Temp Quotes

We've searched our database for all the quotes and captions related to Temp. Here they are! All 100 of them:

There is no greater sorrow Than to recall a happy time When miserable.
Dante Alighieri
C'est le temps que tu a perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
Antoine de Saint-Exupéry (The Little Prince)
As the French poet says, Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard, by the time we learn to live, it’s already too late.
André Aciman (Find Me (Call Me By Your Name, #2))
In the first place, [his eyes] never laughed when he laughed. Have you ever noticed this peculiarity some people have? It is either the sign of an evil nature or of a profound and lasting sorrow.
Mikhail Lermontov (Un Héros de notre temps. (précédé de) La Princesse Ligovskoï)
Kami menggoyangkan langit, menggempakan darat, dan menggelorakan samudera agar tidak jadi bangsa yang hidup hanya dari 2 ½ sen sehari. Bangsa yang kerja keras, bukan bangsa tempe, bukan bangsa kuli. Bangsa yang rela menderita demi pembelian cita-cita
Sukarno
Something is wrong here. War, disease, death, destruction, hunger, filth, poverty, torture, crime, corruption, and the Ice Capades. Something is definitely wrong. This is not good work. If this is the best God can do, I am not impressed. Results like these do not belong on the résumé of a Supreme Being. This is the kind of shit you'd expect from an office temp with a bad attitude. And just between you and me, in any decently-run universe, this guy would've been out on his all-powerful ass a long time ago. And by the way, I say "this guy", because I firmly believe, looking at these results, that if there is a God, it has to be a man. No woman could or would ever fuck things up like this. So, if there is a God, I think most reasonable people might agree that he's at least incompetent, and maybe, just maybe, doesn't give a shit. Doesn't give a shit, which I admire in a person, and which would explain a lot of these bad results.
George Carlin
Il y a des beautés qui sautent aux yeux et d'autres qui sont écrites en hyéroglyphes: on met du temps à déchiffrer leur splendeur mais, quand elle est apparue, elle est plus belle que la beauté.
Amélie Nothomb
An unusual beginning must have an unusual end.
Mikhail Lermontov (Un Héros de notre temps. (précédé de) La Princesse Ligovskoï)
Le plus clair de mon temps je le passe à l'obscurcir.
Boris Vian (L'écume des jours)
Et l'amour, où tout est facile, Où tout est donné dans l'instant; Il existe au milieu du temps La possibilité d'une île.
Michel Houellebecq (The Possibility of an Island)
n'oublie pas, dit le renard, c'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. -c'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de souvenir...
Antoine de Saint-Exupéry (The Little Prince: Pangeran Kecil)
Ce qu'on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir.
Albert Camus (The Myth of Sisyphus and Other Essays)
Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre
Daniel Pennac
Nous, les Arabes, ne sommes pas paresseux. Nous prenons seulement le temps de vivre. Ce qui n'est pas le cas des Occidentaux. Pour eux, le temps, c'est de l'argent. Pour nous, le temps ça n'a pas de prix. Un verre de thé suffit à notre bonheur, alors qu'aucun bonheur ne leur suffit. Toute la différence est là.
Yasmina Khadra (Ce que le jour doit à la nuit)
... c'est peut-être ça la vie : beaucoup de désespoir mais aussi quelques moments de beauté où le temps n'est plus le même. C'est comme si les notes de musique faisaient un genre de parenthèses dans le temps, de supension, un ailleurs ici même, un toujours dans le jamais. Oui, c'est ça, un toujours dans le jamais.
Muriel Barbery (L'Élégance du hérisson)
Le temps n’efface pas tout, certains instants restent intacts en nos mémoires, sans que l’on sache pourquoi ceux-là plus que d’autres. Peut-être sont-ce là quelques confidences subtiles que la vie nous livre en silence.
Marc Levy (Le premier jour)
Ma vie est un désastre, mais personne ne le voit car je suis très poli : je souris tout le temps. Je souris parce que je pense que si l'on cache sa souffrance elle disparaît. Et dans un sens, c'est vrai : elle est invisible donc elle n'existe pas, puisque nous vivons dans le monde du visible, du vérifiable, du matériel. Ma douleur n'est pas matérielle ; elle est occultée. Je suis un négationniste de moi-même
Frédéric Beigbeder
Il est des petites choses que l'on laisse derrière soi, des moments de vie ancrés dans la poussière du temps. On peut tenter de les ignorer, mais ces petits riens mis bout à bout forment une chaîne qui vous raccroche au passé.
Marc Levy (Le Voleur d'ombres)
Voilà, ma petite Amélie, vous n'avez pas des os en verre. Vous pouvez vous cogner à la vie. Si vous laissez passer cette chance, alors avec le temps, c'est votre cœur qui va devenir aussi sec et cassant que mon squelette. Alors, allez-y, nom d'un chien!
Jean-Pierre Jeunet
I cannot believe that the most delicious things were placed here merely to test us, to temp us, to make it the more difficult for us to capture the grand prize: the safety of the void. To fashion of life such a petty game is unworthy of both men and gods.
Tom Robbins (Jitterbug Perfume)
Laissez les bon temps roulez.
Kresley Cole (A Hunger Like No Other (Immortals After Dark, #1))
Il était presque toujours de bonne humeur, le reste du temps il dormait.
Boris Vian (L'écume des jours)
On est heureux quand on cesse de penser tout le temps a soi et de juger les autres
Mouloud Benzadi
La mémoire est aussi paresseuse qu’hypocrite, elle ne retient que les meilleurs et les pires souvenirs, les temps forts, jamais la mesure du quotidien, qu’elle efface.
