Nouvelle Vague Quotes

We've searched our database for all the quotes and captions related to Nouvelle Vague. Here they are! All 16 of them:

“
Why must one talk? Often one shouldn't talk, but live in silence. The more one talks, the less the words mean. (Nana Kleinfrankenheim, Vivre Sa Vie)
”
”
Jean-Luc Godard (La Nouvelle Vague (Spanish Edition))
“
The most fantastic thing you could film is people reading. I don't see why no one's done it... The movie you'd make would be a lot more interesting than most of them.
”
”
Jean-Luc Godard
“
I could never forget the way you told me everything by saying nothing.
”
”
Nouvelle Vague
“
He began as a minor imitator of Fitzgerald, wrote a novel in the late twenties which won a prize, became dissatisfied with his work, stopped writing for a period of years. When he came back it was to BLACK MASK and the other detective magazines with a curious and terrible fiction which had never been seen before in the genre markets; Hart Crane and certainly Hemingway were writing of people on the edge of their emotions and their possibility but the genre mystery markets were filled with characters whose pain was circumstantial, whose resolution was through action; Woolrich's gallery was of those so damaged that their lives could only be seen as vast anticlimax to central and terrible events which had occurred long before the incidents of the story. Hammett and his great disciple, Chandler, had verged toward this more than a little, there is no minimizing the depth of their contribution to the mystery and to literature but Hammett and Chandler were still working within the devices of their category: detectives confronted problems and solved (or more commonly failed to solve) them, evil was generalized but had at least specific manifestations: Woolrich went far out on the edge. His characters killed, were killed, witnessed murder, attempted to solve it but the events were peripheral to the central circumstances. What I am trying to say, perhaps, is that Hammett and Chandler wrote of death but the novels and short stories of Woolrich *were* death. In all of its delicacy and grace, its fragile beauty as well as its finality. Most of his plots made no objective sense. Woolrich was writing at the cutting edge of his time. Twenty years later his vision would attract a Truffaut whose own influences had been the philosophy of Sartre, the French nouvelle vague, the central conception that nothing really mattered. At all. But the suffering. Ah, that mattered; that mattered quite a bit.
”
”
Barry N. Malzberg (The Fantastic Stories of Cornell Woolrich (Alternatives SF Series))
“
Encore sous le choc, nous étions en train de comprendre que faire ce que nous avions toujours fait pouvait désormais nous valoir une condamnation, qu'il suffisait d'une blague, d'un bon mot, d'une seule phrase, pour que la police déboule à l'aube et nous embarque. Face au vague et à l'immensité de cette menace nouvelle, il ne nous restait que la peur, une peur muette, collective.
”
”
Ahmet Altan (Madame Hayat)
“
...it is one thing for experimentation to take place: it is another for it to acquire critical mass – or, to use a different metaphor, for ripples to become a wave. ... One sign was the emergence or re-emergence of an international audience that actually sought out artistically challenging films.
