â
La vie est amĂšre quand il n'y a pas de sucre au fond
â
â
Boris Vian
â
Un petit nuage rose descendait de l'air et s'approchait d'eux.
"J'y vais! proposa-t-il.
-vas-y", dit Colin.
Et le nuage les enveloppa. A l'intérieur, il faisait chaud et ça sentait le sucre à la cannelle.
â
â
Boris Vian (L'Ăcume des jours)
â
DĂ©jeuner du matin
Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il sâest levĂ©
Il a mis
Son chapeau sur sa tĂȘte
Il a mis
Son manteau de pluie
Parce quâil pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi jâai pris
Ma tĂȘte dans ma main
Et jâai pleurĂ©
â
â
Jacques Prévert (Paroles)
â
Bois l'amer breuvage de mes conseils: je l'ai passé au crible de la sagesse, et le sucre de la poésie en atténue l'acidité.
â
â
Saadi (ŰšÙŰłŰȘŰ§Ù ŰłŰčŰŻÛ)
â
Le temps perdu est comme le pain oubliĂ© sur la table, le pain sec. On peut le donner aux moineaux. On peut aussi le jeter. On peut encore le manger, comme dans l'enfance le pain perdu : trempĂ© dans du lait pour l'adoucir, recouvrir de jaune dâĆuf et de sucre, et cuit dans une poĂȘle. Il n'est pas perdu, le pain perdu, puisqu'on le mange. Il n'est pas perdu le temps perdu, puisqu'on y touche Ă la fin des temps et qu'on y mange Ă sa mort, Ă chaque seconde, Ă chaque bouchĂ©e. (p90)
â
â
Christian Bobin (La part manquante)
â
CafĂ©. Donne de lâesprit. Nâest bon quâen venant du Havre. Dans un grand dĂźner, doit se prendre debout. Lâavaler sans sucre, trĂšs chic, donne lâair dâavoir vĂ©cu en Orient.
â
â
Gustave Flaubert (Le dictionnaire des idées reçues (French Edition))
â
Ce pays cultive la canne à sucre et les préjugés.
â
â
Malcolm de Chazal (Petrusmok)
â
Chouquettes. The perfect pastry. Puffed up. Light. They came in two versions, dusted with sugar granules or chocolate chips. April elected the sucre perlé. If you were in Paris your food might as well glitter. After
â
â
Michelle Gable (A Paris Apartment)
â
quand nous travaillons aux sucrerieres, et que la meule
nous attrape le doigt, on nous coupe la main, quand nous
voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe;
je me suis trouvé dans les deux cas, c'est à ce prix
que vous mangez du sucre en Europe.
â
â
Voltaire
â
La vie serait si simple si l'on n'avait qu'à noyer les tristesses dans les joies pour peindre des arcs-en-ciel par tous les temps. Tu peux faire fondre le sel comme le sucre, mais jamais le goût que tu en as. Rien ne change le goût des choses passées.
â
â
Fatou Diome (Impossible de grandir)
â
PlĂ»t au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanĂ©ment fĂ©roce comme ce quâil lit, trouve, sans se dĂ©sorienter, son chemin abrupt et sauvage, Ă travers les marĂ©cages dĂ©solĂ©s de ces pages sombres et pleines de poison ; car, Ă moins qu'il nâapporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension dâesprit Ă©gale au moins Ă sa dĂ©fiance, les Ă©manations mortelles de ce livre imbiberont son Ăąme comme lâeau le sucre. Il nâest pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre ; quelques-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Par consĂ©quent, Ăąme timide, avant de pĂ©nĂ©trer plus loin dans de pareilles landes inexplorĂ©es, dirige tes talons en arriĂšre et non en avant. Ăcoute bien ce que je te dis : dirige tes talons en arriĂšre et non en avant.
â
â
Comte de Lautréamont (Les Chants de Maldoror)
â
No hay amor mĂĄs generoso que el que se sabe al mismo tiempo pasajero y singular. ALBERT CAMUS. El mito de SĂsifo: 63.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Es una complicaciĂłn de irritaciĂłn interna y de reumatismo, de calentura y de un poco de mal de orina, de vĂłmito y de dolor cĂłlico [...] Ya no puedo hacer un esfuerzo sin padecer infinito. Usted no me conocerĂa porque estoy muy acabado y muy viejo, y en medio de una tormenta como esta represento la senectud. AdemĂĄs me suelen dar, de cuando en cuando, unos ataques de demencia, aun cuando estoy bueno, que pierdo enteramente la razĂłn, sin sufrir el mĂĄs pequeño ataque de enfermedad y de dolor.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Seigneur je suis trÚs fatigué.
Je suis né fatigué.
Et j'ai beaucoup marché depuis le chant du coq
Et le morne est bien haut qui mĂšne Ă leur Ă©cole.
Seigneur, je ne veux plus aller Ă leur Ă©cole,
Faites, je vous en prie, que je n'y aille plus.
Je veux suivre mon pĂšre dans les ravines fraĂźches
Quand la nuit flotte encore dans le mystĂšre des bois
OĂč glissent les esprits que l'aube vient chasser.
Je veux aller pieds nus par les rouges sentiers
Que cuisent les flammes de midi,
Je veux dormir ma sieste au pied des lourds manguiers,
Je veux me réveiller
Lorsque lĂ -bas mugit la sirĂšne des blancs
Et que l'Usine
Sur l'océan des cannes
Comme un bateau ancré
Vomit dans la campagne son Ă©quipage nĂšgre...
Seigneur, je ne veux plus aller Ă leur Ă©cole,
Faites, je vous en prie, que je n'y aille plus.
Ils racontent qu'il faut qu'un petit nĂšgre y aille
Pour qu'il devienne pareil
Aux messieurs de la ville
Aux messieurs comme il faut
Mais moi je ne veux pas
Devenir, comme ils disent,
Un monsieur de la ville,
Un monsieur comme il faut.
Je préfÚre flùner le long des sucreries
OĂč sont les sacs repus
Que gonfle un sucre brun autant que ma peau brune.
Je prĂ©fĂšre vers l'heure oĂč la lune amoureuse
Parle bas à l'oreille des cocotiers penchés
Ecouter ce que dit dans la nuit
La voix cassée d'un vieux qui raconte en fumant
Les histoires de Zamba et de compĂšre Lapin
Et bien d'autres choses encore
Qui ne sont pas dans les livres.
Les nÚgres, vous le savez, n'ont que trop travaillé.
Pourquoi faut-il de plus apprendre dans les livres
Qui nous parlent de choses qui ne sont point d'ici ?
Et puis elle est vraiment trop triste leur Ă©cole,
Triste comme
Ces messieurs de la ville,
Ces messieurs comme il faut
Qui ne savent plus danser le soir au clair de lune
Qui ne savent plus marcher sur la chair de leurs pieds
Qui ne savent plus conter les contes aux veillées.
Seigneur, je ne veux plus aller Ă leur Ă©cole.
â
â
Guy Tirolien (Balles d'or: PoÚmes (Poésie) (French Edition))
â
On ne peut pas ĂȘtre heureux sans y travailler durement car le bonheur exige luciditĂ© et rĂ©flexion. La fĂ©licitĂ© ne consiste pas Ă se tenir Ă lâabri du mal â ça, câest ĂȘtre Ă©pargnĂ©â, elle commence aprĂšs les premiers coups. Subir un bombardement de peines, deuils, dĂ©ceptions, trahisons, et nĂ©anmoins sourire, savourer⊠Il faut insĂ©rer la douleur dans la trame de nos jours, tirer un jus positif du malheur, relativiser, chercher, loin des conditionnements de la sociĂ©tĂ©, son prototype de satisfaction.