Marc Levy (Le premier jour)
Être seul est devenu une maladie honteuse. Pourquoi tout le monde fuit-il la solitude? Parce qu'elle oblige à penser. De nos jours, Descartes n'écrirait plus: “Je pense donc je suis.” Il dirait: “Je suis seul donc je pense.” Personne ne veut la solitude, car elle laisse trop de temps pour réfléchir. Or plus on pense, plus on est intelligent, donc plus on est triste.
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans (Marc Marronnier, #3))
Tu as compté les heures, observant avec ravissement la course des aiguilles. Le temps était fictif : était-il dix heures ou vingt-deux heures, mardi ou dimanche ? Cela n’avait pas d’importance ; de nouveau tu pouvais régulariser ta vie, à midi j’ai faim, à minuit sommeil. Un rythme, quelque chose à quoi se raccrocher.
Thierry Jonquet (Mygale)
Anyone moderately familiar with the rigours of composition will not need to be told the story in detail; how he wrote and it seemed good; read and it seemed vile; corrected and tore up; cut out; put in; was in ecstasy; in despair; had his good nights and bad mornings; snatched at ideas and lost them; saw his book plain before him and it vanished; acted people's parts as he ate; mouthed them as he walked; now cried; now laughed; vacillated between this style and that; now preferred the heroic and pompous; next the plain and simple; now the vales of Tempe; then the fields of Kent or Cornwall; and could not decide whether he was the divinest genius or the greatest fool in the world.
Virginia Woolf (Orlando)
Il est temps d'ecouter son coeur.
Rebecca Rosenberg (Madame Pommery, Creator of Brut Champagne)
Si je m'intéresse à ce que pensent les cons, je n'aurai plus de temps pour ce que pensent les gens intelligents.
Éric-Emmanuel Schmitt (Oscar et la dame rose)
L'amour le plus fort est celui qui n'est pas partagé. J'aurais préféré ne jamais le savoir, mais telle est la vérité: il n'y a rien de pire que d'aimer quelqu'un qui ne vous aime pas - et en même temps c'est la chose la plus belle qui me soit jamais arrivée. Aimer quelqu'un qui vous aime aussi, c'est du narcissisme. Aimer quelqu'un qui ne vous aime pas,ça, c'est de l'amour.
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans (Marc Marronnier, #3))
Je passe le plus clair de mon temps à l'obscurcir parce que la lumière me gêne
Boris Vian (L'écume des jours)
La rayuela se juega con una piedrita que hay que empujar con la punta del zapato. Ingredientes: una acera, una piedrita, un zapato, y un bello dibujo con tiza, preferentemente de colores. En lo alto está el Cielo, abajo está la Tierra, es muy difícil llegar con la piedrita al Cielo, casi siempre se calcula mal y la piedra sale del dibujo. Poco a poco, sin embargo, se va adquiriendo la habilidad necesaria para salvar las diferentes casillas (rayuela caracol, rayuela rectangular, rayuela de fantasía, poco usada) y un día se aprende a salir de la Tierra y remontar la piedrita hasta el Cielo, hasta entrar en el Cielo, (Et tous nos amours, sollozó Emmanuèle boca abajo), lo malo es que justamente a esa altura, cuando casi nadie ha aprendido a remontar la piedrita hasta el Cielo, se acaba de golpe la infancia y se cae en las novelas, en la angustia al divino cohete, en la especulación de otro Cielo al que también hay que aprender a llegar. Y porque se ha salido de la infancia (Je n'oublierai pas le temps des cérises, pataleó Emmanuèle en el suelo) se olvida que para llegar al Cielo se necesitan, como ingredientes, una piedrita y la punta de un zapato.
Julio Cortázar (Hopscotch)
Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.
Marcel Proust (Du côté de chez Swann)
Les temps sont durs pour les rêveurs.
Amélie
Le temps viendra, Je Anne Boleyn
Anne Boleyn
There was no discussion between them; it was as if the bugs had worked out this whole scenario long ago. Temp put on a burst of speed for the end of the bridge, and Tick turned to face down the army of rats alone.
Suzanne Collins (Gregor the Overlander (Underland Chronicles, #1))
Le souvenir n'est qu'un regard posé de temps en temps sur des êtres devenus intérieurs,mais qui ne dépendent pas de la mémoire pour continuer d'exister.
Marguerite Yourcenar (L'Œuvre au noir)
Je suis seul au milieu de ces voix joyeuses et raisonnables. Tous ces types passent leur temps à s’expliquer, à reconnaître avec bonheur qu’ils sont du même avis. Quelle importance ils attachent, mon Dieu, à penser tous ensemble les mêmes choses.
Jean-Paul Sartre (Nausea)
Who can be wise, amazed, temp'rate, and furious, Loyal and neutral, in a moment? No man.
William Shakespeare (Macbeth)
Technically, all tattoos are temporary, even permanent ones.
Mokokoma Mokhonoana
All of the creatures were staring fixedly at Boots. She was standing on the back of her loyal cockroach friend, Temp, smack in the middle of the octagon, singing "The Itsy-Bisty Spider" at the top of her lungs. The green spider, to whom the song principially was directed, seemed to be cringing. Boots was somewhat off-key, but Gregor was pretty sure it was the loudness that was making the arachnid hunch down and contract. "She has been going on like this for hours," whispered Nerissa. "Days more like it," said Ripred in disgust. "Next I will sing one for you!" announced Boots, pointing at the bat, who actually flinched.
