Vous Quotes

We've searched our database for all the quotes and captions related to Vous. Here they are! All 200 of them:

La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu'il n'existe pas." ("The devil's finest trick is to persuade you that he does not exist.")
Charles Baudelaire (Paris Spleen)
Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre! L'air immense ouvre et referme mon livre, La vague en poudre ose jaillir des rocs! Envolez-vous, pages tout éblouies! Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies Ce toit tranquille où picoraient des focs!
Paul Valéry (Le cimetière marin / El cementerio marino)
Quand je vous ai dit que vous aviez une prédisposition surnaturelle aux catastrophes, ce n'était pas une invitation à me donner raison.
Christelle Dabos (Les Disparus du Clairdelune (La Passe-Miroir, #2))
But it is important to know this, to know your roots. To know where you started as a person. If not, your own life seems unreal to you. Like a puzzle. Vous comprenez? Like you have missed the beginning of a story and now you are in the middle of it, trying to understand.
Khaled Hosseini (And the Mountains Echoed)
Connor pinches her chin between his fingers, and he says, “Vous êtes enceinte.” You’re pregnant. I spit out my water. Just like that. One word. Enceinte. And my cover is blown. Fucking fuck
Krista Ritchie (Hothouse Flower (Calloway Sisters #2))
Entre Ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis, Ce que vous avez envie d'entendre, Ce que vous croyez entendre, Ce que vous entendez, Ce que vous avez envie de comprendre, Ce que vous croyez comprendre, Ce que vous comprenez... il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même...
Bernard Werber (L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu)
La première fois que je vous ai vue, je me suis fait une piètre opinion de vous. Je vous croyais sans jugeote et sans caractère, incapable de tenir jusqu'au mariage. Ça restera à jamais la plus grosse erreur de ma vie.
Christelle Dabos (Les Disparus du Clairdelune (La Passe-Miroir, #2))
Présente je vous fuis; absente, je vous trouve; Dans le fond des forêts votre image me suit
Jean Racine (Phèdre)
Je vous préviens. Les mots que vous m'avez dits, je ne vous laisserai pas revenir dessus.
Christelle Dabos (La Mémoire de Babel (La Passe-Miroir, #3))
Si vous êtes pris dans le rêve de l‘autre; vous êtez foutus.
Gilles Deleuze
- Qu’est-ce que vous faites dans la vie, vous? – J’apprends des choses, dit Colin. Et j’aime Chloé.
Boris Vian (L'écume des jours)
Vous me compliquez la vie avec votre rancœur, nous devons impérativement nous réconcilier. Je n'ai pas le droit de pénétrer dans le gynécée : retrouvez-moi à l'intendance, insultez-moi, giflez-moi, cassez-moi une assiette sur la tête si ça vous chante, et puis n'en parlons plus.
Christelle Dabos (Les Disparus du Clairdelune (La Passe-Miroir, #2))
There are moments that have a certain flavor of eternity
Marc Levy (Vous revoir (Et si c’était vrai…, #2))
Il est des petites choses que l'on laisse derrière soi, des moments de vie ancrés dans la poussière du temps. On peut tenter de les ignorer, mais ces petits riens mis bout à bout forment une chaîne qui vous raccroche au passé.
Marc Levy (Le Voleur d'ombres)
Voilà, ma petite Amélie, vous n'avez pas des os en verre. Vous pouvez vous cogner à la vie. Si vous laissez passer cette chance, alors avec le temps, c'est votre cœur qui va devenir aussi sec et cassant que mon squelette. Alors, allez-y, nom d'un chien!
Jean-Pierre Jeunet
Mon père disait qu'il ne faut jamais comparer les gens, chaque personne est différente, l'important est de trouver la différence qui vous convient le mieux. Cléa était ma différence.
Marc Levy (Le Voleur d'ombres)
Vous craignez les livres comme certaines bourgades ont craint les violons. Laissez lire, et laissez danser; ces deux amusements ne feront jamais de mal au monde.
Voltaire
La solitude est une belle chose; mais il faut quelqu'un pour vous dire que la solitude est une belle chose.
Honoré de Balzac
Et puis, tenez, monsieur Marius,je crois que j'étais un peu amoureuse de vous.
Victor Hugo (Les Misérables)
On ne reste pas parce qu'on aime certaines personnes; on s'en va parce qu'on en déteste d'autres. Il n'y a que le moche qui vous fasse agir. On est lâches.
Boris Vian (L'arrache-coeur)
Parce que ma bouche se tait, pensez-vous que mon coeur se repose?
André Gide
When I was seventeen you said you wanted to perform an autopsy on me, to crack open my ribcage and squeeze my heart until it burst between your fingers.” What is that—if not flirting? She lifts her head off a pillow to near me, propping her elbows on the mattress. “That was me hating you, Richard. I dreamed of your death.” “You dreamed of clutching my heart,” I rebut. “Of killing you,” she emphasizes. I lean closer to her, our eyes locking. “Vous m’aimiez.” You loved me.
Becca Ritchie (Fuel the Fire (Calloway Sisters, #3))
La célébrité est à double tranchant: Elle vous fait gagner en popularité, mais aussi perdre la créativité.
Mouloud Benzadi
vous avez poison au coeur
Carlos Ruiz Zafón (The Shadow of the Wind (The Cemetery of Forgotten Books, #1))
Si vous faîtes attention aux signes, quand donc ferez vous attention à ce qu'ils signifient? If you pay attention to the signs, but when will you pay attention to what they signify?
François Rabelais
C'est ça être un ami, non ? Savoir deviner quand l'autre vous dit le contraire de ce qu'il pense au fond de lui.
Marc Levy (Le Voleur d'ombres)
Ne tombez plus dans les escaliers, évitez les objets tranchants et surtout, surtout, gardez-vous des personnes peu recommandables, entendu ?
Christelle Dabos (Les Disparus du Clairdelune (La Passe-Miroir, #2))
C'est de l'amour, ou il n'en exista jamais: vous le niez bien de cent façons: mais vous le prouvez de mille.
Pierre Choderlos de Laclos (Les liaisons dangereuses)
There's a French saying, ‘Où le Dieu a vous semé, il faut savoir fleurir.’ Let's see, ‘Wherever God has planted you, you must know how to flower'...
Alan Furst (The Spies of Warsaw (Night Soldiers, #10))
Tout s’achète : l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi.
Frédéric Beigbeder (99 francs)
Les amis sont parfois comme des ombres. Lorsque vous marchez dans la lumière, ils vous suivent. Et quand vous tombez dans les ténèbres, ils vous quittent.
Mouloud Benzadi
Quand le monde sera réduit en un seul bois noir pour nos quatre yeux étonnés, - en une plage pour deux enfants fidèles, - en une maison musicale pour notre claire sympathie, - je vous trouverai.
Arthur Rimbaud (Les Illuminations)
Ne lisez pas comme les enfants lisent, pour vous amuser, ni comme les ambitieux lisent, pour vous instruire. Non. Lisez pour vivre.
Gustave Flaubert
Je vais vous dire un grand secret ... . N'attendez pas le Jugement dernier. Il a lieu tous les jours.
Albert Camus (The Fall (Vintage International))
L'amour le plus fort est celui qui n'est pas partagé. J'aurais préféré ne jamais le savoir, mais telle est la vérité: il n'y a rien de pire que d'aimer quelqu'un qui ne vous aime pas - et en même temps c'est la chose la plus belle qui me soit jamais arrivée. Aimer quelqu'un qui vous aime aussi, c'est du narcissisme. Aimer quelqu'un qui ne vous aime pas,ça, c'est de l'amour.
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans (Marc Marronnier, #3))
Si vous êtes une femme et que vous osez regarder à l’intérieur de vous-même, alors vous êtes une sorcière.
Mona Chollet (Sorcières : La puissance invaincue des femmes)
Vous savez, Miss Jarmond, faire revivre le passé n'es pas chose facile. On a parfois des surprises désagréables. La vérité est plus terrible que l'ignorance.
Tatiana de Rosnay (Sarah's Key)
N'exigez pas beaucoup et vous ne serez pas decu. Don't expect much, and you won't be disappointed.
Cinda Williams Chima (The Wizard Heir (The Heir Chronicles, #2))
As we trudge back through the woods, we reach a boulder, and both Gale and I turn our heads in the same direction, like a pair of dogs catching a scent on the wind. Cressida notices and asks what lies that way. We admit, without acknowledging each other, it's our old hunting rendez-vous place. She wants to see it, even after we tell her it's nothing really. Nothing but a place where I was happy, I think.
Suzanne Collins (Mockingjay (The Hunger Games, #3))
Il y a des moments rares dans l’existence où une porte s’ouvre et où la vie vous offre une rencontre que vous n’attendiez plus. Celle de l’être complémentaire qui vous accepte tel que vous êtes, qui vous prend dans votre globalité, qui devine et admet vos contradictions, vos peurs, votre ressentiment, votre colère, le torrent de boue sombre qui coule dans votre tête. Et qui l’apaise. Celui qui vous tend un miroir dans lequel vous n’avez plus peur de vous regarder.
Guillaume Musso (Central Park)
Vous sentez la forêt, avec un ruisseau et des petits lapins.
Boris Vian
Un bon livre, au contraire, ne cherche pas à vous captiver, il vous fait regarder vers le haut (le ciel sans nuage d'été) tout en plongeant au fond de vous-même.
Dany Laferrière (L'Art presque perdu de ne rien faire)
Je suis la source de toute vie. Je suis la marée qui entre en vous et vous aime et se retire. Je suis l'amour qui entre en vous et dure pour l'éternité.
Antoine de Saint-Exupéry (Southern Mail)
Alors c'est ça l'enfer. Je ne l'aurais jamais cru… Vous vous rappelez : le souffre, le bûcher, le gril.. Ah quelle plaisanterie. Pas besoin de gril, l'enfer c'est les autres.
Jean-Paul Sartre (Huis clos: suivi de Les Mouches)
Si vous voulez forger un athée irréductible assommez-le de principes religieux inflexibles : ça marche à tout les coups.
N.H. Kleinbaum
  Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais ! Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès ! Non ! non ! c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !
Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac (French Edition))
If you want to know the value of one year, just ask a student who failed a course. If you want to know the value of one month, ask a mother who gave birth to a premature baby. If you want to know the value of one hour, ask the lovers waiting to meet. If you want to know the value of one minute, ask the person who just missed the bus. If you want to know the value of one second, ask the person who just escaped death in a car accident. And if you want to know the value of one-hundredth of a second, ask the athlete who won a silver medal in the Olympics.
Marc Levy (Et si c'était vrai..., Vous revoir, édition complète 2 en 1)
(Cyrano, à Roxane, se faisant passer pour Christian sous le couvert de la nuit) : Moi je ne suis qu'une ombre et vous qu'une clarté!
Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac)
Je pars simplement pour partir, la surprise même est mon but - l'imprevu - Comprennez-vous?