Or sâappliquer Ă ĂȘtre heureux ne suffit pas pour y parvenir. Pas seulement parce que la vie continue Ă blesser, mais parce que le bonheur rĂ©side dans le silence de la pensĂ©e. Ătre heureux, câest justement ne plus se demander si lâon est heureux, le ravissement tenant Ă la disparition des questions. Comme le sucre fond dans lâeau, inquiĂ©tudes, doutes, interrogations se dissolvent dans lâĂ©tat heureux. La bĂ©atitude sâavĂšre une grĂące, laquelle dĂ©pend de nos prĂ©parations mais sâen Ă©chappe, telle la grĂące dâune danseuse ou dâun pianiste. De mĂȘme que les exercices ne donnent pas le gĂ©nie, la sagesse ne procure pas le bonheur.
â
â
Ăric-Emmanuel Schmitt
â
Whoooa! Red! Green! Yellow! Brown! Purple! Even black!
Look at all those bowls full of brilliantly colored batter!"
She used strawberries, blueberries, matcha powder, cocoa powder, black sesame and other natural ingredients to dye those batters. They look like a glittering array of paints on an artist's palette!
"Now that all my yummy edible paints are ready...
...it's picture-drawing time!"
"She twisted a sheet of parchment paper into a piping bag and is using it to draw all kinds of cute pictures!"
"You're kidding me! Look at them all! How did she get that fast?!"
Not only that, most chefs do rough sketches first, but she's doing it off the cuff! How much artistic talent and practice does she have?!
"All these cutie-pies go into the oven for about three minutes. After that I'll take them out and pour the brown sugar batter on top..."
"It appears she's making a roll cake if she's pouring batter into that flat a pan."
"Aah, I see. It must be one of those patterned roll cakes you often see at Japanese bakeries. That seems like an unusually plain choice, considering the fanciful tarts she made earlier."
"The decorations just have to be super-cute, too."
"OOOH! She's candy sculpting!"
"So pretty and shiny!"
That technique she's using- that's Sucre Tiré (Pulled Sugar)! Of all the candy-sculpting arts, Sucre Tiré gives the candy a glossy, nearly glass-like luster... but keeping the candy at just the right temperature so that it remains malleable while stretching it to a uniform thickness is incredibly difficult!
Every step is both delicate and exceptionally difficult, yet she makes each one look easy! She flows from one cutest technique to the next, giving each an adorable flair! Just like she insisted her apple tarts had to be served in a pretty and fantastical manner...
... she's even including cutesy performances in the preparation of this dish!
â
â
YĆ«to Tsukuda (éŁæăźăœăŒă 29 [Shokugeki no Souma 29] (Food Wars: Shokugeki no Soma, #29))
â
banquet oifert Ă un dĂ©putĂ© par ses Ă©lecteurs reconnaissants. La cheminĂ©e est ornĂ©e dâune pendule dâun goĂ»t atrocement troubadour, reprĂ©sentant le templier Bois-Guilbert enlevant une RĂ©becca dorĂ©e sur un cheval argentĂ©. A droite et Ă gauche de cette odieuse horloge sont placĂ©s deux flambeaux de plaquĂ© sous un globe. Ces magnificences sont lâobjet de la secrĂšte envie de plus dâune mĂ©nagĂšre de Pont-de-Arche, et la servante elle-mĂȘme ne les essuie quâen tremblant. Je ne parle pas de quelques caniches en verre filĂ©, dâun petit saint Jean en pĂąte de sucre, dâun NapolĂ©on en chocolat, dâun cabaret chargĂ© de porcelaines communes et pompeusement installĂ© sur une table ronde, de gravures reprĂ©sentant les Adieux de Fontainebleau, Souvenirs et regrets, la Famille du marin, les Petits Braconniers et autres vulgaritĂ©s du mĂȘme genre. â Concevez-vous rien de pareil ? Je nâai jamais su comprendre, pour ma part, cet amour du commun et du laid. Je conçois que tout le monde nâait pas pour logement des Alhambras, des Louvres ou des ParthĂ©nons ; mais il est toujours si facile de ne pas avoir de pendule ! de laisser les murailles nues, et de se priver de lithographies de Maurin ou dâaquatintes de Jazet ! Les gens qui remplissaient ce salon me semblaient, Ă force de vulgaritĂ©, les plus Ă©tranges du monde ; ils avaient des façons de parler incroyables, et sâexprimaient en style fleuri, comme feu Prudhomme, Ă©lĂšve de Brard et Saint-Omer. Leurs tĂȘtes, Ă©panouies sur leurs cravates blanches, et leurs cols de chemise gigantesques faisaient penser Ă certains produits de la famille des cucurbitacĂ©s. Quelques hommes ressemblent Ă des animaux, au lion, au cheval, Ă lâĂąne ; ceux-ci, tout bien considĂ©rĂ©, avaient lâair encore plus vĂ©gĂ©tal que bestial. Des femmes, je nâen dirai rien, mâĂ©tant promis de ne jamais tourner en ridicule ce sexe charmant. Au milieu de ces lĂ©gumes humains, Louise faisait lâeffet dâune rose dans un carrĂ© de choux. Elle portait une simple robe blanche serrĂ©e Ă la taille par un ruban bleu ; ses cheveux, sĂ©parĂ©s en bandeaux, encadraient harmonieusement son front pur. Une grosse natte se tordait derriĂšre sa nuque, couverte de cheveux follets et dâun duvet de pĂȘche. Une quakeresse nâaurait rien trouvĂ© Ă redire Ă cette mise, qui faisait paraĂźtre dâun grotesque et dâun ridicule achevĂ©s les harnais et les plumets de corbillard. des autres femmes ; il Ă©tait impossible dâĂȘtre de meilleur goĂ»t. Jâavais peur que mon infante ne profitĂąt de la circonstance pour dĂ©ployer quelque toilette excessive et prĂ©tentieuse, achetĂ©e dâoccasion. Cette pauvre robe de mousseline qui nâa jamais vu lâInde, et quâelle a probablement faite elle-mĂȘme, mâa touchĂ© et sĂ©duit ; je ne tiens pas Ă la parure. Jâai eu pour maĂźtresse une gitana grenadine qui nâavait pour tout vĂȘtement que des pantoufles bleues et un collier de grains dâambre ; mais rien ne me contrarie comme un fourreau mal taillĂ© et dâune couleur hostile. Les dandies bourgeois prĂ©fĂ©rant de
â
â
Théophile Gautier (La Croix de Berny: Roman steeple-chase (French Edition))
â
«Es una burla del destino», dijo el mariscal Sucre. «Tal parece como si hubiéramos sembrado tan hondo el ideal de la independencia, que estos pueblos estån tratando ahora de independizarse los unos de los otros.»
â
â
Gabriel GarcĂa MĂĄrquez (El general en su laberinto)
â
Severo ajouta que la canne à sucre l'avait tellement envoûté qu'elle lui avait appris la sagesse, les rythmes lents de la nature, et les plantations étaient devenues pour lui plus précieuses que tout l'or du monde.
â
â
Miguel Bonnefoy (Black Sugar)
â
[âŠ] la prĂ©vention restera une approche durablement optimale sur le plan Ă©conomique, mĂ©dical et Ă©pidĂ©miologique, a fortiori dans les pays oĂč les systĂšmes de santĂ© sont plus fragiles.
En s'appuyant sur ce postulat, on peut imaginer un premier scĂ©nario qui prĂ©figure l'Ă©mergence d'un nouveau systĂšme de santĂ© et qui, en mĂȘme temps, reformule le contrat social. Dans ce scĂ©nario, l'effort principal est portĂ© sur la promotion de modes de vie sains : tandis que la recherche utilise plus largement les Big Data pour repĂ©rer les facteurs et contextes pathogĂšnes, l'Ă©ducation publique Ă la santĂ© et le sport sont promus dĂšs le plus jeune Ăąge dans le cadre de l'institution scolaire, jusqu'aux Ăąges avancĂ©s de la vie Ă la faveur de l'engagement financier des organismes d'assurances. Ă leur tour, les nouvelles technologies assistent les individus pour qu'ils rĂ©duisent leurs comportements morbifiques dans le cadre d'un nouveau dispositif de solidaritĂ© : en Ă©change de la surveillance des personnes, de leur mode de vie et ce qu'elles consomment (alcool, tabac, graisses, sucresâŠ), celles-ci continuent de bĂ©nĂ©ficier de la prise en charge de leurs soins, Ă condition aussi de respecter les rĂšgles d'hygiĂšne de vie recommandĂ©es par les autoritĂ©s sanitaires. Sur le plan lĂ©gislatif et normatif enfin, un dispositif rĂ©glementaire et de contrĂŽle plus contraignant est adoptĂ© qui pĂ©nalise les comportements Ă risque, mais aussi l'usage de substances et de matĂ©riaux toxiques dans la production industrielle et agricole. Dans ce cadre par exemple, l'utilisation de produits locaux issus de l'agriculture biologique devient obligatoire dans la restauration collective en mĂȘme temps que sont adoptĂ©es des rĂšgles drastiques pour limiter les Ă©missions de particules fines. (p. 41)
â
â
Virginie Raisson (2038: The World's Futures)
â
9 de diciembre: victoria de Sucre en Ayacucho. Queda libre toda la América española.
