressions sexuelles quâelles subissent
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Mona Chollet (SorciÚres : La puissance invaincue des femmes)
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Grief is a bill and until you pay it, life puts a lien on everything else.
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Tracey Garvis Graves (The Trail of Lost Hearts)
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Beaucoup de gens aiment mieux nier les dénouements, que de mesurer la force des liens, des noeuds, des attaches qui soudent secrÚtement un fait à un autre dans l'ordre moral.
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Honoré de Balzac (Eugénie Grandet)
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Car si le plaisir et la douleur ne se rencontrent jamais en mĂȘme temps, quand on prend l'un, il faut accepter l'autre, comme si un lien naturel les rendait insĂ©parables.
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PlatĂłn (Phaedo)
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sur la route et dans lâeffort se nouent des liens uniques, peut-ĂȘtre parce que lâon nâa jamais autant besoin de liens que dans ces moments oĂč lâon nâa plus dâattaches.
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Henri LĆvenbruck
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Ten-percent tax increase, he says! In arrears, he says! Liens! Lawyers! Quarterly payment, he says! Overdue! Cockadoodie! Kaka! Kaka-poopie-DOOPIE!
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Stephen King (Misery)
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Toute expérience de perte produit une brisure mais par la grùce de la littérature cette brisure peut se transformer en lien.
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Simone de Beauvoir
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Il semble que l'amour des belles soit moins trompeur que l'amitié ou les liens du sang ; qu'il conserve ses droits dans les temps difficiles.
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Alexandre Pouchkine (EugÚne Onéguine (French Edition))
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Le lien qui me rattache Ă toi est plus fort et plus solide que le lien du sang ; c'est celui du choix, et je ne consentirai jamais Ă le briser.
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Maria CasarĂšs (Correspondance (1944-1959))
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Je disais que le monde est absurde et j'allais trop vite. ce monde en lui-mĂȘme n'est pas raisonnable, c'est tout ce qu'on en peut dire. Mais ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce dĂ©sir Ă©perdu de clartĂ© dont l'appel rĂ©sonne au plus profond de l'homme. L'absurde dĂ©pend autant de l'homme que du monde. Il est pour le moment leur seul lien. Il les scelle l'un Ă l'autre comme la haine seule peut river les ĂȘtres. C'est tout ce que je puis discerner clairement dans cet univers sans mesure oĂč mon aventure se poursuit.
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Albert Camus (The Myth of Sisyphus)
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Lorsque la Spoliation est devenue le moyen dâexistence dâune agglomĂ©ration dâhommes unis entre eux par le lien social, ils se font bientĂŽt une loi qui la sanctionne, une morale qui la glorifie.
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Frédéric Bastiat
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She hears the word bell, or orchard, or swallow, and she experiences a strange surprise, like the feel of a coin in the soil. These words make her wistful; they overwhelm her with longing. Not for her orchard, nor the bell in her church, nor the swallows that nest in the eaves of her house. For something else altogether, something she would have forgotten completely.
She wonders: Why should these words pierce me, if they are not the remains of a currency I once knew how to spend?
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Sarah Shun-lien Bynum (Madeleine Is Sleeping)
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Seuls ceux qui survivent à une mort se retrouvent véritablement seuls. Les liens qui constituaient leur existence - les plus profonds comme les plus insignifiants en apparence - ont tous disparu.
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Joan Didion (The Year of Magical Thinking)
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Redoutez des liens formés par l' imprudence.
Le crime quelquefois suit de prĂšs l' innocence.
Le coeur peut se tromper ; l' amour et ses douceurs
pourront coûter, Palmire, et du sang et des pleurs
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Voltaire
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It is made up of one character each from the names of three of the major female protagonists of the novel (P'an Chin-lien, Li P'ing-erh, and P'ang Ch'un-mei) that would literally mean Gold Vase Plum; it can be semantically construed as The Plum in the Golden Vase, or Plum Blossoms in a Golden Vase; and it puns with three near homophones that might be rendered as The Glamour of Entering the Vagina.
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David Tod Roy (The Plum in the Golden Vase or, Chin P'ing Mei: Vol. One: The Gathering)
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Je pense qu'il y a une diffĂ©rence entre l'ĂȘtre humain et l'individu. L'individu est une entitĂ© locale, qui vit dans tel pays, qui appartient Ă telle culture, Ă telle sociĂ©tĂ©, Ă telle religion. L'ĂȘtre humain n'est pas une entitĂ© locale. Il est partout. Si l'individu n'agit que dans un coin du vaste champ de la vie, son action n'aura aucun lien avec la totalitĂ©. Veuillez donc tenir prĂ©sent Ă l'esprit que ce dont nous parlons est la totalitĂ©, non la partie, car dans le plus grand est le plus petit, mais dans le plus petit, le plus grand n'est pas.
L'individu est cette petite entité, conditionnée, misérable et frustrée, que
satisfont ses petits dieux et ses petites traditions, tandis que l'ĂȘtre humain se sent responsable du bien-ĂȘtre total, de la totale misĂšre et de la
totale confusion du monde.
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J. Krishnamurti
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Mei Lien nodded. âYes, BĂ ba. Can you carry our things? Iâll get NÄinai.â Grandmother needed to be carried wherever she went because her deformed feet prevented her from putting much weight on them. Mei
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Kelli Estes (The Girl Who Wrote in Silk)
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Before sheâd shared his bed, life had been pointless, but now it had become unbearable. She had appeared from nowhere and returned to it, but sheâd taken over his life, left with a lien on his body, a mortgage on his soul.
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William Gay (Provinces of Night)
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La solitude nâexiste pas. Nul nâa jamais Ă©tĂ© seul pour naĂźtre. La solitude est cette ombre que projette la fatigue du lien chez qui ne parvient plus Ă avancer peuplĂ© de ceux quâil a aimĂ©s, quâimporte ce qui lui a Ă©tĂ© rendu.
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Alain Damasio (La Horde du Contrevent)
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La mort ? Un rendez-vous inĂ©luctable et Ă©ternellement manquĂ© puisque sa prĂ©sence signifiait notre absence. Elle s'installe Ă l'instant oĂč nous cessons d'ĂȘtre. C'est elle ou nous. Nous pouvons en toute conscience aller au-devant d'elle, mais pouvons-nous la connaĂźtre, ne fĂ»t-ce que le temps d'un Ă©clair ? J'allais ĂȘtre Ă tout jamais sĂ©parĂ©e de qui j'aimais le mieux au monde. Le "jamais plus" Ă©tait Ă notre porte. Je savais que nul lien, sauf mon amour, ne nous relierait . Si certaines cellules plus subtiles que l'on appelle Ăąme continuent Ă exister, je me disais qu'elles ne pouvaient ĂȘtre douĂ©es de mĂ©moire et que notre sĂ©paration serait Ă©ternelle. Je me rĂ©pĂ©tais que la mort n'est rien, que seules la peur, la souffrance physique et la douleur de quitter ceux que l'on aime ou l'oeuvre entreprise rendent son approche atroce et que cela te serait Ă©pargnĂ©. Mais ne plus ĂȘtre prĂ©sent au monde !
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Anne Philipe (Le Temps d'un Soupir)
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La fugue â paraĂźt-il â est un appel au secours et quelquefois une forme de suicide. Vous Ă©prouverez quand mĂȘme un bref sentiment dâĂ©ternitĂ©. Vous nâavez pas seulement tranchĂ© les liens avec le monde, mais aussi avec le temps.
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Patrick Modiano (Dora Bruder)
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Le mot perte était inadéquat. La perte était simplement un manque, elle signifiait que quelque chose avait disparu mais n'exprimait pas l'intégralité de cette séparation, la terrible disparition des liens le rattachant à tout ce qu'il avait jamais connu.
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R.F. Kuang (Babel)
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Rares sont les amis fondamentaux, ceux dont nous pouvons dire qu'ils ont changĂ© notre vie, avec cette certitude Ă©trange que, sans eux, notre vie tout simplement n'aurait pas Ă©tĂ© la mĂȘme, avec l'intime conviction que l'incidence de ce lien, son influence, ne se limite pas Ă quelques dĂźners, soirĂ©es ou vacances, mais que ce lien a irradiĂ©, rayonnĂ© bien au-delĂ , qu'il a agi sur les choix importants que nous avons faits, qu'il a profondĂ©ment modifiĂ© notre maniĂšre d'ĂȘtre et contribuĂ© Ă affirmer notre mode de vie.
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Delphine de Vigan (D'aprĂšs une histoire vraie)
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But illness does not always write itself upon the body, the sickness I search for is hidden deep within the brain. Sometimes it rises to the surface. Sometimes the face betrays what the body conceals. But there moments, these betrayals, last no longer than an instant. They come, they go, they pass over the patient, darkening and brightening his face like clouds gusting over a meadow. How is it possible, then, to tell what he is suffering when the visible signs of his inner disorder appear so fleetingly upon his face?
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Sarah Shun-lien Bynum (Madeleine Is Sleeping)
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Si je n'avais pas ce cahier, je crois que je me serais lentement laissée aller au désespoir. Je ne savais pas que les mots peuvent sauver. Aujourd'hui, je le sais : il maintiennent le lien à soi. Ils permettent de ne pas s'égarer dans la nuit profonde de la folie.
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Laurence Tardieu (Puisque rien ne dure)
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Ky laughed, felt the tingling warmth that bloomed within her whenever she talked to someone for whom she didn't need to fill in the blanks - someone who understood that the act of complaining about her parents was not an invitation to troubleshoot her problems, because there was no solving the problem of refugee parents; someone who could commiserate without casting judgment; someone who accepted the contradiction of the things that annoyed her most about her family being the same things that signaled to her that they cared.
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Tracey Lien (All That's Left Unsaid)
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Ah,â said Lien Shu, âit is true that a blind person cannot appreciate beautiful patterns and forms, and the deaf cannot appreciate the music of bells and drums. Yet blindness and deafness do not only afflict people physically, they also exist in the minds and attitudes of people.
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Zhuangzi (The Inner Chapters: The Classic Taoist Text)
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Nous recherchons tous le bonheur, mais sans savoir oĂč, comme des ivrognes qui cherchent leur maison, sachant confusĂ©ment qu'ils en ont une. C'est l'amour de nous-mĂȘmes qui assiste l'amour des autres ; c'est par nos besoins mutuels que nous sommes utiles au genre humain ; c'est l'Ă©ternel lien des hommes.
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Voltaire
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Les heures passĂšrent. MĂȘme si la dĂ©fense et la guerre n'avaient jamais Ă©tĂ© mon dada, la sĂ©curitĂ© des vampires Ă©tait hautement contextuelle et donc incroyablement intĂ©ressante. Il y avait des liens avec l'histoire (les vampires s'Ă©taient fait baiser par le passĂ©!), la politique (La Maison X nous avait baisĂ© par le passĂ©!), la philosophie (pourquoi croyez-vous qu'on nous avait baisĂ© par le passĂ©?) l'Ă©thique (si nous ne buvions pas le sang des humains, nous serions-nous fait baiser par le passĂ©?) et, bien-sĂ»r, la stratĂ©gie (comment nous avait-on baisĂ©? Comment pouvait-on Ă©viter de nous faire baiser de nouveau ou, mieux encore, comment pouvions-nous les baiser en premier?)
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Chloe Neill (Some Girls Bite (Chicagoland Vampires, #1))
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Parfois, le destin ressemble Ă une tempĂȘte de sable qui se dĂ©place sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui Ă©chapper. Mais la tempĂȘte modifie aussi la sienne. Tu changes Ă nouveau le rythme de ta marche, et la tempĂȘte change son rythme elle aussi. C'est sans fin, cela se rĂ©pĂšte un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l'aube. Pourquoi ? parce que la tempĂȘte n'est pas un phĂ©nomĂšne venu d'ailleurs sans aucun lien avec toi. Elle est toi mĂȘme et rien d'autre. elle vient de l'intĂ©rieur de toi. Alors la seule chose que tu puisses faire, c'est pĂ©nĂ©trer dĂ©libĂ©rĂ©ment dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d'empĂȘcher le sable d'y entrer, et la traverser pas Ă pas. Au coeur de cette tempĂȘte, il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de lune, pas de repĂšre dans l'espace ; par moments, mĂȘme, le temps n'existe plus. Il n'y a que du sable blanc et fin comme des os broyĂ©s qui tourbillonne haut dans le ciel. VoilĂ la tempĂȘte de sable que tu dois imaginer.
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Haruki Murakami (Kafka on the Shore)
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Yes, but everybody else gets more than us.
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Dan O'Bannon
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How do you sum up a life? How do you capture who a person was, what they meant to you, and who they could have been?
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Tracey Lien (All That's Left Unsaid)
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But that's what I mean: you're Ms. Hempel forever. At least to us.
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Sarah Shun-lien Bynum (Ms. Hempel Chronicles)
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Mais je comprends aussi que rien de ce qui concerne l'homme ne se compte, ni ne se mesure. L'Ă©tendue vĂ©ritable n'est point pour l'Ćil, elle n'est accordĂ©e qu'Ă l'esprit. Elle vaut ce que vaut le langage, car c'est le langage qui noue les choses.
Il me semble dĂ©sormais entrevoir mieux ce qu'est une civilisation. Une civilisation est un hĂ©ritage de croyances, de coutumes et de connaissances, lentement acquises au cours des siĂšcles, difficiles parfois Ă justifier par la logique, mais qui se justifient d'elles-mĂȘmes, comme des chemins, s'ils conduisent quelque part, puisqu'elles ouvrent Ă l'homme son Ă©tendue intĂ©rieure.
Une mauvaise littérature nous a parlé du besoin d'évasion. Bien sûr, on s'enfuit en voyage à la recherche de l'étendue. Mais l'étendue ne se trouve pas. Elle se fonde. Et l'évasion n'a jamais conduit nulle part.
Quand l'homme a besoin, pour se sentir homme, de courir des courses, de chanter en chĆur, ou de faire la guerre, ce sont dĂ©jĂ des liens qu'il s'impose afin de se nouer Ă autrui et au monde. Mais combien pauvres ! Si une civilisation est forte, elle comble l'homme, mĂȘme si le voilĂ immobile.
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Antoine de Saint-Exupéry (Pilote de Guerre)
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Wylanâand the obliging Kuweiâwill get the weevil working,â Kaz continued. âOnce we have Inej, we can move on Van Eckâs silos.â
Nina rolled her eyes. âGood thing this is all about getting our money and not about saving Inej. Definitely not about that.â
âIf you donât care about money, Nina dear, call it by its other names.â
âKruge? Scrub? Kazâs one true love?â
âFreedom, security, retribution.â
âYou canât put a price on those things.â
âNo? I bet Jesper can. Itâs the price of the lien on his fatherâs farm.â The sharpshooter looked at the toes of his boots. âWhat about you, Wylan? Can you put a price on the chance to walk away from Ketterdam and live your own life? And Nina, I suspect you and your Fjerdan may want something more to subsist on than patriotism and longing glances. Inej might have a number in mind too. Itâs the price of a future, and itâs Van Eckâs turn to pay.â
Matthias was not fooled. Kaz always spoke logic, but that didnât mean he always told truth. âThe Wraithâs life is worth more than that,â said Matthias. âTo all of us.â
âWe get Inej. We get our money. Itâs as simple as that.â
âSimple as that,â said Nina. âDid you know Iâm next in line for the Fjerdan throne? They call me Princess Ilse of Engelsberg.â
âThere is no princess of Engelsberg,â said Matthias. âItâs a fishing town.â
Nina shrugged. âIf weâre going to lie to ourselves, we might as well be grand about it.â
Kaz ignored her, spreading a map of the city over the table, and Matthias heard Wylan murmur to Jesper, âWhy wonât he just say he wants her back?â
âYouâve met Kaz, right?â
âBut sheâs one of us.â
Jesperâs brows rose again. âOne of us? Does that mean she knows the secret handshake? Does that mean youâre ready to get a tattoo?â He ran a finger up Wylanâs forearm, and Wylan flushed a vibrant pink. Matthias couldnât help but sympathize with the boy. He knew what it was to be out of your depth, and he sometimes suspected they could forgo all of Kazâs planning and simply let Jesper and Nina flirt the entirety of Ketterdam into submission.
Wylan pulled his sleeve down self-consciously. âInej is part of the crew.â
âJust donât push it.â
âWhy not?â
âBecause the practical thing would be for Kaz to auction Kuwei to the highest bidder and forget about Inej entirely.â
âHe wouldnâtââ Wylan broke off abruptly, doubt creeping over his features.
None of them really knew what Kaz would or wouldnât do. Sometimes Matthias wondered if even Kaz was sure.
âOkay, Kaz,â said Nina, slipping off her shoes and wiggling her toes. âSince this is about the almighty plan, how about you stop meditating over that map and tell us just what weâre in for.
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Leigh Bardugo (Crooked Kingdom (Six of Crows, #2))
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When you are in school, your talents are without number, and your promise is boundless...But at a certain point, you begin to feel your talents dropping away, like feathers from a molting bird.
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Sarah Shun-lien Bynum (Ms. Hempel Chronicles)
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Les liens entre un ĂȘtre et nous nâexistent que dans notre pensĂ©e. La mĂ©moire en sâaffaiblissant les relĂąche, et malgrĂ© lâillusion dont nous voudrions ĂȘtre dupes, et dont par amour, par amitiĂ©, par politesse, par respect humain, par devoir, nous dupons les autres, nous existons seuls. Lâhomme est lâĂȘtre qui ne peut sortir de soi, qui ne connaĂźt les autres quâen soi, et, en disant le contraire, ment.
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Marcel Proust (In Search of Lost Time)
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Je connaissais l'exagération humaine concernant le regret - avoir le coeur brisé. Mais j'avais toujours cru qu'il s'agissait d'une métaphore, d'une image qui n'avait aucun lien physiologique. Je ne m'attendais donc pas à ressentir cette douleur dans la poitrine. La nausée, oui, la boule dans la gorge, oui, les larmes brûlantes dans les yeux, oui. Mais pas cette sensation que quelque chose se déchirait dans ma cage thoracique. C'était contre toute logique.
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Stephenie Meyer (The Host (The Host, #1))
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It has now been many months, at the present writing, since I have had a nourishing meal, but I shall soon have oneâa modest, private affair, all to myself. I have selected a few dishes, and made out a little bill of fare, which will go home in the steamer that precedes me, and be hot when I arriveâas follows:
Radishes. Baked apples, with cream
Fried oysters; stewed oysters. Frogs.
American coffee, with real cream.
American butter.
Fried chicken, Southern style.
Porter-house steak.
Saratoga potatoes.
Broiled chicken, American style.
Hot biscuits, Southern style.
Hot wheat-bread, Southern style.
Hot buckwheat cakes.
American toast. Clear maple syrup.
Virginia bacon, broiled.
Blue points, on the half shell.
Cherry-stone clams.
San Francisco mussels, steamed.
Oyster soup. Clam Soup.
Philadelphia Terapin soup.
Oysters roasted in shell-Northern style.
Soft-shell crabs. Connecticut shad.
Baltimore perch.
Brook trout, from Sierra Nevadas.
Lake trout, from Tahoe.
Sheep-head and croakers, from New Orleans.
Black bass from the Mississippi.
American roast beef.
Roast turkey, Thanksgiving style.
Cranberry sauce. Celery.
Roast wild turkey. Woodcock.
Canvas-back-duck, from Baltimore.
Prairie liens, from Illinois.
Missouri partridges, broiled.
'Possum. Coon.
Boston bacon and beans.
Bacon and greens, Southern style.
Hominy. Boiled onions. Turnips.
Pumpkin. Squash. Asparagus.
Butter beans. Sweet potatoes.
Lettuce. Succotash. String beans.
Mashed potatoes. Catsup.
Boiled potatoes, in their skins.
New potatoes, minus the skins.
Early rose potatoes, roasted in the ashes, Southern style, served hot.
Sliced tomatoes, with sugar or vinegar. Stewed tomatoes.
Green corn, cut from the ear and served with butter and pepper.
Green corn, on the ear.
Hot corn-pone, with chitlings, Southern style.
Hot hoe-cake, Southern style.
Hot egg-bread, Southern style.
Hot light-bread, Southern style.
Buttermilk. Iced sweet milk.
Apple dumplings, with real cream.
Apple pie. Apple fritters.
Apple puffs, Southern style.
Peach cobbler, Southern style
Peach pie. American mince pie.
Pumpkin pie. Squash pie.
All sorts of American pastry.
Fresh American fruits of all sorts, including strawberries which are not to be doled out as if they were jewelry, but in a more liberal way.
