Tout Quotes

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Je suis comme ça. Ou j'oublie tout de suite ou je n'oublie jamais." Samuel BECKETT, En attendant Godot I'm like that. Either I forget right away or I never forget.
Samuel Beckett (Waiting for Godot)
Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre! L'air immense ouvre et referme mon livre, La vague en poudre ose jaillir des rocs! Envolez-vous, pages tout éblouies! Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies Ce toit tranquille où picoraient des focs!
Paul Valéry (Le cimetière marin / El cementerio marino)
Il n'est pas certain que tout soit incertain. (Translation: It is not certain that everything is uncertain.)
Blaise Pascal (Pascal's Pensees)
Tout comprendre, c'est tout pardonner.
Leo Tolstoy (War and Peace)
Gracious, that's a lot of bosom you're showing," Magnus went on blithely, gesturing toward Tessa with the burning tip of his cigar. "Tout le monde sur le balcon, as they say in French," he added, miming a vast terrace jutting out from his chest. "Especially apt, as we are now, in fact, on a balcony.
Cassandra Clare (Clockwork Prince (The Infernal Devices, #2))
Dans la nature rien ne se crée, rien ne se perd, tout change. In nature nothing is created, nothing is lost, everything changes.
Antoine Lavoisier (Traité élémentaire de chimie)
On ne découvre pas de terre nouvelle sans consentir à perdre de vue, d'abord et longtemps, tout rivage. (One doesn't discover new lands without consenting to lose sight, for a very long time, of the shore.)
André Gide (The Counterfeiters)
Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garcons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde.
Antoine de Saint-Exupéry (Le Petit Prince)
Et l'amour, où tout est facile, Où tout est donné dans l'instant; Il existe au milieu du temps La possibilité d'une île.
Michel Houellebecq (The Possibility of an Island)
Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Voltaire (Candide)
When we fail to reflect on the undercurrents of the circumstances of our life, we may have permanent misgivings about the quality of our interpretations. A lucid reading of our acts and our desires helps us to avoid tumbling into a frustrating gap between what we expect and what others expect. (“Alors, tout a basculé”)
Erik Pevernagie
La, tout n’est qu’ordre et beauté Luxe, calme et volupté There, there is nothing else but grace and measure, Richness, quietness, and pleasure.
Charles Baudelaire
-Ça ne fait rien, disait monsieur Ibrahim. Ton amour pour elle, il est à toi. Il t'appartient. Même si elle le refuse, elle ne peut rien y changer. Elle n'en profite pas, c'est tout. Ce que tu donnes, Momo, c'est à toi pour toujours; ce que tu gardes, c'est perdu à jamais!
Éric-Emmanuel Schmitt (Monsieur Ibrahim and the Flowers of the Qur'an)
Tout comme il existe des coups de foudre en amour, il y a quelques fois des coups de foudre en amitié
Guillaume Musso (Seras-tu là?)
Nous, les Arabes, ne sommes pas paresseux. Nous prenons seulement le temps de vivre. Ce qui n'est pas le cas des Occidentaux. Pour eux, le temps, c'est de l'argent. Pour nous, le temps ça n'a pas de prix. Un verre de thé suffit à notre bonheur, alors qu'aucun bonheur ne leur suffit. Toute la différence est là.
Yasmina Khadra (Ce que le jour doit à la nuit)
Mais, vrai, j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes. Toute lune est atroce et tout soliel amer: L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes. Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer!
Arthur Rimbaud (Le Bateau ivre)
An insipid voice message or an incongruent emergence from the “other” world may disrupt our whole thinking system. If we are not able to deal with the fragmentation of our self and assess the deconstruction of our identity, a corny incident could easily capsize our being. A misinterpretation of facts and expectations may perturb our awareness and unsettle our perception. When “I” and “me” don’t get along very well, the road to oneness may be very often bumpy. (“Alors, tout a basculé”)
Erik Pevernagie
Il ya toute une vie dans une heure d'amour.
Honoré de Balzac (The Wild Ass's Skin)
Le temps n’efface pas tout, certains instants restent intacts en nos mémoires, sans que l’on sache pourquoi ceux-là plus que d’autres. Peut-être sont-ce là quelques confidences subtiles que la vie nous livre en silence.
Marc Levy (Le premier jour)
J'existe, c'est tout.
Jean-Paul Sartre (Nausea)
Une poussière de petits souvenirs insignifiants qui traçaient malgré tout, en s'enchevêtrant les uns aux autres, la trame d'une vie. Celle de Dimeglio, inspecteur principal à la Brigade criminelle, indice 320. Une vie sans histoires.
Thierry Jonquet (Moloch)
Ma vie est un désastre, mais personne ne le voit car je suis très poli : je souris tout le temps. Je souris parce que je pense que si l'on cache sa souffrance elle disparaît. Et dans un sens, c'est vrai : elle est invisible donc elle n'existe pas, puisque nous vivons dans le monde du visible, du vérifiable, du matériel. Ma douleur n'est pas matérielle ; elle est occultée. Je suis un négationniste de moi-même
Frédéric Beigbeder
Tout parle à qui sait lire, voir et écouter.
