Heureuse Quotes

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Tout ce que l'on aime devient une fiction.
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Amélie Nothomb (La nostalgie heureuse)
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- Mais au dĂ©but, vous avez dĂ» ĂȘtre heureuse? - Juste le temps d'y voir clair. Vous croyez peut-ĂȘtre que l'amour est aveugle.. Et bien, le mariage ouvre les yeux.
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Agathe Colombier Hochberg (Ce crétin de prince charmant)
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Ma fille, malheureusement, ou heureusement, tout le monde ne peut pas accéder au bonheur, que ce soit dans la vie ou dans une histoire. Le bonheur des uns engendre du malheur chez les autres. C'est triste, mais c'est ainsi...
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Atiq Rahimi (The Patience Stone)
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Vous cherchez la vie heureuse dans la rĂ©gion de la mort. Elle n'est pas lĂ . Comment y aurait-il vie heureuse oĂč il n'y a mĂȘme pas de vie ?
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Augustine of Hippo (Confessions of Saint Augustine (Faith Classics))
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Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lĂšvres, Nos silences, nos paroles, La lumiĂšre qui s’en va, la lumiĂšre qui revient, Un seul sourire pour nous deux, Par besoin de savoir, j’ai vu la nuit crĂ©er le jour sans que nous changions d’apparence, Ô bien-aimĂ© de tous et bien-aimĂ© d’un seul, En silence ta bouche a promis d’ĂȘtre heureuse, De loin en loin, ni la haine, De proche en proche, ni l’amour, Par la caresse nous sortons de notre enfance, Je vois de mieux en mieux la forme humaine, Comme un dialogue amoureux, le cƓur ne fait qu’une seule bouche Toutes les choses au hasard, tous les mots dits sans y penser, Les sentiments Ă  la dĂ©rive, les hommes tournent dans la ville, Le regard, la parole et le fait que je t’aime, Tout est en mouvement, il suffit d’avancer pour vivre, D’aller droit devant soi vers tout ce que l’on aime, J’allais vers toi, j’allais sans fin vers la lumiĂšre, Si tu souris, c’est pour mieux m’envahir, Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard.
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Paul Éluard
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Parfois, tu rĂȘves que le sommeil est une morte lente qui te gagne, une anestĂ©sie douce et terrible Ă  la fois, une nĂ©crose heureuse : le froid monte le long de tes jambes, le long de tes bras, monte lentement, t'engourdit, t'annihile. Ton orteil est une montagne lointaine, ta jambe un fleuve, ta joue est ton oreiller, tu loges tout entier dans ton pouce, tu fonds, tu coules comme du sable, comme du mercure.
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Georges Perec (Un homme qui dort)
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Il avait besoin de son bonheur comme d'autres ont besoin d'oxygĂšne. Elle devait ĂȘtre heureuse pour qu'il vive, c'Ă©tait aussi simple que ça.
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Pierre Bottero (L'ƒil d'Otolep (Les Mondes d'Ewilan, #2))
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Il n'est qu'un bien, c'est le tendre plaisir. Quelle immortalité vaut une nuit heureuse ? Pour tes baisers je vendrais l'avenir.
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François-René de Chateaubriand
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Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses: De cette façon nous serons bien heureuses Et si notre vie a des instants moroses Du moins nous serons, n'est-ce pas ? deux pleureuses.
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Paul Verlaine
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Bien heureusement, pensait Elizabeth, personne ne devait s’en apercevoir. Car, Ă  beaucoup de sensibilitĂ© Jane unissait une Ă©galitĂ© d’humeur et une maĂźtrise d’elle-mĂȘme qui la prĂ©servait des curiositĂ©s indiscrĂštes.
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Jane Austen (Pride and Prejudice)
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PrĂ©fĂšres-tu, rose, ĂȘtre l'ardente compagne de nos transports prĂ©sents? Est-ce les souvenir qui davantage te gagne lorsqu'un bonheur se reprend? Tant de fois je t'ai vue, heureuse et sĂšche, - chaque pĂ©tale un linceul - dans un coffret odorant, Ă  cĂŽtĂ© d'une mĂšche, ou dans un livre aimĂ© qu'on relira seul.
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Rainer Maria Rilke (The Complete French Poems of Rainer Maria Rilke)
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Heureuse ! Qu'est-ce que cela signifiait ? C'était tout juste un mot commode pour ceux qui veulement que la vie soit uniformément blanche ou noire, pour ces petites gens perdus dans la jungle humaine et qui cherchent à se rassurer par une formule
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Vita Sackville-West (All Passion Spent)
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En vivant votre misĂšre, vous pouvez ĂȘtre malheureuse ou heureuse. C'est dans ce choix que consiste votre libertĂ©. Vous ĂȘtes libre de fondre votre individualitĂ© dans la marmite de la multitude avec un sentiment de dĂ©faite, ou bien avec euphorie. (...) notre seule libertĂ© est de choisir entre l'amertume et le plaisir. L'insignifiance de tout Ă©tant notre lot, il ne faut pas la porter comme une tare, mais savoir s'en rĂ©jouir. (ch. 43)
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Milan Kundera (Identity)
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Heureuse la mort qui oste le loisir aux apprests de tel equipage.
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Michel de Montaigne (The Complete Essays)
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Heureusement que le monde va mal ; je n'aurais pas supporté d'aller mal dans un monde qui va bien!