Ice-waterânot prepared in the ineffectual goblet, but in the sincere and capable refrigerator.
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Mark Twain
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Later in the week Mr Knox's Annie bicycled over to see Stoker and ask her to waive the lien which she had on her sister's services, as they would be required for the weekend.
'She's having dinner at half-past eight on Saturday,' said Annie, when seated with her sister and Stoker in the warm kitchen... Stoker was only too delighted to get a spy into the enemy's camp, and the kitchen had a long, delightful conversation about 'Madam', as Annie called Miss Grey, with a very poor imitation of her accent.
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Angela Thirkell (High Rising (Barsetshire, #1))
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The water murmurs
in the old stone well,
And, a rippling mirror,
gives back the clear blue sky.
The river roars,
swollen with the late rains of spring.
On the cool, jade green grass
the golden sunshine
splashes.
Sometimes, at early dawn,
I climb
even as far as Lien Shan Temple.
In the spring
I plow the thirsty field,
that it may drink new life.
I eat a little,
I work a little,
each day my hair grows thinner,
and it seems,
I lean ever a bit more heavily
on my old thornwood cane
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Liu Tzu-Hui
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[Sonetto XXIII]
Lasso! per forza di molti sospiri,
che nascon deâ penser che son nel core,
li occhi son vinti, e non hanno valore
di riguardar persona che li miri.
E fatti son che paion due disiri
di lagrimare e di mostrar dolore,
e spesse volte piangon sĂŹ, châAmore
li âncerchia di corona di martĂŹri.
Questi penseri, e li sospir châeo gitto,
diventan ne lo cor sĂŹ angosciosi,
châAmor vi tramortisce, sĂŹ lien dole;
perĂČ châelli hanno in lor li dolorosi
quel dolce nome di madonna scritto,
e de la morte sua molte parole.
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Dante Alighieri
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Tu viens d'incendier la BibliothĂšque ?
- Oui.
J'ai mis le feu lĂ .
- Mais c'est un crime inouĂŻ !
Crime commis par toi contre toi-mĂȘme, infĂąme !
Mais tu viens de tuer le rayon de ton Ăąme !
C'est ton propre flambeau que tu viens de souffler !
Ce que ta rage impie et folle ose brûler,
C'est ton bien, ton trésor, ta dot, ton héritage
Le livre, hostile au maĂźtre, est Ă ton avantage.
Le livre a toujours pris fait et cause pour toi.
Une bibliothĂšque est un acte de foi
Des générations ténébreuses encore
Qui rendent dans la nuit témoignage à l'aurore.
Quoi! dans ce vénérable amas des vérités,
Dans ces chefs-d'oeuvre pleins de foudre et de clartés,
Dans ce tombeau des temps devenu répertoire,
Dans les siĂšcles, dans l'homme antique, dans l'histoire,
Dans le passé, leçon qu'épelle l'avenir,
Dans ce qui commença pour ne jamais finir,
Dans les poĂštes! quoi, dans ce gouffre des bibles,
Dans le divin monceau des Eschyles terribles,
Des HomĂšres, des jobs, debout sur l'horizon,
Dans MoliĂšre, Voltaire et Kant, dans la raison,
Tu jettes, misérable, une torche enflammée !
De tout l'esprit humain tu fais de la fumée !
As-tu donc oublié que ton libérateur,
C'est le livre ? Le livre est lĂ sur la hauteur;
Il luit; parce qu'il brille et qu'il les illumine,
Il détruit l'échafaud, la guerre, la famine
Il parle, plus d'esclave et plus de paria.
Ouvre un livre. Platon, Milton, Beccaria.
Lis ces prophĂštes, Dante, ou Shakespeare, ou Corneille
L'ùme immense qu'ils ont en eux, en toi s'éveille ;
Ăbloui, tu te sens le mĂȘme homme qu'eux tous ;
Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ;
Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croĂźtre,
Ils t'enseignent ainsi que l'aube éclaire un cloßtre
Ă mesure qu'il plonge en ton coeur plus avant,
Leur chaud rayon t'apaise et te fait plus vivant ;
Ton Ăąme interrogĂ©e est prĂȘte Ă leur rĂ©pondre ;
Tu te reconnais bon, puis meilleur; tu sens fondre,
Comme la neige au feu, ton orgueil, tes fureurs,
Le mal, les préjugés, les rois, les empereurs !
Car la science en l'homme arrive la premiĂšre.
Puis vient la liberté. Toute cette lumiÚre,
C'est à toi comprends donc, et c'est toi qui l'éteins !
Les buts rĂȘvĂ©s par toi sont par le livre atteints.
Le livre en ta pensée entre, il défait en elle
Les liens que l'erreur Ă la vĂ©ritĂ© mĂȘle,
Car toute conscience est un noeud gordien.
Il est ton médecin, ton guide, ton gardien.
Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l'Îte.
Voilà ce que tu perds, hélas, et par ta faute !
Le livre est ta richesse Ă toi ! c'est le savoir,
Le droit, la vérité, la vertu, le devoir,
Le progrÚs, la raison dissipant tout délire.
Et tu détruis cela, toi !
- Je ne sais pas lire.
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Victor Hugo
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- (...) Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
- C'est une chose trop oubliĂ©e, dit le renard. Ăa signifie "crĂ©er des liens...".
- Créer des liens?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
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Antoine de Saint-Exupéry (Le Petit Prince - Avec des aquarelles de l'auteur)
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Il convient d'enrichir la communauté parce qu'elle seule à son tour enrichit l'homme. On est l'homme d'une patrie, d'un métier, d'une civilisation, d'une religion. On n'est pas un homme tout court. Une cathédrale est faite de pierres. Les pierres composent la cathédrale. Mais la cathédrale ennoblit chacune des pierres. Elles deviennent pierres d'une cathédrale. Ainsi, votre fraternité, vous ne la trouverez qu'en plus vaste que vous. Car on est frÚre « en » quelque chose. On n'est pas frÚre tout court. Les hommes ont soif de se trouver un lien.
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Antoine de Saint-ExupĂ©ry (Ăcrits de guerre: (1939-1944))
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Came then plague days of desolation when loss ravaged him like a fever. The house was empty and dead without her. A place of ice, of perpetual winds. He heard her voice at odd times, echoes of things sheâd said. He awoke once in the night and her soft laughter had just faded into silence. Once he distinctly felt her hand lie on his shoulder. Before sheâd shared his bed, life had been pointless, but now it had become unbearable. She had appeared from nowhere and returned to it, but sheâd taken over his life, left with a lien on his body, a mortgage on his soul.
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William Gay (Provinces of Night)
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Dans la chambre oĂč, depuis un an, il dormait seul, cette prĂ©sence le gĂȘnait. Mais elle le gĂȘnait aussi parce qu'elle lui imposait une sorte de fraternitĂ© qu'il refusait dans les circonstances prĂ©sentes et qu'il connaissait bien : les hommes, qui partagent les mĂȘmes chambres, soldats ou prisonniers, contractent un lien Ă©trange comme si, leurs armures quittĂ©es avec les vĂȘtements, ils se rejoignaient chaque soir, par-dessus leur diffĂ©rences, dans la vieille communautĂ© du songe et de la fatigue. Mais Daru se secouait, il n'aimait pas ces bĂȘtises, il fallait dormir.
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Albert Camus (Exile and the Kingdom)
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Ky didn't allow her mother to have feelings, because to grant her those would mean acknowledging that she was a person who had desires and dreams beyond what Ky saw. It was easier to imagine her as a caricature, as an immigrant Cabramatta parent, whose only desire was for her children to become doctors and lawyers (or ideally both) whose only means of expressing love to them was through cooking their meals, washing their clothes, and criticizing them into being better people. And despite wanting more from her mother, despite wanting the expression of love that came with warmth and acceptance, despite wanting her mother to actually know who she was, Ky had convinced herself that it was beyond her mother's capabilities, that people from the old country simply didn't do things that way. They'd give their life for you, but good luck getting them to see you.
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Tracey Lien (All That's Left Unsaid)
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In Spain, the law courts are subservient to the king â the judges serve at his pleasure and fear punishment if they do not do his will. In the Netherlands, the courts are a separate branch of government, not dependent on the countryâs burghers and princes. The court in Madrid throws out your brotherâs suit, while the court in Amsterdam finds in your favour and puts a lien on the clog-merchantâs assets to force him to pay up. Your father has learned his lesson. Better to do business with merchants than with kings, and better to do it in Holland than in Madrid. And your brotherâs travails are not over.
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Yuval Noah Harari (Sapiens: A Brief History of Humankind)
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Oui, si le souvenir, grĂące Ă lâoubli, nâa pu contracter aucun lien, jeter aucun chaĂźnon entre lui et la minute prĂ©sente, sâil est restĂ© Ă sa place, Ă sa date, sâil a gardĂ© ses distances, son isolement dans le creux dâune vallĂ©e ou Ă la pointe dâun sommet, il nous fait tout Ă coup respirer un air nouveau, prĂ©cisĂ©ment parce que câest un air quâon a respirĂ© autrefois, cet air plus pur que les poĂštes ont vainement essayĂ© de faire rĂ©gner dans le Paradis et qui ne pourrait donner cette sensation profonde de renouvellement que sâil avait Ă©tĂ© respirĂ© dĂ©jĂ , car les vrais paradis sont les paradis quâon a perdus.
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Marcel Proust (Le Temps Retrouve)
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[On] a accoutumĂ© les peuples Ă croire que leur intĂ©rĂȘt consistait Ă ruiner tous leurs voisins ; chaque nation en est venue Ă jeter un oeil d'envie sur la prospĂ©ritĂ© de toutes les nations avec lesquelles elle commerce, et Ă regarder tout ce qu'elles gagnent comme une perte pour elle. Le commerce, qui naturellement devait ĂȘtre, pour les nations comme pour les individus, une lien de concorde et d'amitiĂ©, est devenu la source la plus fĂ©conde des haines et des querelles. Pendant ce siĂšcle et le prĂ©cĂ©dent, l'ambition capricieuse des rois et des ministres n'a pas Ă©tĂ© plus fatale au repos de l'Europe, que la sotte jalousie des marchands et des manufacturiers. L'humeur injuste et violente de ceux qui gouvernent les hommes est un mal d'ancienne date, pour lequel j'ai bien peur que la nature des choses humaines ne comporte pas de remĂšde ; mais quant Ă cet esprit de monopole, Ă cette rapacitĂ© basse et envieuse des marchands et des manufacturiers, qui ne sont, ni les uns ni les autres, chargĂ©s de gouverner les hommes, et qui ne sont nullement faits pour en ĂȘtre chargĂ©s, s'il n'y a peut-ĂȘtre pas moyen de corriger ce vice, au moins est-il bien facile d'empĂȘcher qu'il ne puisse troubler la tranquillitĂ© de personne, si ce n'est de ceux qui en sont possĂ©dĂ©s.
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Adam Smith (An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations)
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Tout le monde est contraint de trouver de lâargent pour vivre. Personne nâest obligĂ© dâĂ©crire. Cette absence de contrainte apparente plus lâĂ©crivain Ă un enfant qui joue, quâĂ un homme qui travaille â mĂȘme si ce jeu est nĂ©cessaire Ă la vie pour continuer dâĂȘtre vivante. Sâil y a un lien entre lâartiste et le reste de lâhumanitĂ©, et je crois quâil y a un lien, et je crois que rien de vivant ne peut ĂȘtre créé sans une conscience obscure de ce lien-lĂ , ce ne peut ĂȘtre quâun lien dâamour et de rĂ©volte. Câest dans la mesure oĂč il sâoppose Ă lâorganisation marchande de la vie que lâartiste rejoint ceux qui doivent sây soumettre.
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Christian Bobin (LâĂ©puisement)
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Avez-vous remarquĂ©, StĂ©nio, qu'il y a des heures oĂč nous sommes forcĂ©s d'aimer, des heures oĂč la poĂ©sie nous inonde, oĂč notre cĆur bat plus vite, oĂč notre Ăąme s'Ă©lance hors de nous et brise tous les liens de la volontĂ© poud aller chercher une autre Ăąme oĂč se rĂ©pandre ? Combien de fois, Ă l'entrĂ©e de la nuit, au lever de la lune, aux premiĂšres clartĂ©s du jour, combien de fois, dans le silence de minuit et dans cet autre silence de midi si accablant, si inquiet, si dĂ©vorant, n'ai-je pas senti mon cĆur se prĂ©cipiter vers un but inconnu, vers un bonheur sans forme et sans nom, qui est au ciel, qui est dans l'air, qui est partout, comme un aimant invisible, comme l'amour !
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George Sand (Lélia)
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A feu mon pĂšre, Ă mon grand-pĂšre, familiers des deuxiĂšmes balcons, la hiĂ©rarchie sociale du théùtre avait donnĂ© le goĂ»t du cĂ©rĂ©monial: quand beaucoup d'hommes sont ensemble, il faut les sĂ©parer par des rites ou bien ils se massacrent. Le cinĂ©ma prouvait le contraire : plutĂŽt que par une fĂȘte, ce public si mĂȘlĂ© semblait rĂ©uni par une catastrophe; morte, l'Ă©tiquette dĂ©masquait enfin le vĂ©ritable lien des hommes, l'adhĂ©rence. Je pris en dĂ©goĂ»t les cĂ©rĂ©monies, j'adorai les foules; j'en ai vu de toute sorte mais je n'ai pas retrouvĂ© cette nuditĂ©, cette prĂ©sence sans recul de chacun Ă tous, ce rĂȘve Ă©veillĂ©, cette conscience obscure du danger d'ĂȘtre homme qu'en 1940, dans le Stalag XII D.
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Jean-Paul Sartre (Les mots et autres écrits autobiographiques)
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What it demands next - again, like many trades - is the ability to see the problem before you ... and then, just as immediately, the rat's tail of problems that might follow. Much the way that, for a contractor, a house is not just a structure - it's a snarl of pipes engorging with ice in the winter, of shingles swelling with humidity in the summer, or rain gutters belching up fountains of water in the spring, of cement splitting in the first autumn cold - so too is a house something else for a lawyer. A house is a locked safe full of contracts, of liens, of future lawsuits, of possible violations: it represents potential attacks on your property, on your goods, on your person, on your privacy.
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Hanya Yanagihara (A Little Life)
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Les loyautés.
Ce sont des liens invisibles qui nous attachent aux autres - aux morts comme aux vivants-, ce sont des promesses que nous avons murmurĂ©es et dont nous ignorons l'Ă©cho, des fidĂ©litĂ©s silencieuses, ce sont des contrats, passĂ©s le plus souvent avec nous-mĂȘmes, des mots d'ordre admis sans les avoir entendus, des dettes que nous abritons dans les replis de nos mĂ©moires.
Ce sont les lois de l'enfance qui sommeillent à l'intérieur de nos corps, les valeurs au nom desquelles nous nous tenons droits, les fondements qui nous permettent de résister, les principes illisibles qui nous rongent et nous enferment. Nos ailes et nos carcans.
Ce sont les tremplins sur lesquels nos forces se dĂ©ploient et les tranchĂ©es dans lesquelles nous enterrons nos rĂȘves.
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Delphine de Vigan (Les Loyautés)
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J'ai craint les liens d'habitude, faits d'attendrissements factices, de duperie sensuelle et d'accoutumance paresseuse. Je n'aurais pu, ce me semble, aimer qu'un ĂȘtre parfait ; je serais trop mĂ©diocre pour mĂ©riter qu'il m'accueille, mĂȘme s'il m'Ă©tait possible de le trouver un jour. [âŠ] Notre Ăąme, notre esprit, notre corps, ont des exigences le plus souvent contradictoires ; je crois malaisĂ© de joindre des satisfactions si diverses sans avilir les unes et sans dĂ©courager les autres. Ainsi, j'ai dissociĂ© l'amour. Je ne veux pas flatter mes actes d'explications mĂ©taphysiques, quand ma timiditĂ© est une cause suffisante. Je me suis presque toujours bornĂ© Ă des complicitĂ©s banales, par une obscure terreur de m'attacher et de souffrir. C'est assez d'ĂȘtre le prisonnier d'un instinct, sans l'ĂȘtre aussi d'une passion ; et je crois sincĂšrement n'avoir jamais aimĂ©. (p. 70)
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Marguerite Yourcenar (Alexis ou le Traité du vain combat / Le Coup de grùce)
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This was the feeling that Ms. Hempel couldn't shake: a conviction that she spent her days among people at the age when they are most purely themselves. How could she not be depleted when she came home, having been exposed for hours, without protection, to all those thrumming radiant selves? Here they were, just old enough to have discovered their souls, but not yet dulled by the ordinary act of survival, not yet practiced in dissembling.
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Sarah Shun-lien Bynum (Ms. Hempel Chronicles)
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If you were M. Pujol, Madeleine says, I would reach out my hand to you. Like this.
If you were M. Pujol, Adrien says, I would press my mouth against your pulse. Like this.
If you were he, she says, I would cup your chin in my fingers.
If you were he, he says, I would take those fingers into my mouth.
Then my mouth would envy my fingers, she says.
Then your mouth must usurp your fingers, he says.
And then, she says, I would do this.
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Sarah Shun-lien Bynum
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Plus tu te plonges dans la lecture d'un livre, plus ton plaisir augmente, plus ta nature s'affine, plus ta langue se dĂ©lie, plus ton doigtĂ© se perfectionne, plus ton vocabulaire s'enrichit, plus ton Ăąme est gagnĂ© par l'enthousiasme et le ravissement, plus ton cĆur est comblĂ©, plus tu es assurĂ© de la considĂ©ration des masses cultivĂ©es et de l'amitiĂ© des princes.
Le livre t'obĂ©it de jour comme de nuit; il t'obĂ©it aussi bien durant tes voyages que pendant les pĂ©riodes oĂč tu es sĂ©dentaire. Il n'est pas gagnĂ© par le besoin de dormir; les fatigues de la veille ne l'indisposent pas. Si tu tombes en disgrĂące, le livre ne renonce pas pour autant Ă te servir; si des vents contraires soufflent contre toi, le livre, lui, ne se retourne pas contre toi. Tant que tu es attachĂ© Ă lui par le fil le plus tĂ©nu, que tu es suspendu Ă lui par le lien le plus imperceptible, alors tu peux te passer de tout le reste
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Al-Jahiz (ۧÙŰÙÙۧÙ)
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Il s'est rencontrĂ©, sous l'Empire et dans Paris, treize hommes Ă©galement frappĂ©s du mĂȘme sentiment, tous douĂ©s d'une assez grande Ă©nergie pour ĂȘtre fidĂšles Ă la mĂȘme pensĂ©e, assez probes entre eux pour ne point se trahir, alors mĂȘme que leurs intĂ©rĂȘts se trouvaient opposĂ©s, assez profondĂ©ment politiques pour dissimuler les liens sacrĂ©s qui les unissaient, assez forts pour se mettre au-dessus de toutes les lois, assez hardis pour tout entreprendre, et assez heureux pour avoir presque toujours rĂ©ussi dans leurs desseins; ayant couru les plus grands dangers, mais taisant leurs dĂ©faites; inaccessibles Ă la peur, et n'ayant tremblĂ© ni devant le prince, ni devant le bourreau, ni devant l'innocence; s'Ă©tant acceptĂ©s tous, tels qu'ils Ă©taient, sans tenir compte des prĂ©jugĂ©s sociaux; criminels sans doute, mais certainement remarquables par quelques-unes des qualitĂ©s qui font les grands hommes, et ne se recrutant que parmi les hommes d'Ă©lite.
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Honoré de Balzac (History of the Thirteen)
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Il sâest rencontrĂ©, sous lâEmpire et dans Paris, treize hommes Ă©galement frappĂ©s du mĂȘme sentiment, tous douĂ©s dâune assez grande Ă©nergie pour ĂȘtre fidĂšles Ă la mĂȘme pensĂ©e, assez probes entre eux pour ne point se trahir, alors mĂȘme que leurs intĂ©rĂȘts se trouvaient opposĂ©s, assez profondĂ©ment politiques pour dissimuler les liens sacrĂ©s qui les unissaient, assez forts pour se mettre au-dessus de toutes les lois, assez hardis pour tout entreprendre, et assez heureux pour avoir presque toujours rĂ©ussi dans leurs desseins ; ayant couru les plus grands dangers, mais taisant leurs dĂ©faites ; inaccessibles Ă la peur, et nâayant tremblĂ© ni devant le prince, ni devant le bourreau, ni devant lâinnocence ; sâĂ©tant acceptĂ©s tous, tels quâils Ă©taient, sans tenir compte des prĂ©jugĂ©s sociaux ; criminels sans doute, mais certainement remarquables par quelques-unes des qualitĂ©s qui font les grands hommes, et ne se recrutant que parmi les hommes dâĂ©lite.