Pierre Bottero (Ellana (Le Pacte des MarchOmbres, #1))
Un mot et tout est perdu, un mot et tout est sauvé.
André Breton
On peut tout te prendre; tes biens, tes plus belles années, l'ensemble de tes joies, et l'ensemble de tes mérites, jusqu'à ta dernière chemise. Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué...
Yasmina Khadra (The Attack)
Tu connais la différence entre l'amour et l'herpès ? L'herpès dure toute la vie.
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans (Marc Marronnier, #3))
Tout objectif sans plan n'est qu'un souhait. [A goal without a plan is just a wish.]
Antoine de Saint-Exupéry
Il y a deux réponses à cette question, comme à toutes les questions : celle du poète et celle du savant. Laquelle veux-tu en premier ?
Pierre Bottero (Ellana (Le Pacte des MarchOmbres, #1))
Sur quelque préférence une estime se fonde, Et c'est n'estimer rien qu'estimer tout le monde.
Molière (The Misanthrope)
Au moment même où tout est perdu, tout est possible
Emmanuel Levinas
Oui, je veux être aimé moi-même, ou pas du tout!
Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac)
L'homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert. C'est une dure loi, mais une loi suprême, vieille comme le monde et la fatalité, qu'il nous faut du malheur recevoir le baptême et qu'à ce triste prix tout doit être acheté...
Alfred de Musset
On peut donner bien des choses à ceux que l'on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m'as donné le plus précieux de tout : le manque. Il m'était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais, tu me manquais encore.
Christian Bobin
Mais vrai, j'ai trop pleuré. Les Aubes sont navrantes. Toute lune est atroce et tout soleil amer: L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes. O que ma quille éclate! O que j'aille à la mer!
Arthur Rimbaud (Des Ardennes au désert (Oeuvres))
Deviner avant de démontrer! Ai-je besoin de rappeler que c'est ainsi que se sont faites toutes les découvertes importantes. Guessing before proving! Need I remind you that it is so that all important discoveries have been made?
Henri Poincaré (The Value of Science: Essential Writings of Henri Poincare (Modern Library Science))
La vérité est comme le soleil, elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder.
Victor Hugo
La vie est humiliante de simplicité : on fait tout pour échapper à ses parents, et puis on devient eux.
Frédéric Beigbeder (99 francs)
Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c'est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications.
Antoine de Saint-Exupéry (The Little Prince)
C'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour.
Albert Camus (Les Justes)
On est heureux quand on cesse de penser tout le temps a soi et de juger les autres
Mouloud Benzadi
J'ai eu du mal à te laisser partir, et aujourd'hui, penser à toi me fait souffrir. Je ne suis pas comme toi, je ne peux pas tout oublier et recommencer une nouvelle fois.
Mouloud Benzadi
Être seul est devenu une maladie honteuse. Pourquoi tout le monde fuit-il la solitude? Parce qu'elle oblige à penser. De nos jours, Descartes n'écrirait plus: “Je pense donc je suis.” Il dirait: “Je suis seul donc je pense.” Personne ne veut la solitude, car elle laisse trop de temps pour réfléchir. Or plus on pense, plus on est intelligent, donc plus on est triste.
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans (Marc Marronnier, #3))
La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire.
Victor Hugo
Tu n’étais plus qu’un insecte prisonnier d’une araignée repue, qui te gardait en réserve pour un repas à venir. Elle t’avait capturé pour te savourer en toute quiétude, quand l’envie lui viendrait de goûter ton sang. Tu imaginais ses pattes velues, ses gros yeux globuleux, implacables, son ventre mou, gorgé de viande, vibrant, gélatineux, et ses crocs venimeux, sa bouche noire qui allait te sucer la vie.
Thierry Jonquet (Mygale)
La jeunesse vraie, la seule, c'est d'aimer tout le monde sans distinction, cela seulement est vrai, cela seulement est jeune et nouveau.
Louis-Ferdinand Céline (Voyage Au Bout De La Nuit)
Lorsque l'esprit des hommes te paraîtra étroit, dis-toi que la terre de Dieu est vaste, et vastes Ses mains et Son coeur. N'hésite jamais à t'éloigner, au delà de toutes les mers, au-delà de toutes les frontières, de toutes les patries, de toutes les croyances
Amin Maalouf (Leo Africanus)
Tout s’achète : l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi.
Frédéric Beigbeder (99 francs)
Toutes les opinions ne se valent pas, et il ne faut pas confondre l'éloquence d'une parole avec la justesse d'une pensée.
Tzvetan Todorov (In Defence of the Enlightenment)
Chanson d’automne Les sanglots longs Des violons De l’automne Blessent mon coeur D’une langueur Monotone. Tout suffocant Et blême, quand Sonne l’heure, Je me souviens Des jours anciens Et je pleure ; Et je m’en vais Au vent mauvais Qui m’emporte Deçà, delà, Pareil à la Feuille morte.