André Gide
A quoi servait un ami s'il ne vous tendait pas la main le jour où vous en avez besoin?
Jean-Michel Guenassia (Le Club des incorrigibles optimistes)
On la connaît tous... Cette solitude qui nous mine parfois. Qui sabote notre sommeil ou pourrit nos petits matins. C'est la tristesse du premier jour d'école. C'est lorsqu'il embrasse une fille plus belle dans la cour du lycée. C'est Orly ou la gare de l'Est à la fin d'un amour. C'est l'enfant qu'on ne fera jamais ensemble. C'est quelquefois moi. C'est quelquefois vous. Mais il suffit parfois d'une rencontre...
Guillaume Musso (Que serais-je sans toi?)
Quand on parle des vices d’un homme, si on vous dit : “Tout le monde le dit” ne le croyez pas ; si l’on parle de ses vertus en vous disant encore : “Tout le monde le dit”, croyez-le.
François-René de Chateaubriand
My friend, I've been lying all my life. Even when I was telling the truth. I never spoke for the truth, but only for myself, I knew that before, but only now do I see...Oh, where are those friends whom I have insulted with my friendship all my life? And everyone, everyone! Savez-vous, perhaps I'm lying now; certainly I'm also lying now. The worst of it is that I believe myself when I lie. The most difficult thing in life is to live and not lie...and...and not believe one's own lie, yes, yes, that's precisely it!
Fyodor Dostoevsky (Demons)
Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu’il faut aimer coûte que coûte… Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste , moi, et de me contenter d’un petit morceau, si j’ai été bien sage.
Jean Anouilh (Antigone)
Mais Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, vous n'en connaîtrez jamais la profondeur. Parcourez-le, décrivez-le : quelque soin que vous mettiez à le parcourir, à le décrire ; quelques nombreux et intéressés que soient les explorateurs de cette mer, il s'y rencontrera toujours un lieu vierge, un antre inconnu, des fleurs, des perles, des monstres, quelque chose d'inouï, oublié par les plongeurs littéraires.
Honoré de Balzac (Père Goriot)
A l'adolescence, on rêve du jour où l'on quittera ses parents, un autre jour ce sont vos parents qui vous quittent. Alors, on ne rêve plus qu'à pouvoir redevenir, ne serait-ce qu'un instant, l'enfant qui vivait sous leur toit, les prendre dans vos bras, leur dire sans pudeur qu'on les aime, se serrer contre eux pour qu'ils vous rassurent encore une fois.
Marc Levy (Le Voleur d'ombres)
Le seul fait de rêver est déjà très important, Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir, Et l’envie furieuse d’en réaliser quelques- uns, Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer, Je vous souhaite d’oublier ce qu’il faut oublier, Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil, Je vous souhaite des rires d’enfants, Je vous souhaite des silences, Je vous souhaite de résister à l’enlisement, À l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d’être vous.
Jacques Brel
La vie est faite ainsi ; dès que vous êtes un tantinet heureux, elle se charge de vous rappeler à l'ordre.
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans (Marc Marronnier, #3))
- Je l'ai tué, dit Angel. - Non, dit Petitjean. Vous l'avez poussé et il est mort en arrivant sur les cailloux. C'est un hasard.
Boris Vian (L'automne à Pékin)
Aujourd'hui, quelque part, un trésor vous attend. Ce peut être un petit sourire, ce peut être une grande conquête, peu importe. La vie est faite de petits et de grands miracles. Rien n'est ennuyeux, car tout change constamment. L'ennui n'est pas dans le monde, mais dans la manière dont nous voyons le monde.
Paulo Coelho (Maktub)
It is the most insignificant moments, where there is nothing to show, nothing to tell, that are the most beautiful.
Antoine Leiris (Vous n'aurez pas ma haine)
Car j'ai vécu de vous attendre, Et mon coeur n'était que vos pas.
Paul Valéry
Laissez-vous mener. Nous n'avons plus l'âge des pourquoi.
Louis Aragon
Apprenez à aimer vos échecs, Marcus, car ce sont eux qui vous bâtiront. Ce sont vos échecs qui donneront toute leur saveur à vos victoires.
Joël Dicker (La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert (Marcus Goldman, #1))
N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.
Simone de Beauvoir
Dans le fond des forêts votre image me suit. La lumière du jour, les ombres de la nuit, Tout retrace à mes yeux les charmes que j'évite. Tout vous livre à l'envi le rebelle Hippolyte.
Jean Racine (Phèdre)
Même si aujourd’hui je vis sans elle, je ne suis plus jamais seul, puisqu’elle existe quelque part. (Even if I do't have her now, I'll never be alone again, because she exists somewhere)
Marc Levy (Vous revoir (Et si c’était vrai…, #2))
Chaque sourire cachait un bâillement d'ennui, chaque joie une malédiction, tout plaisir son dégoût, et les meilleurs baisers ne vous laissaient sur la lèvre qu'une irréalisable envie d'une volupté plus haute.
Gustave Flaubert (Madame Bovary)
Marcus, savez-vous quel est le seul moyen de mesurer combien vous aimez quelqu’un ? — Non. — C’est de le perdre.
Joël Dicker (La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert (Marcus Goldman, #1))
Shakespeare et Dostoievski font persister en vous le regret de n'etre pas un saint ou un criminel. Ces deux manieres de s'autodetruire...
Emil M. Cioran (Tears and Saints)
Les souvenirs, c'est quelque chose qui vous réchauffe de l'intérieur. Et qui vous déchire violemment le cœur en même temps.
Haruki Murakami (Kafka on the Shore)
Vous faites de la musique, Monsieur. Vous n'êtes pas musicien.
Pascal Quignard (Tous les matins du monde)
Vous avez du poison au coeur, mademoiselle.
Carlos Ruiz Zafón (The Shadow of the Wind (The Cemetery of Forgotten Books, #1))
Résister, c'est créer. Créer, c'est résister.
Stéphane Hessel (Indignez-vous !)
Et que si les baisers s’envoyaient par écrit, Madame, vous liriez ma lettre avec les lèvres!
Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac: nouveau programme (Classiques & Cie Collège (38)) (French Edition))
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.
Alphonse de Lamartine
Si vous me demandez ce que je viens faire en ce monde, moi artiste, je vous répondrai: je viens vivre tout haut.
Émile Zola (The Experimental Novel And Other Essays)
Loin d'être aux lois d'un homme en esclave asservie, Mariez-vous, ma soeur, à la philosophie.
Molière (Les Femmes Savantes)
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour? Qu'on me tende un sablier.
Anna Gavalda (Someone I Loved (Je l'aimais))
Peu importe le rêve, qu'il soit ambitieux ou grandiose, quelqu'un finira par le réaliser. Autant que ce soit vous.
Bryce Courtenay
Il y a malgré vous quelque chose que j'emporte; et ce soir, quand j'entrerai chez Dieu, mon salut balaiera largement le seuil bleu, quelque chose que sans un pli, sans une tache, j'emporte malgré vous, et c'est... Mon panache.
Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac)
Vous eprouves trop d'emotion, Hastings, It affects your hands and your wits. Is that a way to fold a coat? And regard what you have done to my pyjamas. If the hairwash breaks what will befall them?' 'Good heavens, Poirot,' I cried, 'this is a matter of life and death. What does it matter what happens to our clothes?' 'You have no sense of proportion Hastings. We cannot catch a train earlier than the time that it leaves, and to ruin one's clothes will not be the least helpful in preventing a murder.
Agatha Christie (The A.B.C. Murders (Hercule Poirot, #13))
Certains moments ont un goût d’éternité.
Marc Levy (Vous revoir (Et si c’était vrai…, #2))
Que me voulez-vous?' said he in a growl of which the music was wholly confined to his chest and throat, for he kept his teeth clenched, and seemed registering to himself an inward vow that nothing earthly should wring from him a smile. My answer commenced uncompromisingly: - 'Monsieur,' I said, je veux l'impossible, des choses inouïes;
Charlotte Brontë (Villette)
Excellent, I think I see a few veela cousins,” said George, craning his neck for a better look. “They’ll need help understanding our English customs, I’ll look after them. . . .” “Not so fast, Your Holeyness,” said Fred, and darting past the gaggle of middle-aged witches heading the procession, he said, “Here — permettez-moi to assister vous,” to a pair of pretty French girls, who giggled and allowed him to escort them inside. George was left to deal with the middle-aged witches.
J.K. Rowling (Harry Potter and the Deathly Hallows (Harry Potter, #7))
Peut-être, répondit le docteur, mais vous savez, je me sens plus de solidarité avec les vaincus qu'avec les saints. Je n'ai pas de goût, je crois, pour l'héroïsme et la sainteté. Ce qui m'intéresse, c'est d'être un homme.
Albert Camus (The Plague)
Vous êtes belles mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
Antoine de Saint-Exupéry (The Little Prince)
Pour le voir, il faut bien regarder, chercher. Je dis aux jeunes: cherchez un peu, vous allez trouver. La pire des attitudes est l'indifférence, dire «je n'y peux rien, je me débrouille». En vous comportant ainsi, vous perdez l'une des composantes essentielles qui fait l'humain. Une des composantes indispensables: la faculté d'indignation et l'engagement qui en est la conséquence.
Stéphane Hessel (Indignez-vous !)
Avec l'amour maternel, la vie vous fait, à l'aube, une promesse qu'elle ne tient jamais. Chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. Malheureusement pour moi, je me connais en vrais diamants.
Romain Gary (Promise at Dawn)
Si vous ne renoncez à rien, vous vous abstenez de choisir. Et quand on s'abstient de choisir, on s'abstient de vivre la vie que l'on voudrait.
Laurent Gounelle (L'homme qui voulait être heureux)
« L’éducation est l’arme la plus puissante que vous pouvez utiliser pour changer le monde. »
Nelson Mandela
Agissez comme si votre mort était pour demain, mais accomplissez vos devoirs comme si vous deviez vivre l'éternité.
Mohammed Dib (L'incendie)
Je me suis rendu compte que les lieux aussi avaient des ombres. Les souvenirs rôdent et vous rendent nostalgique dès que vous vous en approchez trop près.
Marc Levy (Le Voleur d'ombres)
De leur meilleur côté tâchons de voir les choses: Vous vous plaignez de voir les rosiers épineux; Moi je me réjouis et rends grâces aux dieux Que les épines aient des roses.
Alphonse Karr (A Tour Round My Garden (1856))
Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais: "Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai
Aimé Césaire
Danglard, vous croyez toujours que je ne fous rien sous prétexte que je ne fous rien.
Fred Vargas (Coule la Seine (Commissaire Adamsberg, #5))
C'est un parleur étrange, et qui trouve toujours L'art de ne vous rien dire avec de grands discours.