Ferragus, préface
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Honoré de Balzac
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Il sâest rencontrĂ©, sous lâEmpire et dans Paris, treize hommes Ă©galement frappĂ©s du mĂȘme sentiment, tous douĂ©s dâune assez grande Ă©nergie pour ĂȘtre fidĂšles Ă la mĂȘme pensĂ©e, assez probes entre eux pour ne point se trahir, alors mĂȘme que leurs intĂ©rĂȘts se trouvaient opposĂ©s, assez profondĂ©ment politiques pour dissimuler les liens sacrĂ©s qui les unissaient, assez forts pour se mettre au-dessus de toutes les lois, assez hardis pour tout entreprendre, et assez heureux pour avoir presque toujours rĂ©ussi dans leurs desseins ; ayant couru les plus grands dangers, mais taisant leurs dĂ©faites ; inaccessibles Ă la peur, et nâayant tremblĂ© ni devant le prince, ni devant le bourreau, ni devant lâinnocence ; sâĂ©tant acceptĂ©s tous, tels quâils Ă©taient, sans tenir compte des prĂ©jugĂ©s sociaux ; criminels sans doute, mais certainement remarquables par quelques-unes des qualitĂ©s qui font les grands hommes, et ne se recrutant que parmi les hommes dâĂ©lite.
Ferragus, Préface, Honoré de Balzac
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Honoré de Balzac
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Parfois, le destin ressemble Ă une tempĂȘte de sable qui se dĂ©place sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui Ă©chapper. Mais la tempĂȘte modifie aussi la sienne. Tu changes Ă nouveau le rythme de ta marche, et la tempĂȘte change son rythme elle aussi. C'est sans fin, cela se rĂ©pĂšte un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l'aube. Pourquoi? Parce que cette tempĂȘte n'est pas un phĂ©nomĂšne venu d'ailleurs, sans aucun lien avec toi. Elle est toi-mĂȘme, et rien d'autre. Elle vient de l'intĂ©rieur de toi. Alors, la seule chose que tu puisses faire, c'est pĂ©nĂ©trer dĂ©libĂ©rĂ©ment dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d"empĂȘcher le sale d'y rentrer, et la traverser pas Ă pas. Au coeur de cette tempĂȘte, il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de lune, pas de repĂšres dans l'espace ; par moments, mĂȘme le temps n'existe plus. Il n'y a que du sable blanc et fin comme des os broyĂ©s qui tourbillonne haut dans le ciel. VoilĂ la tempĂȘte de sable que tu dois imaginer.
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Haruki Murakami (Kafka on the Shore)
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Docketing a judgment slapped it on a tenantâs credit report. If the tenant came to own any property in Milwaukee County in the next decade, the docketed judgment placed a lien on that property, severely limiting a new homeownerâs ability to refinance or sell.14 To landlords, docketing a judgment was a long-odds bet on a tenantâs future. Who knows, maybe somewhere down the line a tenant would want to get her credit in order and would approach her old landlord, asking to repay the debt. âDebt with interest,â the landlord could respond, since money judgments accrued interest at an annual rate that would be the envy of any financial portfolio: 12 percent. For the chronically and desperately poor whose credit was already wrecked, a docketed judgment was just another shove deeper into the pit. But for the tenant who went on to land a decent job or marry and then take another tentative step forward, applying for student loans or purchasing a first homeâfor that tenant, it was a real barrier on the already difficult road to self-reliance and security.
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Matthew Desmond (Evicted: Poverty and Profit in the American City)
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Similar declarations are to be found again and again, in Sumerian and later Babylonian and Assyrian records, and always with the same theme: the restoration of âjustice and equity,â the protection of widows and orphans, to ensureâas Hammurabi was to put it when he abolished debts in Babylon in 1761 BCââthat the strong might not oppress the weak.â14 In the words of Michael Hudson, The designated occasion for clearing Babyloniaâs financial slate was the New Year festival, celebrated in the spring. Babylonian rulers oversaw the ritual of âbreaking the tablets,â that is, the debt records, restoring economic balance as part of the calendrical renewal of society along with the rest of nature. Hammurabi and his fellow rulers signaled these proclamations by raising a torch, probably symbolizing the sun-god of justice Shamash, whose principles were supposed to guide wise and fair rulers. Persons held as debt pledges were released to rejoin their families. Other debtors were restored cultivation rights to their customary lands, free of whatever mortgage liens had accumulated.15
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David Graeber (Debt: The First 5,000 Years)
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SélÚme : Engage le jeu que je le gagne !
Caracole : L'ùme sûre ruse mal !
SĂ©lĂšme : L'Ăąme sĆur, elle, rue, ose mal... Erg immigrĂ© ! Erg en nĂšgre ! Vos Sov ! Le traceur Ă la rue : cartel !
Caracole : En nos repĂšres, n'insĂšre personne !
SélÚme : Le sert-on ici, notre sel ?
Caracole : Tùte l'état ! C'est sec.
SélÚme : Léger regel ?
Caracole : Saper ses repas...
SélÚme : Semi-auteur, Î male ! La morue tu aimes.
Caracole : Euh... Hue !
SélÚme : Eh, ça va la vache ?
Caracole : Rat ! Avatar !
SĂ©lĂšme : C'est sec... Ta bĂȘte te bat !
Caracole : Et si l'arÎme des bottes révÚle madame, le verset t'obsÚde, moraliste !
SĂ©lĂšme : L'arĂŽme moral ? Ămu, ce destin rĂȘve, il part natter ce secret tantra pliĂ©, vernissĂ© d'Ă©cume.
Caracole : Et tu te dĂ©mĂȘles, SĂ©lĂšme de lutte ?
SélÚme : Ici ? Non. Tu l'as, ressac, avalé ? Crac ! Car cela va casser... Salut !
Caracole : Sniff ! Ă l'affin S !
SĂ©lĂšme : Ălu, aimĂ©, jetĂ©, ĂŽ poĂšte ! Je miaule !
Caracole : Ah Ălu, ça ! Je trace l'Ă©cart, Ă©jacule, ha !
SélÚme : Rupture de lien : un arc élÚve le reste et se relÚve à l'écran, une ßle de rut pur.
Caracole : Mon nom...
SélÚme : Hola Caracole, va à vélo caracal, oh !
Caracole : Mon nom... Mon nom...
SélÚme : Ressasser, "Carac", ressasser ! Oh, cela te perd répéta l'écho !
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Alain Damasio (La Horde du Contrevent)
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Pour aimer, il fallait ĂȘtre mariĂ© et aimer en dehors du mariage. Pas plus quâentre Ă©poux, entre jeunes gens libres lâamour nâĂ©tait admis. Afin dâavoir droit aux hommages des chevaliers, il faut que la jeune fille se marie. Ce que nous laissent constamment entrevoir les poĂštes provençaux, câest une dame noble, belle, puissante, entourĂ©e dâune cour de jeunes chevaliers, parmi lesquels il lui Ă©tait permis, sinon dĂ»ment ordonnĂ©, dâen distinguer un et de se lâattacher. Le lien formĂ©, ils se devaient mutuellement amour sous peine de dĂ©chĂ©ance; rien ne pouvait lesâsĂ©parer que, momentanĂ©ment, la mort. CâĂ©tait la fidĂ©litĂ© dans lâadultĂšre. La dame provençale nâest nullement âangĂ©lisĂ©eâ. On ne la craint pas, on la dĂ©sire. La nouvelle Ă©cole florentine . . . devait modifier profondĂ©ment la conception de lâamour, et par consĂ©quent les moeurs. Lâamour des poĂštes devient pur, presque impersonnel; son objet nâest plus une femme, mais la beautĂ©, la fĂ©mininitĂ© personifiĂ©e dans une crĂ©ature idĂ©ale. Aucune idĂ©e de mariage ni de possession ne les hante. . . . Lâamour a tous les caractĂšres dâun culte, dont le sonnet et la canzone sont les hymnes. Câest une date dans lâhistoire de lâĂ©volution des sentiments humains; câest un pas vers la vĂ©ritĂ© et un progrĂšs social immense.
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T.S. Eliot (The Varieties of Metaphysical Poetry)
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(âŠ) En outre, il est permis de croire quâune disposition culturelle pour la psychanalyse existait parmi les Juifs de Vienne, du fait que le premier auditoire auquel Freud exposa ses idĂ©es sur la psychanalyse fut sa te SociĂ©tĂ© Juive » : Bânai Bârith, et que les premiers psychanalystes Ă©taient pratiquement tous Juifs. La principale personnalitĂ© non juive parmi eux Ă©tait Jung, qui sort dâune tradition nettement mystique dans le cadre du christianisme. Rappelons Ă ce sujet les Ă©vĂ©nements qui se dĂ©roulĂšrent au deuxiĂšme CongrĂšs International de Psychanalyse de Nuremberg en 1910. Freud avait proposĂ© que Jung fĂ»t nommĂ© prĂ©sident perpĂ©tuel. Une rĂ©union de protestation se tint dans une chambre dâhĂŽtel ; Freud sây rendit et dit :
"La plupart dâentre vous sont Juifs et par consĂ©quent incapables de gagner des amis Ă la nouvelle doctrine ; les Juifs doivent se contenter du modeste rĂŽle de dĂ©fricheurs du terrain. Il est absolument indispensable que je noue des liens avec le monde scientifique car je mâavance en Ăąge et je suis las des attaques perpĂ©tuelles dont je suis lâobjet. Nous sommes tous en danger. Saisissant les revers de son veston, il sâĂ©cria : â Ils ne me laisseront pas mĂȘme un habit sur le dos. Les Suisses [Jung Ă©tait suisse] nous sauveront, me sauveront et vous tous avec â .
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David Bakan (Sigmund Freud and the Jewish Mystical Tradition)
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Je me trouvais en quelque lieu vague et trouble... Je dis « lieu » par habitude, car maintenant toute conception de distance et de durĂ©e Ă©tait abolie pour moi, et je ne puis dĂ©terminer combien de temps je restai en cet Ă©tat. Je nâentendais rien, ne voyais rien, je pensais seulement et avec force et persistance.
Le grand problĂšme qui mâavait tourmentĂ© toute ma vie Ă©tait rĂ©solu : la mort nâexiste pas, la vie est infinie. Jâen Ă©tais convaincu bien avant ; mais jadis je ne pouvais formuler clairement ma conviction : elle se basait sur cette seule considĂ©ration que, astreinte Ă des limites, la vie nâest quâune formidable absurditĂ©. Lâhomme pense ; il perçoit ce qui lâentoure, il souffre, jouit et disparaĂźt ; son corps se dĂ©compose et fournit ses Ă©lĂ©ments Ă des corps en formation : cela, chacun le peut constater journellement, mais que devient cette force apte Ă se connaĂźtre soi-mĂȘme et Ă connaĂźtre le monde qui lâentoure ? Si la matiĂšre est immortelle, pourquoi faudrait-il que la conscience se dissipĂąt sans traces, et, si elle disparaĂźt, dâoĂč venait-elle et quel est le but de cette apparition Ă©phĂ©mĂšre ? Il y avait lĂ des contradictions que je ne pouvais admettre.
Maintenant je sais, par ma propre expĂ©rience, que la conscience persiste, que je nâai pas cessĂ© et probablement ne cesserai jamais de vivre. Voici que derechef mâobsĂšdent ces terribles questions : si je ne meurs pas, si je reviens toujours sur la terre, quel est le but de ces existences successives, Ă quelles lois obĂ©issent-elles et quelle fin leur est assignĂ©e ? Il est probable que je pourrais discerner cette loi et la comprendre si je me rappelais mes existences passĂ©es, toutes, ou du moins quelques-unes ; mais pourquoi lâhomme est-il justement privĂ© de ce souvenir ? pourquoi est-il condamnĂ© Ă une ignorance Ă©ternelle, si bien que la conception de lâimmortalitĂ© ne se prĂ©sente Ă lui que comme une hypothĂšse, et si cette loi inconnue exige lâoubli et les tĂ©nĂšbres, pourquoi dans ces tĂ©nĂšbres, dâĂ©tranges lumiĂšres apparaissent-elles parfois, comme il mâest arrivĂ© quand je suis entrĂ© au chĂąteau de La Roche-Maudin ?
De toute ma volontĂ©, je me cramponnais Ă ce souvenir comme le noyĂ© Ă une Ă©pave ; il me semblait que si je me rappelais clairement et exactement ma vie dans ce chĂąteau je comprendrais tout le reste. Maintenant quâaucune sensation du dehors ne me distrayait, je mâabandonnais aux houles du souvenir, inerte et sans pensĂ©e pour ne pas gĂȘner leur mouvement, et tout Ă coup, du fond de mon Ăąme comme des brumes dâun fleuve, commençaient Ă sâĂ©lever de fugaces figures humaines ; des mots au sens effacĂ© rĂ©sonnaient, et dans tous ces souvenirs Ă©taient des lacunes... Les visages Ă©taient vaporeux, les paroles Ă©taient sans lien, tout Ă©tait dĂ©cousu......
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Aleksey Apukhtin (Entre la mort et la vie : suivi de Les Archives de la comtesse D*** & Le Journal de Pavlik Dolsky)
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International
Va Bene
Hola ft Boef
Bambina
Les 4 Fantastiques ft Soprano, Naps et Alonzo
Tape dans le mille
Adios ft Soolking
Andale
Les menottes
Fefe en double fil
Y a des mots qu'on peut pas se dire
L'hacienda
La tete dans les etoiles
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l'Algerino international
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Les Tantras, dans cette optique, estiment que le lien du secret, qui sâimposait autrefois pour les doctrines et les pratiques de la « Voie de la Main Gauche » Ă cause de leur caractĂšre pĂ©rilleux et de la possibilitĂ© dâabus, dâaberrations et de dĂ©formations, est pĂ©rimĂ©.
Le principe fondamental de lâenseignement secret, commun tant aux Tantras hindouistes quâaux Tantras bouddhiques (ceux-ci dĂ©finissant essentiellement le VajrayĂąna), câest la nature transformable du poison en remĂšde ou « nectar » ; câest lâemploi, Ă des fins de libĂ©ration, des forces mĂȘmes qui ont conduit ou qui peuvent conduire Ă la chute et Ă la perdition. Il est prĂ©cisĂ©ment affirmĂ© quâil faut adopter « le poison comme antidote du poison ». Un autre principe tantrique, câest que « fruition » et « libĂ©ration » (ou dĂ©tachement, renoncement) ne sâexcluent pas nĂ©cessairement, contrairement Ă ce que pensent les Ă©coles unilatĂ©ralement ascĂ©tiques. On se propose comme but de rĂ©aliser les deux choses Ă la fois, donc de pouvoir alimenter la passion et le dĂ©sir tout en restant libre. Un texte avait prĂ©cisĂ© quâil sâagit dâune voie « aussi difficile que le fait de marcher sur le fil de lâĂ©pĂ©e ou de tenir en bride un tigre ».
(âŠ)
De toute façon, Ă ceux qui penseraient que le tantrisme offre un commode alibi spirituel pour sâabandonner Ă ses instincts et Ă ses sens, il faudrait rappeler que tous ces courants supposent une consĂ©cration et une initiation prĂ©liminaires, le rattachement Ă une communautĂ© ou chaĂźne (kula) dâoĂč tirer une force protectrice, dans tous les cas une ascĂšse sui generis, une disciple Ă©nergique de maĂźtrise de soi chez celui qui entend se livre aux pratiques dont nous allons parler."
"Métaphysique du sexe", pp. 303-304
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Julius Evola (Eros and the Mysteries of Love: The Metaphysics of Sex)
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L'objectivitĂ©, vĂ©cue dans ce rĂȘve et dans ces visions, relĂšve de l'individuation accomplie. Elle est dĂ©tachement des jugements de valeur et de ce que nous dĂ©signons par attachement affectif. En gĂ©nĂ©ral, l'homme attribue une grande importance Ă cet attachement affectif. Or, celui-ci renferme toujours des projections et ce sont celles-ci qu'il s'agit de retirer et de rĂ©cupĂ©rer, pour parvenir Ă soi-mĂȘme et Ă l'objectivitĂ©. Les relations affectives sont des relations de dĂ©sir et d'exigences, alourdies par des contraintes et des servitudes : on attend quelque chose de l'autre, ce par quoi cet autre et soi-mĂȘme perdent leur libertĂ©. La connaissance objective se situe au-delĂ des intrications affectives, elle semble ĂȘtre le mystĂšre central. Elle seule rend possible la vĂ©ritable conjuctio*.
* Ces pensée de Jung soulÚvent beaucoup de problÚmes et il faut éviter les malentendus, surtout de la part des lecteurs jeunes.
La vie affective est d'importance ! Le fin du fin de la sagesse n'est pas du tout une maniÚre d'indifférence, indifférence qui, à des phases plus juvéniles de la vie, caractérise au contraire certaines maladies mentales. C'est à force d'indifférence et d'inaffectivité que le malade schizophrÚne, par exemple, se trouve coupé de la vie et du monde.
Ce que Jung veut dire, c'est qu'il s'agit, aprĂšs avoir vĂ©cu les liens affectifs dans leur plĂ©nitude, de les laisser Ă©voluer vers une sĂ©rĂ©nitĂ©, voire un dĂ©tachement. Car les liens affectifs ayant rempli leurs bons offices d'insertion au monde, et ayant fait leurs temps, comportent pour tous les partenaires, par leur maturitĂ© mĂȘme, d'ĂȘtre dĂ©passĂ©s.
Jung parle ici en tant qu'homme de grand ùge, d'expérience, de sagesse humaine, qui, en tant que tel, s'est détaché de ce que l'affectivité comporte nécessairement de subjectif et de contraignant.
Sand doute avait-il atteint, lorsqu'il écrivit ces pages, à travers son individuation à ce que nous appelons pour notre compte la "simplicité de retour". (Dr Roland Cahen)
p. 467
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C.G. Jung (Memories, Dreams, Reflections)
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DĂšs que le brouhaha sâapaise, les premiĂšres mesures du morceau suivant sâĂ©lĂšvent, profondes et lentes. Les tintements du triangle et des grelots rĂ©sonnent, clairs Ă©chos du rythme grave des percussions. Alors, Anja se met Ă chanter.
Tes yeux secs cherchent de lâeau dans cette ville morte
Tes pieds en sang abreuvent la terre assoiffée
Tu tombes et ne peux plus te leverâŠ
Elle vibre, exaltĂ©e comme chaque fois par la foule et le chant, flot dâĂ©motions brutes, partagĂ©es, Ă©changĂ©es avec ses compagnons, avec le public.
Tressaillement soudain.
Sensation moite et glacée.
Un goĂ»t Ăącre envahit sa bouche, un goĂ»t de bile et de peur mĂȘlĂ©es. Quelquâun, au milieu de la foule, lâobserve. Un regard glisse lentement sur elle, insistant, insidieux, pareil Ă la langue dâune bĂȘte rĂ©pugnante sur sa peau. Celui qui la traque, lâĂ©pie depuis plusieurs semaines se trouve dans la foule ce soir, ombre sournoise et anonyme. La sirĂšne tente dâapercevoir un visage, de surprendre la fixitĂ© dâune expression, en vain. Dans la salle, les yeux des spectateurs sont pareilles Ă des billes de tĂ©nĂšbres opaques, angoissantes. « Qui est-ce ? » « Que veut-il ? » « Est-ce que je le connais ? » « Est-ce lui, le responsable des disparitions ? » « A-t-il un lien avec cette momie ? » « Suis-je sa prochaine cible ? » Ces questions angoissantes, obsĂ©dantes, tournent en boucle dans sa tĂȘte, brisant la magie du concert. Anja parvient Ă faire bonne figure, interprĂšte mĂȘme une mĂ©lodie rĂ©clamĂ©e par le public. Mais se sent terriblement soulagĂ©e quand le concert sâachĂšve.
Stein repousse ses percussions dans un coin, salue ses deux amies dâun rapide signe de main et quitte la scĂšne. Fast lâattend Ă lâautre bout de la salle bondĂ©e, accoudĂ© au bar. Celui-ci, une antiquitĂ© rescapĂ©e du Cataclysme, consolidĂ©e par des planches de bois peintes, des plaques de tĂŽles et dâĂ©pais morceaux de plastique, est la fiertĂ© de Senta, la propriĂ©taire des lieux. Il a rĂ©sistĂ© aux tempĂȘtes, aux pillards, aux siĂšcles et porte comme autant de cicatrices gravĂ©es dans sa surface, les traces de milliers de vies.