Paul Verlaine (Poèmes saturniens)
Donc, il est juste et vrai que la séparation du spirituel et du sensuel chez un homme est signe de sa virilité, et la séparation du spirituel et du sensuel chez une femme est signe de sa prostitution. Et il suffirait que toutes les femmes, ensemble, se virilisent, pour que le monde, le monde entier, se transforme en bordel. ( from "Roman avec cocaïne" )
M. Agueev
Love casts out fear; but conversely fear casts out love. And not only love. Fear also casts out intelligence, casts out goodness, casts out all thought of beauty and truth. What remains in the bum or studiedly jocular desperation of one who is aware of the obscene Presence in the corner of the room and knows that the door is locked, that there aren’t any windows. And now the thing bears down on him. He feels a hand on his sleeve, smells a stinking breath, as the executioner’s assistant leans almost amorously toward him. “Your turn next, brother. Kindly step this way.” And in an instant his quiet terror is transmuted into a frenzy as violent as it is futile. There is no longer a man among his fellow men, no longer a rational being speaking articulately to other rational beings; there is only a lacerated animal, screaming and struggling in the trap. For in the end fear casts out even a man’s humanity. And fear, my good friends, fear is the very basis and foundation of modern life. Fear of the much touted technology which, while it raises out standard of living, increases the probability of our violently dying. Fear of the science which takes away the one hand even more than what it so profusely gives with the other. Fear of the demonstrably fatal institutions for while, in our suicidal loyalty, we are ready to kill and die. Fear of the Great Men whom we have raised, and by popular acclaim, to a power which they use, inevitably, to murder and enslave us. Fear of the war we don’t want yet do everything we can to bring about.
Aldous Huxley (Ape and Essence)
Paris at Night Trois allumettes une à une allumées dans la nuit La première pour voir ton visage tout entier La seconde pour voir tes yeux La dernière pour voir ta bouche Et l'obscurité tout entière pour me rappeler tout cela En te serrant dans mes bras
Jacques Prévert (Paroles)
Ma fleur est éphémère, se dit le petit prince, et elle n'a que quatre épines pour se défendre contre le monde! Et je l'ai laissée toute seule chez moi!
Antoine de Saint-Exupéry (The Little Prince)
Devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ils m’accueillent avec des cris de haine
Albert Camus (The Stranger)
Tout ce que l'on aime devient une fiction.
Amélie Nothomb (La nostalgie heureuse)
Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.
Marcel Proust (Du côté de chez Swann)
Quant à moi, maintenant, j'ai fermé mon âme. Je ne dis plus à personne ce que je crois, ce que je pense et ce que j'aime. Me sachant condamné à l'horrible solitude, je regarde les choses, sans jamais émettre mon avis. Que m'importent les opinions, les querelles, les plaisirs, les croyances ! Ne pouvant rien partager avec personne, je me suis désintéressé de tout. Ma pensée, invisible, demeure inexplorée. J'ai des phrases banales pour répondre aux interrogations de chaque jour, et un sourire qui dit "oui", quand je ne veux même pas prendre la peine de parler.
Guy de Maupassant (Le Horla et autres nouvelles fantastiques)
-Oui, je suis trés malheureuse. C'est évident, ma chère enfant. Tu es malheureuse parce qu'il serait anormal, voire indécent d'être heureux quand on est Algérien, ou tout simplement quand on a du coeur.
Malek Haddad (L'élève Et La Leçon)
L'identité n'est pas donnée une fois pour toutes, elle se construit et se transforme tout au long de l'existence.
Amin Maalouf (In the Name of Identity: Violence and the Need to Belong)
Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l'écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. Flatterers thrive on fools' credulity. The lesson's worth a cheese, don't you agree?
Jean de la Fontaine (Fables de La Fontaine. 1)
...tout compte fait, je crois que mon tort était de ne pas avoir eu le courage de mes convictions. Je pouvais me trouver toutes les excuses du monde, aucune d'elles ne me donnerait raison. En réalité maintenant que j'avais perdu la face , je me cherchais un masque. Pareil à un défiguré, je me cachais derrière mes pansements qui me servaient aussi de moucharabiehs. Je regardais en cachette la vérité des autres, en abusais pour distancer la mienne
Yasmina Khadra (Ce que le jour doit à la nuit)
When I call to mind my earliest impressions, I wonder whether the process ordinarily referred to as growing up is not actually a process of growing down; whether experience, so much touted among adults as the thing children lack, is not actually a progressive dilution of the essentials by the trivialities of living.
Aldo Leopold (A Sand County Almanac and Sketches Here and There)
There should be a phone service that turns off your phone between midnight and six A.M. every night. And if you want to make a call, you have to pick up the phone and talk to an operator: Put me through to AAA. My car battery's dead. Yes, ma'am. Put me through to Pink Dot. I need vanilla Häagen-Dazs toute de suite! Yes, ma'am. Put me through to my ex-boyfriend... I'm sorry, ma'am, the operator would say. That would be a bad idea. Now you go to bed before you do anything stupid.
Kim Gruenenfelder (A Total Waste of Makeup (Charlize Edwards, #1))
Ophélie se sentit déchirée entre la détresse et la fureur. Il n'avait pas le droit! Il n'avait pas le droit d'entrer dans son existence ainsi, de tout mettre sens dessus dessous, puis de s'en aller comme si de rien n'était.