Suzanne Collins (Gregor and the Code of Claw (Underland Chronicles, #5))
Sauver quelque chose du temps où l'on ne sera plus jamais.
Annie Ernaux (Les Années)
Si seulement je pouvais m'arrêter de penser, ça irait déjà mieux. Les pensées, c'est ce qu'il y a de plus fade. Plus fade encore que de la chair. Ça s'étire à n'en plus finir et ça laisse un drôle de goût. Et puis il y a les mots, au-dedans des pensées, les mots inachevés, les ébauches de phrases qui reviennent tout le temps.
Jean-Paul Sartre (Nausea)
Il suffit d’une minuscule graine d’espoir pour planter tout un champ de bonheur… et d’un peu de patience pour lui laisser le temps de pousser.
Marc Levy (Sept jours pour une éternité...)
Il y a des temps où l’on ne doit dépenser le mépris qu’avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
François-René de Chateaubriand (Mémoires d'Outre-Tombe)
We were beyond needing other people. Anyone else who happens on the both of us, they're just temps.
Courtney Summers (Fall for Anything)
Les souvenirs, c'est quelque chose qui vous réchauffe de l'intérieur. Et qui vous déchire violemment le cœur en même temps.
Haruki Murakami (Kafka on the Shore)
J'ai cueilli ce brin de bruyère L'automne est morte souviens-t'en Nous ne nous verrons plus sur terre Odeur du temps brin de bruyère Et souviens-toi que je t'attends
Guillaume Apollinaire (Alcools)
La réalité du temps a été remplacée par la publicité du temps.
Guy Debord (The Society of the Spectacle)
Valentine clears his throat. "So. Why can't you just say it?" "Say what?" "You know what." "It's hardly the time or place." "It is if you're dying." "I can't." "You're a dick. Just fucking say it!" "I can't! I'm... English." "What am I, a Martian? I say it all the time. I know you love me, why can't you say it?" "If you know, then why do I have to?" "You're missing the point a bit." "I took your bullet, you little twat, don't you dare question whether I love you." "Yeah, but you could say it." The throb of the gunshots is pounding all down his arm and body. The pain's so bad he wants to cry, like he's five and he's skinned his knee coming off his bike. "Je t'aime," he says, through gritted teeth, to shut the kid up. "Je ne sais pas pourquoi. Tu es... complètement bête, tu t'habilles comme une pute travestie, je hais ta musique, tu es fou, tu me rends fou, mais je suis fou de toi et je pense à toi tout le temps et je t'aime, oui. Tu comprends? Je t'aime. Seulement... pas en anglais. Je ne peux pas." Valentine's shifting about like he's uncomfortable. "I ain't got no idea what you just said but I think I need to change my pants." "Maintenant, ta gueule.
Richard Rider (Stockholm Syndrome (Stockholm Syndrome, #1))
Crois-moi, il n'y a pas de grande douleur, pas de grands repentirs, de grands souvenirs. Tout s'oublie même les grandes amours. C'est ce qu'il y a de triste et d'exaltant à la fois dans la vie. Il y a seulement une certaine façon de voir les choses et elle surgit de temps en temps. C'est pour ça qu'il est bon quand même d'avoir eu un grand amour, une passion malheureuse dans sa vie. Ça fait du moins un alibi pour les désespoirs sans raison dont nous sommes accablés.
Albert Camus (A Happy Death)
L'homme est une entreprise qui a contre elle le temps, la nécessité, la fortune, et l'imbécile et toujours croissante primauté du nombre, dit plus posément le philosophe. Les hommes tueront l'homme. (La visite du chanoine)
Marguerite Yourcenar (L'Œuvre au noir)
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour? Qu'on me tende un sablier.
Anna Gavalda (Someone I Loved (Je l'aimais))
J'étais à l'aise en tout, il est vrai, mais en même temps satisfait de rien. Chaque joie m'en faisait désirer une autre.
Albert Camus (La Chute)
En France, on a d'abord considéré la bonté comme une forme de la bêtise, la méchanceté comme une forme de l'intelligence. Maintenant la politesse est considérée comme du temps perdu.
Jean Cocteau (Beauty and the Beast: Diary of a Film)
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
Antoine de Saint-Exupéry
Il y a dans la lecture quelque chose qui relève de l'irrationnel. Avant d'avoir lu, on devine tout de suite si on va aimer ou pas. On hume, on flaire le livre, on se demande si ça vaut la peine de passer du temps en sa compagnie. C'est l'alchimie invisible des signes tracés sur une feuille qui s'impriment dans notre cerveau. Un livre, c'est un être vivant.
Jean-Michel Guenassia (Le Club des incorrigibles optimistes)
Girls are the only ones who can really give each other close attention, the kind we equate with being loved. They noticed what we want noticed. And that's what I did for Tamar, I responded to her symbols. To the style of her hair and clothes and the smell of her L'Air Du Temps perfume. Like this was data that mattered. Signs that reflected something of her inner self. I took her beauty personally.