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Charlotte Bousquet (Les ChimĂšres de l'aube (La Peau des rĂȘves, #3))
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As a group which believed in civic responsibility and the salutary effect of applied social science, it was natural that the WASP elite would take an interest in housing. In cities like Philadelphia, Chicago, Detroit, and Boston, the panels of experts in the housing field invariably had a definite ethnic cast. They became certified as experts either by going to the already mentioned Ivy League universities or by getting appointed to boards of the various citiesâ planning commissions, which were often descendants of local ruling class initiatives that began with the city-beautiful movement or the settlement house movement around the time of World War I.
The Philadelphia Housing Association was one such group. It started off as a blueblood organization complaining about backyard privies and piggeries in South Philadelphia and recommending common-sense measures for local improvement of the housing situation, things like liens against absentee landlords to pay for repairs. All of that changed in 1937 with the New Deal housing act of that year, which established local housing authorities across the country with federal money and government authority. The various housing authorities were charged with creating master plans by staffs of âexpertsâ of a certain ethnic (i.c., WASP) cast which was invariably not the ethnic cast of the neighborhoods which were targeted for destruction. Urban renewal as practiced in the case of Berman v. Parker meant that certain people were empowered to come up with a master plan for the cities, one that would now have the power of law, specifically eminent domain, behind it along with enormous amounts of federal money, which was made available to tear down neighborhoods where people from other ethnic groups lived. The experts could do this according to their own purportedly scientific but ultimately ethnocentric criteria of things like blight, hygiene, decay, etc. Taken together the WASP penchant for meddling in housing along with residual WASP anti-Catholicism meant bad news for places like Bridesburg and Poletown, especially when this group was empowered to act on its ethnic prejudices by federal money and a Supreme Court that was willing to abridge property rights in the interest of increased social engineering.
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E. Michael Jones (The Slaughter of Cities: Urban Renewal as Ethnic Cleansing)
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Le monde dâaujourdâhui est un chaos dâopinions et dâaspirations dĂ©sordonnĂ©es : le soi-disant « monde libre » est un chaos fluide ; la partie totalitaire du monde moderne est un chaos rigide. Par opposition, le monde ancien constituait toujours un ordre, câest-Ă -dire une hiĂ©rarchie de concepts, chacun au niveau qui lui est propre. Le chaos a Ă©tĂ© provoquĂ©, nous lâavons vu, par le « tĂ©lescopage » humaniste de la hiĂ©rarchie jusquâau niveau psychique, et par lâintrusion, dans les considĂ©rations terrestres, dâaspirations vers lâautre monde, frustrĂ©es et perverties.
Lâhomme, en raison de sa vĂ©ritable nature, ne peut pas ne pas adorer ; si sa perspective est coupĂ©e du plan spirituel, il trouvera un « dieu » Ă adorer Ă un niveau infĂ©rieur, dotant ainsi quelque chose de relatif ce qui seul appartient Ă lâAbsolu. DâoĂč lâexistence aujourdâhui de tant de « mots tout-puissants » comme « libertĂ© », « Ă©galitĂ© », « instruction », « science », « civilisation », mots quâil suffit de prononcer pour quâune multitude dâĂąmes se prosterne en une adoration infra-rationnelle.
Les superstitions de la libertĂ© et de lâĂ©galitĂ© ne sont pas seulement le rĂ©sultat mais aussi, en partie, la cause du dĂ©sordre gĂ©nĂ©ral, car chacune, Ă sa maniĂšre, est une rĂ©volte contre la hiĂ©rarchie ; et elles sont dâautant plus pernicieuses quâelles sont des perversions de deux des Ă©lans les plus Ă©levĂ©s de lâhomme. Corruptio optimi pessima, la corruption du meilleur est la pire ; mais il suffit de rĂ©tablir lâordre ancien, et les deux idoles en question sâĂ©vanouiront de ce monde (laissant ainsi la place aux aspirations terrestres lĂ©gitimes vers la libertĂ© et lâĂ©galitĂ©) et, transformĂ©es, reprendront leur place au sommet mĂȘme de la hiĂ©rarchie.
Le dĂ©sir de libertĂ© est avant tout dĂ©sir de Dieu, la LibertĂ© Absolue Ă©tant un aspect essentiel de la DivinitĂ©. Ainsi, dans lâHindouisme, lâĂ©tat spirituel suprĂȘme qui marque la fin de la voie mystique est dĂ©signĂ© par le terme de dĂ©livrance (moksha), car câest un Ă©tat dâunion (yoga) avec lâAbsolu, lâInfini et lâĂternel, qui permet lâaffranchissement des liens de la relativitĂ©. Câest Ă©videmment, avant tout, cet affranchissement auquel le Christ faisait rĂ©fĂ©rence lorsquâil disait : « Recherchez la connaissance, car la connaissance vous rendra libre », Ă©tant donnĂ© que la connaissance directe, la Gnose, signifie lâunion avec lâobjet de la connaissance, câest-Ă -dire avec Dieu. (pp. 59-60)
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Martin Lings (Ancient Beliefs and Modern Superstitions)
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Now that she was twenty-two, the words were there in her head, jumbled. The feeling was still too hot to approach but was slowly beginning to make sense. If she would just give herself the time and space to think about it, to examine the thing sheâd spent her whole life avoiding, she would realize that what she wanted to say to her mother was that she was the one who had no ideaâno idea how badly Ky and people like Ky needed a break. No idea how speaking perfect English and having an office job and being born in Australia didnât mean what any of them thought it would mean. No idea how hard it was to walk the narrow path where everyone expected her to be quiet and smart and hardworking and goodâa narrow path not even laid out by her or people like her. No idea how it felt to suffer the slow death of a thousand cuts: from the things people said, from the way people looked at her. The looks she got when she knocked on doors, walked into a room, boarded a flight; the way they saw her skin before they saw her, wanted her to shut up and be grateful, expected her to take a joke when she was the joke. The way she was expected to feel lucky, so lucky, like her life was abundant and full, when all she felt was depleted and diminished. It made her feel crazy to be called lucky, and her mother had no idea.
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Tracey Lien (All That's Left Unsaid)
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Collateral Capacity or Net Worth?
If young Bill Gates had knocked on your door asking you to invest $10,000 in his new company, Microsoft, could you get your hands on the money? Collateral capacity is access to capital. Your net worth is irrelevant if you canât access any of the money. Collateral capacity is my favorite wealth concept. Itâs almost like having a Golden Goose! Collateral can help a borrower secure loans. It gives the lender the assurance that if the borrower defaults on the loan, the lender can repossess the collateral. For example, car loans are secured by cars, and mortgages are secured by homes. Your collateral capacity helps you to avoid or minimize unnecessary wealth transfers where possible, and accumulate an increasing pool of capital providing accessibility, control and uninterrupted compounding. It is the amount of money that you can access through collateralizing a loan against your money, allowing your money to continue earning interest and working for you. Itâs very important to understand that accessibility, control and uninterrupted compounding are the key components of collateral capacity. Itâs one thing to look good on paper, but when times get tough, assets that you canât touch or canât convert easily to cash, will do you little good.
Three things affect your collateral capacity:
â The first is contributions into savings and investment accounts that you can access. It would be wise to keep feeding your Golden Goose. Often the lure of higher return potential also brings with it lack of liquidity. Make sure you maintain a good balance between long-term accounts and accounts that provide immediate liquidity and access. ⥠Second is the growth on the money from interest earned on the money you have in your account. Some assets earn compound interest and grow every year. Others either appreciate or depreciate. Some accounts could be worth a great deal but you have to sell or close them to access the money. That would be like killing your Golden Goose. Having access to money to make it through downtimes is an important factor in sustaining long-term growth. âą Third is the reduction of any liens you may have against these accounts. As you pay off liens against your collateral positions, your collateral capacity will increase allowing you to access more capital in the future. The goose never quit laying golden eggs â uninterrupted compounding.
Years ago, shortly after starting my first business, I laughed at a banker that told me I needed at least $25,000 in my business account in order to borrow $10,000. My business owner friends thought that was ridiculously funny too. We didnât understand collateral capacity and quite a few other things about money.
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Annette Wise
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moi je suis fĂąchĂ© contre notre cercle patriarcal parce quâil y vient toujours un homme du type le plus insupportable. Vous tous, messieurs, le connaissez trĂšs bien. Son nom est LĂ©gion. Câest un homme qui a bon coeur, et nâa rien quâun bon coeur. Comme si câĂ©tait une chose rare Ă notre Ă©poque dâavoir bon coeur ; comme si, enfin, on avait besoin dâavoir bon coeur ; cet Ă©ternel bon coeur ! Lâhomme douĂ© dâune si belle qualitĂ© a lâair, dans la vie, tout Ă fait sĂ»r que son bon coeur lui suffira pour ĂȘtre toujours content et heureux. Il est si sĂ»r du succĂšs quâil nĂ©glige tout autre moyen en venant au monde. Par exemple, il ne connaĂźt ni mesure ni retenue. Tout, chez lui, est dĂ©bordant, Ă coeur ouvert. Cet homme est enclin Ă vous aimer soudain, Ă se lier dâamitiĂ©, et il est convaincu quâaussitĂŽt, rĂ©ciproquement, tous lâaimeront, par ce seul fait quâil sâest mis Ă aimer tout le monde. Son bon coeur nâa mĂȘme jamais pensĂ© que câest peu dâaimer chaudement, quâil faut possĂ©der lâart de se faire aimer, sans quoi tout est perdu, sans quoi la vie nâest pas la vie, ni pour son coeur aimant ni pour le malheureux que, naĂŻvement, il a choisi comme objet de son attachement profond. Si cet homme se procure un ami, aussitĂŽt celui-ci se transforme pour lui en un meuble dâusage, quelque chose comme un crachoir. Tout ce quâil a dans le coeur, nâimporte quelle saletĂ©, comme dit Gogol, tout sâenvole de la langue et tombe dans le coeur de lâami. Lâami est obligĂ© de tout Ă©couter et de compatir Ă tout. Si ce monsieur est trompĂ© par sa maĂźtresse, ou sâil perd aux cartes, aussitĂŽt, comme un ours, il fond, sans y ĂȘtre invitĂ©, sur lâĂąme de lâami et y dĂ©verse tous ses soucis. Souvent il ne remarque mĂȘme pas que lâami lui-mĂȘme a des chagrins par-dessus la tĂȘte : ou ses enfants sont morts, ou un malheur est arrivĂ© Ă sa femme, ou il est excĂ©dĂ© par ce monsieur au coeur aimant. Enfin on lui fait dĂ©licatement sentir que le temps est splendide et quâil faut en profiter pour une promenade solitaire. Si cet homme aime une femme, il lâoffensera mille fois par son caractĂšre avant que son coeur aimant le remarque, avant de remarquer (si toutefois il en est capable) que cette femme sâĂ©tiole de son amour, quâelle est dĂ©goĂ»tĂ©e dâĂȘtre avec lui, quâil empoisonne toute son existence. Oui, câest seulement dans lâisolement, dans un coin, et surtout dans un groupe que se forme cette belle oeuvre de la nature, ce « spĂ©cimen de notre matiĂšre brute », comme disent les AmĂ©ricains, en qui il nây a pas une goutte dâart, en qui tout est naturel. Un homme pareil oublie â il ne soupçonne mĂȘme pas â, dans son inconscience totale, que la vie est un art, que vivre câest faire oeuvre dâart par soi-mĂȘme ; que ce nâest que dans le lien des intĂ©rĂȘts, dans la sympathie pour toute la sociĂ©tĂ© et ses exigences directes, et non dans lâindiffĂ©rence destructrice de la sociĂ©tĂ©, non dans lâisolement, que son capital, son trĂ©sor, son bon coeur, peut se transformer en un vrai diamant taillĂ©.
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Fyodor Dostoevsky
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Jâai Ă©tĂ© obligĂ© de remonter, pour vous montrer le lien des idĂ©es et des choses, Ă une sorte dâorigine de ces rĂ©serves en vous disant que si lâhumanitĂ© avait fait ce quâelle a fait, et qui en somme a fait lâhumanitĂ© rĂ©ciproquement, câest parce que depuis une Ă©poque immĂ©moriale elle avait su se constituer des rĂ©serves matĂ©rielles, que ces rĂ©serves matĂ©rielles avaient créé des loisirs, et que seul le loisir est fĂ©cond ; car câest dans le loisir que lâesprit peut, Ă©loignĂ© des conditions strictes et pressantes de la vie, se donner carriĂšre, sâĂ©loigner de la considĂ©ration immĂ©diate des besoins et par consĂ©quent entamer, soit sous forme de rĂȘverie, soit sous forme dâobservation, soit sous forme de raisonnement, la constitution dâautres rĂ©serves, qui sont les rĂ©serves spirituelles ou intellectuelles.
Jâavais ajoutĂ©, pour me rapprocher des circonstances prĂ©sentes, que ces rĂ©serves spirituelles nâont pas les mĂȘmes propriĂ©tĂ©s que les rĂ©serves matĂ©rielles. Les rĂ©serves intellectuelles, sans doute, ont dâabord les mĂȘmes conditions Ă remplir que les rĂ©serves matĂ©rielles, elles sont constituĂ©es par un matĂ©riel, elles sont constituĂ©es par des documents, des livres, et aussi par des hommes qui peuvent se servir de ces documents, de ces livres, de ces instruments, et qui aussi sont capables de les transmettre Ă dâautres. Et je vous ai expliquĂ© que cela ne suffisait point, que les rĂ©serves spirituelles ou intellectuelles ne pouvaient passer, Ă peine de dĂ©pĂ©rir tout en Ă©tant conservĂ©es en apparence, en lâabsence dâhommes qui soient capables non seulement de les comprendre, non seulement de sâen servir, mais de les accroĂźtre. Il y a une question : lâaccroissement perpĂ©tuel de ces rĂ©serves, qui se pose, et je vous ai dit, lâexpĂ©rience lâa souvent vĂ©rifiĂ© dans lâhistoire, que si tout un matĂ©riel se conservait Ă lâĂ©cart de ceux qui sont capables non seulement de sâen servir mais encore de lâaugmenter, et non seulement de lâaccroĂźtre, mais dâen renverser, quelquefois dâen dĂ©truire quelques-uns des principes, de changer les thĂ©ories, ces rĂ©serves alors commencent Ă dĂ©pĂ©rir. Il nây a plus, le crĂ©ateur absent, que celui qui sâen sert, sâen sert encore, puis les gĂ©nĂ©rations se succĂšdent et lesâchoses quâon avait trouvĂ©es, les idĂ©es quâon avait mises en Ćuvre commencent Ă devenir des choses mortes, se rĂ©duisent Ă des routines, Ă des pratiques, et peu Ă peu disparaissent mĂȘme dâune civilisation avec cette civilisation elle-mĂȘme.
Et je terminais en disant que, dans lâĂ©tat actuel des choses tel que nous pouvons le constater autour de nous, il y a toute une partie de lâEurope qui sâest privĂ©e dĂ©jĂ de ses crĂ©ateurs et a rĂ©duit au minimum lâemploi de lâesprit, elle en a supprimĂ© les libertĂ©s, et par consĂ©quent il faut attendre que dans une pĂ©riode dĂ©terminĂ©e on se trouvera en prĂ©sence dâune grande partie de lâEurope profondĂ©ment appauvrie, dans laquelle, comme je vous le disais, il nây aura plus de pensĂ©e libre, il nây aura plus de philosophie, plus de science pure, car toute la science aura Ă©tĂ© tournĂ©e Ă ses applications pratiques, et particuliĂšrement Ă des applications Ă©conomiques et militaires ; que mĂȘme la littĂ©rature, que mĂȘme lâart, et mĂȘme que lâesprit religieux dans ses pratiques diverses et dans ses recherches diverses auront Ă©tĂ© complĂštement diminuĂ©s sinon abolis, dans cette grande partie de lâEurope qui se trouvera parfaitement appauvrie. Et si la France et lâAngleterre savent conserver ce quâil leur faut de vie â de vie vivante, de vie active, de vie crĂ©atrice â en matiĂšre dâintellect, il y aura lĂ un rĂŽle immense Ă jouer, et un rĂŽle naturellement de premiĂšre importance pour que la civilisation europĂ©enne ne disparaisse pas complĂštement.
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Paul Valéry (Cours de poétique (Tome 1) - Le corps et l'esprit (1937-1940) (French Edition))
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But Social Security taxes are not âcontributions.â Letâs say that I decline to make those âcontributions.â I inform the government, âIâm delighted you have made such excellent provision for my future. But as an emancipated American, I say thanks but no thanks. Let me provide for my own retirement. When Iâm old, if I cannot do it, Iâll rely on family or private charity. Failing that, Iâll take my chances.â Would the government go along with this? Absolutely not! Why? Because they need my âcontributionsâ to pay retirees right now. So they would demand that I pay. Letâs say I decline. They would then put a lien on my house and property. Letâs say I refuse to turn them over. They would send armed police to seize it. Letâs say that I attempt to defend my home and possessions. They would then shoot me and if necessary kill me. All because I declined to make a âcontribution.
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Dinesh D'Souza (United States of Socialism: Who's Behind It. Why It's Evil. How to Stop It.)
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Qui ne se sent pas aspirĂ© par les pages d'un annuaire ? La succession des catĂ©gories d'entreprises offre la meilleure Ă©vocation de la diversitĂ© de l'univers â ou plutĂŽt, l'annuaire rĂ©alise une stupĂ©fiante superposition d'univers, oĂč se dessinent les liens les plus innombrables entre les activitĂ©s humains. [...] Chaque catĂ©gorie de commerce et de services constitue une Ă©toile dans un ciel nocturne. L'annuaire est ce ciel. Et l'Ćil du lecteur, comme les astronomes amateurs, cherche des constellations.
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Laurent Lussier (Un mal terrible se prépare (French Edition))
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The four main factors youâll want to investigate are: 1. Borrowerâs credit: Look for whether theyâre paying their bills regularly and on time, how much debt they have in relation to their income (the debt-to-income ratio, or DTI), and the status of the senior lien. 2. Borrowerâs payment history: The longer someone has been making mortgage payments, the more likely they are to keep doing so; it demonstrates their commitment to the property. 3. Fair market value (FMV): Find the current FMV of the property, as it affects the equity (ownership stake) in the property; if the property has declined substantially, you may not be able to recover your investment if the borrower defaults. 4. Location: With real estate debt, geography matters for several reasons including state foreclosure laws, local demographics (which can affect future property values), and area economy.
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Michele Cagan (Real Estate Investing 101: From Finding Properties and Securing Mortgage Terms to REITs and Flipping Houses, an Essential Primer on How to Make Money with Real Estate (Adams 101 Series))
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Découvre notre boutique Diamond Painting pour tous les fans de broderies diamants. Tu retrouveras beaucoup de toiles diamond painting au meilleur prix. Chaque client de peinture diamant est satisfait dans la boutique diams Painting. Colle des diamants sur une toile, trÚs reposant à faire. Diams Painting N°1 du DIY en France. De la broderie diamants pour les grands comme les petits. Le lien est juste en-dessous, clique dessus maintenant !
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L'architecture moderniste de l'aprĂšs-guerre a introduit une nouveautĂ© remarquable : les pauvres dĂ©versent leur rage sur leurs propres habitations. Le lien entre grands ensembles et "dĂ©gradations" continuelles, quelle que soit leur ampleur, est si visible qu'on le considĂšre maintenant comme inĂ©vitable, "naturel". Il n'existe aucun tĂ©moignage sur de telles pratiques dans les taudis prolĂ©tariens du XIXe siĂšcle. Le succĂšs est indĂ©niable : au lieu de s'en prendre au maisons des riches, les "exclus" s'en prennent aujourd'hui Ă leur propre habitat, Ă leurs "cages Ă lapins". Contrairement aux classes populaires urbaines du passĂ©, qui considĂ©raient leurs logements et leurs quartiers, pour misĂ©rables qu'ils fussent, comme "leur" monde Ă partir duquel ils pouvaient s'attaquer aux exploiteurs, les nouvelles "classes dangereuses" sont surtout dangereuses pour elles-mĂȘmes. La haine et le mĂ©pris de soi ont remplacĂ© la haine de classe - et l'urbanisme et l'amĂ©nagement du territoire y sont pour beaucoup.
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Anselm Jappe (Béton. Arme de construction massive du capitalisme)
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PIXCELL est rĂ©putĂ©e pour sa vision exceptionnelle du monde des affaires, sa rĂ©elle comprĂ©hension du marchĂ© et ses liens forts avec tous les acteurs de son rĂ©seau pancanadien. Sur le plan de la stratĂ©gie, nous avons conçu une approche unique : nous tenons compte de vos dĂ©fis particuliers, de vos buts stratĂ©giques, de votre vision et de votre culture dâentreprise afin de vous prĂ©senter la meilleure sĂ©lection possible de talents pour que vous atteigniez vos objectifs stratĂ©giques.