Molière (The Misanthrope)
You are lucky." "How so?" "To know where you came from." I guess I never gave it much thought.: "Bah, of course not. But it is important to know this, to know your roots. To know where you started as a person. If not, your own life seems unreal to you. Like a puzzle. Vous comprenez? Like you missed the beginning of a story and now you are in the middle of it, trying to understand.
Khaled Hosseini (And the Mountains Echoed)
La vérité, vous la dites, et elle vous attire des claques ou des félicitations. Et le pire c'est que, dans un cas comme dans l'autre, personne ne vous croit. La vérité, c'est incroyable.
Christian Bobin
Comprendre... Vous n'avez que ce mot-là à la bouche, tous, depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau, à la belle eau fuyante et froide parce que cela mouille les dalles, à la terre parce que cela tache les robes. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au mendiant qu'on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille [...]. Si je deviens vieille. Pas maintenant.
Jean Anouilh (Antigone (Theban Plays, #3))
In life I would much prefer to be sinned upon than the sinner. It is easier, vous comprenez? With the clear conscience one sleeps very well. The sinner may deny it… but in his heart he knows. He does not deserve to be happy.
Nikki Sex (Karma)
Refuser de faire quelque chose parce qu'on l'a déjà fait, parce qu'on a déjà vécu l'expérience, conduit rapidement à une destruction, pour soi-même comme pour les autres, de toute raison de vivre comme de tout futur possible, et vous plonge dans un ennui pesant qui finit par se transformer en une amertume atroce, accompagnée de haine et de rancoeur à l'égard de ceux qui appartiennent encore à la vie.
Michel Houellebecq (The Possibility of an Island)
The worst possible outlook is indifference that says, “I can’t do anything about it; I’ll just get by.” Behaving like that deprives you of one of the essentials of being human: the capacity and the freedom to feel outraged. That freedom is indispensable, as is the political involvement that goes with it.
Stéphane Hessel (Indignez-vous !)
A green and yellow parrot, which hung in a cage outside the door, kept repeating over and over: “Allez vous-en! Allez vous-en! Sapristi! That’s all right!” He could speak a little Spanish, and also a language which nobody understood, unless it was the mockingbird that hung on the other side of the door, whistling his fluty notes out upon the breeze with maddening persistence.
Kate Chopin (The Awakening)
Aimer est la seule richesse qui croît avec la prodigalité. Plus on donne et plus il vous reste. [...] Moins il reste de chacun, et plus il reste des deux [...] Je vivrai jusqu'au plus grand âge, pour te donner ma mémoire. J'aurai toujours patrie, terre, source, jardin et maison: éclair de femme. Un mouvement de hanches, un vol de chevelure, quelques rides que nous aurons écrites ensemble, et je saurai d'où je suis.
Romain Gary (Clair de femme)
Vous ne pourrez jamais voir cette étoile comme je la voyais. Vous ne comprenez pas : elle est comme le cœur d'une fleur sans cœur.
André Breton (Nadja)
- Mais au début, vous avez dû être heureuse? - Juste le temps d'y voir clair. Vous croyez peut-être que l'amour est aveugle.. Et bien, le mariage ouvre les yeux.
Agathe Colombier Hochberg (Ce crétin de prince charmant)
Martin comprit alors que ni le temps ni la distance n'avait tempéré son amour. Mais un amour qui vous fait souffrir à en crever est-il vraiment un amour ?
Guillaume Musso (Que serais-je sans toi?)
Mon père m'a donné un cœur, mais vous l'avez fait battre.
Honoré de Balzac
Demandez-vous s´il y a une explication au mystere de la vie et de la mort
Wilkie Collins (The Haunted Hotel: A Mystery of Modern Venice)
Lire un bon livre, ça redonne envie de vivre, ça vous donne envie de partir, A la recherche du temps perdu.
Pierre Perret
Et puis j'étais contrariée par tous ces actes sexuels publics. Que voulez-vous, je venais d'un pays traditionnaliste.
Marjane Satrapi (Persepolis, Volume 1)
Lorsque je dormais loin de vous, Dans un rêve toujours le même, Je vous voyais à mes genoux Me dire chaque nuit : « Je t’aime ! » Maintenant que tu m’appartiens, Dans les bras chaque nuit je rêve Que tu pars, qu’un méchant t’enlève Et que je meurs quand tu reviens
Alphonse Daudet
Les mots sont indépendants, comme les chats, et ils ne font pas ce que vous voulez. Vous avez beau les aimer, les flatter, leur parler doucement, il s'échappent et partent à l'aventure.
Jacques Poulin
Oui, c'est votre idée, à vous tous, les ouvriers français, déterrer un trésor, pour le manger seul ensuite, dans un coin d'égoïsme et de fainéantise. Vous avez beau crier contre les riches, le courage vous manque de rendre aux pauvres l'argent que la fortune vous envoie... Jamais vous ne serez dignes du bonheur, tant que vous aurez quelque chose à vous, et que votre haine des bourgeois viendra uniquement de votre besoin enragé d'être des bourgeois à leur place.
Émile Zola (Germinal)
Si vous aimez vraiment quelqu'un et souhaitez construire une relation fructueuse avec lui, soyez ouvert l'un envers l'autre, soyez réel l'un envers l'autre et accordez-vous beaucoup d'espace, de temps séparé et de liberté.
Mouloud Benzadi
I’ve even taught them a bit of French.” Chase read aloud from the board. “‘Donnez-nous le butin, ou nous vous ferons jeter par-dessus bord.’ What does that mean?” She hedged. “Hand over the booty, or you’ll walk the plank.
Tessa Dare (The Governess Game (Girl Meets Duke, #2))
Il y a des moments dans l’existence où une porte s’ouvre et où votre vie dérape dans la lumière. De rares instants où quelque chose se déverrouille en vous. Vous flottez en apesanteur, vous filez sur une autoroute sans radar. Les choix deviennent limpides, les réponses remplacent les questions, la peur cède la place à l’amour. Il faut avoir connu ces moments. Ils durent rarement.
Guillaume Musso (Central Park)
Il y a des rencontres qui changent une vie, des rencontres qui ne sont pas en mesure de vous sauver mais qui peuvent vous accompagner jusqu'au bout du chemin. Comme une lumière dans l'obscurité.
Morgane Moncomble (Nos âmes tourmentées)
Je dois vraiment en avoir assez, pensait-il, étonné lui-même par ses propres mots; quand je commence à m'occuper du vocabulaire d'une femme, c'est que la fin est proche." (p.98)
Françoise Sagan (Aimez-vous Brahms...)
No one can be healed of death. All they can do is tame it. Death is a wild animal, sharp-fanged. I am just trying to build a cage to keep it locked in. It is there, beside me, drooling as it waits to devour me. The bars of the cage that protect me are made of paper.
Antoine Leiris (Vous n'aurez pas ma haine)
Vous êtes tout les deux les personnes que j'ai le plus aimées au monde et j'ai fait de mon mieux possible, croyez-le. Serrez bien contre vous vos beaux enfants. Lucile PS : [...] Je sais bien que ça va vous faire de la peine mais c'est inéluctable à plus ou moins de temps et je préfère mourir vivante.
Delphine de Vigan (Rien ne s'oppose à la nuit)
Il faut longtemps pour que resurgisse à la lumière ce qui a été effacé. Des traces subsistent dans des registres et l'on ignore où ils sont cachés et quels gardiens veillent sur eux et si ces gardiens consentiront à vous les montrer. Ou peut-être ont-ils oublié tout simplement que ces registres existaient
Patrick Modiano (Dora Bruder)
Gauvin reprit : -Et la femme? qu'en faites-vous? Cimourdain répondit: -Ce qu'elle est. La servante de l'homme. -Oui. À une condition. -Laquelle? -C'est que l'homme sera le serviteur de la femme. -Y penses-tu? s'écria Cimourdain, l'homme serviteur! Jamais. L'homme est maître . Je n'admet qu'une royauté, celle du foyer. L'homme chez lui est roi. -Oui. À une condition. -Laquelle? -C'est que la femme y sera reine.
Victor Hugo (Ninety-Three)
Sur le point de m’en aller, je veux lui poser une question qui résume toutes les autres, une question qu’il n’y a que moi pour poser, sans doute: "Qui êtes-vous?" Et elle, sans hésiter: "Je suis l’âme errante.
André Breton (Nadja)
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse, La honte, les remords, les sanglots, les ennuis, Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse? Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse?
Charles Baudelaire (Les Fleurs du Mal)
La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit.
Guy de Maupassant
Vous perdez votre temps! (You're wasting your time.)
Kathleen Flinn (The Sharper Your Knife, the Less You Cry: Love, Laughter, and Tears at the World's Most Famous Cooking School)
La vie, d’une manière générale, n’a pas de sens. Sauf si vous vous efforcez de lui en donner un et que vous vous battez chaque jour que Dieu fait pour atteindre ce but.
Joël Dicker (La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert (Marcus Goldman, #1))
« Le bonheur est une chose si monstrueuse que, si vous n'en crevez pas vous-même, il exigera de vous au moins quelques assassinats. »
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans (Marc Marronnier, #3))
Il faut collectionner les pierres qu'on vous jette. C'est le début d'un piédestal.
Hector Berlioz
And then?" "And then," said Poirot. "We will talk! Je vous assure, Hastings - there is nothing so dangerous for anyone who has something to hide as conversation! Speech, so a wise old Frenchman said to me once, is an invention of man's to prevent him from thinking. It is also an infallible means of discovering that which he wishes to hide. A human being, Hastings, cannot resist the opportunity to reveal himself and express his personality which conversation gives him. Every time he will give himself away." "What do you expect Cust to tell you?" Hercule Poirot smiled. "A lie," he said. "And by it, I shall know the truth!
Agatha Christie (The A.B.C. Murders (Hercule Poirot, #13))
Traitez bien les prisonniers, nourissez-les comme vos propres soldats, afin qu'il se trouvent mieux chez vous qu'ils ne l'étaient dans leur propre camp ou dans leur patrie. (article II)
Sun Tzu (L'Art de la guerre : Tome 1)
Ah ! cher ami, que les hommes sont pauvres en invention. Ils croient toujours qu'on se suicide pour une raison. Mais on peut très bien se suicider pour deux raisons. Non, ça ne leur entre pas dans la tête. Alors, à quoi bon mourir volontairement, se sacrifier à l'idée qu'on veut donner de soi ? Vous mort, ils en profiteront pour donner à votre geste des motifs idiots, ou vulgaires. Les martyrs, cher ami, doivent choisir d'être oubliés, raillés ou utilisés. Quant à être compris, jamais.
Albert Camus (The Fall (Vintage International))
ENIVREZ-VOUS Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous! Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise. (in Le Spleen de Paris)
Charles Baudelaire (Paris Spleen)
En politique, mon cher, vous le savez comme moi, il n'y a pas d'hommes, mais des idées ; pas de sentiments, mais des intérêts ; en politique, on ne tue pas un homme : on supprime un obstacle, voilà tout.