â
â
Gabriel GarcĂa MĂĄrquez (El general en su laberinto)
â
4 de junio: Sucre cae asesinado en Berruecos. BolĂvar lo supo el 1 de julio al pie del Cerro de la Popa, y se conmoviĂł profundamente.
â
â
Gabriel GarcĂa MĂĄrquez (El general en su laberinto)
â
Antonio JosĂ© de Sucre no viviĂł sino treinta y cinco años. Y en este lapso brevĂsimo âapenas cuatro lustros de verdadera acciĂłnâ lo alcanzĂł todo: mĂĄximos honores en el ejĂ©rcito y en la polĂtica; Ă©xito en el amor, riquezas, hacia el final. Se le considerĂł el mĂĄs afortunado de los generales de la independencia americana. EnvidiĂĄbanle, por lo mismo, con odio y rencorosa saña, hasta que lo asesinaron. No
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Su Excelencia el Libertador ha tomado la ciudad y provincia de Guayaquil bajo la protecciĂłn de Colombia... ArtĂculo sĂ©ptimo: Las antiguas autoridades han cesado en sus funciones polĂticas y militaresâ. Acto seguido se izĂł la bandera colombiana y circulĂł la proclama de BolĂvar:
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Reine-Marie was already up. She'd been out to the shops along rue Rambuteau, and brought back fresh croissants from their favourite patisserie, Pain de Sucre. He followed the scent of strong, rich coffee into the kitchen and saw cheese and raspberries and ripe pears on the table. Along with the croissants. And a pain aux raisins, bought with Stephen the day before.
â
â
Louise Penny (All the Devils Are Here (Chief Inspector Armand Gamache, #16))
â
El caracol servĂa de lazarillo al topo.
â
â
José Antonio Ramos Sucre (Las formas del fuego)
â
El topo y el lince eran los ministros de mi sabidurĂa secreta.
â
â
José Antonio Ramos Sucre (Las formas del fuego)
â
Je n'Ă©tais mĂȘme pas libre de pleurer. Qui est jamais libre de pleurer ? Il y a toujours des gens autour, des gens capables de regarder sans le voir un homme sur son chemin de croix, avec sa carriĂšre dans des cartons, mais incapables de supporter le festin visuel d'un homme en pleurs, oui, en pleurs, emportĂ© par l'hiver de son dĂ©plaisir.
Mais eux non plus, ils n'étaient pas libres d'ingérer le spectacle et de retourner à leurs affaires pour pleurer, de peur que leurs collÚgues ne les voient en larmes devant leur écran d'ordinateur. Le dernier qui pleurera aura gagné. Nous savons tous ça. Les enfants le tiennent pour un article de foi. Les adultes, eux, ne sont plus en position de le formuler comme tel, mais ils le savent d'instinct. En conclusion, personne n'est libre de pleurer. Personne excepté Tanya.
Devant le gare, il m'est apparu que personne n'est réellement libre, pas seulement en matiÚre de larmes, mais en toute chose. Si un évÚnement ou une situation détermine ou en cause une autre, en quel sens peut-on prétendre que nous sommes libres d'agir ou non ? Si notre comportement est déterminé par toute une série de facteurs, notre structure génétique, la maniÚre dont nous avons été mis au monde, notre perception de l'amour, l'attention et le confort matériel que nous avons connus enfant, jusqu'à notre taux de sucre dans le sang et notre exposition immédiate aux conditions climatiques dominantes, en quoi sommes-nous libres ?
Et mĂȘme si nous pouvions calculer l'effet de tous ces facteurs et prĂ©dire notre comportement, nous ne serions toujours pas libres. Car ĂȘtre capable de prĂ©dire les Ă©vĂšnements futurs ne permet pas pour autant de les influencer si les variables qui les dĂ©terminent Ă©chappent Ă notre contrĂŽle.
â
â
Elliot Perlman (Three Dollars)
â
Si la vie s'est Ă©coulĂ©e, sa racine est le prĂ©sent. Arrose-lĂ de l'eau du repentir. Alors le poison de l'an dernier se change en sucre, les mauvaises actions se transforment en dĂ©votion, le passĂ© lui-mĂȘme devient sans tache.
â
â
Nahal Tajadod (Sur les pas de Rûmi)
â
Nous avons un colossal désir de vivre
certains dâentre nous prennent du poids donnent des fruits
tandis que ceux du dessus nâhĂ©sitent pas Ă nous bouffer
roulés dans le sucre
doux jusquâĂ la provocation avec des corps amers
nous nous cùlinons blottis affinés
beaux de glaise
nous accomplissons la vie de ceux du dessus
de nos amours une sorte dâoubli
les fruits dans les arbres non cueillis. une sorte dâeau qui assĂšche.
nous rions Ă nous dĂ©crocher la mĂąchoire sous les ossements oĂč
nous nous aimons
jusquâĂ la dĂ©fiance
nous ne craignons pas les crĂąnes voisins
roulés entre les poitrines. de moi à toi
de toi Ă moi.
â
â
Emil-Iulian Sude
â
Blunden tomba sur un groupe de jeunes prisonniers de guerre amĂ©ricains Ă demi affamĂ©s, avec des "cĂŽtes en xylophone", les joues creuses, le cou dĂ©charnĂ© et des "bras dĂ©gingandĂ©s". Ils Ă©taient "un peu hystĂ©riques" tant ils Ă©taient heureux de rencontrer d'autres anglophones. "Des prisonniers amĂ©ricains que j'ai rencontrĂ©s ce matin m'ont paru ĂȘtre les plus pitoyables de tous ceux que j'ai vus. Ils ne sont arrivĂ©s en Europe qu'en dĂ©cembre dernier, ont Ă©tĂ© immĂ©diatement envoyĂ©s sur le front et ont pris de plain fouet la contre-offensive allemande dans les Ardennes. Depuis leur capture, ils ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s presque constamment d'un endroit Ă un autre. Ils racontaient des histoires de camarades battus Ă mort par les gardes allemands seulement parce qu'ils Ă©taient sortis des rangs pour ramasser des betteraves Ă sucre dans les champs. Ils Ă©taient plus pitoyables parce qu'ils n'Ă©taient que de jeunes garçons arrachĂ©s Ă leurs belles maisons dans un beau pays ne sachant rien de l'Europe, ils n'Ă©taient pas durs Ă cuire comme les Australiens, ou roublards comme les Français ou tĂȘtes de mule comme les Anglais. Ils ne comprenaient tout simplement pas ce qui se passait.
â
â
Antony Beevor (The Second World War)
â
Los desastres brotan en medio de lo cotidiano, lo desmoronan, lo trituran y lo engullen en silencio. La aniquilaciĂłn tiene la esencia de lo inconmovible, no importa si la provoca una enfermedad, una catĂĄstrofe de la naturaleza o la mano de otro hombre. «La muerte es cotidiana, la muerte es lo mĂĄs cotidiano», habĂa dicho alguna vez el Noi del Sucre.
â
â
Antonio Soler (ApĂłstoles y asesinos)
â
Je m'appelle Café.
Je suis une addiction.
Je suis noir.
Et je viens de la terre.