”
”
Geoffrey Nowell-Smith (Making Waves: New Cinemas of the 1960s)
“
Je me mis dĂšs lors Ă  lire avec aviditĂ© et bientĂŽt la lecture fut ma passion. Tous mes nouveaux besoins, toutes mes aspirations rĂ©centes, tous les Ă©lans encore vagues de mon adolescence qui s’élevaient dans mon Ăąme d’une façon si troublante et qui Ă©taient provoquĂ©s par mon dĂ©veloppement si prĂ©coce, tout cela, soudainement, se prĂ©cipita dans une direction, parut se satisfaire complĂštement de ce nouvel aliment et trouver lĂ  son cours rĂ©gulier. BientĂŽt mon cƓur et ma tĂȘte se trouvĂšrent si charmĂ©s, bientĂŽt ma fantaisie se dĂ©veloppa si largement, que j’avais l’air d’oublier tout ce qui m’avait entourĂ©e jusqu’alors. Il semblait que le sort lui mĂȘme m’arrĂȘtĂąt sur le seuil de la nouvelle vie dans laquelle je me jetais, Ă  laquelle je pensais jour et nuit, et, avant de m’abandonner sur la route immense, me faisait gravir une hauteur d’oĂč je pouvais contempler l’avenir dans un merveilleux panorama, sous une perspective brillante, ensorcelante. Je me voyais destinĂ©e Ă  vivre tout cet avenir en l’apprenant d’abord par les livres ; de vivre dans les rĂȘves, les espoirs, la douce Ă©motion de mon esprit juvĂ©nile. Je commençai mes lectures sans aucun choix, par le premier livre qui me tomba sous la main. Mais, le destin veillait sur moi. Ce que j’avais appris et vĂ©cu jusqu’à ce jour Ă©tait si noble, si austĂšre, qu’une page impure ou mauvaise n’eĂ»t pu dĂ©sormais me sĂ©duire. Mon instinct d’enfant, ma prĂ©cocitĂ©, tout mon passĂ© veillaient sur moi ; et maintenant ma conscience m’éclairait toute ma vie passĂ©e. En effet, presque chacune des pages que je lisais m’était dĂ©jĂ  connue, semblait dĂ©jĂ  vĂ©cue, comme si toutes ces passions, toute cette vie qui se dressaient devant moi sous des formes inattendues, en des tableaux merveilleux, je les avais dĂ©jĂ  Ă©prouvĂ©es. Et comment pouvais-je ne pas ĂȘtre entraĂźnĂ©e jusqu’à l’oubli du prĂ©sent, jusqu’à l’oubli de la rĂ©alitĂ©, quand, devant moi dans chaque livre que je lisais, se dressaient les lois d’une mĂȘme destinĂ©e, le mĂȘme esprit d’aventure qui rĂšgnent sur la vie de l’homme, mais qui dĂ©coulent de la loi fondamentale de la vie humaine et sont la condition de son salut et de son bonheur ! C’est cette loi que je soupçonnais, que je tĂąchais de deviner par toutes mes forces, par tous mes instincts, puis presque par un sentiment de sauvegarde. On avait l’air de me prĂ©venir, comme s’il y avait en mon Ăąme quelque chose de prophĂ©tique, et chaque jour l’espoir grandissait, tandis qu’en mĂȘme temps croissait de plus en plus mon dĂ©sir de me jeter dans cet avenir, dans cette vie. Mais, comme je l’ai dĂ©jĂ  dit, ma fantaisie l’emportait sur mon impatience, et, en vĂ©ritĂ©, je n’étais trĂšs hardie qu’en rĂȘve ; dans la rĂ©alitĂ©, je demeurais instinctivement timide devant l’avenir.
”
”
Fyodor Dostoevsky (Netochka Nezvanova)
“
Ce qui l’exaspĂ©rait, c’est que Charles n’avait pas l’air de se douter de son supplice. La conviction oĂč il Ă©tait de la rendre heureuse lui semblait une insulte imbĂ©cile, et sa sĂ©curitĂ©, lĂ -dessus, de l’ingratitude. Pour qui donc Ă©tait-elle sage ? N’était-il pas, lui, obstacle Ă  toute fĂ©licitĂ©, la cause de toute misĂšre, et comme l’ardillon pointu de cette courroie complexe qui la bouclait de tous cĂŽtĂ©s ? Donc, elle reporta sur lui seul la haine nombreuse qui rĂ©sultait de ses ennuis, et chaque effort pour l’amoindrir ne servait qu’à l’augmenter ; car cette peine inutile s’ajoutait aux autres motifs de dĂ©sespoir et contribuait encore plus Ă  l’écartement. Sa propre douceur Ă  elle-mĂȘme lui donnait des rĂ©bellions. La mĂ©diocritĂ© domestique la poussait Ă  des fantaisies luxueuses, la tendresse matrimoniale en des dĂ©sirs adultĂšres. Elle aurait voulu que Charles la battĂźt, pour pouvoir plus justement le dĂ©tester, s’en venger. Elle s’étonnait parfois des conjectures atroces qui lui arrivaient Ă  la pensĂ©e ; et il fallait continuer Ă  sourire, s’entendre rĂ©pĂ©ter qu’elle Ă©tait heureuse, faire semblant de l’ĂȘtre, le laisser croire ! Elle avait des dĂ©goĂ»ts, cependant, de cette hypocrisie. Des tentations la prenaient de s’enfuir avec LĂ©on, quelque part, bien loin, pour essayer une destinĂ©e nouvelle ; mais aussitĂŽt il s’ouvrait dans son Ăąme un gouffre vague, plein d’obscuritĂ©.