Emma Cline (The Girls)
« L'erreur est de vouloir une vie immobile. On veut que le temps s'arrête, que l'amour soit éternel, que rien ne meure jamais, pour se prélasser dans une perpétuelle enfance dorlotée. On bâtit des murs pour se protéger et ce sont ces murs qui un jour deviennent une prison. »
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans (Marc Marronnier, #3))
Je passe mes jours et mes nuits à tenter d'oublier Claire. C'est un travail à plein temps. Le matin, en me réveillant, je sais que telle sera ma seule occupation jusqu'au soir. J'ai un nouveau métier: oublieur de Claire. L'autre jour, à déjeuner, Jean Marie Périer m'a asséné : -Quand tu sais pourquoi tu aimes quelqu'un , c'est que tu ne l'aimes pas.
Frédéric Beigbeder (L'Égoïste romantique)
Un sueño roto bien pegado puede volverse aún más bello y sólido. Hasta el punto de hacer añicos los límites de lo real.
Mathias Malzieu (Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi)
L'amitié a des grandeurs inconnues de l'amour. Elle se fortifie dans les difficultés, alors que les contraintes massacrent l'amour. Elle résiste au temps qui laisse et désunit les couples. Elle a des élévations inconnues de l'amour.
Mariama Bâ (So Long a Letter)
J'ai perdu assez de temps à me justifier, à vouloir convaincre, à tenter d'expliquer qui je suis et ce que je fais et pourquoi je le fais. Maintenant il faut agir. Et je me fous de ce qu'en pensent les autres.
Bernard Werber (Le miroir de Cassandre)
Anyone who has chanced like me to roam through desolate mountains and studied at length their fantastic shapes and drunk the invigorating air of their valleys can understand why I wish to describe and depict these magic scenes for others.
Mikhail Lermontov (Un Héros de notre temps. (précédé de) La Princesse Ligovskoï)
Hoeveel bedroevender nog dan vroeger vond ik het sedert die dag (...) dat ik geen aanleg voor schrijven had en ervan moest afzien ooit een beroemde schrijver te worden.
Marcel Proust (À la recherche du temps perdu, Tome I)
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère? J'ai tant rêvé de toi que mes bras habitués en étreignant ton ombre à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être. Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrais une ombre sans doute. O balances sentimentales.
Robert Desnos (The Voice of Robert Desnos: Selected Poems)
Dans notre longue histoire, la guerre et la diplomatie se sont révélées insuffisantes pour créer la paix sur notre planète. Il est maintenant temps de rechercher des alternatives et il ne fait aucun doute qu'une langue mondiale et une culture commune peuvent jouer un rôle essentiel dans la construction d'un monde pacifique qui peut nous réunir tous.
Mouloud Benzadi
Disenchantment, like any other fashion, having started off among the elite had now been passed down to finish its days among the lower orders.
Mikhail Lermontov (Un Héros de notre temps. (précédé de) La Princesse Ligovskoï)
Mais il faut bien dire qu'il y a quelque chose de plus important encore que le temps qu'on emploie au travail, c'est l'application qu'on y apporte; ce n'est pas l'heure que nous passons sur notre leçon qui met cette leçon dans notre mémoire, c'est la volonté d'apprendre.
Hector Malot (Nobody's Boy)
I put the books I was returning on the appropriate desk, and I began looking at the shelves of new arrivals. Most of them were some permutation on self-help. Going by how popular these books were and how often they were checked out, everyone in Bon Temps should have become perfect by now.
Charlaine Harris (From Dead to Worse (Sookie Stackhouse, #8))
En effet: je mourais déjà. Je venais d'apprendre cette nouvelle horrible que tout humain apprend un jour ou l'autre: ce que tu aimes, tu vas le perdre. "Ce qui t'a été donné te sera repris." Face à la découverte de cette spoliation future, il y a deux attitudes possibles: soit on décide de ne pas s'attacher aux êtres et aux choses, afin de rendre l'amputation moins douloureuse; soit on décide, au contraire, d'aimer d'autant plus les êtres et les choses, d'y mettre le paquet - "puisque nous n'aurons pas beaucoup de temps ensemble, je vais te donner en un an tout l'amour que j'aurais pu te donner en une vie.
Amélie Nothomb (Métaphysique des tubes)
Adieu, dit-il… - Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux. - L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir. - C’est le temps que tu a perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. - C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir. - Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose… - Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.
Antoine de Saint-Exupéry (The Little Prince)
Le seul avenir de l'avenir est de devenir un passé. Quand l'avenir se jette sur nous, il a tellement hâte de se changer en passé qu'il ne prend que pour un instant, pour un soupir, pour un clin d'œil, pour un éclair la forme fragile du présent. On pourrait presque soutenir que le temps n'a qu'une idée: sauter l'étape du présent.
Jean d'Ormesson (Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit)
On s'ennuie de tout, mon ange, c'est une loi de la nature; ce n'est pas ma faute. Si donc, je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n'est pas ma faute. Si, par exemple, j'ai eu juste autant d'amour que toi de vertu, et c'est surement beaucoup dire, il n'est pas étonnant que l'un ait fini en même temps que l'autre. Ce n'est pas ma faute. Il suit de là, que depuis quelque temps je t'ai trompée: mais aussi ton impitoyable tendresse m'y forçait en quelque sorte! Ce n'est pas ma faute. Aujourd'hui, une femme que j'aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n'est pas ma faute. Je sens bien que voilà une belle occasion de crier au parjure: mais si la Nature n'a accordé aux hommes que la constance, tandis qu'elle donnait aux femmes l'obstination, ce n'est pas ma faute. Crois-moi, choisis un autre amant, comme j'ai fait une maîtresse. Ce conseil est bon, très bon; si tu le trouve mauvais, ce n'est pas ma faute. Adieu, mon ange, je t'ai prise avec plaisir, je te quitte sans regrets: je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute.