Parfois, je suis du sucre.
Parfois, j'ai un goût amer.
Mais je suis forte, quand mĂȘme.
Et je te rends actif et Ă©nergique.
Je m'appelle café,
et je suis ta dépendance.
â
â
Mitta Xinindlu
â
El blanc cristal·litzat escampat per sobre les rajoles. Hi haurĂ partĂcules de sucre i vidre en els angles mĂ©s recĂČndits de totes les juntes per sempre mĂ©s. La dolçor que cau i el vidre que talla; si en volguĂ©s fer una analogia tindria la imatge perfecta.
â
â
Marta Orriols (Dolça introducció al caos)
â
Elles sont posées là , sur mes cuisses. Quelques minuscules brûlures s'y dévoilent. La peau est crevassée, c'est-à -dire qu'elle a souffert des erreurs et tentatives d'un temps qui n'est plus. Le métacarpe, lui, est indemne. Il bouge nécessairement sous le poids de l'écriture, des rencontres, des fruits que je pÚle. [...] Ce sont elles, les mains, que nous brandissons en manifestant, celles qui deviennent poings devant les inégalités, celles qui se nouent devant l'insensé, qui caressent ce qui est possible, celles que des hommes raidissent à défaut de savoir parler. Ce sont elles qui touchent draps, meubles, sucre, chiennes et médicaments. Ce sont elles qui ramÚnent les genoux contre la poitrine, l'obscurité en un instant, l'enfant perdu, l'encre à la feuille, la conviction à ceux qui doutent. Ce sont elles qui à la fois nourrissent et détruisent l'intégralité de ce qui sait luire. Certains d'entre nous vivront un siÚcle à n'en connaßtre que les jeux. Certains d'entre nous ne sauront qu'applaudir. Moi, enfant, je priais.
â
â
Marie-Ălaine Guay (Les entailles)
â
Toute la vie trĂ©pidante du vingtiĂšme siĂšcle se trouve lĂ Ă mes pieds : un cycliste passe en portant, pareil Ă un trophĂ©e, un carton remplis dâĆufs ; deux vieilles dames se sont arrĂȘtĂ©es au coin de la rue et lisent avec intĂ©rĂȘt les articles d'un journal placardĂ© -notre dĂ©putĂ© peut ĂȘtre satisfait, la "propagande visuelle" Ă©veille pleinement l'intĂ©rĂȘt de nos concitoyens ; des gens qui faisaient la queue devant un magasin se dispersent- le boucher vient certainement de leur dire qu'aucune livraison n'aura lieu aujourd'hui ; un homme remplace une plaque rouillĂ©e sur laquelle Ă©tait Ă©crit "Vos enfants ont besoin de sucre !" par une autre plaque fraĂźchement peinte avec l'inscription "Citoyens ! Gardez votre ville propre !" ; des gamins font une partie de foot entre deux cages improvisĂ©es avec des pierres -comment diable arrivent-ils Ă courir sous une chaleur pareille ?!
â
â
George Arion
â
Machin, le chien qui n'a pas de nom, ne l'entend pas de cette oreille. Ce qu'il aime Ă la plage, câest :
PremiĂšrement : courir aprĂšs les crabes et les crevettes.
DeuxiÚmement : déguster des chichis au sucre tout collants.
TroisiĂšmement : faire la crĂȘpe le reste de la journĂ©e.
Bref, des jeux de chien.
â
â
Jean-Philippe Arrou-Vignod (Rita and Whatsit at the Beach)
â
Nous parcourons maintenant la province de Shizuoka oĂč se cultive le thĂ©, boisson nationale par excellence. Les arbrisseaux, dont la feuille cirĂ©e rappelle le buis, couvrent chaque pente disponible, tapissent vallons et collines de leurs grosses boules vertes soigneusement alignĂ©es. Mille haies trapues, moutonnĂ©es, luisantes Ă©pousent ainsi Ă perte de vue les courbes du relief et disparaissent sur l'autre versant. J'ignorais que le thĂ© Ă la menthe servi dans les cafĂ©s maures de Casablanca, d'Alger ou de Tunis pĂ»t venir de si loin : les pays nord-africains sont parmi les plus gros clients des planteurs nippons. Originaire de Chine mĂ©ridionale, le thĂ©ier fut introduit au Japon en 1191 par un bonze nommĂ© EisaĂŻ, mais ne prit son essor dĂ©finitif qu'au treiziĂšme siĂšcle lorsqu'un autre moine crĂ©a les plantations d'Uji, prĂšs de Kyoto. D'abord considĂ©rĂ© comme infusion mĂ©dicinale, longtemps rĂ©servĂ©e aux prĂȘtres et Ă l'Ă©lite, le thĂ© participa Ă la vie quotidienne, passant tour Ă tour du profane au sacrĂ©. On sĂšche les feuilles tout de suite aprĂšs la cueillette, sans fermentation prĂ©alable, ce qui donne un breuvage transparent, d'un jaune verdĂątre, si dĂ©licatement parfumĂ©e que bien des Occidentaux le trouvent insipide. Les Japonais en consomment des dizaines de tasses par jour, ne le sucre jamais et l'absorbent si brĂ»lant qu'ils font souvent peler leurs muqueuses.
(p. 231)
â
â
Michael Stone (Incroyable Japon)
â
Papa ne veut pas que je mange plus de deux popsicles. Et encore⊠Il dit que le matin, ce nâest pas bon de se gaver de sucre. ~ 9 h 41 ~ De quoi je me mĂȘleâŠ? ~ 9 h 45 ~ Et Colin qui en rajoute. Il nâa pas tant le goĂ»t que ça de faire des popsicles aujourdâhui. Il veut aller chez Benjamin. Celui-ci a entendu parler dâun nouveau jeu de sociĂ©tĂ©, et ils veulent aller lâessayer Ă la boutique oĂč le jeu est vendu et oĂč on permet aux jeunes de jouer sur place. En plus, il y a un tournoi, lĂ -bas, aujourdâhui, alors la boutique doit fermer plus tard quâĂ lâhabitude. Ce qui fait que je me retrouve toute seule (parce que ça ne me tente pas de les accompagner). ~ 9 h 47 ~ Colin dit que, de toute maniĂšre, jâai le nez collĂ© entre tes pages depuis mon rĂ©veil, cher journal, et que câest Ă peine si je lui accorde un peu dâattention, Ă lui. ~ 9 h 48 ~ Nâimporte quoi. ~ 9 h 51 ~ Oh, et en plus, papa ne veut pas que jây aille. Il mâOBLIGE Ă faire le mĂ©nage dans mes effets scolaires parce quâil veut savoir ce quâil devra racheter la semaine prochaine. Il paraĂźt que les spĂ©ciaux sont sortis dans les circulaires et que câest le moment parfait pour tout acheter.
â
â
Marilou Addison (Popsicle au melon d'eau (Le journal de Dylane, #9))
â
Per a mi els Balcans sĂłn un color, no un topĂČnim. Els noms sâobliden mĂ©s fĂ cilment, nomĂ©s cal que tâomplis de paraules estranyes, de mapes estranys, i de les lletres que desapareixen com el sucre a la llengua. PerĂČ els colors romanen, com pampallugues sota les parpelles, encara que hagi abandonat el sentimentalisme a casa la mare, fa molt de temps. Els colors no sâesborren amb quilĂČmetres. Un matĂs verd i feixuc, com els pebrots oblidats, secs i pansits, que ja no serveixen per nodrir ningĂș. Un marrĂł trist que serpenteja com un riu mort desprĂ©s de lâapocalipsi. El color dâuna mĂČmia devorada pels cucs. Sâentreveuen les empremtes de les botes, encara que sigui impossible veure-les des dâaquesta altura. Tan sols Ă©s un miratge. Centenars de botes sobre la terra batuda. I els matolls, tumors dâun erd pĂ l·lid vora el riu, matolls cansats, perĂČ encara silvestres, cadascun amb el seu signe dâinterrogaciĂł a sobre. Hi va morir algĂș, aquĂ? AlgĂș hi va matar, aquĂ?