Christelle Dabos (Les Disparus du Clairdelune (La Passe-Miroir, #2))
There was a dragon who had a long-standing obsession with a queen's breasts," she said, growing breathless. "The dragon knew the penalty to touch her would mean death, yet he revealed his secret desire to the king's chief doctor. This man promised he could arrange for the dragon to satisfy his desire, but it would cost him one thousand gold coins." She spread her soapy hands over his nipples, then down his arms. "Though he didn't have the money, the dragon readily agreed to the scheme." Grace," Darius moaned, his erection straining against her stomach. She hid her smile, loving that she had this much power over such a strong man. That she, Grace Carlyle, made him ache with longing. "The next day the physician made a batch of itching powder and poured some into the queen's bra… uh, you might call it a brassiere… while she bathed. After she dressed, she began itching and itching and itching. The physician was summoned to the Royal Chambers, and he informed the king and queen that only a special saliva, if applied for several hours, would cure this type of itch. And only a dragon possessed this special saliva." Out of breath, she paused. Continue," Darius said. His arms wound around her so tightly she could barely breathe. His skin blazed hot against hers, hotter than even the steamy water. Are you sure?" Continue." Taut lines bracketed his mouth. Well, the king summoned the dragon. Meanwhile, the physician slipped him the antidote for the itching powder, which the dragon put into his mouth, and for the next few hours, the dragon worked passionately on the queen's breasts. Anyway," she said, reaching around him and lathering the muscled mounds of his butt, "the queen's itching was eventually relieved, and the dragon left satisfied and touted as a hero." This does not sound like a joke," Darius said. I'm getting to the punch line. Hang on. When the physician demanded his payment, the now satisfied dragon refused. He knew that the physician could never report what really happened to the king. So the next day, the physician slipped a massive dose of the same itching powder into the king's loincloth. And the king immediately summoned the dragon." -Heart of the Dragon
Gena Showalter
What is saving my life now is the conviction that there is no spiritual treasure to be found apart from the bodily experiences of human life on earth. My life depends on engaging the most ordinary physical activities with the most exquisite attention I can give them. My life depends on ignoring all touted distinctions between the secular and the sacred, the physical and the spiritual, the body and the soul. What is saving my life now is becoming more fully human, trusting that there is no way to God apart from real life in the real world.
Barbara Brown Taylor (An Altar in the World: A Geography of Faith)
Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu’il faut aimer coûte que coûte… Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste , moi, et de me contenter d’un petit morceau, si j’ai été bien sage.
Jean Anouilh (Antigone)
How anybody can compose a story by word of mouth face to face with a bored-looking secretary with a notebook is more than I can imagine. Yet many authors think nothing of saying, 'Ready, Miss Spelvin? Take dictation. Quote no comma Sir Jasper Murgatroyd comma close quotes comma said no better make it hissed Evangeline comma quote I would not marry you if you were the last person on earth period close quotes Quote well comma I'm not so the point does not arise comma close quotes replied Sir Jasper twirling his moustache cynically period And so the long day wore on period End of chapter.' If I had to do that sort of thing I should be feeling all the time that the girl was saying to herself as she took it down, 'Well comma this beats me period How comma with homes for the feebleminded touting for custom on every side comma has a man like this succeeded in remaining at large mark of interrogation.
P.G. Wodehouse
J'ai perdu ma force et ma vie, Et mes amis et ma gaieté; J'ai perdu jusqu'à la fierté Qui faisait croire à mon génie. Quand j'ai connu la Vérité, J'ai cru que c'était une amie ; Quand je l'ai comprise et sentie, J'en étais déjà dégoûté. Et pourtant elle est éternelle, Et ceux qui se sont passés d'elle Ici-bas ont tout ignoré. Dieu parle, il faut qu'on lui réponde. Le seul bien qui me reste au monde Est d'avoir quelquefois pleuré.
Alfred de Musset
Aujourd'hui, quelque part, un trésor vous attend. Ce peut être un petit sourire, ce peut être une grande conquête, peu importe. La vie est faite de petits et de grands miracles. Rien n'est ennuyeux, car tout change constamment. L'ennui n'est pas dans le monde, mais dans la manière dont nous voyons le monde.
Paulo Coelho (Maktub)
Si seulement je pouvais m'arrêter de penser, ça irait déjà mieux. Les pensées, c'est ce qu'il y a de plus fade. Plus fade encore que de la chair. Ça s'étire à n'en plus finir et ça laisse un drôle de goût. Et puis il y a les mots, au-dedans des pensées, les mots inachevés, les ébauches de phrases qui reviennent tout le temps.
Jean-Paul Sartre (Nausea)
Tu as tout à apprendre, tout ce qui ne s'apprend pas: la solitude, l'indifférence, la patience, le silence. Tu dois te déshabituer de tout: d'aller à la rencontre de ceux que si longtemps tu as côtoyés, de prendre tes repas, tes cafés à la place que chaque jour d'autres ont retenue pour toi, ont parfois défendue pour toi, de traîner dans la complicité fade des amitiés qui n'en finissent pas de se survivre, dans la rancoeur opportuniste et lâche des liaisons qui s'effilochent.