Pierre Choderlos de Laclos (Les liaisons dangereuses)
Vous êtes tout les deux les personnes que j'ai le plus aimées au monde et j'ai fait de mon mieux possible, croyez-le. Serrez bien contre vous vos beaux enfants. Lucile PS : [...] Je sais bien que ça va vous faire de la peine mais c'est inéluctable à plus ou moins de temps et je préfère mourir vivante.
Delphine de Vigan (Rien ne s'oppose à la nuit)
notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres.
Marcel Proust (A la recherche du temps perdu)
Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.
René Barjavel (La Nuit des temps)
ENIVREZ-VOUS Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous! Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise. (in Le Spleen de Paris)
Charles Baudelaire (Paris Spleen)
Elle est inquiète, il faut du temps, nous sommes encore un peu étrangers l'un à l'autre, hésitants, incertains, il nous manque des discordes, des différends, des heurts, la découverte de nos travers, défauts et petitesses, toutes ces incompatibilités qui nous permettront de mieux nous sculpter l'un dans l'autre, de bricoler nos rapports, de nous ajuster, d'épouser peu à peu nos formes respectives, et la tendresse vient alors enrichir ce qui manque à l'un par ce qui manque à l'autre..
Romain Gary (Clair de femme)
Отивайки си, всеки отнася от вас частица, от която капе кръв. Ставате скелет, защото както сте си мислили, че обичате череши, оказва се, че сте обичали някоя Катрин, която,като си е отишла, е отнесла със себе си вкуса ви към тях.
Paul Guimard (Le mauvais Temps)
Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe des éternels regards l'onde si lasse Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure l'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Espérance est violente Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure
Guillaume Apollinaire (Alcools)
They're us!They've repopulated the world, and now they've achieved the same state of idiocy they were in before, ready to blow themselves up all over again. Great, isn't it? That's the human race!
René Barjavel (La Nuit des temps)
Nunca más volveré a verte, y tu nunca más volverás a ver nada
Mathias Malzieu (Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi)
Elle lui demanda en quoi un jour de pluie pouvait être beau : il lui énuméra les nuances de couleurs que prendraient le ciel, les arbres et les toits lorsqu'ils se promèneraient tantôt, de la puissance sauvage avec laquelle leur apparaîtrait l'océan, du parapluie qui les rapprocherait pendant la marche, de la joie qu'ils auraient à se réfugier ici pour un thé chaud, des vêtements qui sécheraient auprès du feu, de la langueur qui en découlerait, de l'opportunité qu'ils auraient de faire plusieurs fois l'amour, du temps qu'ils prendraient à se raconter leur vie sous les draps du lit, enfants protégés par une tente de la nature déchaînée...
Éric-Emmanuel Schmitt (Odette Toulemonde et autres histoires)
En quelque sorte, on avait l’air de traiter cette affaire en dehors de moi. Tout se déroulait sans mon intervention. Mon sort se réglait sans qu’on prenne mon avis. De temps en temps, j’avais envie d’interrompre tout le monde et de dire : «Mais tout de même, qui est l’accusé ? C’est important d’être l’accusé. Et j’ai quelque chose à dire.» Mais réflexion faite, je n’avais rien à dire.
Albert Camus (L'étranger)
A quatre heures du matin, on ne fait rien en général et l’on dort, même si la nuit a été une nuit de trahison. Oui, on dort à cette heure-là, et cela est rassurant puisque le grand désir d’un coeur inquiet est de posséder interminablement l’être qu’il aime ou de pouvoir plonger cet être, quand le temps de l’absence est venu, dans un sommeil sans rêves qui ne puisse prendre fin qu’au jour de la réunion.
Albert Camus (The Plague)
Tout le problème de l'amour, me semble-t-il, est là: pour être heureux on a besoin de sécurité alors que pour être amoureux on a besoin d'insécurité. Le bonheur repose sur la confiance alors que l'amour exige du doute et de l'inquiétude. Bref, en gros, le mariage a été conçu pour rendre heureux, mais pas pour rester amoureux. Et tomber amoureux n'est pas la meilleure manière de trouver le bonheur; si tel était le cas, depuis le temps, cela se saurait. Je ne sais pas si je suis très clair, mais je me comprends: ce que je veux dire, c'est que le mariage mélange des trucs qui ne vont pas bien ensemble.
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans - Le roman suivi du scénario du film)
Did you get me that movie about Genghis Khan? 'It's in the Netflix queue, but that's not the surprise. You don't need to worry, it'll be something good. I just don't want you to feel depressed about going home.' Oh, I won't. But it would be cool to have a stream like this in the backyard. Can you make one? 'Ummm... no.' I figured. Can't blame a hound for trying. Oberon was indeed surprised when we got back home to Tempe. Hal had made the arrangements for me and Oberon perked up as soon as we were dropped off by the shuttle from the car rental company. 'Hey, smells like someone's in my territory,' he said. 'Nobody could be here without my permission, you know that.' 'Flidais did it.' 'That isn't Flidais you smell, believe me.' I opened the front door, and Oberon immediately ran to the kitchen window that gazed upon the backyard. He barked joyously when he saw what was waiting for him there. 'French poodles! All black and curly with poofy little tails!' 'And every one of them in heat.' 'Oh, WOW! Thanks Atticus! I can't wait to sniff their asses!' He bounded over to the door and pawed at it because the doggie door was closed to prevent the poodles from entering. 'You earned it, buddy. Hold on, get down off the door so I can open it for you, and be careful, don't hurt any of them.' I opened the door, expecting him to bolt through it and dive into his own personal canine harem, but instead he took one step and stopped, looking up at me with a mournful expression, his ears drooping and a tiny whine escaping his snout. 'Only five?