”
”
Gustave Flaubert (Madame Bovary)
“
I could never forget the way you told me everything by saying nothing.
”
”
Nouvelle Vague
“
Les gens d'ici appellent « chats sauvages » ceux qui vivent sur leur bateau. Ils les plaignent sincĂšrement de n'avoir ni foyer ni racines et d'errer sur l'eau Ă  longueur d'annĂ©e. Toutes pinces dehors, les crabes se dĂ©battent, crachent des bulles et grimpent le long des parois de bambou. Sans s'Ă©mouvoir, l'Ă©trangĂšre les attrape l'un aprĂšs l'autre pour les remettre au fond du panier. Vers midi tout le monde sait que le couple d'Ă©trangers du lycĂ©e mange ces drĂŽles de bĂȘtes. Tandis que la nouvelle se propage, le « chat sauvage » est remontĂ© sur son bateau et s'est Ă©loignĂ© Ă  la godille. Il les trouve vraiment ridicules, ces citadins bruyants. Ils vivent lĂ , comme enracinĂ©s depuis plusieurs gĂ©nĂ©rations, sans rien connaĂźtre du vaste monde. Il regarde sa femme allaiter leur bĂ©bĂ©, accroupie Ă  la proue. Paisible elle observe l'eau verte sous le bateau et les vagues qui ondulent. Un pan de sa veste relevĂ©, elle libĂšre son index pour caresser la joue de l'enfant. Sur plusieurs dizaines de li de grands saules pleureurs sont alignĂ©s rĂ©guliĂšrement le long de la rive. Le « chat sauvage » est heureux. p 64
”
”
Wang Anyi (Love in a Small Town)
“
Dans ses premiÚres tentatives de créer, proches encore de l'état de nature, l'homme se contente de donner de nouvelles déterminations à une réalité individuelle rencontrée par hasard. Un tronc d'arbre, un bloc de pierre se change ainsi en table et en chaises, dans une « Table du silence » de Brancusi, une pierre polie par les vagues peut devenir, sous la main habile de l'homme, un corps humain, tandis que, dans la création littéraire, une destinée individuelle peut se trouver dans toutes sortes d'aventures et de situations de vie, semblables à celles d'Ulysse. (p. 59)
”
”
Constantin Noica (Șase maladii ale spiritului contemporan)
“
Mais il faut le voir Ă  table comme il la regarde quand elle brille, ses yeux d'animal subjuguĂ©. D'oĂč vient-elle donc cette crĂ©ature ? Pr les mots dans sa bouche, ces idĂ©es qui lui passent par la cervelle, son insatisfaction tout le temps, son intraitable enthousiasme, ce dĂ©sir d'aller voir ailleurs, de marquer les distances, cet Ă©lan qui frise l'injure parfois? Ou va-t-elle chercher tout ça ? Alors, quand leur fille a besoin de sous pour un voyage de classe ou acheter des livres, Mireille et Jean ne rechignent pas. Ils raquent. Ils font ce qu'il faut. C'est leur terrible mĂ©tier de parents, donner Ă  cette gamine les moyens de son Ă©vasion. On a si peu de raison de se rĂ©jouir dans ces endroits qui n’ont ni la mĂšre ni la Tour Eiffel, ou dieu est mort comme partout oĂč la soirĂ©e s’achĂšvent Ă  20 heures en semaine et dans les talus le week-end Car elle et Jeannot savent qu'ils ne peuvent plus grand-chose pour elle. Ils font comme si, mais ils ne sont plus en mesure de faire des choix Ă  sa place. Ils en sont rĂ©duits ça, faire