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De printemps
Lumières de l’esprit
ardeurs du corps où la rose s’épanouit on a déchiré l’étendue brumeuse
et les cris de l’unité
me parviennent comme la caresse
duvetée d’une branche les hanches restent dans l’attente de livres
la pudeur croissant comme l’herbe dans les lits juvéniles
qui ne cesse de prendre son œil pour mesure ?
la doctrine du paysage et deux silhouettes
la foudre du ciel blanc dans une coquille
est-elle vraiment brisée ?
des voiles de sang des paupières inertes
des doigt irrésistibles passent dans la crinière du vent
une mousse gutturale dans le feuillage
quelle couleur ont tes yeux fantomatiques ?
pépites d’or quelque part tamisées une chrysalide d’où naît la lumière promise
victime qui ne s’anéantit pas complètement
teinture accablante comme l’orage
jusqu’au marais où baigne le tonnerre
et le sable chante avec l’impuissance
des mésanges —
présageant des temps
qui se font des caresses le répit trop court est révoltant
(ni nuit ni jour)
mais le tréfonds se visse dans la terre
le printemps suinte sur les murs
le fleuve regarde dans les maisons Ă travers la vitre barbare
on arbore les étangs comme des pavillons
les moineaux chantent l’Ordre d’autrefois
ô combien tachée est la brise
des éphémères flegmatiques montent
sur les toits en les écrasant (mais personne ne le sent)
et reviennent calmement dans le champagne frappé qui te voit dans ta robe rococo
qui t’entend dans la mélodie de sève qui imbibe les doigts ?
le timide cynique te prend pour bracelet
pour l’inégalable verset caché l’ombre du faucon
couronne tes chevilles
la poussière se rassemble en la pupille de l’azur
pour larmoyer Ă ta place
la densité du soleil traîne sous ta peau
comme le verbe sous la perfection des sons mais tu es le pic jaloux du mouvement
l’effroi des choses qui s’écroulent chantées
cible (si légère) et transitoire
guide vaporeux : tu as déjà disparu ombre qui dessine sur le vent plat
sourire qui reflète tes propres épaules
vertigineux sourire instantané
partenaire de l’infini
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