Kevin Hearne (Hounded (The Iron Druid Chronicles, #1))
Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce Il n'y a pas d'amour heureux Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes Qu'on avait habillés pour un autre destin A quoi peut leur servir de se lever matin Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes Il n'y a pas d'amour heureux Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé Et ceux-là sans savoir nous regardent passer Répétant après moi les mots que j'ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent Il n'y a pas d'amour heureux Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare Il n'y a pas d'amour heureux Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri Et pas plus que de toi l'amour de la patrie Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs Il n'y a pas d'amour heureux Mais c'est notre amour à tous les deux
Louis Aragon (La Diane française: En Étrange Pays dans mon pays lui-même)
....The wife is the heartbeat of the home. She serves as the thermometer--if she's warm, so is the rest of the family; if she's cold, so is the rest of the family. And if she's an extreme temp--boiling or frigid--the family will follow suit. Calm or chaos comes from her. I've resisted this responsibility often. It's much easier to point to my husband, the biblically appointed leader of the household, and to examine what I perceive are his flaws, his failures, his lack of whatever. But ultimately, I'm just denying what I really know--that I have a great role to honor and live up to in my marriage and in our home. The questions is, do I embrace it? Or do I run from it? My fear is that I've run from it for a while now. But I'm not running any more.
Sara Horn (My So-Called Life as a Proverbs 31 Wife: A One-Year Experiment...and Its Surprising Results)
A qui écris-tu? -A toi. En fait, je ne t'écris pas vraiment, j'écris ce que j'ai envie de faire avec toi... Il y avait des feuilles partout. Autour d'elle, à ses pieds, sur le lit. J'en ai pris une au hasard: "...Pique-niquer, faire la sieste au bord d'une rivière, manger des pêches, des crevettes, des croissants, du riz gluant, nager, danser, m'acheter des chaussures, de la lingerie, du parfum, lire le journal, lécher les vitrines, prendre le métro, surveiller l'heure, te pousser quand tu prends toute la place, étendre le linge, aller à l'Opéra, faire des barbecues, râler parce que tu as oublié le charbon, me laver les dents en même temps que toi, t'acheter des caleçons, tondre la pelouse, lire le journal par-dessus ton épaule, t'empêcher de manger trop de cacahuètes, visiter les caves de la Loire, et celles de la Hunter Valley, faire l'idiote, jacasser, cueillir des mûres, cuisiner, jardiner, te réveiller encore parce que tu ronfles, aller au zoo, aux puces, à Paris, à Londres, te chanter des chansons, arrêter de fumer, te demander de me couper les ongles, acheter de la vaisselle, des bêtises, des choses qui ne servent à rien, manger des glaces, regarder les gens, te battre aux échecs, écouter du jazz, du reggae, danser le mambo et le cha-cha-cha, m'ennuyer, faire des caprices, bouder, rire, t'entortiller autour de mon petit doigt, chercher une maison avec vue sur les vaches, remplir d'indécents Caddie, repeindre un plafond, coudre des rideaux, rester des heures à table à discuter avec des gens intéressants, te tenir par la barbichette, te couper les cheveux, enlever les mauvaises herbes, laver la voiture, voir la mer, t'appeler encore, te dire des mots crus, apprendre à tricoter, te tricoter une écharpe, défaire cette horreur, recueillir des chats, des chiens, des perroquets, des éléphants, louer des bicyclettes, ne pas s'en servir, rester dans un hamac, boire des margaritas à l'ombre, tricher, apprendre à me servir d'un fer à repasser, jeter le fer à repasser par la fenêtre, chanter sous la pluie, fuire les touristes, m'enivrer, te dire toute la vérité, me souvenir que toute vérité n'est pas bonne à dire, t'écouter, te donner la main, récupérer mon fer à repasser, écouter les paroles des chansons, mettre le réveil, oublier nos valises, m'arrêter de courir, descendre les poubelles, te demander si tu m'aimes toujours, discuter avec la voisine, te raconter mon enfance, faire des mouillettes, des étiquettes pour les pots de confiture..." Et ça continuais comme ça pendant des pages et des pages...