confiance, croiser les doigts, espĂ©rer quils l'ont Ă©levĂ©e comme il faut et que ça suffira. L'adolescence est un assassinat prĂ©mĂ©ditĂ© de longue date et le cadavre de leur famille telle qu'elle fut git dĂ©jĂ  sur le bord du chemin. Il faut dĂ©sormais rĂ©inventer des rĂŽles, admettre des distances nouvelles, composer avec les monstruositĂ©s et les ruades. Le corps est encore chaud. Il tressaille. Mais ce qui existait, l'enfance et ses tendresses Ă©videntes, le rĂšgne indiscutĂ© des adultes et la gamine pile au centre, le cocon et la ouate, les vacances Ă  La Grande-Motte et les dimanches entre soi, tout cela vient de crever. On n'y reviendra plus. Et puis il aimait bien aller Ă  l'hĂŽtel, dont elle rĂ©glait toujours la note. Il apprĂ©ciait la simplicitĂ© des surfaces, le souci ergonome partout, la distance minime entre le lit et la douche, l'extrĂȘme propretĂ© des serviettes de bain, le sol neutre et le tĂ©lĂ©viseur suspendu, les gobelets sous plastique, le cliquetis prĂ©cis de l'huisserie quand la porte se refermait lourdement sur eux, le code wifi prĂ©cisĂ© sur un petit carton Ă  cĂŽtĂ© de la bouilloire, tout ce confort limitĂ© mais invariable. À ses yeux, ces chambres interchangeables n'avaient rien d'anonyme. Il y retrouvait au contraire un territoire ami, elle se disait ouais, les mecs de son espĂšce n'ont pas de rĂ©pit, soumis au travail, paumĂ©s dans leurs familles recomposĂ©es, sans mĂȘme assez de thune pour se faire plaisir, devenus les cons du monde entier, avec leur goĂ»t du foot, des grosses bagnoles et des gros culs. AprĂšs des siĂšcles de rĂšgne relatif, ces pauvres types semblaient bien gĂȘnĂ©s aux entournures tout Ă  coup dans ce monde qu'ils avaient jadis cru taillĂ© Ă  leur mesure. Leur nombre ne faisait rien Ă  l'affaire. Ils se sentaient acculĂ©s, passĂ©s de mode, fonciĂšrement inadĂ©quats, insultĂ©s par l'Ă©poque. Des hommes Ă©levĂ©s comme des hommes, basiques et fĂȘlĂ©s, une survivance au fond. Toute la journĂ©e il dirigeait 20 personnes, gĂ©rait des centaines de milliers d'euros, alors quand il fallait rentrer Ă  la maison et demander cent fois Ă  Mouche de ranger ses chaussettes, il se sentait un peu sous employĂ©. Effectivement. Ils burent un pinot noir d'Alsace qui les dĂ©rida et, dans la chaleur temporaire d'une veille d'enterrement, se retrouvĂšrent. - T'aurais pu venir plus tĂŽt, dit GĂ©rard, aprĂšs avoir mis les assiettes dans le lave-vaisselle. Julien, qui avait un peu trop bu, se contenta d'un mouvement vague, sa tĂȘte dodelinant d'une Ă©paule Ă  l'autre. C'Ă©tait une concession bien suffisante et le pĂšre ne poussa pas plus loin son avantage. Pour motiver son petit frĂšre, Julien a l'idĂ©e d'un entraĂźnement spĂ©cial, qui dĂ©bute par un lavage de cerveau en rĂšgle. Au programme, Rocky, Les Chariots de feu, KaratĂ© Kid, et La Castagne, tout y passe. À chaque fois, c'est plus ou moins la mĂȘme chose : des acteurs torse nu et des sĂ©quences d'entraĂźnement qui transforment de parfaits losers en machines Ă  gagner.