Georges Perec (Un Homme qui dort)
Les êtres humains sont très attachés à tout ce qu'ils croient. Ils ne cherchent pas la vérité, ils veulent seulement une certaine forme d'équilibre, et ils arrivent à se bâtir un monde à peu près cohérent sur la base de leurs croyances. Cela les rassure, et ils s'y accrochent inconsciemment
Laurent Gounelle (L'homme qui voulait être heureux)
Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce? Un serment fait d'un peu plus près, une promesse Plus précise, un aveu qui peut se confirmer, Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer; C'est un secret qui prend la bouche pour oreille, Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille, Une communion ayant un goût de fleur, Une façon d'un peu se respirer le coeur, Et d'un peu se goûter au bord des lèvres, l'âme!
Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac)
Je n'ai jamais osé être ce que je suis vraiment. Toujours enfermée dans ma bulle et dans ma tête, emprisonnée par mes émotions. Je n'ai peut-être jamais su qui j'étais au fond. Je n'ai jamais pris ma place, car je n'ai jamais trop su où elle était. Mais ce que je sais, c'est que je n'arrêterai jamais de la chercher. Et aujourd'hui, j'entrevois mon avenir de façon tout à fait excitante, en pensant que, quoi qu'il arrive, ma place est celle que je déciderai de prendre.
India Desjardins (Les pieds sur terre (Le journal d'Aurélie Laflamme, #8))
Valentine clears his throat. "So. Why can't you just say it?" "Say what?" "You know what." "It's hardly the time or place." "It is if you're dying." "I can't." "You're a dick. Just fucking say it!" "I can't! I'm... English." "What am I, a Martian? I say it all the time. I know you love me, why can't you say it?" "If you know, then why do I have to?" "You're missing the point a bit." "I took your bullet, you little twat, don't you dare question whether I love you." "Yeah, but you could say it." The throb of the gunshots is pounding all down his arm and body. The pain's so bad he wants to cry, like he's five and he's skinned his knee coming off his bike. "Je t'aime," he says, through gritted teeth, to shut the kid up. "Je ne sais pas pourquoi. Tu es... complètement bête, tu t'habilles comme une pute travestie, je hais ta musique, tu es fou, tu me rends fou, mais je suis fou de toi et je pense à toi tout le temps et je t'aime, oui. Tu comprends? Je t'aime. Seulement... pas en anglais. Je ne peux pas." Valentine's shifting about like he's uncomfortable. "I ain't got no idea what you just said but I think I need to change my pants." "Maintenant, ta gueule.
Richard Rider (Stockholm Syndrome (Stockholm Syndrome, #1))
Crois-moi, il n'y a pas de grande douleur, pas de grands repentirs, de grands souvenirs. Tout s'oublie même les grandes amours. C'est ce qu'il y a de triste et d'exaltant à la fois dans la vie. Il y a seulement une certaine façon de voir les choses et elle surgit de temps en temps. C'est pour ça qu'il est bon quand même d'avoir eu un grand amour, une passion malheureuse dans sa vie. Ça fait du moins un alibi pour les désespoirs sans raison dont nous sommes accablés.
Albert Camus (A Happy Death)
The gods weave misfortunes for men, so that the generations to come will have something to sing about.” Mallarmé repeats, less beautifully, what Homer said; “tout aboutit en un livre,” everything ends up in a book. The Greeks speak of generations that will sing; Mallarmé speaks of an object, of a thing among things, a book. But the idea is the same; the idea that we are made for art, we are made for memory, we are made for poetry, or perhaps we are made for oblivion. But something remains, and that something is history or poetry, which are not essentially different.
Jorge Luis Borges (Seven Nights (English and Spanish Edition))
Il y a dans la lecture quelque chose qui relève de l'irrationnel. Avant d'avoir lu, on devine tout de suite si on va aimer ou pas. On hume, on flaire le livre, on se demande si ça vaut la peine de passer du temps en sa compagnie. C'est l'alchimie invisible des signes tracés sur une feuille qui s'impriment dans notre cerveau. Un livre, c'est un être vivant.
Jean-Michel Guenassia (Le Club des incorrigibles optimistes)
Un soir qu'ils étaient couchés l'un près de l'autre, comme elle lui demandait d'inventer un poème qui commencerait par je connais un beau pays, il s'exécuta sur-le-champ. Je connais un beau pays Il est de l'or et d'églantine Tout le monde s'y sourit Ah quelle aventure fine Les tigres y sont poltrons Les agneaux ont fière mine À tous les vieux vagabonds Ariane donne des tartines. Alors, elle lui baisa le la main, et il eut honte de cette admiration.
Albert Cohen (Belle du Seigneur)
Avec l'amour maternel, la vie vous fait, à l'aube, une promesse qu'elle ne tient jamais. Chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. Malheureusement pour moi, je me connais en vrais diamants.
Romain Gary (Promise at Dawn)
Vous êtes belles mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
Antoine de Saint-Exupéry (The Little Prince)
America touts itself as the land of the free, but the number one freedom that you and I have is the freedom to enter into a subservient role in the workplace. Once you exercise this freedom you’ve lost all control over what you do, what is produced, and how it is produced. And in the end, the product doesn’t belong to you. The only way you can avoid bosses and jobs is if you don’t care about making a living. Which leads to the second freedom: the freedom to starve.