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Pixcell
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RĂPONSES INTERROGATIVES Ă UNE QUESTION DE MARTIN HEIDEGGER
La poésie ne rythmera plus l'action. Elle sera en avant. RIMBAUD.
Divers sens Ă©troits pourraient ĂȘtre proposĂ©s, compte non tenu du sens qui se crĂ©e dans le mouvement mĂȘme de toute poĂ©sie objective, toujours en chemin vers le point qui signe sa justification et clĂŽt son existence, Ă l'Ă©cart, en avant de l'existence du mot Dieu :
-La poésie entraßnera à vue l'action, se plaçant en avant d'elle. L'en-avant suppose toutefois un alignement d'angle de la poésie sur l'action, comme un véhicule pilote aspire à courte distance par sa vitesse un second véhicule qui le suit. Il lui ouvre la voie, contient sa dispersion, le nourrit de sa lancée.
-La poĂ©sie, sur-cerveau de lâaction, telle la pensĂ©e qui commande au corps de l'univers, comme l'imagination visionnaire fournit l'image de ce qui sera Ă l'esprit forgeur qui la sollicite. De lĂ , l'enavant.
-La poésie sera « un chant de départ ». Poésie et action, vases obstinément communicants. La poésie, pointe de flÚche supposant l'arc action, l'objet sujet étroitement dépendant, la flÚche étant projetée au loin et ne retombant pas car l'arc qui la suit la ressaisira avant chute, les deux égaux bien qu'inégaux, dans un double et unique mouvement de rejonction.
-L'action accompagnera la poĂ©sie par une admirable fatalitĂ©, la rĂ©fraction de la seconde dans le miroir brĂ»lant et brouillĂ© de la premiĂšre produisant une contradiction et communiquant le signe plus (+) Ă la matiĂšre abrupte de lâaction.
-La poĂ©sie, du fait de la parole mĂȘme, est toujours mise par la pensĂ©e en avant de l'agir dont elle emmĂšne le contenu imparfait en une course perpĂ©tuelle vie-mort-vie.
-L'action est aveugle, c'est la poésie qui voit. L'une est unie par un lien mÚre-fils à 1'autre, le fils en avant de la mÚre et la guidant par nécessité plus que par amour.
-La libre dĂ©termination de la poĂ©sie semble lui confĂ©rer sa qualitĂ© conductrice. Elle serait un ĂȘtre action, en avant de Faction.
-La poésie est la loi, l'action demeure le phénomÚne. L'éclair précÚde le tonnerre, illuminant de haut en bas son théùtre, lui donnant valeur instantanée.
-La poésie est le mouvement pur ordonnant le mouvement général. Elle enseigne le pays en se décalant.
-La poésie ne rythme plus l'action, elle se porte en avant pour lui indiquer le chemin mobile. C'est pourquoi la poésie touche la premiÚre. Elle songe l'action et, grùce à son matériau, construit la Maison, mais jamais une fois pour toutes.
_ La poésie est le moi en avant de l'en soi, « le poÚte étant chargé de l'Humanité » (Rimbaud).
- La poĂ©sie serait de « la pensĂ©e chantĂ©e ». Elle serait l'Ćuvre en avant de Faction, serait sa consĂ©quence finale et dĂ©tachĂ©e.
-La poĂ©sie est une tĂȘte chercheuse. L'action est son corps. Accomplissant une rĂ©volution ils font, au terme de celle-ci, coĂŻncider la fin et le commencement. Ainsi de suite selon le cercle.
-Dans l'optique de Rimbaud et de la Commune, la poĂ©sie ne servira plus la bourgeoisie, ne la rythmera plus. Elle sera en avant, la bourgeoisie ici supposĂ©e action de conquĂȘte. La poĂ©sie sera alors sa propre maĂźtresse, Ă©tant maĂźtresse de sa rĂ©volution; le signal du dĂ©part donnĂ©, l'action en-vue-de se transformant sans cesse en action voyant.
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René Char (Recherche de la base et du sommet)
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Section 13-2921 - Harassment; classification; definition A. A person commits harassment if, with intent to harass or with knowledge that the person is harassing another person, the person:
1. Anonymously or otherwise contacts, communicates or causes a communication with another person by verbal, electronic, mechanical, telegraphic, telephonic or written means in a manner that harasses.
2. Continues to follow another person in or about a public place for no legitimate purpose after being asked to desist.
3. Repeatedly commits an act or acts that harass another person.
4. Surveils or causes another person to surveil a person for no legitimate purpose.
5. On more than one occasion makes a false report to a law enforcement, credit or social service agency.
6. Interferes with the delivery of any public or regulated utility to a person. B. A person commits harassment against a public officer or employee if the person, with intent to harass, files a nonconsensual lien against any public officer or employee that is not accompanied by an order or a judgment from a court of competent jurisdiction authorizing the filing of the lien or is not issued by a governmental entity or political subdivision or agency pursuant to its statutory authority, a validly licensed utility or water delivery company, a mechanics' lien claimant or an entity created under covenants, conditions, restrictions or declarations affecting real property. C. Harassment under subsection A is a class 1 misdemeanor. Harassment under subsection B is a class 5 felony. D. This section does not apply to an otherwise lawful demonstration, assembly or picketing. E. For the purposes of this section, "harassment" means conduct that is directed at a specific person and that would cause a reasonable person to be seriously alarmed, annoyed or harassed and the conduct in fact seriously alarms, annoys or harasses the person. A.R.S. § 13-2921 Section 13-2921.01 - Aggravated harassment; classification; definition A. A person commits aggravated harassment if the person commits harassment as provided in section 13-2921 and any of the following applies:
1. A court has issued an order of protection or an injunction against harassment against the person and in favor of the victim of harassment and the order or injunction has been served and is still valid.
2. The person has previously been convicted of an offense included in section 13-3601. B. The victim of any previous offense shall be the same as in the present offense. C. A person who violates subsection A, paragraph 1 of this section is guilty of a class 6 felony. A person who commits a second or subsequent violation of subsection A, paragraph 1 of this section is guilty of a class 5 felony. A person who violates subsection A, paragraph 2 of this section is guilty of a class 5 felony. D. For the purposes of this section, "convicted" means a person who was convicted of an offense included in section 13-3601 or who was adjudicated delinquent for conduct that would constitute a historical prior felony conviction if the juvenile had been tried as an adult for an offense included in section 13-3601. A.R.S. § 13-2921.01
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Arizona Legislature (ARIZONA REVISED STATUTES TITLE 13 CRIMINAL CODE 2022 EDITION: WEST HARTFORD LEGAL PUBLISHING)
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Car une femme et un homme qui, jusqu'Ă la fin des temps, doivent ĂȘtre toi et moi, glisseront Ă leur tour sans se retourner jamais jusqu'Ă perte de sentier, dans la lueur oblique, aux confins de la vie et de l'oubli de la vie, dans l'herbe fine qui court devant nous Ă l'arborescence. Elle est, cette herbe dentelĂ©e, faite de mil liens invisibles, intranchables, qui se sont trouvĂ©s unir ton systĂšme nerveux au mien dans la nuit profonde de la connaissance.
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André Breton
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Les hommes n'y Ă©tant plus rattachĂ©s les uns aux autres par aucun lien de castes, de classes, de corporations, de familles, n'y sont que trop enclins Ă ne se prĂ©occuper que de leurs intĂ©rĂȘts particuliers, toujours trop portĂ©s Ă n'envisager qu'eux-mĂȘmes et Ă se retirer dans un individualisme Ă©troit oĂč toute vertu publique est Ă©touffĂ©e. Le despotisme, loin de lutter contre cette tendance, la rend irrĂ©sistible, car il retire aux citoyens toute passion commune, tout besoin mutuel, toute nĂ©cessitĂ© de s'entendre, toute occasion d'agir ensemble; il les mure, pour ainsi dire, dans la vie privĂ©e. Ils
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Alexis de Tocqueville (The Old Regime and the French Revolution)
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le bourreau-victime
la victime-bourreau
lâinterdĂ©pendance
les liens symptomatiques
qui séparent
qui unissent
le déchirement des liens
le stade du devancement
qui détient la raison
qui englobe qui
temporaire
tempĂȘtant
lâĂ©tonnement
du bourreau étant la vraie victime
la victime le véritable bourreau
pour-contre
les états
lâespacement
le besoin dâarguments
les temps vivants
nous les nouvelles victimes
nous les nouveaux bourreaux
(traduit du roumain par Gabrielle Danoux)
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Emil Iulian Sude (Rapsodiile unui gelos)
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Americans spend less on food because food in the US is cheaper, but it is alsoof poorer quality. The origin of this is the 1970s, when food costs were rising at the same time breakthrough technologies in the food industry were happening. President Nixonâs Secretary of Agriculture, Earl Butz,hijacked the countryâs agricultural subsidy program (government money given to farmers during the Great Depression) and funneled it into the industrial production of corn and soy, which in turn promoted the rise of big agribusinesses and put smaller farmers out of business. The amount of corn produced has tripled, from 4 billion bushels in the1970s to 12 billion bushelstoday. When this much cheap corn is floating around, something has to be done with itâi.e., put it into every possible food product we can find, which is why corn syrup is in an innumerable amount of products.
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Kyra Lien (Food Labels Decoded: Demystifying Nutrition and Ingredient Information on Packaged Foods. A Guide to Understanding Food Labels. (Food and Nutrition Book 2))
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rĂ©volution du regard qui sâaccomplit dans et par la rĂ©volution de lâĂ©criture suppose et suscite Ă la fois une rupture du lien entre lâĂ©thique et lâesthĂ©tique, qui va de pair avec une conversion totale du style de vie. Cette conversion, qui sâaccomplit dans lâesthĂ©tisme du style de vie
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Pierre Bourdieu (Les RÚgles de l'art. GenÚse et structure du champ littéraire (LIBRE EXAMEN) (French Edition))
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L'amitiĂ©, au mĂȘme titre que l'amour, est le rĂ©sultat d'une alchimie subtile. C'est un savant dosage entre tout ce qui nous rapproche et tout ce qui nous diffĂ©rencie. Un Ă©quilibre aussi dĂ©licat que mystĂ©rieux, un lien prĂ©cieux, profond, qui peut parfois se rĂ©vĂ©ler fusionnel.
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Pierre Davoli (8 nouvelles érotiques inédites, #15)
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Le lien a tenu. Rien ne pouvait le rompre. Mon deuil s'est poursuivi avec l'infinie lenteur du souvenir qui s'enfonce dans la mémoire. Mais j'ai recommencé à tourner les yeux vers l'avenir. J'ai accordé plus d'attention, et plus d'amour aux vivants.
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Michel Jeury (Les gens heureux ont une histoire)
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Câest sans doute parce quâil a vĂ©cu, avec la luciditĂ© des commencements, toutes les contradictions, Ă©prouvĂ©es comme autant de double binds, qui sont inhĂ©rentes au champ littĂ©raire en voie de constitution, que personne nâa vu mieux que Baudelaire le lien entre les transformations de lâĂ©conomie et de la sociĂ©tĂ© et les transformations de la vie artistique et littĂ©raire qui placent les prĂ©tendants au statut dâĂ©crivains ou dâartistes en face de lâalternative de la dĂ©gradation, avec la fameuse « vie de bohĂšme », faite de misĂšre matĂ©rielle et morale, de stĂ©rilitĂ© et de ressentiment, ou de la soumission tout aussi dĂ©gradante aux goĂ»ts des dominants, Ă travers le journalisme, le feuilleton ou le théùtre de boulevard. Critique
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Pierre Bourdieu (Les RÚgles de l'art. GenÚse et structure du champ littéraire (LIBRE EXAMEN) (French Edition))
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Robert holds a small portion of his assets in tax-lien certificates instead of CDs. Others tell him he shouldnât do this, but theyâre coming from a place of doubt. Theyâve never done it, and theyâre telling someone whoâs doing it why they shouldnât. The lowest yield Robert looks for is 16 percent, but people who are filled with doubt are willing to accept a far lower return. Doubt is expensive.
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Robert T. Kiyosaki (Rich Dad Poor Dad: What the Rich Teach Their Kids About Money That the Poor and Middle Class Do Not!)
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Le fait que câĂ©tait la mort des autres, quels quâils soient, qui signifiait notre vie nâĂ©tait plus en question » (Sereny, 227). Les liens familiaux mĂȘme les plus proches ne rĂ©sistent pas Ă ce combat pour la survie : Borowski raconte comment une mĂšre, pour sauver sa vie, fait semblant de ne pas reconnaĂźtre son enfant ; Elie Wiesel, survivant dâAuschwitz, a dĂ©crit dans Nuit comment le fils arrache le pain des mains de son pĂšre ou comment lui-mĂȘme se sent soulagĂ© Ă la mort de son pĂšre, voyant augmenter ainsi ses chances de survie.
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Tzvetan Todorov (Face Ă l'extrĂȘme (COULEUR IDEES) (French Edition))
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Je ne veux pas lui en dire davantage par tĂ©lĂ©phone. Je veux juste quâelle sache que tout le reste est terminĂ©, que jâai dĂ©gagĂ© la voie pour que le processus de deuil puisse commencer. Quâelle nâa plus besoin de passer ses nuits Ă©veillĂ©e dans son lit, Ă souhaiter, espĂ©rer ce qui est fini. Elle doit prendre le temps de ressentir le manque, Ă prĂ©sent. Câest important de ne pas craindre le manque, de le laisser entrer. Le manque est un lien entre ce qui est et ce qui a Ă©tĂ©. Il permet dâavancer sans quitter. Jâaurais pu lui expliquer, lui dire que je sais, mais ça nâaurait rien changĂ©. Câest une chose quâil faut dĂ©couvrir soi-mĂȘme. Quand on est prĂȘt.
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Heine Bakkeid (I Will Miss You Tomorrow (Thorkild Aske, #1))
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J'ai compris la logique de ma vie, la signification de mon karma, la cohérence de mon destin. Je l'ai comprise grùce à Mùamar, ou plutÎt, je l'ai comprise grùce au lien mystérieux qui nous unit tous les deux, malgré moi et malgré lui. Un lien qui est à la fois une malédiction et une bénédiction, une souffrance et une grùce, un obstacle et un chemin.
Dans ce livre-ci, je vous raconte mon histoire, et par contre-coup une partie de la sienne, avec la plus grande franchise. Histoire en cours, puisque son dénouement est encore à venir.
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Adeline Aragon (Le quatriĂšme secret de Fatima: MĂąamar et moi (French Edition))
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Si l'abus est le seul lien connu à ses parents, il devient la seule maniÚre de se relier à ceux dont on espÚre l'amour. L'enfant pensant qu'il mérite tout ce qui lui est infligé intÚgre l'abus à sa propre identité, puisque c'est la seule maniÚre qu'il connaisse d'appartenir au clan. Si l'abus est la relation principale que l'on a eue avec un parent ou un proche, il est à la fois insupportable et voluptueux. Insupportable parce que la conscience se sait flouée, mais voluptueux parce que la répétition de l'abus a durablement pris la place des archétypes parentaux indispensables à l'équilibre psychique.
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Alejandro Jodorowsky (La famille, un trésor, un piÚge (Evol - dev't personnel))
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Les enfants qui ont été aimés et bien traités n'ont aucune difficulté à partir de chez leurs parents, alors que les personnes les plus maltraitées dans l'enfance ont toutes les peines du monde à couper les liens. Ce paradoxe appartient au fait, on l'a dit, que nous avons tous tendance à espérer que les manques de l'enfance seront un jour résolus à l'ùge adulte et donc à reproduire la situation enfantine dans l'attente vaine de voir le passé changer.
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Alejandro Jodorowsky (La famille, un trésor, un piÚge (Evol - dev't personnel))
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Barack Ă©tait davantage dans son Ă©lĂ©ment que moi Ă Nairobi, oĂč il Ă©tait dĂ©jĂ venu une fois. Je me dĂ©plaçais pour ma part avec la balourdise dâune touriste, consciente que nous Ă©tions des Ă©trangers, malgrĂ© la couleur de notre peau. Les gens nous dĂ©visageaient parfois dans la rue. Bien sĂ»r, je nâavais pas imaginĂ© mâintĂ©grer immĂ©diatement, mais je pensais naĂŻvement que je ressentirais en arrivant je ne sais quel lien viscĂ©ral avec le continent dans lequel mon enfance mâavait appris Ă voir une forme de patrie mythique, que jâĂ©prouverais un sentiment de complĂ©tude. Mais lâAfrique ne nous devait rien. Câest une Ă©trange prise de conscience que cette impression dâentre-deux qui sâempare dâun Afro-amĂ©ricain en Afrique. Elle mâa inspirĂ© une tristesse indĂ©finissable, la sensation dâĂȘtre dĂ©racinĂ©e sur les deux continents.
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Michelle Obama (Becoming)
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Les gens ne se supportent pas tout le reste de l'année, mais lorsqu'une guirlande apparaßt, ils font tous semblant de s'aimer. La famille est certainement la plus grosse supercherie jamais inventée. Ce n'est pas parce que l'on partage un morceau d'ADN avec une personne qu'on l'aimera quoi qu'il arrive. L'attachement n'est pas dû au lien de sang.
J'en sais quelque chose !
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Louisa Méonis (Tu aimeras Noël, que tu le veuilles ou non !)
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[...] le principe consistant Ă chevaucher le tigre. Il peut alors signifier que lorsquâun cycle de civilisation touche Ă sa fin, il est difficile dâaboutir Ă un rĂ©sultat quelconque en rĂ©sistant, en sâopposant directement aux forces en mouveÂment. Le courant est trop fort, on serait englouti.
Lâessentiel est de ne pas se laisser impressionner par la toute-puissance et le triomphe apparents des forces de lâĂ©poque. PrivĂ©es de lien avec tout principe supĂ©rieur, ces forces ont, en rĂ©alitĂ©, un champ dâaction limitĂ©. Il ne faut donc pas sâhypnotiser sur le prĂ©sent ni sur ce qui nous entoure, mais envisager aussi les conditions susceptibles dâapparaĂźtre plus tard. La rĂšgle Ă suivre peut alors consister Ă laisser libre cours aux forces et aux processus de l'Ă©poque, mais en demeurant ferme et prĂȘt Ă intervenir quand « le tigre, qui ne peut pas se jeter sur qui le chevauche, sera fatiguĂ© de courir ».
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Julius Evola (Ride the Tiger: A Survival Manual for the Aristocrats of the Soul)
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Grief is a bill and until you pay it, life puts a lien on everything else.
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Tracy Garvis Graves
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Ne perds pas trop de temps devant les portes fermĂ©es, pars plutĂŽt Ă la dĂ©couverte de celles qui, grandes ouvertes, n'attendent que d'ĂȘtre franchies. (p. 145)
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Delphine Laurent (Le lien du faucon)
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Cash For Cars Removal - How Can It Save You Money?
Cash for cars removed in Cash for Scrap Cars Removal is an excellent way to take the burden of disposal off your mind and have your car properly disposed of. Car removal companies remove cars that are not being resold or who don't meet environmental standards for disposal. They pay you the money for your car's value directly to the company, and then remove it at no cost to you. Cash for cars removal companies typically do not take responsibility for vehicle damage during the process of taking your car away. They also will not pay to get your car back if they discover that your vehicle does not meet their criteria for taking it away.
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Cash For Cars Removal - How Can It Save You Money?
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[...] c'est le réflexe le plus naturel des hommes de se soucier du monde dans lequel ils vivent.
Qui sectionne le lien entre la cité et l'ùme affaiblit la premiÚre et dessÚche la seconde.
Qui trop désacralise la cité crée les conditions d'un sacré de substitution, qui se transférera sur des objets secondaires qui ne méritent pas d'approcher le domaine de l'absolu.
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Mathieu Bock-CÎté (L'empire du politiquement correct (French Edition))
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[...] c'est le réflexe le plus naturel des hommes de se soucier du monde dans lequel ils vivent. Qui sectionne le lien entre la cité et l'ùme affaiblit la premiÚre et dessÚche la seconde. Qui trop désacralise la cité crée les conditions d'un sacré de substitution, qui se transférera sur des objets secondaires qui ne méritent pas d'approcher le domaine de l'absolu.