Anna Gavalda (Someone I Loved (Je l'aimais))
Il y a ceux qui n'ont jamais lu et qui s'en font une honte, ceux qui n'ont plus le temps de lire et qui en cultivent le regret, il y a ceux qui ne lisent pas de romans, mais des livres *utiles*, mais des essais, mais des ouvrages techniques, mais des biographies, mais des livres d'histoire, il y a ceux qui lisent tout et n'importe quoi, ceux qui "dévorent" et dont les yeux brillent, il y a ceux qui ne lisent que les classiques, monsieur, "car il n'est meilleur critique que le tamis du temps", ceux qui passent leur maturité à "relire", et ceux qui ont lu le dernier untel et le dernier tel autre, car il faut bien, monsieur, se tenir au courant... Mais tous, tous, au nom de la nécessité de lire. Le dogme. (p. 78-79)
Daniel Pennac (Comme un roman)
Thou still unravish’d bride of quietness, Thou foster-child of silence and slow time, Sylvan historian, who canst thus express A flowery tale more sweetly than our rhyme: What leaf-fring’d legend haunts about thy shape Of deities or mortals, or of both, In Tempe or the dales of Arcady? What men or gods are these? What maidens loth? What mad pursuit? What struggle to escape? What pipes and timbrels? What wild ecstasy? Heard melodies are sweet, but those unheard Are sweeter; therefore, ye soft pipes, play on; Not to the sensual ear, but, more endear’d, Pipe to the spirit ditties of no tone: Fair youth, beneath the trees, thou canst not leave Thy song, nor ever can those trees be bare; Bold Lover, never, never canst thou kiss, Though winning near the goal yet, do not grieve; She cannot fade, though thou hast not thy bliss, For ever wilt thou love, and she be fair! Ah, happy, happy boughs! that cannot shed Your leaves, nor ever bid the Spring adieu; And, happy melodist, unwearied, For ever piping songs for ever new; More happy love! more happy, happy love! For ever warm and still to be enjoy’d, For ever panting, and for ever young; All breathing human passion far above, That leaves a heart high-sorrowful and cloy’d, A burning forehead, and a parching tongue. Who are these coming to the sacrifice? To what green altar, O mysterious priest, Lead’st thou that heifer lowing at the skies, And all her silken flanks with garlands drest? What little town by river or sea shore, Or mountain-built with peaceful citadel, Is emptied of this folk, this pious morn? And, little town, thy streets for evermore Will silent be; and not a soul to tell Why thou art desolate, can e’er return. O Attic shape! Fair attitude! with brede Of marble men and maidens overwrought, With forest branches and the trodden weed; Thou, silent form, dost tease us out of thought As doth eternity: Cold Pastoral! When old age shall this generation waste, Thou shalt remain, in midst of other woe Than ours, a friend to man, to whom thou say’st, “Beauty is truth, truth beauty,—that is all Ye know on earth, and all ye need to know.
John Keats (Ode On A Grecian Urn And Other Poems)
Je ne juge pas? Si, je juge, je passe mon temps à juger. Ils m'irritent profondément ceux qui vous demandent, les yeux faussement horrifiés : "Ne seriez-vous pas en train de me juger?" Si, bien sûr, je vous juge, je n'arrête pas de vous juger. Tout être doté d'une conscience à l'obligation de juger. Mais les sentences que je prononce n'affectent pas l'existence des "prévenus". J'accorde mon estime ou je la retire, je dose mon affabilité, je suspends mon amitié en attendant un complément de preuves, je m'éloigne, je me rapproche, je me détourne, j'accorde un sursis, je passe l'éponge -ou je fais semblant. La plupart des intéressés ne s'en rendent même pas compte. Je ne communique pas mes jugements, je ne suis pas un donneur de leçons, l'observation du monde ne suscite chez moi qu-un dialogue intérieur, un interminable dialogue avec moi-même.
Amin Maalouf (Les désorientés)
Oh! je voudrais tant que tu te souviennes Des jours heureux où nous étions amis En ce temps-là la vie était plus belle Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui. Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Tu vois, je n'ai pas oublié Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Les souvenirs et les regrets aussi. Et le vent du Nord les emporte, Dans la nuit froide de l'oubli. Tu vois je n'ai pas oublié, La chanson que tu me chantais... Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Les souvenirs et les regrets aussi, Mais mon amour silencieux et fidèle Sourit toujours et remercie la vie. Je t'aimais tant, tu étais si jolie, Comment veux-tu que je t'oublie? En ce temps-là la vie était plus belle Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui. Tu étais ma plus douce amie Mais je n'ai que faire des regrets. Et la chanson que tu chantais, Toujours, toujours je l'entendrai. C'est une chanson qui nous ressemble, Toi tu m'aimais, moi je t'aimais Et nous vivions, tous deux ensemble, Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais. Mais la vie sépare ceux qui s'aiment, Tout doucement, sans faire de bruit Et la mer efface sur le sable Les pas des amants désunis. C'est une chanson qui nous ressemble, Toi tu m'aimais et je t'aimais Et nous vivions tous deux ensemble, Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais. Mais la vie sépare ceux qui s'aiment, Tout doucement, sans faire de bruit Et la mer efface sur le sable Les pas des amants désunis.
Jacques Prévert
Je te rencontre. Je me souviens de toi. Cette ville était faite à la taille de l'amour. Tu étais fait à la taille de mon corps même. Qui es-tu ? Tu me tues. J'avais faim. Faim d'infidélités, d'adultères, de mensonges et de mourir. Depuis toujours. Je me doutais bien qu'un jour tu me tomberais dessus. Je t'attendais dans une impatience sans borne, calme. Dévore-moi. Déforme-moi à ton image afin qu'aucun autre, après toi, ne comprenne plus du tout le pourquoi de tant de désir. Nous allons rester seuls, mon amour. La nuit ne va pas finir. Le jour ne se lèvera plus sur personne. Jamais. Jamais plus. Enfin. Tu me tues. Tu me fais du bien. Nous pleurerons le jour défunt avec conscience et bonne volonté. Nous n'aurons plus rien d'autre à faire, plus rien que pleurer le jour défunt. Du temps passera. Du temps seulement. Et du temps va venir. Du temps viendra. Où nous ne saurons plus du tout nommer ce qui nous unira. Le nom s'en effacera peu à peu de notre mémoire. Puis, il disparaîtra, tout à fait.