Alexandre Dumas (Le Comte de Monte-Cristo)
J'ai consulté mon téléphone: je n'avais aucun message. C'est à cela que servent les téléphones portables, à se rendre compte que personne ne pense à vous. Avant, on pouvait toujours rêver que quelqu'un cherchait à vous joindre, à vous parler, à vous aimer. Nous vivons maintenant avec cet objet qui matérialise notre solitude.
David Foenkinos (La tête de l'emploi)
Dans cette vie qui vous apparaît quelquefois comme un grand terrain vague sans poteau indicateur, au milieu de toutes les lignes de fuite et les horizons perdus, on aimerait trouver des points de repère, dresser une sorte de cadastre pour n'avoir plus l'impression de naviguer au hasard. Alors, on tisse des liens, on essaye de rendre plus stables des rencontres hasardeuses.
Patrick Modiano (Dans le café de la jeunesse perdue)
Mais lire, jouer, rire, être cruel, être bon, contempler le fleuve, les nuages, tout cela fait partie de la vie, et si vous ne savez pas lire, si vous ne savez pas marcher, si vous êtes incapable d'apprécier la beauté d'une feuille, vous n'êtes pas vivant. Vous devez comprendre la globalité de la vie, pas simplement une parcelle. Voilà pourquoi vous devez lire, voilà pourquoi vous devez regarder le ciel, voilà pourquoi vous devez chanter, et danser, et écrire des poèmes, et souffrir, et comprendre : car c'est tout cela, la vie.
J. Krishnamurti
Je ne sais pas pour vous mais, au début de ma vie, il n'y avait que deux sortes de personnes dans mon univers : celle que j'adorais et celles que je détestais. Mes meilleurs amis et mes pires ennemis. Ceux pour qui je suis prête à tout donner et ceux qui peuvent aller crever. Ensuite on grandit. Entre le noir et le blanc, on découvre le gris. On rencontre ceux qui ne sont pas vraiment des amis mais que l'on aime quand même un peu et ceux que l'on prend pour des proches et qui n'arrêtent pas de vous planter des couteaux dans le dos.
Gilles Legardinier (Demain j'arrête!)
Ah non ! C'est un peu court jeune homme On pourrait dire, O Dieu, bien des choses en somme En variant le ton, par exemple, tenez: Agressif: moi monsieur, si j'avais un tel nez Il faudrait sur le champ que je me l'emputasse ! Amical: mais il doit tremper dans votre tasse Pour boire faîtes-vous donc fabriquer un hanap. Descriptif: c'est un roc ! c'est un pic ! c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ? c'est une péninsule !
Edmond Rostand
Pauvres créatures! Si c'est un tort de les aimer, c'est bien le moins qu'on les plaigne. Vous plaignez l'aveugle qui n'a jamais vu les rayons du jour, le sourd qui n'a jamais entendu les accords de la nature, le muet qui n'a jamais pu rendre la voix de son âme, et, sous un faux prétexte de pudeur, vous ne voulez pas plaindre cette cécité du coeur, cette surdité de âme, ce mutisme de la conscience qui rendent folle la malheureuse affligée et qui la font malgré elle incapable de voir le bien, d'entendre le Seigneur et de parler la langue pure de l'amour et de la foi.
Alexandre Dumas fils (La dame aux camélias)
-Mon cher jeune homme, dit Aglaé en souriant, j'ai été professeur de chimie et je vous ferai remarquer qu'il peut y avoir des réactions en chaîne, qui partent très doucement et, s'alimentant elles-mêmes, peuvent se terminer de façon violente.
Boris Vian (L'Herbe rouge)
Il y a des journées illuminées de petites choses, des riens du tout qui vous rendent incroyablement heureux ; un après-midi à chiner, un jouet qui surgit de l’enfance sur l’étal d’un brocanteur, une main qui s’attache à la votre, un appel que l’on attendait pas, une parole douce, vote enfant qui vous prend dans ses bras sans rien vous demander d’autre qu’un moment d’amour. Il y a des journées illuminées de petits moments de grâce, une odeur qui vous met l’âme en joie, un rayon de soleil qui entre par la fenêtre, le bruit de l’averse alors qu’on est encore au lit, les trottoirs enneigés ou l’arrivée du printemps et ses premiers bourgeons.
Marc Levy (Le Premier jour)
Je dis seulement qu'il y a sur cette terre des fléaux et des victimes et qu'il faut, autant qu'il est possible, refuser d'êre avec le fléau. Cela vous paraîra peut-être un peu simple, et je ne sais si cela est simple, mais je sais que cela est vrai.
Albert Camus (The Plague)
Aux jeunes, je dis: regardez autour de vous, vous y trouverez les thèmes qui justifient votre indignation — le traitement faits aux immigrés, aux sans-papiers, aux Roms. Vous trouverez des situations concrètes qui vous amènent à donner cours à une action citoyenne forte. Cherchez et vous trouverez!
Stéphane Hessel (Indignez-vous !)
Non, moi j'crois qu'il faut qu’vous arrêtiez d'essayer d'dire des trucs. Ça vous fatigue, déjà, et pour les autres, vous vous rendez pas compte de c'que c'est. Moi quand vous faites ça, ça me fout une angoisse... j'pourrais vous tuer, j'crois. De chagrin, hein ! J'vous jure c'est pas bien. Il faut plus que vous parliez avec des gens. (Arthur à Perceval)
Alexandre Astier (Kaamelott, livre 1, première partie : Épisodes 1 à 50)
Vous avez déjà perdu quelqu'un de proche? [...] Vous n'avez jamais l'impression que ces êtres-là vivent en vous? ... Vraiment... Qu'ils ont deposé en vous quelque chose qui ne disparaîtra que lorsque vous mourrez vous-même? ... Des gestes... Une façon de parler ou de penser... Une fidélité à certaines choses et à certains lieux... Croyez-moi. Les morts vivent. Ils nous font faire des choses. Ils influent sur nos décisions. Ils nous forcent. Nous façonnent.
Laurent Gaudé (La Porte des Enfers)
N’acceptez pas que l’on fixe, ni qui vous êtes, ni où rester. Ma couche est à l’air libre. Je choisis mon vin, mes lèvres sont ma vigne. Soyez complice du crime de vivre et fuyez! Sans rien fuir, avec vos armes de jet et la main large, prête à s’unir, sobre à punir. Mêlez-vous à qui ne vous regarde, car lointaine est parfois la couleur qui fera votre blason.
Alain Damasio (La Horde du Contrevent)
L’amour, c’est très compliqué. C’est à la fois la plus extraordinaire et la pire chose qui puisse arriver. Vous le découvrirez un jour. L’amour, ça peut faire très mal. Vous ne devez pas pour autant avoir peur de tomber, et surtout pas de tomber amoureux, car l’amour, c’est aussi très beau, mais comme tout ce qui est beau, ça vous éblouit et ça vous fait mal aux yeux. C’est pour ça que souvent, on pleure après.
Joël Dicker (La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert (Marcus Goldman, #1))
Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. La vie d’aujourd’hui est trop dure, trop amère, trop anémiante, pour qu’on subisse encore de nouvelles servitudes, venues de qui on aime [...]. C’est ainsi que je suis votre ami, j’aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours. The older I get, the more I find that you can only live with those who free you, who love you from a lighter affection to bear as strong as you can to experience Today's life is too hard, too bitter, too anemic, for us to undergo new bondages, from whom we love [...]. This is how I am your friend, I love your happiness, your freedom, Your adventure in one word, and I would like to be for you the companion we are sure of, always. ---- Albert Camus à René Char, 17 septembre 1957 (in "Albert Camus - René Char : Correspondance 1946-1959") ---- Albert Camus to René Char, September 17, 1957 (via René Char)
Albert Camus (Correspondance (1944-1959))
Monsieur, c'est trop d'honneur que vous me voulez faire; Mais l'amitié demande un peu plus de mystère, Et c'est assurément en profaner le nom Que de vouloir le mettre à toute occasion. Avec lumière et choix cette union veut naître; Avant que nous lier, il faut nous mieux connaître, Et nous pourrions avoir telles complexions, Que tous deux du marché nous nous repentirions.
Molière (The Misanthrope)
Voyez-vous, lorsqu'on a trop réussi sa vie, On sent, -- n'ayant rien fait mon Dieu de vraiment mal! -- Mille petits dégoûts de soi, dont le total Ne fait pas un remords, mais une gêne obscure ; Et les manteaux de duc traînent dans leur fourrure, Pendant que des grandeurs on monte les degrés, Un bruit d'illusions sèches et de regrets, Comme, quand vous montez lentement vers ces portes, Votre robe de deuil traîne des feuilles mortes.
Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac)
Mais aujourd'hui, il ne s'agit pas d'honorer la beauté, ni même de procurer aux foules un spectacle agréable. Il s'agit de nous fracasser le crâne avec des menaces:"Vous avez intérêt à trouver ça à votre goût. Sinon, taisez-vous!" Le beau, qui devrait servir à faire communiquer les hommes dans l'admiration, sert à exclure. Face à un tel totalitarisme, au lieu de se révolter, les gens sont obéissants et enthousiastes. Ils applaudissent, ils en redemandent. Moi, j'appelle ça du masochisme.
Amélie Nothomb (Attentat)
C’est une folie de haïr toutes les roses parce que une épine vous a piqué, d’abandonner tous les rêves parce que l’un d’entre eux ne s’est pas réalisé, de renoncer à toutes les tentatives parce qu’on a échoué… C‘est une folie de condamner toutes les amitiés parce qu’une d’elles vous a trahi, de ne croire plus en l’amour juste parce qu’un d’entre eux a été infidèle, de jeter toutes les chances d’être heureux juste parce que quelque chose n’est pas allé dans la bonne direction. Il y aura toujours une autre occasion, un autre ami, un autre amour, une force nouvelle. Pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ.
Antoine de Saint-Exupéry
Je voulais vous faire sourire, et mes larmes ont coulé. Je voulais vous faire oublier, et la mort m'a rattrapé. Je voulais vous offrir ce que vous m'avez donné. On ne sait jamais n'est-ce pas ? Il se peut qu'un bien soit notre mal, et qu'un mal soit notre bien. Sait-on jamais ? Je vous offre donc ce sourire, louange à l'Unique de toutes les façons, et que la Paix vous accompagne, et Sa lumière, et Sa chaleur.
Tariq Ramadan
Nous avions inventé la lumière pour nier l'obscurité. Nous avons mis les étoiles dans le ciel, nous avons planté les réverbères tous les deux mètres dans les rues. Et des lampes dans nos maisons. Éteignez les étoiles et contemplez le ciel. Que voyez-vous? Rien. Vous êtes en face de l'infini que votre esprit limité ne peut pas concevoir et vous ne voyez plus rien. Et cela vous angoisse. C'est angoissant d'être en face de l'infini. Rassurez vous; vos yeux s'arrêteront toujours sur les étoiles qui obscures leur vision et n'iront pas plus loin. Aussi ignorez le vide qu'elles dissimulent. Éteignez la lumière et ouvrez grand les yeux. Vous ne voyez rien. Que l'obscurité que vous la percevez plutôt que vous ne la voyez. L'obscurité n'est pas hors de vous, l'obscurité est en vous.