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Mathieu Bock-CÎté (L'empire du politiquement correct (French Edition))
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La mer qui, avec sa clĂ©mence, demeure seule capable de nous faire voir clair dans nos propres sentiments. Sans lever les yeux sur ce qui se passe au dehors, jâĂ©coute le chuchotement de plus en plus rapprochĂ©, haletant, de ses vagues. Entre ce passĂ© et ma vie actuelle, jâavais la certitude que plus un lien ne subsistait, que tous les fils Ă©taient rompus, et je nâĂ©prouvais aucun dĂ©sir de voir ressusciter ce qui avait sombrĂ© dans lâoubli.
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Mohammed Dib
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Elles se regardent et savent quâelles seraient moins seules Ă deux, mais ni lâune ni lâautre ne sait Ă quoi ça ressemble, un lien. â Salut. â Salut. Alors elles ne font que se croiser.
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AnaĂŻs Barbeau-Lavalette (Je voudrais qu'on m'efface (French Edition))
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Je ne suis pas une mĂšre. Bien sĂ»r que non. Qui voudrait l'ĂȘtre ? A part celles qui ont tout ratĂ©. Qui ont tellement Ă©chouĂ© dans tout qu'elles n'ont trouvĂ© que ce statut pour se venger du monde. Il y a des gens qui croient que c'est comme ça. Des femmes qui se disent qu'elles sont mĂšres parce qu'elles ont des enfants. Des hommes qui pensent la mĂȘme chose des femmes, pĂ©pĂšres les pĂšres. Ou bien des pĂšres qui veulent ĂȘtre mĂšre, comme Laurent, pour se venger des femmes qui ne sont pas des femmes, comme moi. MĂšre c'est quelque chose de pire que femme. C'est un peu comme domestique. Ou chien. En moins bien. En plus mĂ©chant. [...] C'est leur affaire Ă tous ceux qui veulent croire Ă cette histoire que les femmes ont un lien avec la Lune, avec la nature, avec l'instinct, qui leur commande de s'en tenir Ă la matiĂšre et de renoncer Ă ĂȘtre. Moi ça ne m'intĂ©resse pas.
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Constance Debré (Love Me Tender)
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Wenn sie noch beste Freundinnen gewesen wĂ€ren, hĂ€tte Ky Minnie gestanden, was fĂŒr sie das Beste an ihrem Job war, nĂ€mlich den Leuten sagen zu können, dass sie Journalistin war, aber dass sie die Arbeit selbst als eine anstrengende emotionale Achterbahnfahrt empfand und nicht wusste, ob sich die MĂŒhe lohnte. Musste man jeden Morgen mit AngstgefĂŒhlen aufwachen? Musste man bei dem Gedanken, wildfremde Leute anzurufen, in SchweiĂ ausbrechen? Weil das der Preis dafĂŒr war, sich wichtig fĂŒhlen zu können?
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Tracey Lien (All That's Left Unsaid)
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Il n'y a pas de bon pÚre, c'est la rÚgle ; qu'on n'en tienne pas grief aux hommes mais au lien de paternité qui est pourri. Faire des enfants, rien de mieux ; en avoir, quelle iniquité !
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Jean-Paul Sartre (The words)
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On me demande souvent comment je peux critiquer le racisme des femmes blanches au sein du mouvement féministe et dans notre société, tout en maintenant des liens de solidarité, de bienveillance et d'amour avec des femmes blanches. Mon explication se base sur la reconnaissance et la valorisation des femmes blanches antiracistes que j'ai rencontrées et que je rencontre encore dans le mouvement féministe ; ces femmes qui sont pleinement et fermement engagées dans le combat contre le racisme et pour la justice raciale. La présence et les actions de ces femmes blanches, de ces camarades de lutte, renforcent ma certitude que les Blanc·hes ont le pouvoir de résister contre le racisme. Je m'accroche à cette idée dans les moments de découragement lorsque je suis témoin de l'acceptation passive du racisme généralement répandue chez les femmes blanches. (p. 203)
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Nacira Guenif (Rencontres radicales: pour des dialogues)
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On nous a abreuvĂ©s de la splendeur, du mystĂšre du lien dâamour pendant toute notre enfance et jâai toujours cru que câĂ©tait de la foutaise, jusquâau jour oĂč je vous ai vus.
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Sarah J. Maas (Un Palais de Glace et de LumiĂšre (Un Palais d'Epines et de Roses, #3.5))
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Qu'est-ce qu'un secret ? C'est beaucoup plus qu'une information qu'on partage avec quelques personnes choisies, voire avec une seule. C'est du pouvoir ; c'est un lien ; ce peut ĂȘtre une marque de profonde confiance, ou bien la plus terrible menace imaginable. Il y a du pouvoir dans la conservation d'un secret, et du pouvoir dans sa rĂ©vĂ©lation. Il faut parfois faire preuve de beaucoup de discernement pour savoir quelle voie mĂšne Ă la plus grande influence. Tous ceux qui dĂ©sirent du pouvoir doivent collectionner les secrets ; aucun n'est trop petit pour avoir de la valeur : chacun place ses propres secrets bien au-dessus de ceux des autres. Une fille de cuisine pourra prĂ©fĂ©rer trahir un prince plutĂŽt que laisser divulguer le nom de son amant.
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Robin Hobb (En quĂȘte de vengeance (L'assassin royal, #16; Le Fou et l'Assassin, #3))
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Personne ne sait Ă l'avance combien peut ĂȘtre longue l'histoire de chaque journĂ©e; si l'on observe la vĂ©ritĂ© des impressions qu'elle produit, et dans ce qu'on appelle, avec raison, le mĂ©nage, il se rencontre Ă chaque instant de certaines difficultĂ©s qui peuvent dĂ©truire pour jamais ce qu'il y avait d'exaltĂ© dans le sentiment: c'est donc de tous les liens celui oĂč il est le moins probable d'obtenir le bonheur romanesque du coeur; il faut, pour maintenir la paix dans cette relation, une sorte d'empire sur soi-mĂȘme, de force, de sacrifice, qui rapproche beaucoup plus cette existence des plaisirs de la vertu que des jouissances de la passion.
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Anonymous
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En France, les lois du travail sont d'inspiration marxiste...Elles reposent pour la plupart sur l'idĂ©e sous-jacente de la lutte des classes...Dans cette logique, l'entreprise est un champ clos dont le client est curieusement absent, alors qu'il est Ă la base de tout, oĂč s'opposent de façon ontologique patrons et personnel, considĂ©rĂ©s comme dirigeants et esclaves. L'Etat s'impose alors comme l'arbitre obligatoire, Ă grands coups de rĂšglementations dont l'effet premier est de couper les liens humains, pourtant essentiels Ă la vie d'entreprise. On dĂ©truit ce qui fait la beautĂ© de l'humanitĂ©: les rapports gratuits entre les hommes.
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François Michelin (Et pourquoi pas? (French Edition))
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Mais ce n'est pas tout encore: l'aumĂŽne individuelle Ă©tablit des liens prĂ©cieux entre le riche et le pauvre. LE premier s'intĂ©resse par le bienfait mĂȘme au sort de celui dont il a entrepris de soulager la misĂšre; le second, soutenu par des secours qu'il n'avait pas droit d'exiger et que peut-ĂȘtre il n'espĂ©rait pas obtenir, se sent attirĂ© par la reconnaissance. Un lien moral s'Ă©tablit entre ces deux classes que tant d'intĂ©rĂȘts et de passions concourent Ă sĂ©parer, et, divisĂ©es par la fortune, leur volontĂ© les rapproche; il n'en est point ainsi dans la charitĂ© lĂ©gale...Loin de tendre Ă unir dans un mĂȘme peuple ces deux nations rivales qui existent depuis le commencement du monde et qu'on appelle les riches et les pauvres, elle brise le seul lien qui pouvait s'Ă©tablir entre elles, elle les range chacune sous sa banniĂšre; elle les compte et, les mettant en prĂ©sence, elle les dispose au combat.
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Alexis de Tocqueville (Sur le paupérisme)
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property at about a four-meter perimeter. Lien-hua must have seen me staring at the location of the yellow tape, because she said, âAina told me her criminalists already processed the scene, everything inside the tape. Didnât find anything.â Most law enforcement agencies use the terms âcrime scene investigative unit,â or âforensic science technician,â but some places, and especially overseas, the term âcriminalistâ is more common. Either way, Iâm usually amazed not by how much evidence the teams notice but by how much they miss. âDid they check outside the tape?â I asked. âOutside it?â I pointed at the yellow police tape. âDonât you find it a little too convenient that the crime scene just happens to be exactly the same size as the area encompassed by these telephone poles?â âThey were handy.â âYes, they were. But a crime scene is defined by the evidentiary nature of the crime and the physical characteristics
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Steven James (The Rook (The Patrick Bowers Files #2))
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- Sentir Ă nouveau chacune de tes actions... murmura-t-il aprĂšs le passage Ă©troit. C'est fou de voir Ă quel point tu te sers de ton inha pour te guider et nous guider par la mĂȘme occasion.
- Je ne fais que mon devoir. Les Terres sont le premier élément que j'ai maßtrisé, j'ai l'impression d'avoir un lien particulier avec elles.
- Je confirme.
Elle rougit en réalisant qu'il pouvait de nouveau lire en elle. Avoir partagé cette intimité avec Eko et Erkam ne l'avait pas autant bouleversée.
- Le reflet ? lança-t-elle.
- Exactement. C'est un tel soulagement.
Un soupir, bien rĂ©el, accompagna la pensĂ©e de Setrian et une multitude d'images passĂšrent devant les yeux d'Ăriana. DĂ©libĂ©rĂ©ment ou non, il avait laissĂ© s'Ă©chapper des souvenirs dans le inha'roh et elle les avait captĂ©s.
- Le soulagement est partagé, dit-elle doucement.
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Clélie Avit (Gardiens des Feux (Les Messagers des Vents, #3))
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Parce que de nos jours ses membres que nous appelons amis,camarade,amoureux,associé.Ceux qui marque votre vie,Celle qui marque vos pensée et qui touche votre coeur ses liens complexe sont bien plus.Je me souviens Ses année ou la technologie n'étais Reine et ou l'esprit étais Roi.Liberer de cette technologie si chérie quelle avanie. Je me souviens Marty B.M
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Marty Bisson milo
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Les Ă©tudiants sont nombreux Ă avoir l'impression de ne rien avoir retenu de leurs annĂ©es d'Ă©cole. Et je les trouve, en effet, assez peu dotĂ©s en matiĂšre de culture gĂ©nĂ©rale. Je me souviens d'une stagiaire de master 2 ; en classe, nous prĂ©parions ensemble la prochaine leçon d'histoire. La sentant mal Ă l'aise, je lui demande : "Tu t'en souviens quand mĂȘme un peu, des Gaulois et des Romains ?" "Non, je ne me souviens de rien. J'ai l'impression de n'avoir rien appris. J'ai travaillĂ© bĂȘtement : j'ai ingurgitĂ© par cĆur des leçons que j'ai su restituer. Mais en fait, je ne sais rien." Ce n'est pas de sa faute : le type d'apprentissage qu'on lui a demandĂ© (le par cĆur avec restitution Ă court terme) fait travailler une mĂ©moire qui n'est pas efficace Ă long terme puisqu'elle n'oblige pas l'apprenant Ă faire du sens en faisant des liens avec d'autres savoirs acquis antĂ©rieurement. Donc, ne s'accrochant Ă rien, les connaissance s'effacent.
[âŠ]
Le plus grave ? Ce modĂšle scolaire donne l'illusion aux Ă©lĂšves qu'ils sont bons en classe. C'est ce que remarquait la stagiaire citĂ© plus haut : "On m'a donnĂ© l'illusion que j'Ă©tais forte mais en fait, je suis un Ăąne, j'apprends bĂȘtement." J'ai eu beau lui rĂ©pondre qu'elle avait fait preuve d'intelligence d'avoir appris ainsi, en s'adaptant Ă la demande de l'Ă©cole, je ne l'ai pas rassurĂ©e. Mais au fond, quelle Ă©nergie dĂ©pensĂ©e pour ne rien retenir de ces annĂ©es d'Ă©cole⊠Sans compter que cette dĂ©couverte est une sacrĂ©e dĂ©ception, sur le plan de l'estime de soi. (p. 48-49)
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Isabelle Peloux (L'école du Colibri: La pédagogie de la coopération (Domaine du possible) (French Edition))
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La mise en place du processus de rĂ©silience externe doit ĂȘtre continue autour de l'enfant blessĂ©. Son accueil aprĂšs l'agression constitue la premiĂšre maille nĂ©cessaire et pas forcĂ©ment verbale, pour renouer le lien aprĂšs la dĂ©chirure. La deuxiĂšme maille, plus tardive, exige que les familles et les institutions offrent Ă l'enfant des lieux pour y produire ses reprĂ©sentations du traumatisme. La troisiĂšme maille, sociale et culturelle, se met en place quand la sociĂ©tĂ© propose Ă ces enfants la possibilitĂ© de se socialiser. Il ne reste plus qu'Ă tricoter sa rĂ©silience pendant tout le reste de sa vie.
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Boris Cyrulnik (Les vilains petits canards)
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Ces enfants mĂ»rissent trop tĂŽt parce que, ayant Ă©tĂ© rendus sensibles aux malheurs, c'est ce qu'ils savent 2le mieux voir. Ils sont attirĂ©s par les blessĂ©s et dĂ©sirent les aider. Ils comprennent ce more de relation qui les revalorise. Le comportement oblatif qui consiste Ă donner Ă ses propres dĂ©pens leur permet de gagner un peu d'affection, au risque de rencontrer quelqu'un qui en profitera, car ils sont faciles Ă exploiter. Ce don de soi n'a pas la grandeur du sacrifice puisqu'ils le font discrĂštement, parfois mĂȘme en cachette. L'oblativitĂ© prend plutĂŽt l'effet d'un rachat par ceux qui ont commis le crime de survivre quand leurs proches sont morts.
Ces enfants, adultes trop tÎt, aiment devenir parents de leurs parents. Ils se sentent un peu mieux en vivant de cette maniÚre qui les prive d'une étape de leur développement mais les revalorise et les socialise. Ne les félicitez pas pour ce comportement, car ils détestent tout ce qu'ils font. Vous risqueriez de saboter ce lien fragile. Vous les trouverez mignon et touchant parce que ce sont des enfants. Mais leur fraßcheur apparente masque leur malaise. Quand on est malheureux, le plaisir nous fait peur. Non seulement, on n'a pas le désir du plaisir, mais on n'a honte à l'idée d'avoir du plaisir. Alors l'enfant trop adulte découvre un compromis: il s'occupera des autres.
Ces enfants qui veulent fuir leur enfance haĂŻssent le passĂ© qui s'impose dans leur mĂ©moire encore fraĂźche. Ils la combattent grĂące Ă une prĂ©paration comportementale au dĂ©ni, une jovialitĂ© excessive, une recherche exaspĂ©rĂ©e de ce qui peut faire rire, une quĂȘte d'engagements superficiels, une hyperactivitĂ© incessante qui les pousse vers le prĂ©sent en fuyant le passĂ©.
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Boris Cyrulnik (Les vilains petits canards)
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Foucault [âŠ] dĂ©veloppera l'idĂ©e d'une "culture gay" Ă crĂ©er, ce qui revient Ă dire que la sexualitĂ© des individus tisse entre eux des liens d'appartenance collective aux quels il convient de donner une physionomie, des contours, un contenu qui restent Ă inventer et ne sauraient ĂȘtre prescrits ou dĂ©finis Ă l'avance. Mais cette conception "minorisante" de Foucault, n'est ni "sĂ©paratiste" ni "assimilationniste". La "culture gay" qu'il appelle de ses vĆux n'est pas "assimilationniste" car il la conçoit au contraire comme ce qui permettra de contourner et donc de dĂ©stabiliser les institutions de l'order Ă©tabli. Elle n'est pas "sĂ©paratiste" puisqu'elle entend produire des transformations culturelles et sociales qui pourraient s'adresser Ă©galement aux hĂ©tĂ©rosexuels qui Ă©touffent dans les carcans de la normalitĂ©. (p. 189)
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Didier Eribon (Insult and the Making of the Gay Self (Series Q))
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New laws also redefined in the interest of the planter the terms of credit and the right to propertyâthe essence of economic power in the rural South. Lien laws now gave a landlordâs claim to his share of the crop precedence over a laborerâs for wages or a merchantâs for supplies, thus shifting much of the risk of farming from employer to employee. North Carolinaâs notorious Landlord and Tenant Act of 1877 placed the entire crop in the planterâs hands until rent had been paid and allowed him full power to decide when a tenantâs obligation had been fulfilledâthus making the landlord âthe court, sheriff, and jury,â complained one former slave.
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Eric Foner (Reconstruction: America's Unfinished Revolution, 1863-1877)
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Buchanan School has two Mr. Liens. One is named Allen Lien, while the other is named Nick Lien. The way people told them apart when talking about them was to include their first initial in their name. So it was Mr. A. Lien who was talking to me from the bus.
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Marcus Emerson (Selfies Are Forever (Secret Agent 6th Grader, #4))
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The pirate captain was pointing at the guy struggling with the gray wizard robes. He didnât know it was a teacher. Things were about to get bad. And by bad, I mean awesome. One of Carlyleâs pirates crawled along the floor until he was right behind Mr. A. Lienâs legs. Carlyle sprinted across the lobby and dove head first into the confused teacher, hard tackling him over the pirate stationed behind his legs. Mr. A. Lien went down like a rock as everyone in the lobby âOhhhhhâd!!
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Marcus Emerson (Beware of the Supermoon (Diary of a 6th Grade Ninja, #11))
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Des situations dramatiques peuvent tisser entre deux personnes des liens que des décennies de vie commune ne seraient pas parvenues à créer.
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Dan Brown (Angels & Demons (Robert Langdon, #1))
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ArrĂȘte de pleurnicher, mon vieux. Tu peux me dire depuis quand on tient compte des liens familiaux, en Islande ? Tout le monde est cousin dans l'Ăźle ! Je n'ai aucune intention de parler seule Ă cette femme, je ne connais pas assez bien l'affaire pour ça. Alors tes beaux principes, tu vas t'asseoir dessus et te vautrer dans le fumier comme tout le monde.
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Yrsa Sigurdardottir
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Il y eut une tension de pensĂ©e entre un taoĂŻsme et un bouddhisme dâune part, soucieux de dĂ©livrer lâhumain des misĂšres du corps et du monde, et un confucianisme dâautre part, attentif Ă dĂ©finir lâhumain par rapport Ă tous ses
humbles liens (pays, corps, famille). Autant le taoĂŻsme prĂȘche le dĂ©tachement et la rĂ©signation du sage solitaire (on lâa vu avec Tchouang Tseu qui prĂ©fĂ©rait continuer Ă traĂźner sa queue dans la gadoue plutĂŽt que dâaccepter une importante fonction qui lâaurait asservi), autant le confucianisme, qui prĂŽne la vigilance morale et politique, est une philosophie de lâengagement. Nous tenons lĂ les deux pĂŽles opposĂ©s de lâattitude du philosophe vis-Ă -vis du pouvoir politique et dont on trouve en Europe des analogues : ainsi lâĂ©picurien se dĂ©finit-il comme dĂ©finitivement dĂ©tachĂ© des affaires humaines considĂ©rĂ©es comme vaines, tandis que le stoĂŻcien se considĂšre comme un citoyen du monde (cosmopolite).
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Christian Godin (La Philosopie Pour Les Nuls)
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Having a mind that cannot stay quiet, I've never been able to meditate without going stir-crazy. But give me a ball of dough and the not-so-distant dream of a piping hot cherry tart with a beautiful lattice-weave top and a generous sprinkling of confectioners sugar, and a feeling of serenity washes over me. My mind instantly hushes.