â
â
Lana BastaĆĄiÄ (Catch the Rabbit)
â
Oh, bon sang ! Je me suis transformĂ©e en une boule de miĂšvreries mielleuses. Vous devez me pardonner. Je vous promets que ça nâarrivera pas souvent, au risque que tout ce sucre me provoque des haut-le-cĆur, mĂȘme Ă moi.
â
â
Brooke Blaine (Hooker (L.A. Liaisons, #2))
â
De la vitamine D et du calcium pour maintenir un milieu intestinal sain pour les probiotiques. De la L-glutamine, de la vitamine A, de la vitamine B5, du folate, du sĂ©lĂ©nium et du zinc pour protĂ©ger votre paroi cellulaire intestinale et rĂ©duire le syndrome de lâintestin permĂ©able. De lâHCl (complĂ©ments dâacide gastrique), des enzymes digestives et des plantes pour le foie pour amĂ©liorer la digestion et lâabsorption des aliments et pour empĂȘcher les bactĂ©ries nocives dâatteindre les intestins. Du curcuma (Ă©pice), des noix, des graines et de lâhuile de poisson pour rĂ©duire lâinflammation. De la rĂ©glisse (Ă Ă©viter en cas dâhypertension) et de lâorme rouge pour apaiser les tissus enflammĂ©s de lâintestin. Ăvitez les aliments inflammatoires tels que le cafĂ©, le sucre, les cĂ©rĂ©ales raffinĂ©es (pain blanc, pĂątisseries, etc.), le bĆuf, lâalcool et certains lĂ©gumes tels que lâaubergine, les tomates et les courgettes (solenacĂ©es). De lâhuile dâorigan ou de lâextrait de pĂ©pins de pamplemousse (tous deux en trĂšs petites quantitĂ©s), de lâail, du basilic, de lâhuile dâolive et de lâhuile de noix de coco pour aider Ă Ă©liminer toute levure ou bactĂ©rie nuisible.
â
â
Ameet Aggarwal (GuĂ©rir Son Corps, Soigner Son Esprit: ALIMENTATION, NUTRITION, HERBES, MĂDECINE NATURELLE ET PENSĂES POSITIVES POUR L'INTESTIN IRRITABLE, DĂTOX DU FOIE, ... irritable, Detox foie t. 1) (French Edition))
â
Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller (I am pronouncing it as âcuillĂšreâ)
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il sâest levĂ©
Il a mis
Son chapeau sur sa tĂȘte
Il a mis
Son manteau de pluie
Parce quâil pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi jâai pri
Ma tĂȘte dans mes mains
Et jâai pleurĂ©.
â
â
Jacques Prévert
â
This cunt belongs to me now, mon sucre dâĂ©rable. Iâm going to make you feel so good. Youâre going to be a good Omega and take what I give you.
â
â
Sarah Blue (One Pucked Up Pack (Pucked Up Omegaverse))
â
Le traĂźtre s'en prend Ă ses amis, il viole l'engagement qu'il a pris. Son discours est tout sucre et tout miel, mais il garde l'intention d'attaquer. Ses propos sont plus onctueux que l'huile, mais ce sont des poignards prĂȘts Ă frapper.
â
â
Anonymous (Psalms (Bible, #19))
â
Next to the gallettes with their savory fillings, and even the banana-Nutella crĂȘpe with its seductive chocolaty drizzle across the top, and especially next to whatever monstrosity Henry had ordered topped with three scoops of vanilla ice cream, the crĂȘpe au sucre Rosie had selected certainly looked plain. It was a slim triangle dusted with sugar, but Rosie swore the sugar was sparkling in the dim light of the restaurant. She cut a tiny triangle off the tip and took a bite. Now this, this was everything. It was simple, but in the way that reminded Rosie that sometimes the simplest things were the best. The crĂȘpe was golden and buttery and the caramelized sugar crunchy before it dissolved instantly, melting on Rosie's tongue. It couldn't be anything more than butter, sugar, flour, and milk. And yet... those simple ingredients were transformed into something transcendent. And that, Rosie thought, was exactly the power of cooking.
â
â
Stephanie Kate Strohm (Love Ă la Mode)
â
Apenas sabe el Presidente que ha llegado Sucre a Guayaquil, confĂale el mando militar para la guerra con una amplitud tal que no se registra nada parecido en la Historia: "Todos mis poderes, buenos y malos, los delego en usted. Haga usted la guerra, haga usted la paz, salve o pierda al Sur, usted es el ĂĄrbitro de sus destinos".
â
â
Alfonso Rumazo GonzĂĄlez (SimĂłn BolĂvar (Spanish Edition))
â
para la tropa, ganados, para nutriciĂłn de los combatientes. DetrĂĄs de los batallones viajan las âjuanasâ, mujeres del pueblo que siguen la suerte de sus esposos o amantes.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Un dĂa recibe Sucre una comunicaciĂłn por medio de la cual el Libertador le ordena partir a la isla de San Thomas, en el Caribe, para adquirir armas. Cumple la comisiĂłn âcon actividad y eficaciaâ y hasta le sobra dinero.[68] Porque otra de las normas del cumanĂ©s, nunca quebrantada, es la escrupulosidad en el manejo de fondos.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
La guerra entre España y Colombia se harå como la hacen los pueblos civilizados [...] Todo militar tomado en el campo de batalla se guardarå como prisionero de guerra y serå respetado, hasta lograr su canje [...]
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Los heridos no serĂĄn prisioneros de guerra [...] Los militares o empleados que hayan desertado de sus banderas no pueden ser castigados con pena capital [...] El canje de prisioneros serĂĄ obligatorio [...] Los habitantes de los pueblos que alternativamente se ocuparen por las armas de ambos gobiernos serĂĄn altamente respetados y gozarĂĄn de absoluta libertad y seguridad [...] Los cadĂĄveres, en los campos de batalla, recibirĂĄn los Ășltimos honores de la sepultura.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
El desenlace se produjo en la batalla de Carabobo, siete meses mås tarde (24 de junio de 1821), donde quedó liberada Venezuela. El ejército español, de 11.000 combatientes, reducido a 3.000 refugiados en Puerto Cabello, fue definitivamente expulsado en 1823.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Pero la juventud, en los responsables, significa tenacidad inatajable.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
AquĂ aparece la personalidad del Libertador en su autĂ©ntica esencia: ha de mandar Ă©l sĂłlo, o se retira; no admite ni compañeros de poder ni Ă©mulos; el Ășltimo personaje por Ă©l desalojado fue San MartĂn. Y el Ășnico a quien permitĂa ascender y ascender, hasta dejarlo situarse a una misma altura, en la guerra y en la polĂtica, era Sucre. âSucre es el venezolano de mĂĄs mĂ©rito que yo conozco âhabĂa escrito cuatro meses atrĂĄs en Guayaquil, confesĂĄndoselo al vicepresidente Santanderâ; y como Dios le dĂ© una victoria, serĂĄ mi rival en sucesos militares, porque del Ecuador para el sur lo habrĂĄ hecho todo, hasta el PotosĂâ.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
En sustancia, dirĂ© a usted que la Ășnica hostilidad que se nos puede hacer en AmĂ©rica es el impedir los auxilios a nuestro ejĂ©rcito en el PerĂș, y que el Ășnico auxilio que pueden recibir nuestros enemigos es este servicio negativo.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Infatigable, como siempre, en el trabajo, se ocupaba desde el primer momento en adquirir datos estadĂsticos en todos los ramos, enterĂĄndose de los recursos con que se podĂa contar, no menos que de la opiniĂłn dominante en el paĂs. Para ello consultaba, con solĂcito interĂ©s, a los vecinos notables y patriotas que le visitaban; los que, prendados de la afabilidad de su trato y finos modales, se complacĂan en ofrecerle sus servicios, empeñåndose en suministrarle cuantas noticias le fuesen necesarias para que llegase a tener conocimiento claro de la situaciĂłn y del paĂs en que se hallaba [...] Cautivaban su juventud, su suavidad y noble franqueza, su hidalguĂa y nobleza [...] VestĂa de ordinario una simple levita azul, sin insignia ninguna.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Al desprenderse el Libertador de este idolatrado ejĂ©rcito, su alma se le despedaza con el mĂĄs extraordinario dolor, porque ese ejĂ©rcito es el alma del Libertadorâ.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