Lolita Pille (Hell)
The French, it seems to me, strike a happy balance between intimacy and reserve. Some of this must be helped by the language, which lends itself to graceful expression even when dealing with fairly basic subjects.... And there's that famously elegant subtitle from a classic Western. COWBOY: "Gimme a shot of red-eye." SUBTITLE: "Un Dubonnet, s'il vous plait." No wonder French was the language of diplomacy for all those years.
Peter Mayle (Encore Provence: New Adventures in the South of France (Provence, #3))
C'est cela l'exil, l'étranger, cette inexorable observation de l'existence telle qu'elle est vraiment pendant ces quelques heures, lucides, exceptionnelles dans la trame du temps humain, où les habitudes du pays précédent vous abandonnent, sans que les autres, les nouvelles, vous aient encore suffisamment abruti.
Louis-Ferdinand Céline (Journey to the End of the Night)
Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez votre cours : Laissez-nous savourer les rapides délices Des plus beaux de nos jours ! Assez de malheureux ici-bas vous implorent, Coulez, coulez pour eux ; Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ; Oubliez les heureux. Mais je demande en vain quelques moments encore, Le temps m'échappe et fuit ; Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore Va dissiper la nuit.
Alphonse de Lamartine (Poésies choisies)
Est-ce que nous voyons la cent millième partie de ce qui existe ? Tenez, voici le vent, qui est la plus grande force de la nature, qui renverse les hommes, abat les édifices, déracine les arbres, soulève la mer en montagnes d’eau, détruit les falaises, et jette aux brisants les grands navires, le vent qui tue, qui siffle, qui gémit, qui mugit, – l’avez-vous vu, et pouvez-vous le voir ? Il existe, pourtant.
Guy de Maupassant (Le Horla et autres nouvelles fantastiques)
- Vous avez lu tous ces livres ? j'ai demandé. - Oui. Certains plusieurs fois, même. Ce sont les grands amours de ma vie. Ils me font rire, pleurer, douter, réfléchir. Ils me permettent de m'échapper. Ils m'ont changée, ont fait de moi une autre personne. - Un livre peut nous changer ? - Bien sûr, un livre peut te changer ! Et même changer ta vie. Comme un coup de foudre. Et on ne peut pas savoir quand la encontre aura lieu. Il faut se méfier des livres, ce sont des génies endormis.
Gaël Faye (Petit pays)
« Vous voulez l'égalité ? Commencez par cesser de faire des enfants. » [Corinne Maier, No Kid] Une grève des ventres : c'était là la grande crainte exprimée lors des débats (entre hommes) qui ont précédé l'autorisation de la contraception, ce qui constitue un singulier aveu - car enfin, si la maternité dans notre société est une expérience si uniformément merveilleuse, pourquoi les femmes s'en détourneraient-elles ? (p. 87)
Mona Chollet (Sorcières : La puissance invaincue des femmes)
A Mademoiselle Oui, femmes, quoi qu'on puisse dire, Vous avez le fatal pouvoir De nous jeter par un sourire Dans l'ivresse ou le désespoir. Oui, deux mots, le silence même, Un regard distrait ou moqueur, Peuvent donner à qui vous aime Un coup de poignard dans le coeur. Oui, votre orgueil doit être immense, Car, grâce à notre lâcheté, Rien n'égale votre puissance, Sinon votre fragilité. Mais toute puissance sur terre Meurt quand l'abus en est trop grand, Et qui sait souffrir et se taire S'éloigne de vous en pleurant. Quel que soit le mal qu'il endure, Son triste rôle est le plus beau. J'aime encore mieux notre torture Que votre métier de bourreau.
Alfred de Musset
Mais Colin ne savait pas, il courait, il avait peur, pourquoi ça ne suffit pas de toujours rester ensemble, il faut encore qu’on ait peur, peut-être est-ce un accident, une auto l’a écrasée, elle serait sur son lit, je ne pourrais la voir, ils m’empêcheraient d’entrer, mais vous croyez donc peut-être que j’ai peur de ma Chloé, je la verrai malgré vous, mais non, Colin, n’entre pas. Elle est peut-être blessée, seulement, alors, il n’y aura rien du tout, demain, nous irons ensemble au Bois, pour revoir le banc, j’avais sa main dans la mienne et ses cheveux près des miens, son parfum sur l’oreiller. Je prends toujours son oreiller, nous nous battrons encore le soir, le mien, elle le trouve trop bourré, il reste tout rond sous sa tête, et moi, je le reprends après, il sent l’odeur de ses cheveux.
Boris Vian (L'écume des jours)
You ever been eaten out by a southern boy?” I had to think. There hadn’t been many, but no one from Los Angeles was from Los Angeles. “Southern England.” “Doesn’t count.” He hooked his fingers under my jeans and started peeling them off. “You’re in for a treat, sweetheart. Us southern boys eat pussy like pie. And I like pie.” Yes. Yes and yes. S’il vous plaît and thank you too.
C.D. Reiss (Bombshell (Hollywood A-List, #1))
– C’est formidable, dit Anne, quand on se met à penser à tous ces types qui travaillent pour rien. Qui restent huit heures par jour dans leur bureau. Qui peuvent y rester huit heures par jour. – Mais vous avez été comme ça, jusqu’ici, dit Amadis. – Vous m’assommez, avec ce qui a été. Est-ce qu’on n’a plus le droit de comprendre, même après avoir été cul pendant un bout de temps ?
Boris Vian (Autumn in Peking)
The day when a Frenchman switches from the formality of vous to the familiarity of tu is a day to be taken seriously. It is an unmistakable signal that he has decided - after weeks or months or sometimes years - that he likes you. It would be chulish and unfriendly of you not to return the compliment. And so, just when you are at last feeling comfortable with vous and all the plurals that go with it, you are thrust headlong in to the singular world of tu.
Peter Mayle (Toujours Provence)
Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m’enorguiellir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j’ai aimés, âmes de ceux que j’ai chantés, fortifiez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptices du monde; et vous, Seigneur mon Dieu! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise.
Rainer Maria Rilke (The Notebooks of Malte Laurids Brigge)
Elle se mordit la langue quand Thorn pressa sa bouche contre la sienne. Sur le moment, elle ne comprit plus rien. Elle sentit sa barbe lui piquer le menton, son odeur de désinfectant lui monter à la tête, mais la seule pensée qui la traversa, stupide et évidente, fut quenelle avait une botte plantée dans son tibia. Elle voulut se reculer; Thorn l’en empêcha. Il referma ses mains de part et d’autre de son visage, les doigts dans ses cheveux, prenant appui sur sa nuque avec une urgence qui les déséquilibra tous les deux. La bibliothèque déversa une pluie de documents sur eux. Quand Thorn s’écarte finalement, le souffle court, ce fut pour clouer un regard de fer dans ses lunettes. - je vous préviens. Les mots que vous m’avez dits, je ne vous laisserai pas revenir dessus. Sa voix était âpre, mais sous l’autorité des paroles il y avait comme une fêlure. Ophélie pouvait percevoir le pouls précipité des mains qu’il appuyait maladroitement sur ses joues. Elle devait reconnaître que son propre cœur jouait à la balançoire. Thorn était sans doute l’homme le plus déconcertant qu’elle avait jamais rencontré, mais il l’a faisait se sentir formidablement vivante. - je vous aime, répéta-y-elle d’un ton inflexible. C’est ce que j’aurais du vous répondre quand vous vouliez connaître la raison de ma présence à Babel c’est ce que j’en aurais du vous répondre chaque fois que vous vouliez savoir ce que j’en avais vraiment à vous dire. Bien sûr que je désire percer les mystères de Dieu et reprendre le contrôle de ma vie, mais... vous faites partie de ma vie, justement. Je vous ai traité d’égoïste et à aucun moment je ne me suis mise, moi, à votre place. Je vous demande pardon. 
Christelle Dabos (La Mémoire de Babel (La Passe-Miroir, #3))
– C’est ce receveur, expliqua le conducteur. – Ah ! dit Amadis. – Il aime pas les voyageurs. Alors, il s’arrange pour qu’on parte sans voyageur et il ne sonne jamais. Je le sais bien. – C’est vrai, dit Amadis. – Il est fou, vous comprenez, dit le machiniste. – C’est ça… murmura Amadis. Je le trouvais bizarre. – Ils sont tous fous à la Compagnie. – Ça ne m’étonne pas ! – Moi, dit le conducteur, je les possède. Au pays des aveugles, les borgnes sont rois. Vous avez un couteau ? – J’ai un canif. – Prêtez.
Boris Vian (Autumn in Peking)
Je ne vous parlerai pas de vengeance, de guerre, de lutte et de sang. Je ne vous parlerai pas non plus d'injustice et de droit. Je ne vous parlerai même pas de ces gens qui font rimer ordre et terreur, lois et mensonges, morale et déchéance. Je veux vous parler de cette lumière qui brille en chacun de nous. Cette petite lumière qui fait de chacun de nous un être humain. Parce que cette lumière est en train de s'éteindre.
Pierre Bottero (La Huitième Porte (L'Autre, #3))
L'humour ne sauve pas; l'humour ne sert en définitive à peu près à rien. On peut envisager les évènements de la vie avec humour pendant des années, parfois de très longues années, dans certains cas on peut adopter une attitude humoristique jusqu'à la fin; mais en définitive la vie vous brise le coeur. Quelles que soient les qualités de courage, de sang froid et d'humour qu'on a pu développer tout au long de sa vie, on finit toujours par avoir le coeur brisé. Alors on s'arrête de rire. Au bout du compte il n'y a plus que la solitude, le froid et le silence. Au bout du compte il n'y a plus que la mort.
Michel Houellebecq (The Elementary Particles)
J'ai écouté le sermon du prêtre qui officiait devant la tombe de ma mère. On ne perd jamais ses parents, même après leur mort ils vivent encore en vous. Ceux qui vous ont conçu, qui vous ont donné tout cet amour afin que vous surviviez ne peuvent pas disparaître. Le prêtre avait raison, mais l'idée de savoir qu'il n'est plus d'endroit dans le monde où ils respirent, que vous n'entendrez plus leur voix, que les volets de votre maison d'enfance seront clos à jamais, vous plonge dans une solitude que même Dieu n'avait pu concevoir.
Marc Levy (Le Voleur d'ombres)
Les gens n'attendent en général qu'une seule chose de vous: que vous leur renvoyiez l'image de ce qu'ils veulent que vous soyez. Et cette image que je leur proposais, ils n'en voulaient surtout pas. C'était une vue du monde d'en haut, une vue qui n'avait rien à faire ici. Alors s'il y a une leçon que j'ai bien apprise en près de vingt-huit ans de présence sur cette Terre, c'est que l'habit doit faire le moine et peu importe ce que cache la soutane.