”
”
Nicolas Mathieu (Connemara)
“
rallumant une nouvelle clope. Tu ne m’as pas toujours respectĂ© pourtant
 — Mais non
 mais
 pour
 pourquoi
 vous
 tu
 mais qu’est-ce que je t’ai fait, bon sang ! Vouvoiement, tutoiement, sacrĂ© dilemme dans son crĂąne de piaf. C’est au moins la cinquiĂšme fois qu’il me pose la question et il ne sait toujours pas comment s’y prendre. Finalement, ça m’amuse de le voir jouer les Ă©quilibristes. Moi, je n’hĂ©site pas un seul instant. Tutoiement. C’est bon, ça fait un an que je lui balance du « vous » Ă  toutes les sauces, que je suis Ă  ses petits soins, que dis-je, que je m’agenouille devant lui comme un serf devant son suzerain. Alors maintenant, on arrĂȘte la comĂ©die, c’est fini. On joue d’égal Ă  Ă©gal. Si nous avions Ă©tĂ© deux personnes raisonnables, nous nous serions attablĂ©s autour de son bureau, nous aurions discutĂ© de nos diffĂ©rends et peut-ĂȘtre, je dis bien peut-ĂȘtre, serions-nous arrivĂ©s Ă  un accord. Mais lĂ , au vu des circonstances et de tout ce qui nous sĂ©pare, il n’y a plus de discussion possible. J’ai choisi mon camp. Je serai le dominant et lui le dominĂ©. Les rĂŽles sont donc changĂ©s. — Qu’est-ce que tu m’as fait ? m’indignĂ©-je en recrachant la fumĂ©e de ma tige sur son visage. Non, mais tu te fous de moi ? Ça fait un an que tu me pourris la vie ! Douze mois consĂ©cutifs, bordel de merde ! — Je
 je ne vous ai pas
 je ne t’ai pas pourri la vie ! Jamais ! Vous
 tu
 tu sais que tu vas au-devant de graves ennuis ? Adam a tout entendu et lĂ , il est parti donner l’alerte. Les forces d’intervention vont arriver ici d’une minute Ă  l’autre ! Tu ne sais pas dans quel pĂ©trin tu t’es fourrĂ©, mon pauvre ami. Alors le mieux pour toi, c’est que tu me dĂ©taches de ce fauteuil et que l’on oublie rapidement cette histoire ! La sonnerie du tĂ©lĂ©phone stoppe subitement ses « conseils avisĂ©s ». J’hĂ©site un instant. Je n'ai pas forcĂ©ment envie de dĂ©crocher et Ă  vrai dire, j'ai une vague idĂ©e de la personne qui se trouve derriĂšre le combinĂ©, mais comme je suis de nature curieuse, je dĂ©cide tout de mĂȘme d'en savoir un peu plus. Deux secondes aprĂšs avoir rĂ©pondu « allÎ », j’arrache violemment le fil qui relie le tĂ©lĂ©phone Ă  la prise murale et envoie valdinguer l’appareil Ă  l’autre bout de la piĂšce. Fin de la discussion. — C’est bien ce que je pensais
 un nĂ©gociateur. — Tu aurais dĂ» Ă©couter ce qu’il avait Ă  te dire, reprend l’autre empaffĂ© en me gratifiant d’un sourire qui pue la haine. Maintenant, c’est sĂ»r que tu vas devoir te coltiner le RAID. Et crois-moi, ça va te coĂ»ter cher ! Ils sont sans pitiĂ© avec les preneurs d’otage
 Non vraiment, Adam a fait du bon boulot. Je suis fier de
 Un mollard gros comme une balle de 22 Long Rifle fuse alors sur son visage. Façon de lui signifier qu’il peut d’ores et dĂ©jĂ  la mettre en sourdine. Adam, c’est le veilleur de nuit de la tour. Je ne le connais pas bien. La seule chose que je peux dire sur lui, c’est que je le croise plus souvent que ma femme et mon fils
 À mon grand dĂ©sarroi. Je lui rĂ©torque quand bien mĂȘme : — Ces graves ennuis comme tu dis si bien, je ne les ai eus qu’avec toi ! Alors tu sais, les flics peuvent descendre en rappel par les fenĂȘtres ou balancer des lance-roquettes sur cette tour de merde, ce ne sera que de la roupie de sansonnet Ă  cĂŽtĂ© de ce que j’ai subi ! Tiens, prends ça ! Clac ! Cette baffe est douloureuse. Je le vois Ă  sa grimace. C’est vrai que je ne l’ai pas ratĂ©. Ça fait deux heures que je suis sur lui Ă  viser sa joue rougie par le feu de mes allers-retours, alors forcĂ©ment, Ă  un moment donnĂ© on attrape le coup de main. Je craque mes phalanges pour lui faire comprendre