Tom Morello
Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour. C'est pour rejoindre le sauvage, l'écorché, le limpide. On écrit une langue simple. On ne fait aucune différence entre l'amour, la langue et le chant. Le chant c'est l'amour. L'amour c'est un fleuve. Il disparaît parfois. Il s'enfonce dans la terre. Il poursuit son cours dans l'épaisseur d'une langue. Il réapparaît ici ou là, invincible, inaltérable.
Christian Bobin (La part manquante)
It is worth saying something about the social position of beggars, for when one has consorted with them, and found that they are ordinary human beings, one cannot help being struck by the curious attitude that society takes towards them. People seem to feel that there is some essential difference between beggars and ordinary 'working' men. They are a race apart--outcasts, like criminals and prostitutes. Working men 'work', beggars do not 'work'; they are parasites, worthless in their very nature. It is taken for granted that a beggar does not 'earn' his living, as a bricklayer or a literary critic 'earns' his. He is a mere social excrescence, tolerated because we live in a humane age, but essentially despicable. Yet if one looks closely one sees that there is no ESSENTIAL difference between a beggar's livelihood and that of numberless respectable people. Beggars do not work, it is said; but, then, what is WORK? A navvy works by swinging a pick. An accountant works by adding up figures. A beggar works by standing out of doors in all weathers and getting varicose veins, chronic bronchitis, etc. It is a trade like any other; quite useless, of course--but, then, many reputable trades are quite useless. And as a social type a beggar compares well with scores of others. He is honest compared with the sellers of most patent medicines, high-minded compared with a Sunday newspaper proprietor, amiable compared with a hire-purchase tout--in short, a parasite, but a fairly harmless parasite. He seldom extracts more than a bare living from the community, and, what should justify him according to our ethical ideas, he pays for it over and over in suffering. I do not think there is anything about a beggar that sets him in a different class from other people, or gives most modern men the right to despise him. Then the question arises, Why are beggars despised?--for they are despised, universally. I believe it is for the simple reason that they fail to earn a decent living. In practice nobody cares whether work is useful or useless, productive or parasitic; the sole thing demanded is that it shall be profitable. In all the modem talk about energy, efficiency, social service and the rest of it, what meaning is there except 'Get money, get it legally, and get a lot of it'? Money has become the grand test of virtue. By this test beggars fail, and for this they are despised. If one could earn even ten pounds a week at begging, it would become a respectable profession immediately. A beggar, looked at realistically, is simply a businessman, getting his living, like other businessmen, in the way that comes to hand. He has not, more than most modem people, sold his honour; he has merely made the mistake of choosing a trade at which it is impossible to grow rich.
George Orwell (Down and Out in Paris and London)
Comprendre... Vous n'avez que ce mot-là à la bouche, tous, depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau, à la belle eau fuyante et froide parce que cela mouille les dalles, à la terre parce que cela tache les robes. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au mendiant qu'on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille [...]. Si je deviens vieille. Pas maintenant.
Jean Anouilh (Antigone (The Theban Plays, #3))
As-tu déjà été amoureux? C'est horrible non? Ca rend si vulnérable. Ca t'ouvre la poitrine et le coeur en grand et du coup, n'importe qui peut venir te bousiller de l'intérieur. On se forge des défenses, on se fabrique une belle armure pour que rien ne puisse jamais nous atteindre, et voilà qu'un imbécile, pas bien différent des autres s'immisce dans notre imbécile de vie... On lui offre un morceau de soi alors que l'autre n'a rien demandé. Il a juste fait un truc débile un jour, genre t'embrasser ou te sourire, mais, depuis, ta vie ne t'appartient plus. L'amour te prend en otage. Il s'insinue en toi. Il te dévore de l'intérieur et te laisse tout seul à chialer dans le noir, au point qu'un simple phrase comme "je crois qu'on devrait rester amis" te fait l'effet d'un éclat de verre qu'on t'aurait planté dans le coeur. Ca fait mal. Pas juste dans ton imagination. Pas juste dans ta tête. C'est une douleur à fendre l'âme, qui s'incruste en toi et te déchire du dedans. Je hais l'amour.
Neil Gaiman (The Sandman, Vol. 9: The Kindly Ones)
Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : " J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.
Alfred de Musset (On ne badine pas avec l'amour)
En effet: je mourais déjà. Je venais d'apprendre cette nouvelle horrible que tout humain apprend un jour ou l'autre: ce que tu aimes, tu vas le perdre. "Ce qui t'a été donné te sera repris." Face à la découverte de cette spoliation future, il y a deux attitudes possibles: soit on décide de ne pas s'attacher aux êtres et aux choses, afin de rendre l'amputation moins douloureuse; soit on décide, au contraire, d'aimer d'autant plus les êtres et les choses, d'y mettre le paquet - "puisque nous n'aurons pas beaucoup de temps ensemble, je vais te donner en un an tout l'amour que j'aurais pu te donner en une vie.