Jean-Paul Didierlaurent (Le Liseur du 6h27)
Comment oublier le monde? Peut-on chercher le bonheur quand tout parle de destruction? Le monde est jaloux, il vient vous prendre, il vient vous retrouver là où vous êtes, au fond d'un ravin, il fait entendre sa rumeur de peur et de haine, il mêle sa violence à tout ce qui vous entoure, il transforme la lumière, la mer, le vent, même les cris des oiseaux. Le monde est dans votre coeur alors, sa douleur vous réveille de votre rêve et vous découvrez que la terre même où vous avez voulu créer votre royaume vous expulse et vous jette à la mer.
J.M.G. Le Clézio
Les hommes ne sont convaincus de vos raisons, de votre sincérité, et de la gravité de vos peines, que par votre mort. Tant que vous êtes en vie, votre cas est douteux, vous n'avez droit qu'à leur scepticisme. Alors, s'il y avait une seule certitude qu'on puisse jouir du spectacle, cela vaudrait la peine de leur prouver ce qu'ils ne veulent pas croire, et de les étonner. Mais vous vous tuez et qu'importe qu'ils vous croient ou non : vous n'êtes pas là pour recueillir leur étonnement et leur contrition, d'ailleurs fugace, pour assister enfin, selon le rêve de chaque homme, à vos propres funérailles. Pour cesser d'être douteux, il faut cesser d'être, tout bellement.
Albert Camus (The Fall (Vintage International))
- Descendre, descendre... On va changer de verbe, histoire d'enrichir ton vocabulaire, annonça le garçon sur un ton presque joyeux. Toi, crâne d’œuf, tu conjugues "pas bouger" et tes copines conjuguent "reculer jusqu'au bout du wagon". A la moindre erreur je vous explique "égorger" et "baigner dans son sang". Exécution ! Il se tourna vers Bruno Vignol alors que les boneheads obtempéraient en maugréant. - Je m'appelle Salim, m'sieur, et je descends à la prochaine. Ça vous dit ?
Pierre Bottero (La Forêt des captifs (Les Mondes d'Ewilan, #1))
sachez-le, si vous êtes pessimiste, c’est qu’intérieurement vous n’avez pas encore pris la bonne orientation, vos pieds ne sont pas encore engagés sur le chemin de la science spirituelle, car dès le seuil de cette science, vous auriez dû discerner que le véritable avenir de l’être humain, c’est la lumière, la beauté, la joie, l’épanouissement de son âme. en chemin, bien sûr, vous rencontrerez des difficultés, vous vous heurterez à des obstacles, mais justement, pour les surmonter vous ne devez pas perdre le but de vue, mais vous réjouir par avance de ce bonheur qui vous attend.
Omraam Mikhaël Aïvanhov (Le rire du sage (Izvor, #243))
De guiche. "Portez-les-lui." Cyrano, tenté et un peu charmé. "Vraiment…" De guiche. "Il est des plus experts. Il vous corrigera seulement quelques vers…" Cyrano, dont le visage s’est immédiatement rembruni. "Impossible, Monsieur ; mon sang se coagule En pensant qu’on y peut changer une virgule." De guiche. "Mais quand un vers lui plaît, en revanche, mon cher, Il le paye très cher." Cyrano. "Il le paye moins cher Que moi, lorsque j’ai fait un vers, et que je l’aime, Je me le paye, en me le chantant à moi-même !" De guiche. "Vous êtes fier." Cyrano. "Vraiment, vous l’avez remarqué ?
Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac)
Je ne juge pas? Si, je juge, je passe mon temps à juger. Ils m'irritent profondément ceux qui vous demandent, les yeux faussement horrifiés : "Ne seriez-vous pas en train de me juger?" Si, bien sûr, je vous juge, je n'arrête pas de vous juger. Tout être doté d'une conscience à l'obligation de juger. Mais les sentences que je prononce n'affectent pas l'existence des "prévenus". J'accorde mon estime ou je la retire, je dose mon affabilité, je suspends mon amitié en attendant un complément de preuves, je m'éloigne, je me rapproche, je me détourne, j'accorde un sursis, je passe l'éponge -ou je fais semblant. La plupart des intéressés ne s'en rendent même pas compte. Je ne communique pas mes jugements, je ne suis pas un donneur de leçons, l'observation du monde ne suscite chez moi qu-un dialogue intérieur, un interminable dialogue avec moi-même.
Amin Maalouf (Les désorientés)
Now, I believe the best way for you to learn is immersion and since we can't teleport you all to France," he grinned at me, and there were once again sighs from the girls. "I'll be speaking only in French and will expect you to do the same. Is anyone here already proficient in the language?" I narrowed my eyes at him. He knew darn well I was fluent in French and several other languages. "Eveline, I believe your dad mentioned at dinner the other night that you are?" What was he doing? "Umm. Yes-" He shook his head at me. "En français s'il vous plait." More sighs from the class. I clenched my jaw and spoke rapidly. "Oui, Monsieur Smith. Je parle français. Qu'est-ce que tu veux?" Yes, Mr.Smith. I speak French. What do you want? His eyes smoldered and caressed my face as he delivered his swift reply, "Je veux plus de toi que vous imaginez, ma petit lueur.
Heather Self (The One (The Portal Trilogy, #1))
You see, Monsieur, it's worth everything, isn't it, to keep one's intellectual liberty, not to enslave one's powers of appreciation, one's critical independence? It was because of that that I abandoned journalism, and took to so much duller work: tutoring and private secretaryship. There is a good deal of drudgery, of course; but one preserves one's moral freedom, what we call in French one's quant a soi. And when one hears good talk one can join in it without compromising any opinions but one's own; or one can listen, and answer it inwardly. Ah, good conversation--there's nothing like it, is there? The air of ideas is the only air worth breathing. And so I have never regretted giving up either diplomacy or journalism--two different forms of the same self-abdication." He fixed his vivid eyes on Archer as he lit another cigarette. "Voyez-vous, Monsieur, to be able to look life in the face: that's worth living in a garret for, isn't it? But, after all, one must earn enough to pay for the garret; and I confess that to grow old as a private tutor--or a `private' anything--is almost as chilling to the imagination as a second secretaryship at Bucharest. Sometimes I feel I must make a plunge: an immense plunge. Do you suppose, for instance, there would be any opening for me in America-- in New York?
Edith Wharton (The Age of Innocence)
INT. MINISTÈRE DES AFFAIRES MAGIQUES, RECORDS ROOM ATRIUM—NIGHT MELUSINE: Puis-je vous aider? NEWT: Er—yes, this is Leta Lestrange. And—I’m her— TINA: Fiancé. There is an increased awkwardness between them. NEWT: Tina, about that fiancée business— TINA (brittle): Sorry, yeah. I should have congratulated you— The doors to the records office open. They enter briskly. INT. MINISTÈRE DES AFFAIRES MAGIQUES, RECORDS ROOM—NIGHT The doors close behind them, plunging them into darkness. NEWT: No, that’s— TINA: Lumos. NEWT: Tina—about Leta— TINA: Yes, I’ve just said, I am happy for you— NEWT: Yeah, well, don’t. She stops. Looks at him. What? NEWT: Please don’t be happy. (in trouble) Uh, no, no. I’m sorry. I don’t . . . Uh, obviously, I—Obviously I want you to be. And I hear that you are now. Uh, which is wonderful. Sorry— (a gesture of hopelessness) What I’m trying to say is, I want you to be happy, but don’t be happy that I’m happy, because I’m not. (off her confusion) Happy. (off her continued confusion) Or engaged. TINA: What? NEWT: It was a mistake in a stupid magazine. My brother’s marrying Leta, June the sixth. I’m supposed to be best man. Which is sort of mildly hilarious. TINA: Does he think you’re here to win her back? (beat) Are you here to win her back? NEWT: No! I’m here to— A beat. He stares at her. NEWT: —you know, your eyes really are— TINA: Are what? NEWT: I’m not supposed to say. Pickett is climbing out of NEWT’S pocket onto the nearest shelf. NEWT doesn’t notice. A beat. In a rush TINA: Newt, I read your book, and did you—? NEWT: I still have a picture of you—wait, did you read—? NEWT pulls the picture of her from his breast pocket and unfolds it. She is inordinately touched. He looks from the picture to TINA. NEWT: I got this—I mean, it’s just a picture of you from the paper, but it’s interesting because your eyes in newsprint . . . See, in reality they have this effect in them, Tina . . . It’s like fire in water, in dark water. I’ve only ever seen that— (struggling) I’ve only ever seen that in— TINA (whispers): Salamanders?
J.K. Rowling (Fantastic Beasts: The Crimes of Grindelwald: The Original Screenplay (Fantastic Beasts: The Original Screenplay, #2))
Mais surtout, surtout Jonathan, un matin où passait le facteur, un petit matin gros et froid, un matin où il ouvrait sa grande sacoche jaune et pleine; soufflant de la buée en cherchant le courrier, j'ai ressenti un frisson qui a couru tout mon corps et m'a effarée. Un frisson qui m'a gelée sur place, un frisson qui s'est transformé en éclair et m'a foudroyé la nuque : j'ai compris que j'attendais vos lettres, j'attendais vos mots, j'attendais vos descriptions d'auberges, de routes, de famille française, de soupe au chou... J'étais en train de vous attendre. J'allais donc souffrir de vous. Et je ne veux plus souffrir Jonathan. En ce mois de décembre, j'ai couru à Paris, j'ai couru dans Fécamps, j'ai couru dans ma maison, j'ai couru dans la librairie pour me sauver de vous, vous abandonner sur vos petites routes aux arbres secs et noirs. J'avais peur
Katherine Pancol (Un homme à distance)
I, for example, quiet plainly and simply insist upon annihilation for myself. “No,” they say, “you must go on living, for without you there would be nothing. If everything on earth were reasonable, nothing would ever happen. Without you there would be no events, and it is necessary that there should be events.” Well, and so on I drudge with unwilling heart so that there be events, and bring about unreason by command. People think toute cette comedie is something serious, all there unquestionable intelligence notwithstanding. There lies there tragedy. Well, and they suffer, of course, but … al the same they live, they live in reality, not in fantasy; for suffering is also life. Without suffering what pleasure would there be in it? Everything would turn into one single, endless church service: much holy soaring, but rather boring. Well, and I? I suffer, but even so I do not live. I am the “x” in an indeterminate equation. I am one of life’s ghosts, who has lost all the ends and the beginnings, and even at last forgotten what to call myself. You are laughing . . . No, you are not laughing, you are angry again. You are eternally angry, you would like there to be nothing but intelligence, but I will tell you again that I would renounce all this empyrean existence, all these honours and ranks just in order to be able to take fleshy form in the person of a seven-pood merchant’s wife and set up candles to God in church. ‘So, you don’t believe in God either?’ Ivan said, smiling with hatred. ‘Well, how can I explain it to you, if you are serious, that is . . . ‘ ‘Does God exist or not?’ Ivan barked, again with ferocious insistence. ‘Ah, so you are serious? My dear little dove, I swear to God I do not know, pour vous dire le grand mot.