”
”
Thierry Vernhes (FrĂšres de sang - Nouvelle (French Edition))
“
Ces deux-lĂ  Tous les gens sont dignes d'amour. Mais celui qui, descendant sur le bord de mer, essaie de tresser une corde avec des fils de sable pour – en la jetant au cou de la lune qui vient d'Ă©merger des vagues – s'Ă©lever dans les airs et celui qui, penchĂ© sur une riviĂšre d'or passe sa vie Ă  modeler selon la forme du vent sans visage pour donner Ă  ce monde une nouvelle monnaie : ces deux-lĂ , en prioritĂ©, ont le droit d'habiter Ă  l'abri de mon ombre. Quand je suis absent, sachez-le, ils sont chez moi. (traduit du roumain par CĂ©cile Folschweiller)
”
”
Ștefan Augustin Doinaș
“
White himself had reflected on the possibilities of non-narrative historical representation when, in his manifesto of 1966, he had speculated about historiographies following the example of Norman Brown, the psychoanalytic historian, or drawing on the artistic styles developed by “action painters, kinetic sculptors, existentialist novelists, imagist poets, or nouvelle vague cinematographers
”
”
Herman Paul (Hayden White (Key Contemporary Thinkers))
“
La femme est romanesque, rĂȘveuse et sentimentale ; la plus chaste a eu au moins imaginairement son petit roman d’amour, et elle veut retrouver dans ses lectures sa propre vie, non pas celle que le prosaĂŻsme rĂ©voltant des circonstances lui a faite, mais celle qu’elle s’était plue Ă  rĂȘver et qu’elle aurait eue infailliblement, s’il y avait encore un peu de poĂ©sie en ce bas monde. Les aventures multipliĂ©es de certains romans peuvent l’amuser et la distraire, mais cela ne lui va pas au cƓur ; les analyses subtiles, les combinaisons compliquĂ©es, les descriptions prolixes de certains autres la fatiguent ; le langage colorĂ© des stylistes la gĂȘne et l’empĂȘche de comprendre. Le roman physiologique et pathologique de notre nouvelle Ă©cole Ă©veille ou satisfait chez elle une curiositĂ© mauvaise, comme le feraient les figures d’un musĂ©e secret oĂč elle pĂ©nĂ©trerait Ă  la dĂ©robĂ©e ; mais ces sortes d’études n’auraient causĂ© que de la rĂ©pulsion aux contemporaines de Mme Cottin, qui gĂ©nĂ©ralement jouaient de la harpe, les yeux levĂ©s au ciel d’un air inspirĂ©, dans la pose de Corinne sur les frontispices du livre de Mme de StaĂ«l. Les femmes de ce temps-lĂ  voulaient du simple, du tendre, du pathĂ©tique, mĂȘlĂ© Ă  beaucoup d’idĂ©al ; des amoureux parfaitement beaux, douĂ©s de ces figures « qu’il ne faut pas qu’une femme regarde deux fois, si elle veut conserver sa tranquillité », braves avec cela, chevaleresques, d’une constance Ă  toute Ă©preuve, et toujours prĂȘts Ă  s’envoyer dans la tĂȘte la balle de pistolet de Werther ; des hĂ©roĂŻnes gracieuses, douces et faibles, telles que l’aimable lectrice s’imaginerait ĂȘtre elle-mĂȘme, tourmentĂ©es de vagues inquiĂ©tudes auxquelles l’arrivĂ©e du bel inconnu va donner une forme prĂ©cise ; Ă  la fois vertueuses et passionnĂ©es, ce qui est le suprĂȘme du genre, et ne succombant qu’aprĂšs une rĂ©sistance dĂ©sespĂ©rĂ©e, si toutefois elles ne vont pas s’ensevelir dans un cloĂźtre plutĂŽt que de faillir. La lutte de l’amour et de la vertu, ses pĂ©ripĂ©ties habilement amenĂ©es, triomphe, dĂ©faite, remords, chĂątiment, voilĂ  ce qui lui remuait le plus puissamment la fibre intime.
”
”
Sophie Cottin (Claire d'Albe)