Amélie Nothomb (Métaphysique des tubes)
Fortunately, no matter how many times she is pushed down, she bounds up again. No matter how many times she is forbidden, quelled, cut back, diluted, tortured, touted as unsafe, dangerous, mad, and other derogations, she emanates upward in women, so that even the most quiet, even the most restrained woman keeps a secret place for Wild Woman, Even the more repressed woman has a secret life, with secret thoughts and secret feelings which are lush and wild, that is, natural. Even the most captured woman guards the place of the wildish self, for she knows intuitively that someday there will be a loophole, an aperture, a chance, and she will hightail it to escape.
Clarissa Pinkola Estés (Women Who Run With the Wolves)
Tu n'as rien appris, sinon que la solitude n'apprend rien, que l'indifférence n'apprend rien: c'était un leurre, une illusion fascinante et piégée. Tu étais seul et voilà tout et tu voulais te protéger: qu'entre le monde et toi les ponts soient à jamais coupés. Mais tu es si peu de chose et le monde est un si grand mot: tu n'as jamais fait qu'errer dans une grande ville, que longer sur quelques kilomètres des façades, des devantures, des parcs et des quais. L'indifférence est inutile. Tu peux vouloir ou ne pas vouloir, qu'importe! Faire ou ne pas faire une partie de billard électrique, quelqu'un, de toute façon, glissera une pièce de vingt centimes dans la fente de l'appareil. Tu peux croire qu'à manger chaque jour le même repas tu accomplis un geste décisif. Mais ton refus est inutile. Ta neutralité ne veut rien dire. Ton inertie est aussi vaine que ta colère.
Georges Perec (Un Homme qui dort)
Et moi aussi, je me suis senti prêt à tout revivre. Comme si cette grande colère m'avait purgé du mal, vidé d'espoir, devant cette nuit chargée de signes et d'étoiles, je m'ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l'éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j'ai senti que j'avais été heureux, et que je l'étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu'il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu'ils m'accueillent avec des cris de haine.
Albert Camus (The Stranger)
On s'ennuie de tout, mon ange, c'est une loi de la nature; ce n'est pas ma faute. Si donc, je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n'est pas ma faute. Si, par exemple, j'ai eu juste autant d'amour que toi de vertu, et c'est surement beaucoup dire, il n'est pas étonnant que l'un ait fini en même temps que l'autre. Ce n'est pas ma faute. Il suit de là, que depuis quelque temps je t'ai trompée: mais aussi ton impitoyable tendresse m'y forçait en quelque sorte! Ce n'est pas ma faute. Aujourd'hui, une femme que j'aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n'est pas ma faute. Je sens bien que voilà une belle occasion de crier au parjure: mais si la Nature n'a accordé aux hommes que la constance, tandis qu'elle donnait aux femmes l'obstination, ce n'est pas ma faute. Crois-moi, choisis un autre amant, comme j'ai fait une maîtresse. Ce conseil est bon, très bon; si tu le trouve mauvais, ce n'est pas ma faute. Adieu, mon ange, je t'ai prise avec plaisir, je te quitte sans regrets: je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute.
Pierre Choderlos de Laclos (Les liaisons dangereuses)
ENIVREZ-VOUS Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous! Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise. (in Le Spleen de Paris)
Charles Baudelaire (Paris Spleen)
Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lèvres, Nos silences, nos paroles, La lumière qui s’en va, la lumière qui revient, Un seul sourire pour nous deux, Par besoin de savoir, j’ai vu la nuit créer le jour sans que nous changions d’apparence, Ô bien-aimé de tous et bien-aimé d’un seul, En silence ta bouche a promis d’être heureuse, De loin en loin, ni la haine, De proche en proche, ni l’amour, Par la caresse nous sortons de notre enfance, Je vois de mieux en mieux la forme humaine, Comme un dialogue amoureux, le cœur ne fait qu’une seule bouche Toutes les choses au hasard, tous les mots dits sans y penser, Les sentiments à la dérive, les hommes tournent dans la ville, Le regard, la parole et le fait que je t’aime, Tout est en mouvement, il suffit d’avancer pour vivre, D’aller droit devant soi vers tout ce que l’on aime, J’allais vers toi, j’allais sans fin vers la lumière, Si tu souris, c’est pour mieux m’envahir, Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard.
Paul Éluard
It's a promise ring. A long time ago, they would be engraved with the words Pour route ma vie, de tout mon coeur, For my whole life, all of my love. I wanted to give you something that showed my complete and total devotion to you, to us. I have turned your world upside down. First when I tried to kill myself and left you to deal with the aftermath. Then again when I came back and you've been trying to handle my constantly changing life. I know I haven't been easy. I wish I could say that one day things might be simpler. But the truth is I can't say that. I wish I could. I can only say, with one hundred percent certainty that I love you. That I live and breathe for you. That I would lay down my life a million times over for you. And no matter what happens tomorrow, next week, next year, my heart will always be yours.