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Cheryl Lu-Lien Tan (A Tiger in the Kitchen: A Memoir of Food and Family)
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« Non de ceux sur qui est ta ColĂšre, ni de ceux qui errent » : non de ceux qui sâopposent Ă la GrĂące et qui de ce fait se placent dans le rayon de la Justice ou de la Rigueur, ou qui dĂ©chirent le lien qui les relie Ă la GrĂące prĂ©existante; voulant ĂȘtre indĂ©pendant de leur Cause, ou voulant ĂȘtre cause eux- mĂȘmes, ils tombent comme des pierres, sourds et aveugles; la Cause les abandonne. « Ni de ceux qui errent » : ce sont ceux qui, sans sâopposer directement Ă lâUn, se perdent nĂ©anmoins, par faiblesse, dans le multiple; ils ne nient pas lâUn et ne veulent pas en usurper le rang, mais ils restent ce quâils sont, ils suivent leur nature multiple comme sâils nâĂ©taient pas douĂ©s dâintelligence; ils vivent en somme au-dessous dâeux-mĂȘmes et se livrent aux puissances cosmiques, mais sans se perdre sâils se soumettent Ă Dieu. [1]
[1] Selon lâinterprĂ©tation islamique, ces trois catĂ©gories (GrĂące, ColĂšre, errance), concernant respectivement les musulmans, qui suivent la voie du milieu, les juifs, qui ont rejetĂ© JĂ©sus, et les chrĂ©tiens, qui lâont divinisĂ©; le choix des symboles est exotĂ©riquement plausible, mais le sens est universel et se rĂ©fĂšre aux trois tendances fondamentales de lâhomme
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Frithjof Schuon (Understanding Islam)
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«CE QUE JE SUIS», alors ? TraversĂ© depuis lâenfance de flux de lait, dâodeurs, dâhistoires, de sons, dâaffections, de comptines, de substances, de gestes, dâidĂ©es, dâimpressions, de regards, de chants et de bouffe. Ce que je suis ? LiĂ© de toutes parts Ă des lieux, des souffrances, des ancĂȘtres, des amis, des amours, des Ă©vĂ©nements, des langues, des souvenirs, Ă toutes sortes de choses qui, de toute Ă©vidence, ne sont pas moi. Tout ce qui mâattache au monde, tous les liens qui me constituent, toutes les forces qui me peuplent ne tissent pas une identitĂ©, comme on mâincite Ă la brandir, mais une existence, singuliĂšre, commune, vivante, et dâoĂč Ă©merge par endroits, par moments, cet ĂȘtre qui dit « je ». Notre sentiment dâinconsistance nâest que lâeffet de cette bĂȘte croyance dans la permanence du Moi, et du peu de soin que nous accordons Ă ce qui nous fait.
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Comité Invisible (The Coming Insurrection)
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L'objet monétaire a ceci de particulier qu'il a toujours une double fonction. Quand il s'agit d'un bien matériel, il sert à assurer en tant que monnaie l'organisation des échanges ; il permet également, de prÚs ou de loin, de satisfaire un besoin de consommation courante. Forts de ce constat, certains historiens ont théorisé le lien entre l'iconoclasme à Constantinople et l'évolution de la balance des paiements courants de l'Empire byzantin. En effet, l'iconoclasme était puissant quand le déficit extérieur vidait l'empire de sa substance monétaire ; il permettait alors le retour, dans le circuit économique, de l'or récupéré sur les icÎnes vouées à la destruction. Dans ce cas trÚs particulier, il y avait interdépendance entre la politique monétaire et la théologie.
Plus rĂ©cemment, dans lâAllemagne vaincue de 1945, la monnaie d'Ă©change Ă©tait la cigarette amĂ©ricaine. Pour J. K. Galbraith, c'Ă©tait le meilleur instrument monĂ©taire qu'on ait pu imaginer. En effet, en cas d'inflation, les Allemands se mettaient Ă fumer leurs cigarettes, devenues moins utiles, la masse monĂ©taire se contractait et l'inflation Ă©tait stoppĂ©e sans l'intervention d'aucune banque centrale.
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Jean-Marc Daniel (le socialisme de l'excellence)
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2 prisonniers, dans des cachots voisins, qui communiquent par des coups frappés contre le mur. Le mur est ce qui les sépare, mais aussi ce qui leur permet de communiquer. Ainsi nous et Dieu. Toute séparation est un lien
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Simone Weil (La pesanteur et la grace (annoté-illustré): Des citations fulgurantes (French Edition))
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Il faut souligner le lien Ă©troit, d'une part entre la pĂ©riode mekkoise et l'Ă©tat monogamique de l'EnvoyĂ©, d'autre part entre la pĂ©riode mĂ©dinoise et l'Ă©tat polygamique. Celui-ci fut poussĂ© Ă une limite extrĂȘme puisque le ProphĂšte fut autorisĂ© Ă dĂ©passer, pour ce qui le concernait, la rĂšgle de la limitation Ă quatre Ă©pouse, valable pour la communautĂ© islamique.(...) rappeler ici le hadĂźth commentĂ© dans le dernier chapitre du Livre des Chatons, selon lequel trois choses « faisant partie de votre bas-monde ( min dunyĂą-kum ) » furent «rendues aimĂ©es {hubbiba) » du ProphĂšte : les femmes, le parfum et la priĂšre rituelle.
La forme hubbiba indique que l'amour des femmes ne procĂ©dait pas de sa passion individuelle, car il Ă©tait essentiellement liĂ© Ă la poursuite de sa mission. Ceci est Ă©voquĂ© par le terme dunyĂą-kum qui rappelle que la « rĂ©alisation descendante » est pour l'ĂȘtre missionnĂ© un vĂ©ritable sacrifice et qu'il est nĂ©cessairement en exil sur terre. Les vicissitudes liĂ©es Ă la guerre sainte extĂ©rieure, qui a dĂ©butĂ© avec L'HĂ©gire, reprĂ©sentaient la limite ultime de l'Ă©preuve imposĂ©e au ProphĂšte (6). C'est d'ailleurs pourquoi il choisit de mourir sitĂŽt sa mission terminĂ©e, aprĂšs le PĂšlerinage de l'Adieu.
Toute bĂ©atitude terrestre reflĂšte en mode contingent et conditionnĂ© la bĂ©atitude suprĂȘme (...) Le parfum, la priĂšre rituelle, et, plus que tout, l'amour des femmes contribuaient Ă maintenir en ce monde un ĂȘtre qui, en vertu de la perfection de son ĂȘtre total, ne lui appartenait pas en rĂ©alitĂ©, car il l'appelait « dunyĂą-kum »
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Charles-AndrĂ© Gilis (La petite fille de neuf ans - suivi dâune Ă©tude sur «Le souffre rouge»)
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Un paysage n'est pas seulement un Ă©tat d'Ăąme, c'est l'Ăąme elle-mĂȘme, si l'on veut entendre par lĂ que mille liens m'attachent toujours Ă tout ce que je vois, et que sans cesse j'ai, devant des vues nouvelles, le sourd et ardent sentiment que je les connais, que je les connaissais de tout temps.
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Pierre Girard
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Des bourses de doctorat acadĂ©mique-privĂ© (conventions industrielles de formation par la recherche ou Cifre) sâajoutent Ă la panoplie (on en comptait 1 350 en 2012). « Il y a clairement un encouragement aux relations entre les laboratoires publics et les entreprises. Et il faut encore progresser dans ces liens », estime Denis Randet, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral de lâAssociation nationale recherche technologie (ANRT). « Certes, on nâa pas inventĂ© lâĂ©lectricitĂ© en cherchant Ă perfectionner la bougie, mais tous les chercheurs ont en tĂȘte des problĂšmes Ă rĂ©soudre. Et on ne peut pas se priver des questions posĂ©es par les entreprises », complĂšte-t-il.
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Anonymous
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La bourgeoisie a joué dans l'histoire un rÎle éminemment révolutionnaire.
Partout oĂč elle a conquis le pouvoir, elle a dĂ©truit les relations fĂ©odales, patriarcales et idylliques. Tous les liens variĂ©s qui unissent l'homme fĂ©odal Ă ses supĂ©rieurs naturels, elle les a brisĂ©s sans pitiĂ© pour ne laisser subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intĂ©rĂȘt, les dures exigences du «paiement comptant». Elle a noyĂ© les frissons sacrĂ©s de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalitĂ© petite-bourgeoise dans les eaux glacĂ©es du calcul Ă©goĂŻste. Elle a supprimĂ© la dignitĂ© de l'individu devenu simple valeur d'Ă©change; aux innombrables libertĂ©s dĂ»ment garanties et si chĂšrement conquises, elle a substituĂ© l'unique et impitoyable libertĂ© de commerce. En un mot, Ă l'exploitation que masquaient les illusions religieuses et politiques, elle a substituĂ© une exploitation ouverte, Ă©hontĂ©e, directe, brutale.
La bourgeoisie a dĂ©pouillĂ© de leur aurĂ©ole toutes les activitĂ©s considĂ©rĂ©es jusqu'alors, avec un saint respect, comme vĂ©nĂ©rables. Le mĂ©decin, le juriste, le prĂȘtre, le poĂšte, l'homme de science, elle en a fait des salariĂ©s Ă ses gages.
La bourgeoisie a déchiré le voile de sentimentalité touchante qui recouvrait les rapports familiaux et les a réduits à de simples rapports d'argent.
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Karl Marx
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Il nous faut encore expliquer quels liens unissaient Tristana, car tel Ă©tait le nom de la jolie jeune fille, au grand don Lope, seigneur et maĂźtre de ce groupe, qui ne constituait pas Ă proprement parler une famille. Dans le voisinage, et parmi les rares personnes qui dĂ©barquaient un moment chez don Lope pour faire une visite ou pour espionner, il y avait des versions pour tous les goĂ»ts. On voyait lâemporter tour Ă tour, sur ce point capital, telle ou telle opinion ; durant un laps de temps de deux ou trois moi on tient pour vĂ©ritĂ© dâEvangile que cette demoiselle Ă©tait la niĂšce de notre personnage, et il se trouva que des voisins qui lâavaient entendu dire « papa », comme les poupĂ©es qui parlent.
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Benito Pérez Galdós (Tristana)
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II L'Association bretonne. Il est une institution qui distingue la Bretagne des autres provinces et oĂč se rĂ©flĂšte son gĂ©nie, l'Association bretonne. Dans ce pays couvert encore de landes et de terres incultes, et oĂč il reste tant de ruines des anciens Ăąges, des hommes intelligents ont compris que ces deux intĂ©rĂȘts ne devaient pas ĂȘtre sĂ©parĂ©s, les progrĂšs de l'agriculture et l'Ă©tude des monuments de l'histoire locale. Les comices agricoles ne s'occupent que des travaux d'agriculture, les sociĂ©tĂ©s savantes que de l'esprit; l'Association bretonne les a rĂ©unis: elle est Ă la fois une association agricole et une association littĂ©raire. Aux expĂ©riences de l'agriculture, aux recherches archĂ©ologiques, elle donne de la suite et de l'unitĂ©; les efforts ne sont plus isolĂ©s, ils se font avec ensemble; l'Association bretonne continue, au XIXe siĂšcle, l'oeuvre des moines des premiers temps du christianisme dans la Gaule, qui dĂ©frichaient le sol et Ă©clairaient les Ăąmes. Un appel a Ă©tĂ© fait dans les cinq dĂ©partements de la Bretagne Ă tous ceux qui avaient Ă coeur les intĂ©rĂȘts de leur patrie, aux Ă©crivains et aux propriĂ©taires, aux gentilshommes et aux simples paysans, et les adhĂ©sions sont arrivĂ©es de toutes parts. L'Association a deux moyens d'action: un bulletin mensuel, et un congrĂšs annuel. Le bulletin rend compte des travaux des associĂ©s, des expĂ©riences, des essais, des dĂ©couvertes scientifiques; le congrĂšs ouvre des concours, tient des sĂ©ances publiques, distribue des prix et des rĂ©compenses. Afin de faciliter les rĂ©unions et d'en faire profiter tout le pays, le congrĂšs se tient alternativement dans chaque dĂ©partement; une annĂ©e Ă Rennes, une autre Ă Saint-Brieuc, une autre fois Ă VitrĂ© ou Ă Redon; en 1858, il s'est rĂ©uni Ă Quimper. A chaque congrĂšs, des questions nouvelles sont agitĂ©es, discutĂ©es, Ă©claircies[1]: ces savants modestes qui consacrent leurs veilles Ă des recherches longues et pĂ©nibles, sont assurĂ©s que leurs travaux ne seront pas ignorĂ©s; tant d'intelligences vives et distinguĂ©es, qui demeureraient oisives dans le calme des petites villes, voient devant elles un but Ă leurs efforts; la publicitĂ© en est assurĂ©e, ils seront connus et apprĂ©ciĂ©s. D'un bout de la province Ă l'autre, de Rennes Ă Brest, de Nantes Ă Saint-Malo, on se communique ses oeuvres et ses plans; tel antiquaire, Ă Saint-Brieuc, s'occupe des mĂȘmes recherches qu'un autre Ă Quimper: il est un jour dans l'annĂ©e oĂč ils se retrouvent, oĂč se resserrent les liens d'Ă©tudes et d'amitiĂ©. [Note 1: Voir l'Appendice.] Le congrĂšs est un centre moral et intellectuel, bien plus, un centre national: ces congrĂšs sont de vĂ©ritables assises bretonnes; ils remplacent les anciens Ătats: on y voit rĂ©unis, comme aux Ătats, les trois ordres, le clergĂ©, la noblesse et le tiers-Ă©tat, le tiers-Ă©tat plus nombreux qu'avant la RĂ©volution, et de plus, mĂȘlĂ©s aux nobles et aux bourgeois, les paysans. La Bretagne est une des provinces de France oĂč les propriĂ©taires vivent le plus sur leurs terres; beaucoup y passent l'annĂ©e tout entiĂšre. De lĂ une communautĂ© d'habitudes, un Ă©change de services, des relations plus familiĂšres et plus intimes, qui n'ĂŽtent rien au respect d'une part, Ă la dignitĂ© de l'autre. PropriĂ©taires et fermiers, rĂ©unis au congrĂšs, sont soumis aux mĂȘmes conditions et jugĂ©s par les mĂȘmes lois; souvent le propriĂ©taire concourt avec son fermier. Dans ces mĂȘlĂ©es animĂ©es, oĂč l'on se communique ses procĂ©dĂ©s, oĂč l'on s'aide de ses conseils, oĂč l'on distribue des prix et des encouragements, les riches propriĂ©taires et les nobles traitent les paysans sur le pied de l'Ă©galitĂ©; ici, la supĂ©rioritĂ© est au plus habile: c'est un paysan, GuĂ©venoux, qui, en 1857, eut les honneurs du congrĂšs de Redon. Voici quatorze ans que l'Association bretonne existe; l'ardeur a toujours Ă©tĂ© en croissant; les congrĂšs sont devenus des solennitĂ©s: on y vient de tous les points
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Anonymous
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L'unité de l'homme primitif et de la nature est d'essence magique. L'homme ne se sépare vraiment de la nature qu'en la transformant par la technique et, la transformant, il la désacralise. Or l'emploi de la technique est subordonné à une organisation sociale. La société naßt avec l'outil. Bien plus, l'organisation est la premiÚre technique cohérente de lutte contre la nature. L'organisation sociale - hiérarchisée puisque fondée sur l'appropriation privative - détruit peu à peu le lien magique existant entre l'homme et la nature, mais à son tour elle se charge de magie, elle crée entre elle et les hommes une unité mythique calquée sur leur participation au mystÚre de la nature.
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Raoul Vaneigem (The Revolution of Everyday Life)
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« Les Ă©toiles et les planĂštes, les mĂ©ridiens du corps humain, la peinture, lâhistoire, le langage, lâalchimie, les arbres et les plantes, la mĂ©taphysique, lâastronomie, les cathĂ©drales du Moyen Ăge, â tout, absolument tout est fondĂ© sur le lien. Le fragment nâexiste que pour rejoindre la figure qui lui donnera sens. »
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HélÚne Dorion (L'étreinte des vents)
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En ce qui concerne l'idĂ©ologie sexuelle, il y a coĂŻncidence entre l'idĂ©ologie conjugale de la famille petite-bourgeoise et l'idĂ©e de famille en gĂ©nĂ©ral, c'est-Ă -dire l'union monogamique dĂ©finitive. Si misĂ©rables et dĂ©sespĂ©rĂ©es, douloureuses et insupportables que soient la situation conjugale et la constellation familiale, les membres de la famille sont condamnĂ©s Ă les justifier, Ă l'intĂ©rieur de la famille et vis-Ă -vis de l'extĂ©rieur. La nĂ©cessitĂ© sociale de cette attitude conduit Ă masquer la misĂšre et Ă idĂ©aliser la famille et le mariage ; elle engendre Ă©galement la diffusion du sentimentalisme familial, avec ses clichĂ©s de "bonheur familial", de "foyer protecteur", du "havre de paix et de bonheur" que la famille est censĂ©e reprĂ©senter pour les enfants. Le fait que dans notre sociĂ©tĂ© la situation est encore plus lamentable en dehors du mariage et de la famille, oĂč la vie sexuelle perd absolument tout appui matĂ©riel, lĂ©gal ou moral, est interprĂ©tĂ© Ă tort comme signifiant que l'institution familiale est naturelle, biologique. La mĂ©prise sur le vĂ©ritable Ă©tat des choses, ainsi que les slogans sentimentaux qui contribuent Ă crĂ©er l'atmosphĂšre idĂ©ologique, sont psychologiquement indispensables, car ils permettent au psychisme de supporter l'intolĂ©rable situation familiale. C'est pourquoi le traitement des nĂ©vroses, balayant les illusions et mettant Ă nu la vĂ©ritĂ© des situations, est susceptible de dĂ©truire les liens conjugaux et familiaux. (p. 134)
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Wilhelm Reich (The Sexual Revolution: Toward a Self-governing Character Structure)
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L'éducation sexuelle familiale est condamnée à détériorer la sexualité de l'individu. Si tel ou tel individu réussit malgré tout à accéder à une vie sexuelle saine, il le fait d'ordinaire aux dépens des liens familiaux.
La rĂ©pression des besoins sexuels provoque l'anĂ©mie intellectuelle et Ă©motionnelle gĂ©nĂ©rale, et en particulier le manque d'indĂ©pendance, de volontĂ© et d'esprit critique. La sociĂ©tĂ© autoritaire n'est pas liĂ©e Ă la "morale en soi", mais bien plutĂŽt aux altĂ©rations de l'ĂȘtre psychique, qui, destinĂ©es Ă l'ancrage de la morale sexuelle, constituent en premier lieu cette structure mentale qui est la base psychique collective de toute sociĂ©tĂ© autoritaire. La structure servile est un mixte d'impuissance sexuelle, de dĂ©tresse, d'aspiration Ă un appui, Ă un FĂŒhrer, de crainte de l'autoritĂ©, de peur de la vie et de mysticisme. Elle se caractĂ©rise par un loyalisme dĂ©vot mĂȘlĂ© de rĂ©volte. La peur de la sexualitĂ© et l'hypocrisie sexuelle caractĂ©risent le "bourgeois" et son milieu. Les individus ayant cette structure sont inaptes Ă un mode de vie dĂ©mocratique, et annihilent tout effort destinĂ© Ă instituer et Ă maintenir des organisations rĂ©gies par des principes vĂ©ritablement dĂ©mocratiques. Ils constituent le terrain psychologique sur lequel peuvent prolifĂ©rer les tendances dictatoriales ou bureaucratiques de dirigeants dĂ©mocratiquement Ă©lus. (p. 140-141)
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Wilhelm Reich (The Sexual Revolution: Toward a Self-governing Character Structure)
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La liaison sexuelle permanente contient de nombreux germes de conflit, non moins que toute autre type de relation durable. Ce qui nous occupe ce ne sont pas les difficultés humaines générales, mais les difficultés spécifiquement sexuelles qui s'y ajoutent. La plus importante de celles-ci, c'est le conflit entre l'amortissement (temporaire ou définitif) du désir sensuel et l'accroissement de la tendresse pour le partenaire.
Dans toute relation sexuelle en effet, tĂŽt ou tard, souvent ou rarement, apparaissent des pĂ©riodes de faible attraction sensuelle, ou mĂȘme d'absence complĂšte de dĂ©sir. C'est un fait d'expĂ©rience sur lequel aucun argument moral n'a de prise ; l'intĂ©rĂȘt sexuel ne se commande pas. Mieux les partenaires seront assortis sous le rapport de la sensualitĂ© et de la tendresse, moins frĂ©quents et irrĂ©versibles seront ces Ă©pisodes. NĂ©anmoins toute relation sexuelle est exposĂ©e Ă cet amortissement. Ce fait n'aurait guĂšre d'importance s'il ne s'y ajoutait que :
1. L'affaiblissement peut se produire chez un seul partenaire.
2. La plupart des liaisons sexuelles sont actuellement compliquées de liens économiques (dépendance de la femme et des enfants).