Fyodor Dostoevsky (The Brothers Karamazov)
Mes amis, j'écris ce petit mot pour vous dire que je vous aime, que je pars avec la fierté de vous avoir connus, l'orgueil d'avoir été choisi et apprécié par vous, et que notre amitié fut sans doute la plus belle œuvre de ma vie. C'est étrange, l'amitié. Alors qu'en amour, on parle d'amour, entre vrais amis on ne parle pas d'amitié. L'amitié, on la fait sans la nommer ni la commenter. C'est fort et silencieux. C'est pudique. C'est viril. C'est le romantisme des hommes. Elle doit être beaucoup plus profonde et solide que l'amour pour qu'on ne la disperse pas sottement en mots, en déclarations, en poèmes, en lettres. Elle doit être beaucoup plus satisfaisante que le sexe puisqu'elle ne se confond pas avec le plaisir et les démangeaisons de peau. En mourant, c'est à ce grand mystère silencieux que je songe et je lui rends hommage. Mes amis, je vous ai vus mal rasés, crottés, de mauvaise humeur, en train de vous gratter, de péter, de roter, et pourtant je n'ai jamais cessé de vous aimer. J'en aurais sans doute voulu à une femme de m'imposer toutes ses misères, je l'aurais quittée, insultée, répudiée. Vous pas. Au contraire. Chaque fois que je vous voyais plus vulnérables, je vous aimais davantage. C'est injuste n'est-ce pas? L'homme et la femme ne s'aimeront jamais aussi authentiquement que deux amis parce que leur relation est pourrie par la séduction. Ils jouent un rôle. Pire, ils cherchent chacun le beau rôle. Théâtre. Comédie. Mensonge. Il n'y a pas de sécurité en l'amour car chacun pense qu'il doit dissimuler, qu'il ne peut être aimé tel qu'il est. Apparence. Fausse façade. Un grand amour, c'est un mensonge réussi et constamment renouvelé. Une amitié, c'est une vérité qui s'impose. L'amitié est nue, l'amour fardé. Mes amis, je vous aime donc tels que vous êtes.
Éric-Emmanuel Schmitt (La Part de l'autre)
In Old English, thou (thee, thine, etc.) was singular and you was plural. But during the thirteenth century, you started to be used as a polite form of the singular - probably because people copied the French way of talking, where vous was used in that way. English then became like French, which has tu and vous both possible for singulars; and that allowed a choice. The norm was for you to be used by inferiors to superiors - such as children to parents, or servants to masters, and thou would be used in return. But thou was also used to express special intimacy, such as when addressing God. It was also used when the lower classes talked to each other. The upper classes used you to each other, as a rule, even when they were closely related. So, when someone changes from thou to you in a conversation, or the other way round, it conveys a different pragmatic force. It will express a change of attitude, or a new emotion or mood.
David Crystal
The children in my dreams speak in Gujarati turn their trusting faces to the sun say to me care for us nurture us in my dreams I shudder and I run. I am six in a playground of white children Darkie, sing us an Indian song! Eight in a roomful of elders all mock my broken Gujarati English girl! Twelve, I tunnel into books forge an armor of English words. Eighteen, shaved head combat boots - shamed by masis in white saris neon judgments singe my western head. Mother tongue. Matrubhasha tongue of the mother I murder in myself. Through the years I watch Gujarati swell the swaggering egos of men mirror them over and over at twice their natural size. Through the years I watch Gujarati dissolve bones and teeth of women, break them on anvils of duty and service, burn them to skeletal ash. Words that don't exist in Gujarati : Self-expression. Individual. Lesbian. English rises in my throat rapier flashed at yuppie boys who claim their people “civilized” mine. Thunderbolt hurled at cab drivers yelling Dirty black bastard! Force-field against teenage hoods hissing F****ing Paki bitch! Their tongue - or mine? Have I become the enemy? Listen: my father speaks Urdu language of dancing peacocks rosewater fountains even its curses are beautiful. He speaks Hindi suave and melodic earthy Punjabi salty rich as saag paneer coastal Kiswahili laced with Arabic, he speaks Gujarati solid ancestral pride. Five languages five different worlds yet English shrinks him down before white men who think their flat cold spiky words make the only reality. Words that don't exist in English: Najjar Garba Arati. If we cannot name it does it exist? When we lose language does culture die? What happens to a tongue of milk-heavy cows, earthen pots jingling anklets, temple bells, when its children grow up in Silicon Valley to become programmers? Then there's American: Kin'uh get some service? Dontcha have ice? Not: May I have please? Ben, mane madhath karso? Tafadhali nipe rafiki Donnez-moi, s'il vous plait Puedo tener….. Hello, I said can I get some service?! Like, where's the line for Ay-mericans in this goddamn airport? Words that atomized two hundred thousand Iraqis: Didja see how we kicked some major ass in the Gulf? Lit up Bagdad like the fourth a' July! Whupped those sand-niggers into a parking lot! The children in my dreams speak in Gujarati bright as butter succulent cherries sounds I can paint on the air with my breath dance through like a Sufi mystic words I can weep and howl and devour words I can kiss and taste and dream this tongue I take back.
Shailja Patel (Migritude)
Will you pour out tea, Miss Brent?' The el­der wom­an replied: 'No, you do it, dear. That tea-​pot is so heavy. And I have lost two skeins of my grey knitting-​wool. So an­noy­ing.' Ve­ra moved to the tea-​ta­ble. There was a cheer­ful rat­tle and clink of chi­na. Nor­mal­ity returned. Tea! Blessed or­di­nary everyday af­ter­noon tea! Philip Lom­bard made a cheery re­mark. Blore re­spond­ed. Dr. Arm­strong told a hu­mor­ous sto­ry. Mr. Jus­tice War­grave, who or­di­nar­ily hat­ed tea, sipped ap­prov­ing­ly. In­to this re­laxed at­mo­sphere came Rogers. And Rogers was up­set. He said ner­vous­ly and at ran­dom: 'Ex­cuse me, sir, but does any one know what's become of the bath­room cur­tain?' Lom­bard's head went up with a jerk. 'The bath­room cur­tain? What the dev­il do you mean, Rogers?' 'It's gone, sir, clean van­ished. I was go­ing round draw­ing all the cur­tai­ns and the one in the lav -​ bath­room wasn't there any longer.' Mr. Jus­tice War­grave asked: 'Was it there this morn­ing?' 'Oh, yes, sir.' Blore said: 'What kind of a cur­tain was it?' 'Scar­let oil­silk, sir. It went with the scar­let tiles.' Lom­bard said: 'And it's gone?' 'Gone, Sir.' They stared at each oth­er. Blore said heav­ily: 'Well - af­ter all-​what of it? It's mad - ​but so's everything else. Any­way, it doesn't matter. You can't kill any­body with an oil­silk cur­tain. For­get about it.' Rogers said: 'Yes, sir, thank you, sir.' He went out, shut­ting the door.
Agatha Christie (And Then There Were None)
Oh ! qu'on m'aille donc, au lieu de cela, chercher quelque jeune vicaire, quelque vieux curé, au hasard, dans la première paroisse venue, qu'on le prenne au coin de son feu, lisant son livre et ne s'attendant à rien, et qu'on lui dise : – Il y a un homme qui va mourir, et il faut que ce soit vous qui le consoliez. Il faut que vous soyez là quand on lui liera les mains, là quand on lui coupera les cheveux; que vous montiez dans sa charrette avec votre crucifix pour lui cacher le bourreau; que vous soyez cahoté avec lui par le pavé jusqu'à la Grève : que vous traversiez avec lui l'horrible foule buveuse de sang; que vous l'embrassiez au pied de l'échafaud, et que vous restiez jusqu'à ce que la tête soit ici et le corps là. Alors, qu'on me l'amène, tout palpitant, tout frissonnant de la tête aux pieds; qu'on me jette entre ses bras, à ses genoux; et il pleurera, et nous pleurerons, et il sera éloquent, et je serais consolé, et mon cœur se dégonflera dans le sien, et il prendra mon âme, et je prendrais son Dieu.
Victor Hugo (The Last Day of a Condemned Man)
Notre génération est trop superficielle pour le mariage. On se marie comme on va au MacDo. Après, on zappe. Comment voudriez-vous qu'on reste toute sa vie avec la même personne dans la société du zapping généralisé? Dans l'époque où les stars, les hommes politiques, les arts, les sexes, les religions n'ont jamais été aussi interchangeables? Pourquoi le sentiment amoureux ferait-il exception à la schizophrénie générale? Et puis d'abord, d'où nous vient donc cette curieuse obsession: s'escrimer à tout prix pour être heureux avec une seule personne? Sur 558 types de sociétés humaines, 24 % seulement sont monogames. La plupart des espèces animales sont polygames. Quant aux extraterrestres, n'en parlons pas: il y a longtemps que la Charte Galactique X23 a interdit la monogamie dans toutes les planètes de type B#871. Le mariage, c'est du caviar à tous les repas: une indigestion de ce que vous adorez, jusqu'à l'écœurement. “ Allez, vous en reprendrez bien un peu, non? Quoi? Vous n'en pouvez plus? Pourtant vous trouviez cela délicieux il y a peu, qu'est-ce qui vous prend? Sale gosse, va!” La puissance de l'amour, son incroyable pouvoir, devait franchement terrifier la société occidentale pour qu'elle en vienne à créer ce système destiné à vous dégoûter de ce que vous aimez.