El 9 hemos tenido aquĂ una magnĂfica fiesta celebrando el aniversario de Ayacucho. Yo hubiera querido cumplirla en Quito, que es el paĂs que mi corazĂłn tiene muy de cerca. Usted no puede juzgar cuĂĄnto amo a Quito; no sĂ© quĂ© me sucede en esa tierra frĂa y triste para otros, y para mĂ tan buena [...] Si me quedo, serĂĄ por solo un par de años, pues mi afecciĂłn y mi interĂ©s mismo estĂĄn por Quito.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Y hacia ese tiempo hubo una monja, sor Martina del CorazĂłn de JesĂșs, abadesa del monasterio de los Remedios, que se enamorĂł de Sucre con romanticismo total. El mariscal recibiĂł de la religiosa esta carta: DespuĂ©s de mi agradecimiento, paso a suplicar a S. E. ÂżSerĂĄ posible, señor, que estando mi corazĂłn lleno de jĂșbilo y con la dulzura en el pecho, llegue a tener el acĂbar en los labios, para una exigente despedida, sin verme? Y si es asĂ el caso, llenarĂ© con lĂĄgrimas los pavimentos de mis coros. El ânoâ masculino suele ser tan frecuente como el âsĂâ femenino.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Los pueblos se muestran muy contentos del gobierno y todos son muy adictos a mis principios, porque me he puesto a la cabeza de los mĂĄs liberales en el paĂs. SUCRE. Carta al general Soublette (Chuquisaca,
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Cuando la Asamblea determinĂł que las monedas de plata llevasen las efigies de BolĂvar y Sucre, el mariscal se opuso a que se grabase la suya. No fue escuchado. Pero el dĂa en que se le señalĂł un sueldo de treinta y seis mil pesos anuales, lo rechazĂł y obtuvo que no se le pagaran sino veinte mil. EmpezĂł asĂ, a parecer, a hacer teatro, a traicionarse. Por suerte para Ă©l, se detuvo a tiempo. El teatralizar y la demagogia van juntos. Ya habĂa dictado el Presidente varias disposiciones relativas al clero. Sucre era firme liberal y obraba dentro del criterio de una absoluta tolerancia religiosa para los pueblos. AsĂ, los dineros destinados a obras pĂas los entregĂł a la educaciĂłn pĂșblica; suprimiĂł claustros menores; dio la ley del Patronato EclesiĂĄstico, eliminĂł los conventos de San AgustĂn y Santo Domingo. Por ende, obra espontĂĄnea apareciĂł, a los ojos de muchos, su cĂ©lebre orden de exclaustraciĂłn de las monjas y frailes que asĂ lo quisieran. No que Sucre fuese anticatĂłlico, sino que sus convicciones exigĂan esas vigencias ricas en amplitud. Una carta suya al Papa dejĂł constante que el Gobierno boliviano lo reconocĂa como jefe de la iglesia catĂłlica en el paĂs. LeĂłn XII correspondiĂł con la bendiciĂłn apostĂłlica.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Yo desearĂa hacer de la tierra un paraĂso para todosâ,
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Al comienzo de ese 1826 abriĂł sus puertas el primer centro educativo con doscientos alumnos. ExigĂa el director la coeducaciĂłn. ÂĄEn aquella edad oscuramente fanĂĄtica en lo religioso y en aquella capital, tradicionalista por excelencia! Se querĂa la no distinciĂłn de razas y colores: ÂĄel hijo de aristĂłcrata junto al hijo de indĂgenas, cuando los estratos sociales estaban rĂgidamente divididos! Combinados con las clases se daban cursos de artes manuales, para un ambiente en que el trabajo manual estaba considerado como no apto para los españoles y criollos distinguidos, por âdegradanteâ. La anatomĂa la dictaba el propio singular caraqueño, desnudĂĄndose en parte, para la correspondiente explicaciĂłn objetiva. Como esto se creĂa âpecadoâ, el clero iniciĂł pronto prĂ©dicas contra el colegio; el escĂĄndalo fue en crecimiento. El Gobierno dejĂł pasar unos meses, y cuando SimĂłn RodrĂguez se encontraba en Cochabamba, empeñado en abrir allĂĄ otro centro, el de Sucre fue clausurado. El
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Don Samuel me dijo que iba a renunciar; le dije que lo sentĂa, porque siendo puesto por usted querĂa conservarlo. Me ofreciĂł que servirĂa, pero no como empleado [...] Don Samuel ha hablado tantos disparates que yo no lo he tolerado tranquilamente considerando que tiene la cabeza de un francĂ©s aturdido [...] Considero a don Samuel un hombre muy instruido, benĂ©fico cual nadie, desinteresado hasta lo sumo y bueno por carĂĄcter y por sistema; pero lo considero tambiĂ©n como una cabeza alborotada, con ideas extravagantes y con incapacidad para desempeñar el puesto que tiene, bajo el plan que Ă©l dice y que yo no sĂ© cuĂĄl es [...] En sus conversaciones dice hoy una cosa y mañana otra.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
[...] Todo lo soportĂ©; pero no pude sufrir la desaprobaciĂłn del Gobierno, y mucho menos a que me reprendiese en pĂșblico [...] ÂĄA mĂ desairarme! ÂĄReprenderme a mĂ! ÂĄNi usted! Me retirĂ© a mi casa, y con la inacciĂłn y el silencio respondĂ. A un sargento que va a buscar forraje se le pone arrestado si en lugar de veinte quintales trae cuarenta. A mĂ se me escribe, se me consuela, y si algo parece fuera de orden, se me dice privadamente, midiendo las expresiones para no ofender mi delicadeza. Yo no era un empleadillo adocenado de los que obstruyen las antecĂĄmaras; yo era el brazo derecho del Gobierno [...] Sucre me reprende como un lacayo. No sĂ© lo que habrĂĄ dicho, porque me salĂ de su palacio sin darle ni pedirle cuenta. Es muy regular que la satisfacciĂłn que haya dado a usted haya sido mi acusaciĂłn. Me ha tratado de caprichoso. Debo perdonĂĄrselo, porque no sabe o no quiere distinguir de sentimientos ni de acciones [...] Infante me prestĂł trescientos pesos; Sucre, quinientos. El
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
El primer nĂșmero de El CĂłndor traĂa cuatro pĂĄginas pequeñas, ây nunca pasĂł del tamaño de papel de oficioâ.[208] Uno de los motivos capitales para su apariciĂłn era la necesidad de que se difundiese el pensamiento de la ConstituciĂłn escrita por BolĂvar para Bolivia.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Al concluir el siglo XIX ya no tenĂa la posesiĂłn de un solo kilĂłmetro cuadrado en el Nuevo Mundo.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
ÂĄOh, mi maestro! âhabĂale dicho en emocionada cartaâ. Usted formĂł mi corazĂłn para la libertad, para la justicia, para lo grande, para lo hermoso. Yo he seguido el sendero que usted me señalĂł. Usted fue mi piloto [...] Presente usted esta carta al vicepresidente, pĂdale usted dinero de mi parte y venga a encontrarme.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Una imprudencia, que no ha sido mĂa, ha perdido la mĂĄs bella ocasiĂłn de libertar a Quito, ha perdido la divisiĂłn y acaso va a mancillar mi reputaciĂłn. Yo no trato, mi general, de excusar la responsabilidad que tengo delante del Gobierno por mi comportaciĂłn en esta campaña; al contrario, el reposo de mi conciencia en esta parte me hace desear el escudo de la justicia para vindicar alguna acusaciĂłn contra mis operaciones militares, que debieron satisfacer la confianza de usted [...] Este resultado me ha reducido por el momento a la defensiva. La importancia de Guayaquil exige prefiramos su conservaciĂłn a una tentativa que ahora mismo serĂa muy expuesta sobre Cuenca.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
La destreza del general Sucre obtuvo un armisticio del general español, que en realidad era una victoria. Gran parte de la batalla de Pichincha [seis meses mĂĄs tarde] se debe a esta hĂĄbil negociaciĂłn, porque sin ella aquella cĂ©lebre jornada no habrĂa tenido lugar.[