Marguerite Duras (Hiroshima mon amour)
FRIEND Only when you have walked with me through the valley of hardship... When you have fought beside me against an evil foe... When you have cried with me through a painful heartache... When you have laughed with me at life joyous moments... When you have held my hand in silent sorrow at my loss... When you have trusted me in spite of your doubts,,, When you have believed in me when I lacked confidence to believe in my self... When you have defended my honor against lying tongues... When you have prayed for me when I was temped to go wrong... When you have stood with me as others walked away... Then and only then can you call me friend. For then you truly know ME. Then you will have paid the price of sisterhood/brotherhood. Then you will have forged a bond that will transcend time and live beyond life. Then you will truly be called a FRIEND who sticks closer than a brother... © 2013 From the book Meditations From my Garden by Stella Payton
Stella Payton
For folks who have that casual-dude energy coursing through their bloodstream, that's great. But gays should not grow up alienated just for us to alienate each other. It's too predictable, like any other cycle of abuse. Plus, the conformist, competitive notion that by "toning down" we are "growing up" ultimately blunts the radical edge of what it is to be queer; it truncates our colorful journey of identity. Said another way, it's like living in West Hollywood and working a gay job by day and working it in the gay nightlife, wearing delicate shiny shirts picked from up the gay dry cleaners, yet coquettishly left unbuttoned to reveal the pec implants purchased from a gay surgeon and shown off by prancing around the gay-owned-and-operated theater hopped up on gay health clinic steroids and wheat grass purchased from the friendly gay boy who's new to the city, and impressed by the monstrous SUV purchased from a gay car dealership with its rainbow-striped bumper sticker that says "Celebrate Diversity." Then logging on to the local Gay.com listings and describing yourself as "straight-acting." Let me make myself clear. This is not a campaign for everyone to be like me. That'd be a total yawn. Instead, this narrative is about praise for the prancy boys. Granted, there's undecided gender-fucks, dagger dykes, faux-mos, po-mos, FTMs, fisting-top daddies, and lezzie looners who also need props for broadening the sexual spectrum, but they're telling their own stories. The Cliff's Notes of me and mine are this: the only moments I feel alive are when I'm just being myself - not some stiff-necked temp masquerading as normal in the workplace, not some insecure gay boy aspiring to be an overpumped circuit queen, not some comic book version of swank WeHo living. If that's considered a political act in the homogenized world of twenty-first century homosexuals, then so be it. — excerpt of "Praise For The Prancy Boys," by Clint Catalyst appears in first edition (ISBN # 1-932360-56-5)
Mattilda Bernstein Sycamore (That's Revolting!: Queer Strategies for Resisting Assimilation)
La tournée terminée, Tom et Roger pensèrent qu'après le succès de I Shot The Sheriff, ce serait bien de descendre dans les Caraïbes pour continuer sur le thème du reggae. Ils organisèrent un voyage en Jamaïque, où ils jugeaient qu'on pourrait fouiner un peu et puiser dans l'influence roots avant d'enregistrer. Tom croyait fermement au bienfait d'exploiter cette source, et je n'avais rien contre puisque ça voulait dire que Pattie et moi aurions une sorte de lune de miel. Kingston était une ville où il était fantastique de travailler. On entendant de la musique partout où on allait. Tout le monde chantait tout le temps, même les femmes de ménage à l'hotel. Ce rythme me rentrait vraiment dans le sang, mais enregistrer avec les Jamaïcains était une autre paire de manches. Je ne pouvais vraiment pas tenir le rythme de leur consommation de ganja, qui était énorme. Si j'avais essayé de fumer autant ou aussi souvent, je serais tombé dans les pommes ou j'aurais eu des hallucinations. On travaillait aux Dynamic Sound Studios à Kingston. Des gens y entraient et sortaient sans arrêt, tirant sur d'énormes joints en forme de trompette, au point qu'il y avait tant de fumée dans la salle que je ne voyais pas qui était là ou pas. On composait deux chansons avec Peter Tosh qui, affalé sur une chaise, avait l'air inconscient la plupart du temps. Puis, soudain, il se levait et interprétait brillamment son rythme reggae à la pédale wah-wah, le temps d'une piste, puis retombait dans sa transe à la seconde où on s'arrêtait.
Eric Clapton (The Autobiography)
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai compris qu'en toutes circonstances, J’étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j'ai pu me relaxer. Aujourd'hui je sais que cela s'appelle... l'Estime de soi. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle N’étaient rien d'autre qu'un signal Lorsque je vais à l'encontre de mes convictions. Aujourd'hui je sais que cela s'appelle... l'Authenticité. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai cessé de vouloir une vie différente Et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive Contribue à ma croissance personnelle. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... la Maturité. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai commencé à percevoir l'abus Dans le fait de forcer une situation ou une personne, Dans le seul but d'obtenir ce que je veux, Sachant très bien que ni la personne ni moi-même Ne sommes prêts et que ce n'est pas le moment... Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... le Respect. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai commencé à me libérer de tout ce qui n'était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l'égoïsme. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... l'Amour propre. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai cessé d'avoir peur du temps libre Et j'ai arrêté de faire de grands plans, J’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime Quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... la Simplicité. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, Et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd'hui, j'ai découvert ... l'Humilité. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai cessé de revivre le passé Et de me préoccuper de l'avenir. Aujourd'hui, je vis au présent, Là où toute la vie se passe. Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s'appelle... la Plénitude. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon coeur, Elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c'est... le Savoir vivre. Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter. Du chaos naissent les étoiles.
Charlie Chaplin