3. Indépendamment de ces difficultés extérieures, il existe une difficulté interne qui rend compliquée la seule solution logique : la séparation et la recherche d'un autre partenaire. (p. 195-196)
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Wilhelm Reich (The Sexual Revolution: Toward a Self-governing Character Structure)
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Pour l'homme de loi, le mariage est l'union de deux personnes de sexe opposĂ© fondĂ©e sur un document officiel ; pour le psychiatre, c'est un lien affectif fondĂ© sur une union sexuelle, accompagnĂ© d'habitude d'un dĂ©sir de paternitĂ©. Pour le psychiatre, il n'y a pas de mariage dĂšs lors que les partenaires possĂšdent simplement les papiers, mais ne vivent pas ensemble. L'acte de mariage n'est pas en lui-mĂȘme un mariage. Il y a mariage pour le psychiatre, lorsque deux individus de sexe opposĂ© s'aiment, s'occupent l'un de l'autre, vivent ensemble et, pour la progĂ©niture, font de cette union une famille. Pour le psychiatre, le mariage est une union rĂ©elle et pratique de nature sexuelle, sans considĂ©ration d'une Ă©ventuelle inscription sur les registres d'Ă©tat civil. Pour le psychiatre, l'acte de mariage n'est que la confirmation officielle d'une relation sexuelle dĂ©cidĂ©e, entreprise et vĂ©cue par les partenaires ; il considĂšre que ce sont les partenaires, et non les reprĂ©sentants de la loi, qui font qu'un mariage est ou n'est pas. (p. 188)
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Wilhelm Reich (The Sexual Revolution: Toward a Self-governing Character Structure)
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RudenÄ« nav vÄrts domÄt
Par "mĆ«ĆŸÄ«gÄ miera" valstÄ«bu,
Par brÄ«vÄ«bu, brÄlÄ«bu un vienlÄ«dzÄ«bu.
Nedrīkst sajaukt rudens mieru
Ne ar kÄdu citu
Izgudrotu vai eglīƥu spÄ«dekÄŒiem apkÄrtu mieru.
- LÄ«dz kaulam atkailinÄts,
Viens ar lapu ekstÄtisko atraisīƥanos,
Skaidrs kÄ atvÄzta tukĆĄa debess,
NepÄrprotams kÄ saules ripa uz mieta -
GribÄtos paturÄt - nostabilizÄt ĆĄo pauzi.
Bet tÄrpi jau lien savÄs alÄs, droĆĄi,
Ka atkal nÄks vasara. PilnÄ«gi droĆĄi.
Ć ie tÄrpi bĆ«tu jÄpiesit krustÄ.
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Roberts Mƫks (Erotika)
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« Aucun ouvrage de rĂ©fĂ©rence au monde, avec ses citations, ne peut remplacer le lien organique qu'une affirmation trouvĂ©e par nous-mĂȘme Ă©tablit avec notre intuition et notre attention, si bien qu'il se forme une vĂ©ritable richesse pour notre esprit. »
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Jacob Burckhardt
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La gĂȘne que me donnait ce manque de lien entre mon corps et la nature s'exprimait par une pudeur exagĂ©rĂ©e. Non seulement les expressions franchement dĂ©goĂ»tantes ne passaient pas mes lĂšvres mais les rĂ©alitĂ©s du corps les plus anodines m'inspiraient de la honte et du dĂ©goĂ»t. MĂȘme des mots comme "poitrine", "nu", "parties", j'avais du mal Ă les prononcer ; avec la pruderie victorienne hĂ©ritĂ©e de mon milieu, j'Ă©vitais mĂȘme de parler de "jambe" et de "pantalon". MĂȘme le mot "corps" Ă©tait tabou ; mĂȘme le mot dĂ©signant l'ensemble de ce qui m'Ă©pouvantait ne devait pas ĂȘtre prononcĂ©. Mais la plus grande honte, je l'Ă©prouvais devant ma propre nuditĂ©. (p. 85)
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Fritz Zorn (Mars)
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Et, en effet, une fois qu'on a cessé de confondre l'individualisme avec son
contraire, c'est-à -dire avec l'utilitarisme, toutes ces prétendues contradictions
s'évanouissent comme par enchantement. Cette religion de l'humanité a tout
ce qu'il faut pour parler à ses fidÚles sur un ton non moins impératif que les
religions qu'elle remplace. Bien loin qu'elle se borne Ă flatter nos instincts, elle
nous assigne un idéal qui dépasse infiniment la nature ; car nous ne sommes
pas naturellement cette sage et pure raison qui, dégagée de tout mobile
personnel, légiférerait dans l'abstrait sur sa propre conduite. Sans doute, si la
dignité de l'individu lui venait de ses caractÚres individuels, des particularités
qui le distinguent d'autrui, on pourrait craindre qu'elle ne l'enfermĂąt dans une
sorte d'égoïsme moral qui rendrait impossible toute solidarité. Mais, en réalité,
il la reçoit d'une source plus haute et qui lui est commune avec tous les
hommes. S'il a droit Ă ce respect religieux, c'est qu'il a en lui quelque chose de
l'humanité. C'est l'humanité qui est respectable et sacrée ; or elle n'est pas
toute en lui. Elle est répandue chez tous ses semblables ; par suite, il ne peut la
prendre pour fin de sa conduite sans ĂȘtre obligĂ© de sortir de soi-mĂȘme et de se rĂ©pandre au-dehors. Le culte dont il est, Ă la fois, et l'objet et l'agent, ne
s'adresse pas Ă l'ĂȘtre particulier qu'il est et qui porte son nom, mais Ă la
personne humaine, oĂč qu'elle se rencontre, sous quelque forme qu'elle
s'incarne. Impersonnelle et anonyme, une telle fin plane donc bien au-dessus
de toutes les consciences particuliĂšres et peut ainsi leur servir de centre de
ralliement. Le fait qu'elle ne nous est pas étrangÚre (par cela seul qu'elle est
humaine) n'empĂȘche pas qu'elle ne nous domine. Or, tout ce qu'il faut aux
sociĂ©tĂ©s pour ĂȘtre cohĂ©rentes, c'est que leurs membres aient les yeux fixĂ©s sur
un mĂȘme but, se rencontrent dans une mĂȘme foi, mais il n'est nullement
nécessaire que l'objet de cette foi commune ne se rattache par aucun lien aux
natures individuelles. En définitive, l'individualisme ainsi entendu, c'est la
glorification, non du moi, mais de l'individu en général. Il a pour ressort, non
l'égoïsme, mais la sympathie pour tout ce qui est homme, une pitié plus large
pour toutes les douleurs, pour toutes les misĂšres humaines, un plus ardent
besoin de les combattre et de les adoucir, une plus grande soif de justice. N'y
a-t-il pas là de quoi faire communier toutes les bonnes volontés. Sans doute, il
peut arriver que l'individualisme soit pratiqué dans un tout autre esprit.
Certains l'utilisent pour leurs fins personnelles, l'emploient comme un moyen
pour couvrir leur égoïsme et se dérober plus aisément à leurs devoirs envers la
société. Mais cette exploitation abusive de l'individualisme ne prouve rien
contre lui, de mĂȘme que les mensonges utilitaires de l'hypocrisie religieuse ne
prouvent rien contre la religion.
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Ămile Durkheim (L'individualisme et les intellectuels)
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LâĂ©conomie est Ă©galement une invention noble quand elle a pour mission de rĂ©guler les liens et les nĂ©cessitĂ©s entre les ĂȘtres humains et dâinstaurer un ordre Ă©quitable Ă la satisfaction de chacun. ObservĂ©e dâune façon plus objective, ce que nous appelons Ă©conomie repose sur lâaviditĂ© et lâinsatiabilitĂ© humaine avec un «toujours plus» stimulĂ© par la publicitĂ©.
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Pierre Rabhi (La part du colibri: L'EspĂšce humaine face Ă son devenir)
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La fugue â paraĂźt-il â est un appel au secours et quelquefois une forme de suicide. Vous Ă©prouvez quand mĂȘme un bref sentiment dâĂ©ternitĂ©. Vous nâavez pas seulement tranchĂ© les liens avec le monde, mais aussi avec le temps. Et il arrive quâĂ la fin dâune matinĂ©e, le ciel soit dâun bleu lĂ©ger et que rien ne pĂšse plus sur vous. Les aiguilles de lâhorloge du jardin des Tuileries sont immobiles pour toujours. Une fourmi nâen finit pas de traverser la tache de soleil.
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Patrick Modiano
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[Le christianisme] occupe une place Ă part car câest la forme traditionnelle qui avait en charge lâOccident quand la dĂ©viation moderne sâest produite. On peut donc penser quâune certaine responsabilitĂ© incombe Ă cet Ă©gard au Catholicisme puisque câest le Saint-SiĂšge romain qui a vocation Ă rĂ©gir lâĂglise universelle.[...]
LâĂglise est rĂ©gie par le Saint-Esprit, non par une loi que JĂ©sus lui aurait apportĂ©e (20). Il rĂ©sulte de cette particularitĂ© que le droit appliquĂ© dĂ©coule uniquement de lâintuition spirituelle de ceux qui dirigent lâĂglise ; or cette intuition peut varier car elle dĂ©pend de leur qualification et de leur rĂ©alisation effective. Ceci explique pourquoi, sur une question aussi essentielle que celle que nous Ă©voquons ici [le prĂȘt Ă intĂ©rĂȘt], il y a une diffĂ©rence et mĂȘme une incompatibilitĂ© entre la doctrine catholique qui prĂ©valait au moyen Ăąge et celle qui est enseignĂ©e aujourdâhui ; ce qui peut paraĂźtre incomprĂ©hensible pour ceux qui suivent les lĂ©gislations sacrĂ©es. Au moyen Ăąge, le simple fait dâenvisager que le prĂȘt Ă intĂ©rĂȘt puisse ĂȘtre lĂ©gitime entraĂźnait lâexcommunication, alors quâaujourdâhui câest uniquement lâusure qui est interdite, non le prĂȘt Ă intĂ©rĂȘt en lui-mĂȘme. Cette Ă©volution est significative, car elle implique quâun enseignement fondĂ© sur une connaissance Ă©sotĂ©rique vĂ©ritable a fait place Ă un point de vue purement moral. Lâintuition intellectuelle sâĂ©tant affaiblie au point de devenir inopĂ©rante, les raisons profondes et lâinterdiction ont cessĂ© dâĂȘtre perçues. Or, ces raisons prĂ©sentent un lien direct avec la naissance et le dĂ©veloppement de la dĂ©viation antitraditionnelle de lâOccident, car le prĂȘt Ă intĂ©rĂȘt a Ă©tĂ© le moteur financier du monde moderne. RenĂ© GuĂ©non a montrĂ© le caractĂšre nĂ©faste de lâaltĂ©ration des monnaies par Philippe le Bel (21) et les consĂ©quences dĂ©sastreuses que celle-ci avaient eu pour lâOccident. Le prĂȘt Ă intĂ©rĂȘt est une autre modalitĂ© de cette altĂ©ration puisquâil a pour effet de soumettre la valeur de la monnaie Ă lâĂ©coulement du temps, qui est celui du prĂȘt, alors que la fonction premiĂšre de celle-ci est de garantir la stabilitĂ© des Ă©changes par rĂ©fĂ©rence Ă un principe immuable que la monnaie reprĂ©sente dans le domaine temporel.
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Charles-André Gilis
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Som en upartisk, interessert tilskuer betraktet Lien tankene som kom. Slike rare tanker som sÄ ofte nÄr hun var i denne skumringssonen mellom vÄkenhet og sÞvn, drÞm og virkelighet, fortid og nÄtid. Tanker og filosofiske betrakninger som bÄde tilhÞrte henne og umulig kunne tilhÞre henne. Tankene til en politiker. En filosof. En general.
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Ingar Knudsten (Nord for Saigon)
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Laser Ă©toiles vert pas cher Ă vendre 800mw . on vous recommande ce laser etoiles vert , il est bon marche a vendre , la puissance est de 800mw , la lumiere est dâetoiles , tres belle. Je lâaime, et je crois que vous peut-etre aimez aussi. Donc je vous propose de ce laser. le lien de source : laserfourni
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billmckibben
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comme Lulu.com, vous pouvez trÚs aisément publier vos livres, et grùce à Amazon, vous pouvez tout aussi facilement les vendre ! De plus, vous aurez juste à ajouter un lien au dos de votre livre vers des
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A Haïk (Comment créer votre infoproduit rapidement: créer infoproduit (French Edition))
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Rise Again
One goal goes by the wayside
Some watch sneering arms folded
Laughing at you until the end
Until you have the last laugh
You've courage you're no riffraff
Another will lend you a hand
You're apparently not left for dead
You rise again and all is fine
Defeat no matter how crushing
That seemingly final act they consing
Is speckle of dust to you the leaning
Majestic Tower of Pisa still standing
How dissapointed they must be
Thinking they have the master key
More bogus then a midnight sun
Yet you stand on a solid foundation
Your destiny is beyond what anyone
Or anything can give or take from you
Dangling hope strings attached rescue
Instead rise and face the morning dew
You the sun reclaiming your den
From the frost,beams of hope chasing
You are alone but alive again
Shining the sheen of your green
You rise again free no one's lien
You are alive because you alaone
Can decide the meaning of the dust
If they had meaning to begin with
Kaleb Kilton (c) 2016
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Kaleb Kilton
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But Rita was relentless. For her, there was always one more house to look at, and every single Next One was going to be the One, the ideal location for Total Domestic Felicity, and so we would all race grumpily on to another perfectly serviceable home, only to discover that a leak in the sprinkler system in the backyard was almost certainly causing a sinkhole under the turf, or there was a lien on the second mortgage, or killer bees had been seen nesting only two blocks away. It was always something, and Rita seemed unaware that she had spun off alone into a deep neurotic fugue of perpetual rejection. And
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Jeff Lindsay (Double Dexter (Dexter #6))
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Ce qui est certain, c'est que si le lien se trouve ĂȘtre dĂ©finitivement rompu entre le professeur et ses Ă©lĂšves lorsque celui-lĂ se retranche derriĂšre sa persona, son statut, sa fonction au sein de l'institution, la fatigue, l'ennui, voire les signes avant-coureurs de la dĂ©pression risquent de s'installer de maniĂšre plus ou moins durable et d'empoisonner la relation professeur-Ă©lĂšve, cette situation faisant obstacle Ă la transmission optimale des savoirs, cette transmission Ă©tant la raison d'ĂȘtre principale de l'Ă©cole, sa mission. On assiste dĂ©sormais en classe Ă un vĂ©ritable combat archĂ©typique entre les forces de vie et les forces de mort. Une bonne gestion archĂ©typique suppose que l'enseignant soit au moins sensibilisĂ© Ă cette dimension autrement que de maniĂšre purement intellectuelle et, surtout, qu'il soit capable de l'animer et de la vivre de maniĂšre relativement harmonieuse, en acceptant d'ĂȘtre provisoirement dĂ©stabilisĂ©, en acceptant de vivre une part inĂ©vitable d'angoisse et d'instabilitĂ© Ă©motionnelle, ainsi que l'imprĂ©visibilitĂ© des rapports avec ses Ă©lĂšves, en mettant en place une gestion de la relation Ă©ducative qui reste au plus prĂšs de la vie et de sa dynamique, des Ă©nergies mises en jeu, sans faire intervenir de maniĂšre exagĂ©rĂ©e la morale, la biensĂ©ance et son confort personnel et en acceptant de prendre une part normale de risque. (p. 92)
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Jean-Daniel Rohart (Comment réenchanter l'école ? : Plaidoyer pour une éducation postmoderne)
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The suspense grew as she activated a machine rigged with what appeared to be antennae. His immediate thought was that somehow painful electrical shocks were to be administered by the machine in order to attain a desired behavior. The mice, however, were docile. Neither behaved frantically by wriggling around to escape her clutching hands.  He then suspected a more subtle, persuasive force was to be applied.  Lien
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James Gerard (Divisions)
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Clue After a night of reflection, a thorough look at all of Lienâs notes and carefully plotted data, Paul had doubts about his reasoning ability. He concluded that while at one time he had been competent enough as both a surgeon and teacher, much of that skill and knowledge had eroded with timeâthe objective to their research project eluded him.  Funny,
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James Gerard (Divisions)
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Quelle en est la cause ? La voici : dans les temps modernes et dans l'antiquitĂ©, il n'y avait plus de rois depuis longtemps; la maison des Tcheou (Zhou n.n.) s'Ă©tait affaiblie; quand les cinq hĂ©gĂ©mons eurent cessĂ© d'ĂȘtre, ses ordres n'eurent plus d'autoritĂ© dans l'empire; c'est pourquoi les seigneurs gouvernĂšrent par la violence ; les forts tyrannisĂšrent les faibles; la majoritĂ© opprima la minoritĂ©; les armes et les cuirasses ne furent point dĂ©posĂ©es; les hommes de valeur et le peuple furent Ă©puisĂ©s. Or, quand Ts'in (Qin n.n.) se tourna du cĂŽtĂ© du sud et rĂ©gna sur l'empire, il y eut dĂšs lors en haut un Fils du Ciel ; aussitĂŽt la multitude innombrable du peuple espĂ©ra obtenir la paix conforme Ă sa nature et Ă sa destinĂ©e ; il nây eut per- sonne qui ne se portĂąt vers lui de tout son cĆur et qui ne regardĂąt en haut avec respect. Dans ces circonstances, câĂ©tait lĂ que se trouvait le principe du prestige protecteur, de la gloire assurĂ©e, du pĂ©ril conjurĂ©.
Le roi de Tsâin (Qin n.n.) nourrissait des sentiments avides et bas; il appliquait les connaissances qui sortaient de son propre esprit; il ne donnait pas sa confiance aux ministres Ă©prouvĂ©s et ne contractait pas des liens Ă©troits avec les gens de valeur et le peuple ; il abandonna la ligne de conduite suivie par les rois et Ă©tablit son pou- voir autocratique; il interdit les Ă©crits et les livres et rendit impitoyables les chĂątiments et les lois ; il mit au premier rang la tromperie et la violence, et au dernier rang la bontĂ© et la justice; il fit de la tyrannie le fonde- ment de l'empire. Or, si celui qui conquiert et annexe met en avant la tromperie et la violence, dâautre part, celui qui pacifie et affermit tient en estime la douceur et lâĂ©quitĂ© ; cela signifie que les mĂ©thodes ne sont pas les mĂȘmes pour prendre et pour conserver.
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Sima Qian (Mémoires historiques - DeuxiÚme Section (French Edition))
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But Ky understood. She hated how well she now understood. After all, hadnât she kept every hurt sheâd ever experienced from her own parents? Hadnât she hidden the bullying, the name-calling, the cruel acts of strangers, the times sheâd been told to go back to where she came from, the ching-chongs, the pulled-back eyelids, the blondies with the Cabbage Patch Kids, the way she was forced to play the monster, the way she was asked why she couldnât just take a joke, the times she was told that Asian women were ugly, kinky, docile, crazy, nerdy, unworthy, the way she was dismissed by men, the way she was dismissed by white men, their comments about what Asian women were and werenât, what Asian women could or couldnât be, the way she smiled with her tongue pressed against her teeth even as an ache beat in tandem with her heartâhadnât she hidden all of that? And hadnât she lived her own ambitious, exciting, anxious, uncompromising life while knowing that she could never, ever, ever, ever tell her parents about what she had been through? Because knowing would break their hearts. Because she had to help them believe that their sacrifices had paid off. Because she had to help them believe that moving to a country where they didnât speak the language and werenât seen as individuals had been worth it. Because she had to convince them that theyâd done right by their children, that no one had failed, that no one had been let down, that they were one of the lucky ones whoâd followed the path and found success. It made perfect sense. You lied to protect. You lied because of love.
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Tracey Lien (All That's Left Unsaid)
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Having a mind that cannot stay quiet, Iâve never been able to meditate without going stir-crazy. But give me a ball of dough and the not-so-distant dream of a piping hot cherry tart with a beautiful lattice-weave top and a generous sprinkling of confectioners sugar, and a feeling of serenity washes over me. My mind instantly hushes.
---Cheryl Lu-Lien Tan
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Susan Wiggs (Sugar and Salt (Bella Vista Chronicles, #4))
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Seul ton amour pour eux pourra sauver autre chose de la Horde que le simple souvenir que tu en auras. Suis-je clair ? Tu portes le lien en toi et ce lien trame ce qui tient la Horde.
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Alain Damasio (La Horde du Contrevent)
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Its first battle was to sidestep the furnishing merchant by combining individualsâ supply needs into bulk orders, which an agent for the group could purchase directly at urban wholesalers. Alliance headquarters would pay on credit. The organization would secure that creditâfor the total sum, including tenantsâ ordersâusing landowning membersâ holdings and current crop liens as collateral. Then everyoneâs harvest, also combined in bulk, would be sorted and graded in a common warehouse. Farmers with surplus could store it there to gain higher prices out of season. The crop would be offered for sale directly to bulk purchasers in the North, or England or Germany.
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Sarah Chayes (On Corruption in America: And What Is at Stake)