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
A los tres dĂas de la llegada de los embajadores de San MartĂn âdel Gobierno del PerĂș, mĂĄs propiamenteâ estallan ruidosamente dos movimientos pro colombianos: uno en el batallĂłn Vengadores en Guayaquil y otro en la municipalidad de Portoviejo, ciudad a 150 kilĂłmetros al norte de la anterior.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Por esos mismos dĂas, del otro lado de Quito, lejos, BolĂvar se bate arduamente contra los españoles y los pastusos ârealistas todosâ, que no le dejan avanzar, acosĂĄndolo en las profundidades de los rĂos Mayo y JuanambĂș, prĂĄcticamente infranqueables, como en las del GuĂĄitara. Este paĂs âdirĂĄ BolĂvarâ es una cadena de precipicios donde no se puede dar un paso sin derrocarse. Cada posiciĂłn es un castillo inexpugnable, y la voluntad del pueblo estĂĄ contra nosotros.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Era Sucre hombre de mundo, ancho de criterio, conquistador de mujeres, sensual. DejĂł hijos ilegĂtimos en el Ecuador, Venezuela, Bolivia. Tomaba la aventura sexual a lo militar en tiempo de guerra: despreocupadamente
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Jefferson habĂa dicho de ella: âEspero que este libro serĂĄ el manual de nuestros estudiantes, de nuestros hombres de Estado y harĂĄ que entre nosotros progrese una ciencia en la que tantos errores hemos cometidoâ.[
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
A los dioses nada los desacredita. ANATOLE FRANCE. Conversaciones con Paul Gsell.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Mucha gente odiaba a Sucre en el PerĂș, y algĂșn sector en Bolivia: por muy poderoso, por muy recto en lo polĂtico y militar; por muy exigente. Y a causa de lo que representaba: la presencia de lo extranjero en aquellas regiones, cuando ya la guerra habĂa terminado. ÂĄSe hablaba de ocupaciĂłn! Un periĂłdico de Lima, El Heraldo, abriĂł y arreciĂł la campaña contra los colombianos, y en especial contra el cumanĂ©s.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
En Lima ya no queda lealtad para BolĂvar sino en el corazĂłn de Manuela SĂĄenz, cuya madre acaba de morir. Intenta operar en contra de Bustamante: âDisfrazada de hombre y pistola en mano, penetrĂł a caballo en uno de los cuarteles insurrectos, con el fin de reaccionarlo en favor de BolĂvarâ. La apresaron y le concedieron veinticuatro horas para abandonar el paĂs. Sale, en efecto, con el general CĂłrdova, otros oficiales y sus negras JonatĂĄs y NathĂĄn; su marido, el doctor Thorne, se queda en el PerĂș para siempre; la ruptura es definitiva; Manuela avanza, uncida al destino de BolĂvar.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Desdichados de vosotros cuando todos los hombres hablen bien de vosotros. ALBERT CAMUS. La caĂda.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
No es libre quien dispone a voluntad de sus actos, sino el que orienta sus acciones hacia el perfeccionamiento.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
La posteridad representarĂĄ a Sucre con un pie en el Pichincha y el otro en el PotosĂ, llevando en sus manos la cuna de Manco-Capac y contemplando las cadenas del PerĂș, rotas por su espada. BOLĂVAR.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
PotosĂ, en la historia de la independencia, significa la apoteosis. Esta frigidĂsima ciudad, a 4.000 metros sobre el mar, presenciĂł la glorificaciĂłn de quienes habĂan comandado la guerra magna en su zona mĂĄs difĂcil: Venezuela-PerĂș. AquĂ se sintieron insuperados, radiosos. No sĂłlo estaba cumplida la tarea suprema, superheroica, sino que deshilvanĂĄbase ya, prĂłdiga, la renovaciĂłn en la vida civil por medio de decretos que reestructuraban los organismos, daban paso a la inquietud intelectual, defendĂan al indĂgena repartiĂ©ndole tierras, salvaban de la ignorancia a la mujer. Para la educaciĂłn, un varĂłn soñador acompañaba a los viajeros: SimĂłn RodrĂguez, el maestro del Libertador. El iba, paso a paso, señalando la creaciĂłn de escuelas y colegios y mostrando los mĂ©todos de mayor avance, traĂdos por Ă©l del Viejo Mundo. No le entenderĂĄn; le acusarĂĄn, hasta derrocarlo. Todo innovador padece las consecuencias de su reto.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Venimos venciendo desde las costas del AtlĂĄntico y en quince años de una lucha de gigantes hemos derrocado el edificio de la tiranĂa formado tranquilamente en tres siglos de usurpaciĂłn y de violencia. En pie, sobre esta mole de plata que se llama PotosĂ ââCerro que brota plataâ, en lengua indĂgenaâ, y cuyas venas riquĂsimas fueron trescientos años el erario de España, yo estimo en nada esta opulencia cuando la comparo con la gloria de haber traĂdo victorioso el estandarte de la libertad desde las playas ardientes del Orinoco, para fijarlo aquĂ, en el pico de esta montaña, cuyo seno es el asombro y la envidia del universoâ.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
El proyecto del Colegio de Ayacucho y el Hospital de JunĂn me parecen dignos de su autor; me complacen tanto mĂĄs cuanto sabe usted que yo quiero a Caracas. Sin embargo, como cumanĂ©s, dirĂ© a usted que imitarĂ© en mi paĂs al autor de estos establecimientos cuanto estĂ© a mi alcance con la fortuna que me haya proporcionado la guerra. Todo lo deberĂ© a usted, y mis paisanos ademĂĄs los actos de beneficencia que yo haga.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Al desmontarse Sucre âdiceâ para abrazar al Libertador, se le saliĂł la espada de la vaina; al verla caer, observĂ© yo que era un mal presagio. Al dĂa siguiente, al darle Sucre un planazo con la misma espada a su asistente, que se le habĂa insolentado, se rompiĂł. âEste sĂ que es peor agĂŒero que el de ayer âle dijeâ, y desde hoy comienzan sus desgracias, generalâ. âAsĂ lo estaba pensandoâ, me contestĂł Sucre.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
La denominaciĂłn del nuevo Estado es, y serĂĄ para lo sucesivo, RepĂșblica BolĂvar.[195] [...] La ciudad capital de la RepĂșblica y su departamento se denominarĂĄn en lo sucesivo Sucre. Y, romĂĄnticamente, añadĂa: El presidente de este departamento queda encargado de mandar grabar, y presentar a S. E. el Gran Mariscal Antonio JosĂ© de Sucre, a nombre del Congreso, una medalla de oro, guarnecida de diamantes, del diĂĄmetro que crea bastante para que en su anverso se grave a S. E. arrancando al PerĂș, figurado por una vicuña, de entre las garras de un leĂłn, y al reverso, la siguiente inscripciĂłn: âLa RepĂșblica de BolĂvar a su defensor, hĂ©roe de Ayacucho [...]â. [...] Todo hombre que hubiese combatido por la libertad en JunĂn o Ayacucho se reputarĂĄ natural y ciudadano de la RepĂșblica de BolĂvar. AsĂ, Sucre fue, desde esa fecha, ciudadano boliviano por naturaleza: como si hubiese nacido ahĂ.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Dans les annĂ©es 1990, la marque Danone a lancĂ© sur le marchĂ© le produit « Actimel », censĂ© « renforcer les dĂ©fenses naturelles du corps ». Ce produit, certes riche en bactĂ©ries « probiotiques », contenait aussi plus de 7 % de sucre. Cette allĂ©gation a fait lâobjet de diffĂ©rents procĂšs, auxquels Danone a cherchĂ© Ă rĂ©pondre Ă lâamiable par des dĂ©dommagements financiers importants. En avril 2010, la demande de validation par lâautoritĂ© europĂ©enne de sĂ©curitĂ© des aliments des produits Activia et Actimel a Ă©tĂ© retirĂ©e par Danone. LâAESEA a refusĂ© quelques mois plus tard les derniers arguments santĂ© soutenus par Danone pour lâActimel.