A. Meredith Walters (Light in the Shadows (Find You in the Dark, #2))
He wondered about the people in houses like those. They would be, for example, small clerks, shop-assistants, commercial travellers, insurance touts, tram conductors. Did they know that they were only puppets dancing when money pulled the strings? You bet they didn’t. And if they did, what would they care? They were too busy being born, being married, begetting, working, dying. It mightn’t be a bad thing, if you could manage it, to feel yourself one of them, one of the ruck of men. Our civilization is founded on greed and fear, but in the lives of common men the greed and fear are mysteriously transmuted into something nobler. The lower-middle-class people in there, behind their lace curtains, with their children and their scraps of furniture and their aspidistras — they lived by the money-code, sure enough, and yet they contrived to keep their decency. The money-code as they interpreted it was not merely cynical and hoggish. They had their standards, their inviolable points of honour. They ‘kept themselves respectable’— kept the aspidistra flying. Besides, they were alive. They were bound up in the bundle of life. They begot children, which is what the saints and the soul-savers never by any chance do. The aspidistra is the tree of life, he thought suddenly.
George Orwell (Keep the Aspidistra Flying)
que ferais-je sans ce monde que ferais-je sans ce monde sans visage sans questions où être ne dure qu'un instant où chaque instant verse dans le vide dans l'oubli d'avoir été sans cette onde où à la fin corps et ombre ensemble s'engloutissent que ferais-je sans ce silence gouffre des murmures haletant furieux vers le secours vers l'amour sans ce ciel qui s'élève sur la poussieère de ses lests que ferais-je je ferais comme hier comme aujourd'hui regardant par mon hublot si je ne suis pas seul à errer et à virer loin de toute vie dans un espace pantin sans voix parmi les voix enfermées avec moi Translation... what would I do without this world what would I do without this world faceless incurious where to be lasts but an instant where every instant spills in the void the ignorance of having been without this wave where in the end body and shadow together are engulfed what would I do without this silence where the murmurs die the pantings the frenzies towards succour towards love without this sky that soars above its ballast dust what would I do what I did yesterday and the day before peering out of my deadlight looking for another wandering like me eddying far from all the living in a convulsive space among the voices voiceless that throng my hiddenness
Samuel Beckett (Collected Poems in English and French)
Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce Il n'y a pas d'amour heureux Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes Qu'on avait habillés pour un autre destin A quoi peut leur servir de se lever matin Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes Il n'y a pas d'amour heureux Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé Et ceux-là sans savoir nous regardent passer Répétant après moi les mots que j'ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent Il n'y a pas d'amour heureux Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare Il n'y a pas d'amour heureux Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri Et pas plus que de toi l'amour de la patrie Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs Il n'y a pas d'amour heureux Mais c'est notre amour à tous les deux
Louis Aragon (La Diane française: En Étrange Pays dans mon pays lui-même)
A qui écris-tu? -A toi. En fait, je ne t'écris pas vraiment, j'écris ce que j'ai envie de faire avec toi... Il y avait des feuilles partout. Autour d'elle, à ses pieds, sur le lit. J'en ai pris une au hasard: "...Pique-niquer, faire la sieste au bord d'une rivière, manger des pêches, des crevettes, des croissants, du riz gluant, nager, danser, m'acheter des chaussures, de la lingerie, du parfum, lire le journal, lécher les vitrines, prendre le métro, surveiller l'heure, te pousser quand tu prends toute la place, étendre le linge, aller à l'Opéra, faire des barbecues, râler parce que tu as oublié le charbon, me laver les dents en même temps que toi, t'acheter des caleçons, tondre la pelouse, lire le journal par-dessus ton épaule, t'empêcher de manger trop de cacahuètes, visiter les caves de la Loire, et celles de la Hunter Valley, faire l'idiote, jacasser, cueillir des mûres, cuisiner, jardiner, te réveiller encore parce que tu ronfles, aller au zoo, aux puces, à Paris, à Londres, te chanter des chansons, arrêter de fumer, te demander de me couper les ongles, acheter de la vaisselle, des bêtises, des choses qui ne servent à rien, manger des glaces, regarder les gens, te battre aux échecs, écouter du jazz, du reggae, danser le mambo et le cha-cha-cha, m'ennuyer, faire des caprices, bouder, rire, t'entortiller autour de mon petit doigt, chercher une maison avec vue sur les vaches, remplir d'indécents Caddie, repeindre un plafond, coudre des rideaux, rester des heures à table à discuter avec des gens intéressants, te tenir par la barbichette, te couper les cheveux, enlever les mauvaises herbes, laver la voiture, voir la mer, t'appeler encore, te dire des mots crus, apprendre à tricoter, te tricoter une écharpe, défaire cette horreur, recueillir des chats, des chiens, des perroquets, des éléphants, louer des bicyclettes, ne pas s'en servir, rester dans un hamac, boire des margaritas à l'ombre, tricher, apprendre à me servir d'un fer à repasser, jeter le fer à repasser par la fenêtre, chanter sous la pluie, fuire les touristes, m'enivrer, te dire toute la vérité, me souvenir que toute vérité n'est pas bonne à dire, t'écouter, te donner la main, récupérer mon fer à repasser, écouter les paroles des chansons, mettre le réveil, oublier nos valises, m'arrêter de courir, descendre les poubelles, te demander si tu m'aimes toujours, discuter avec la voisine, te raconter mon enfance, faire des mouillettes, des étiquettes pour les pots de confiture..." Et ça continuais comme ça pendant des pages et des pages...
Anna Gavalda (Someone I Loved (Je l'aimais))