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans - Le roman suivi du scénario du film)
La mort n'est d'aucune consolation, et si tant est qu'on puisse en trouver une, c'est au cours de la vie. Et pourtant, rien n'est aussi mésestimé que l'existence. Vous maudissez les lundis, la tempête, vos voisins, vous maudissez les mardis, le travail, l'hiver et cela s'évanouira en une fraction de seconde. Tout ce foisonnement sera réduit à néant et remplacé par l'indigence de la mort. Que ce soit dans la veille ou dans le sommeil, vous pensez à des choses insignifiantes, et qui sont à mille lieues de l'essence. Combien de temps vit un être humain en fin de compte, combien connaît-il d'heures limpides, combien de fois existe-t-il avec la même intensité que le courant électrique au point d'illuminer le monde ? L'oiseau chante, le ver se tourne au creux de la terre afin que la vie n'étouffe pas mais, vous, vous maudissez les lundis, vous maudissez les mardis, le nombre des opportunités qui s'offrent à vous diminue et cela rejaillit sur le scintillement argenté qui vous habite. (p. 156-157)
Jón Kalman Stefánsson (Harmur englanna)
Et que faudrait-il faire ? Chercher un protecteur puissant, prendre un patron, Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce, Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ? Non, merci ! Dédier, comme tous ils le font, Des vers aux financiers ? se changer en bouffon Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre, Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ? Non, merci ! Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ? Avoir un ventre usé par la marche ? une peau Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ? Exécuter des tours de souplesse dorsale ?... Non, merci ! D'une main flatter la chèvre au cou Cependant que, de l'autre, on arrose le chou, Et donneur de séné par désir de rhubarbe, Avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe ? Non, merci ! Se pousser de giron en giron, Devenir un petit grand homme dans un rond, Et naviguer, avec des madrigaux pour rames, Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ? Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci ! S'aller faire nommer pape par les conciles Que dans des cabarets tiennent des imbéciles ? Non, merci ! Travailler à se construire un nom Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres ? Non, Merci ! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes ? Être terrorisé par de vagues gazettes, Et se dire sans cesse : "Oh ! pourvu que je sois Dans les petits papiers du Mercure François" ?... Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême, Préférer faire une visite qu'un poème, Rédiger des placets, se faire présenter ? Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais... chanter, Rêver, rire, passer, être seul, être libre, Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre, Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers, Pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers ! Travailler sans souci de gloire ou de fortune, À tel voyage, auquel on pense, dans la lune ! N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît, Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit, Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles, Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard, Ne pas être obligé d'en rien rendre à César, Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite, Bref, dédaignant d'être le lierre parasite, Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !
Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac)
Ce qui est pire c’est qu’on se demande comment le lendemain on trouvera assez de force pour continuer à faire ce qu’on a fait la veille et depuis déjà tellement trop longtemps, où on trouvera la force pour ces démarches imbéciles, ces mille projets qui n’aboutissent à rien, ces tentatives pour sortir de l’accablante nécessité, tentatives qui toujours avortent, et toutes pour aller se convaincre une fois de plus que le destin est insurmontable, qu’il faut retomber au bas de la muraille, chaque soir, sous l’angoisse de ce lendemain, toujours plus précaire, plus sordide. C’est l’âge aussi qui vient peut-être, le traître, et nous menace du pire. On n’a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie, voilà. Toute la jeunesse est allée mourir déjà au bout du monde dans le silence de vérité. Et où aller dehors, je vous le demande, dès qu’on a plus en soi la somme suffisante de délire ? La vérité, c’est une agonie qui n’en finit pas. La vérité de ce monde c’est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir.
Louis-Ferdinand Céline
On Friday night, you stole the life of an exceptional being, the love of my life, the mother of my son, but you will not have my hate. I don’t know who you are and I don’t want to know. You are dead souls. If that God for whom you blindly kill made us in his image, every bullet in my wife’s body will have been a wound in his heart. So, no, I will not give you the satisfaction of hating you. That is what you want, but to respond to your hate with anger would be to yield to the same ignorance that made you what you are. You want me to be scared, to see my fellow citizens through suspicious eyes, to sacrifice my freedom for security. You have failed. I will not change. I saw her this morning. At last, after days and nights of waiting. She was as beautiful as when she went out on Friday evening, as beautiful as when I fell madly in love with her more than twelve years ago. Of course I’m devastated by grief, I grant you that small victory, but it will be short-lived. I know that she will be with us every day and that we will see each other in the paradise of free souls to which you will never have access. There are only two of us – my son and myself – but we are stronger than all the armies of the world. Anyway, I don’t have any more time to waste on you, as I must go to see Melvil, who is waking up from his nap. He is only seventeen months old. He will eat his snack as he does every day, then we will play as we do every day, and all his life this little boy will defy you by being happy and free. Because you will not have his hate either.
Antoine Leiris (Vous n'aurez pas ma haine)
L'Amour qui n'est pas un mot Mon Dieu jusqu'au dernier moment Avec ce coeur débile et blême Quand on est l'ombre de soi-même Comment se pourrait-il comment Comment se pourrait-il qu'on aime Ou comment nommer ce tourment Suffit-il donc que tu paraisses De l'air que te fait rattachant Tes cheveux ce geste touchant Que je renaisse et reconnaisse Un monde habité par le chant Elsa mon amour ma jeunesse O forte et douce comme un vin Pareille au soleil des fenêtres Tu me rends la caresse d'être Tu me rends la soif et la faim De vivre encore et de connaître Notre histoire jusqu'à la fin C'est miracle que d'être ensemble Que la lumière sur ta joue Qu'autour de toi le vent se joue Toujours si je te vois je tremble Comme à son premier rendez-vous Un jeune homme qui me ressemble M'habituer m'habituer Si je ne le puis qu'on m'en blâme Peut-on s'habituer aux flammes Elles vous ont avant tué Ah crevez-moi les yeux de l'âme S'ils s'habituaient aux nuées Pour la première fois ta bouche Pour la première fois ta voix D'une aile à la cime des bois L'arbre frémit jusqu'à la souche C'est toujours la première fois Quand ta robe en passant me touche Prends ce fruit lourd et palpitant Jettes-en la moitié véreuse Tu peux mordre la part heureuse Trente ans perdus et puis trente ans Au moins que ta morsure creuse C'est ma vie et je te la tends Ma vie en vérité commence Le jour que je t'ai rencontrée Toi dont les bras ont su barrer Sa route atroce à ma démence Et qui m'as montré la contrée Que la bonté seule ensemence Tu vins au coeur du désarroi Pour chasser les mauvaises fièvres Et j'ai flambé comme un genièvre A la Noël entre tes doigts Je suis né vraiment de ta lèvre Ma vie est à partir de toi
Louis Aragon
Un piège. Dressé non pour Ellana mais pour lui. Jilano bondit vers la porte. Verrouillée, elle l'aurait à peine ralenti. Elle s'ouvrit sans difficulté. Sur un mur de pierre. Il leva les yeux. La même substance huileuse qui l'avait fait glisser recouvrait tous les murs. La gouttière gisait au sol. Inutile de l'observer pour savoir qu'elle avait été sabotée. Du joli travail. Jilano inspira profondément, ralentissant son rythme cardiaque jusqu'à ce que son corps élimine l'injonction de survie induite par le danger. Ce n'était plus la peine. Il s'assit en tailleur contre un mur et attendit que la silhouette apparaisse au-dessus de lui. Elle ne tarda pas. Un sourire pâle erra sur les lèvres du maître marchombre lorsqu’il reconnut l'assassin. La guilde était donc tombée si bas ? Il faillit parler, non pas pour tenter de convaincre, encore moins pour supplier, mais pour chercher à comprendre. Il préféra détourner les yeux afin de se concentrer sur l'essentiel. Alors que l'assassin bandait son arc, les pensées de Jilano s'envolèrent vers Ellana. Bonheur. Gratitude. Amour. - Garde-toi, murmura-t-il, et que ta route soit belle. - Madame ! Que vous arrive-t-il ? Ellana était brusquement devenue livide. Elle poussa un cri rauque, leva la main à son cœur et, avant qu'Aoro ait pu intervenir, elle s'effondra.
Pierre Bottero (Ellana, l'Envol (Le Pacte des MarchOmbres, #2))
Quand on s’attend au pire, le moins pire a une saveur toute particulière, que vous dégusterez avec plaisir, même si ce n’est pas le meilleur. *** Ce n'est pas la vie qui est belle, c'est nous qui la voyons belle ou moins belle. Ne cherchez pas à atteindre un bonheur parfait, mais contentez vous des petites choses de la vie, qui, mises bout à bout, permettent de tenir la distance… Les tout petit riens du quotidien, dont on ne se rend même plus compte mais qui font que, selon la façon dont on les vit, le moment peut être plaisant et donne envie de sourire. Nous avons tous nos petits riens à nous. Il faut juste en prendre conscience. *** Le silence a cette vertu de laisser parler le regard, miroir de l’âme. On entend mieux les profondeurs quand on se tait. *** Au temps des sorcières, les larmes d’homme devaient être très recherchées. C’est rare comme la bave de crapaud. Ce qu’elles pouvaient en faire, ça, je ne sais pas. Une potion pour rendre plus gentil ? Plus humain ? Moins avare en émotion ? Ou moins poilu ? *** Quand un silence s’installe, on dit qu’un ange passe… *** Vide. Je me sens vide et éteinte. J’ai l’impression d’être un peu morte, moi aussi. D’être un champ de bataille. Tout a brûlé, le sol est irrégulier, avec des trous béants, des ruines à perte de vue. Le silence après l’horreur. Mais pas le calme après la tempête, quand on se sent apaisé. Moi, j’ai l’impression d’avoir sauté sur une mine, d’avoir explosé en mille morceaux, et de ne même pas savoir comment je vais faire pour les rassembler, tous ses morceaux, ni si je les retrouverai tous. *** Accordez-vous le droit de vivre votre chagrin. Il y a un temps pour tout. *** Ce n’est pas d’intuition dont est doté Romain, mais d’attention. *** Ҫa fait toujours plaisir un cadeau, surtout de la part des gens qu’on aime.
Agnès Ledig (Juste avant le bonheur)
Si il y avait bien une chose que l'Occupation nous avait apprise, c'était à nous taire. A ne jamais montrer ce que nous pensions du IIIème Reich et de cette guerre. Nous n'étions que des détenus dans nos propres maisons, dans notre pays. Plus libres d'avoir une opinion. Parce que même nos pensées pouvaient nous enchaîner. Ce soir, je l'avais oublié. Pourtant il ne m'arrêta pas. Il ne me demanda pas de le suivre pour un petit interrogatoire. Après tout, il n'y avait que les résistants pour tenir un discours si tranché, non? Il n'y avait qu'eux pour oser dire de telles choses devant un caporal de la Wehrmacht. Alors pourquoi me tendit-il simplement sa fourche? Puisque la mienne était inutilisable... J'hésitai à la prendre. Quand je le fis, il refusa de la lâcher. Nous restâmes là, une seconde. Nos mains se frôlant sur le manche en bois et nos regards accrochés. - Je ne suis pas innocent c'est vrai, m'avoua-t-il. Je ne le serai jamais plus et je devrai vivre avec toutes mes fautes. J'ai tué, je tuerai sans doute encore. J'ai blessé et je blesserai encore. J'ai menti et je mentirai encore. Non, c'est vrai, il n'y a plus rien d'innocent en moi. Mais je l'ai été. Au début. Avant la guerre. Je l'étais vraiment, vous savez. Innocent. Sa voix n'était qu'un murmure. - Pourquoi me dites-vous ça? - Pour que vous le sachiez. - Mais pourquoi? demandai-je encore. Il recula d'un pas. - Bonne soirée, monsieur Lambert, dit-il sans me répondre. Il quitta les écuries sans un bruit. Aussi discrètement qu'il était arrivé.
Lily Haime (À l'ombre de nos secrets)