â
â
Pr Henri Joyeux (Manger mieux et meilleur de 0 à 100 ans : Saveurs et santé (French Edition))
â
des dĂ©signations spĂ©cifiques qui, jusquâĂ cette nuit-lĂ , Ă©taient demeurĂ©es mystĂ©rieuses Ă mes yeux : grappe blanche, grand arĂŽme, tafia, coco-merlo, cĆur-de-chauffe et, quand il se voulait prĂ©cieux, devant des Ă©trangers venus de lâEn-Ville par exemple, eau-de-vie de canne Ă sucre. Il
â
â
Raphaël Confiant (Régisseur du rhum)
â
On the rue Rambuteau, a street that cuts through the Marais, is Pain de Sucre. Itâs not a drugstore, but arguably
â
â
David Lebovitz (The Sweet Life in Paris:: Delicious Adventures in the World's Most Glorious - and Perplexing - City)
â
Chouquettes. The perfect pastry. Puffed up. Light. They came in two versions, dusted with sugar granules or chocolate chips. April elected the sucre perlé. If
â
â
Michelle Gable (A Paris Apartment)
â
Il semble parfaitement raisonnable et faisable d'identifier des rĂšgles qui s'appliquent Ă des domaines spĂ©cialisĂ©s d'espace chimique, tels que les sucres ou les graisses. Cependant, il n'est pas clair, en ce qui me concerne, de dire si cela fait sens de parler des rĂšgles chimiques dans toute leur gĂ©nĂ©ralitĂ©. Mon raisonnement est le suivant. La reprĂ©sentation basĂ©e sur des rĂšgles se fait au prix d'une sĂ©paration entre, d'une part, les objets physiques tels que les molĂ©cules et, d'autre part, les objets Ă©pistĂ©miques comme les rĂšgles. Je voudrais suggĂ©rer que cette sĂ©paration entre les objets et les rĂšgles peut ne pas ĂȘtre absolue, en particulier lorsque nous nous tournons vers la biologie.
â
â
Walter Fontana (Du calcul au vivant : le défi d'une science de l'organisation)
â
De tous les bords, tous les journaux (il en est dans toutes les langues et tous les formats) l'annoncent d'un mĂȘme coeur au monde : l'amour universel, les voies ferrĂ©es, le commerce, la vapeur, l'imprimerie, le cholĂ©ra, embrasseront ensemble tous les pays et les climats [...]
Certes, la terre ne se se nourrira pas pour autant de glands, si la faim ne l'y force ; elle ne dĂ©posera pas le dur soc ; souvent elle mĂ©prisera l'or et l'argent pour se contenter de billets. La gĂ©nĂ©reuse race ne se privera pas non plus du sang bien-aimĂ© de ses frĂšres - et mĂȘme elle couvrira de cadavres l'Europe et l'autre rive de l'Atlantique, jeune mĂšre d'une pure civilisation, chaque fois qu'une fatale raison de poivre, de cannelle, de canne Ă sucre ou de quelque autre Ă©pice, ou toute autre raison qui tourne Ă l'or, poussera dans des camps contraires la fraternelle engeance. Sous tout rĂ©gime, la vraie valeur, la modestie et la foi, l'amour de la justice seront toujours Ă©trangers, exclus des relations civiles, et sans cesse malheureux, accablĂ©s et vaincus, car la nature a voulu qu'ils restassent cachĂ©s. L'impudence, la fraude et la mĂ©diocritĂ© triompheront toujours, destinĂ©s par nature Ă surnager. Quiconque a la force et le pouvoir, qu'il les cumule ou ls partage, il en abusera, sous quelque nom que ce soit.
(Palinodia, palinodie)
â
â
Giacomo Leopardi (Canti)
â
Yo no sĂ© quĂ© sentimiento me arrastra a amar a este hombre de una manera tan excesiva como inexplicableâ.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Nuestra propia AmĂ©rica ha tenido tres CĂ©sares. Estos perniciosos ejemplos perjudican a mi opiniĂłn actual, pues nadie se persuade que habiendo seguido la carrera militar como aquĂ©llos, no me halle animado de su odiosa ambiciĂłn. Ya mis tres colegas San MartĂn, OâHiggins e Iturbide han probado su mala suerte por no haber amado la libertad y, por lo mismo, no quiero que una leve sospecha me haga padecer como a ellos.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Toda alta realidad tiene que ser definida segĂșn su forma plenaria, de que todas las demĂĄs son modos deficientes. J. ORTEGA Y GASSET. El Banquete, de PlatĂłn.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
El varĂłn determinante por esos dĂas fue el presidente de HaitĂ, Alejandro PĂ©tion. A Ă©l se debieron todos los implementos para la reconquista de Venezuela por los refugiados en esa isla. Su idealismo republicano se compaginaba con la conveniencia: la libertad de los pueblos del mar Caribe significaba respaldo para la libertad de la propia HaitĂ. Puso una clĂĄusula de admirable encumbramiento, que fue cumplida por el Libertador lealmente: la extinciĂłn de la esclavitud de los negros. PĂ©tion se inmortalizĂł con esta noble exigencia.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
BolĂvar escribiĂł para la posteridad: La batalla de Pichincha consumĂł la obra de su celo (el de Sucre), de su sagacidad y de su valor. Fue nombrado, en premio de sus servicios, general de DivisiĂłn e intendente del Departamento de Quito. Aquellos pueblos veĂan en Ă©l su libertador, su amigo; se mostraron mĂĄs satisfechos del jefe que les era destinado, que de la libertad misma que recibĂan de sus manos.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Guayaquileños: Vosotros sois colombianos de corazón [...], porque de tiempo inmemorial habéis pertenecido al territorio que hoy tiene la dicha de llevar el nombre del padre del Nuevo Mundo.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Los padres de familia del Ecuador han visto con asombro que algunos escritores exaltados de Venezuela se han avanzado a pedir que V. E. no pueda volver al paĂs donde vio la luz primera, y es por esta razĂłn que nos dirigimos a V. E. suplicĂĄndole que se sirva elegir para su residencia esta tierra, que adora a V. E. y admira sus virtudes. Venga V. E. a tomar asiento en la cima del soberbio Chimborazo, a donde no alcanzan los tiros de la maledicencia, a donde ningĂșn mortal, sino BolĂvar, puede reposar con una gloria inefable. El obispo expresaba: Venga V. E. a vivir entre nosotros, seguro de que recibirĂĄ siempre los homenajes de gratitud y respeto que otros olvidados ofenden o no corresponden. Esta es mi voz: es la del clero.
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
El noble rostro, las manos, enlodados estĂĄn. Lo Ășnico que se percibe ahĂ es el hondo silencio posterior a la tragedia. La sangre de la vĂctima pone rojo el limo; un rojo viscoso oscuro, que se ve algo mĂĄs claro en la mejilla. CayĂł de lado, y los coĂĄgulos quedan prensados entre el cuerpo y el suelo. Ese gran hombre triste, no tuvo a nadie en sus instantes postreros
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))
â
Obando cae asesinado en el sitio de Cruz Verde (29 de abril de 1861): huĂa, derrotado, en el combate de El Rosedal, cuando le alcanzaron tres persecutores y lo alancearon. âTenĂa âcuenta el historiador JosĂ© MarĂa CordovĂ©z Moureâ una cortada profunda en la nariz, y cinco heridas mortales de lanza, de las cuales una lo atravesĂł, interesĂĄndole un pulmĂłn y el hĂgadoâ. ÂĄBerruecos y Cruz Verde toman contacto directo en la historia!
â
â
Alfonso Rumazo Gonzålez (Antonio José de Sucre, Gran Mariscal de Ayacucho (Spanish Edition))