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Georges Wolinski
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Vous avez cru qu'il suffisait d'ĂȘtre parfaite pour ĂȘtre heureuse ; j'ai cru suffisant, pour ĂȘtre heureux, de n'ĂȘtre plus coupable.
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Marguerite Yourcenar (Alexis ou le Traité du vain combat / Le Coup de grùce)
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Je l'aimais beaucoup. On ne peut pas dire cela à son amoureux. Dommage. De ma part, l'aimer beaucoup, c'était beaucoup. Il me rendait heureuse. J'étais toujours joyeuse de le voir. J'avais pour lui de l'amitié, de la tendresse. Quand il n'était pas là, il ne me manquait pas. Telle était l'équation de mon sentiment pour lui et je trouvais cette histoire merveilleuse. C'est pourquoi je redoutais des déclarations qui eussent exigés une réponse ou, pire, une réciprocité.
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Amélie Nothomb (Ni d'Ève ni d'Adam)
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Elle aimait la vie, il aimait la mort, Il aimait la mort, et ses sombres promesses, Avenir incertain d'un garçon en dĂ©tresse, Il voulait mourir, laisser partir sa peine, Oublier tous ces jours Ă  la mĂȘme rengaine... Elle aimait la vie, heureuse d'exister, Voulait aider les gens et puis grandir en paix, C'Ă©tait un don du ciel, toujours souriante, Fleurs et nature, qu'il pleuve ou qu'il vente. Mais un beau jour, la chute commença, Ils tombĂšrent amoureux, mauvais choix, Elle aimait la vie et il aimait la mort, Qui d'entre les deux allait ĂȘtre plus fort? Ils s'aimaient tellement, ils auraient tout sacrifiĂ©, Amis et famille, capables de tout renier, Tout donner pour s'aimer, tel Ă©tait leur or, Mais elle aimait la vie et il aimait la mort... Si diffĂ©rents et pourtant plus proches que tout, Se comprenant pour protĂ©ger un amour fou, L'un ne rĂȘvait que de mourir et de s'envoler, L'autre d'une vie avec lui, loin des atrocitĂ©s... Fin de l'histoire : obligĂ©s de se sĂ©parer, Ils s'Ă©taient promis leur Ă©ternelle fidĂ©litĂ©. Aujourd'hui, le garçon torturĂ© vit pour elle, Puisque la fille, pour lui, a rendu ses ailes... Il aimait la mort, elle aimait la vie, Il vivait pour elle, elle est morte pour lui »
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William Shakespeare
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Je suis une aspirine effervescente qui se dissout dans Tokyo.
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Amélie Nothomb (La nostalgie heureuse)
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Il y a des livres que l’on rate, comme certaines rencontres, on passe Ă  cĂŽtĂ© d’histoires et de gens qui auraient pu tout changer. À cause d’un malentendu, d’une couverture, ou d’un rĂ©sumĂ© passable, d’un a priori. Heureusement que parfois, la vie insiste.
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Valérie Perrin (Trois)
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À ce moment-lĂ , je crois, j’ai pris conscience qu’aucune existence, si heureuse ou brillante fĂ»t-elle, ne me suffirait jamais. Il vient toujours un moment oĂč le rĂȘveur, qui d’ordinaire se croit heureux parce que ses songes l’emportent sans cesse ailleurs, prend conscience de son malheur.
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Jean-Christophe Rufin (Le Grand CƓur)
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Elle variait ses hallucinations Ă  son grĂ©. Elle ne se contentait pas du passĂ©; elle escomptait l'avenir! Elle changeait le prĂ©sent selon sa volontĂ©; elle mentait et se trompait elle-mĂȘme, mais comme ses mensonges Ă©taient ses propres oeuvres, elle les chĂ©rissait. Pour de brefs instants, elle Ă©tait heureuse. Il n'y avait plus Ă  son bonheur ces limites imposĂ©es par le rĂ©el. Tout Ă©tait possible, tout Ă©tait Ă  sa portĂ©e. D'abord, la guerre Ă©tait finie.
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IrÚne Némirovsky (Suite Française)
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Ce qui m'a permis de ne pas reproduire le mal qui m'a Ă©tĂ© infligĂ©, ce n'est pas l'art, les mĂ©dicaments, ni la loi, c'est ce que j'ai dĂ©cidĂ© de devenir : un dead end, un cul-de-sac oĂč va mourir la haine. Je ne suis pas heureuse, je n'ai pas espoir de l'ĂȘtre un jour. Mais j'ai rĂ©ussi Ă  arrĂȘter de haĂŻr.
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Emmanuelle Pierrot (La version qui n'intéresse personne)
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N’importe ! elle n’était pas heureuse, ne l’avait jamais Ă©tĂ©. D’oĂč venait donc cette insuffisance de la vie, cette pourriture instantanĂ©e des choses oĂč elle s’appuyait ?
 Mais, s’il y avait quelque part un ĂȘtre fort et beau, une nature valeureuse, pleine Ă  la fois d’exaltation et de raffinements, un coeur de poĂšte sous une forme d’ange, lyre aux cordes d’airain, sonnant vers le ciel des Ă©pithalames Ă©lĂ©giaques, pourquoi, par hasard, ne le trouveraitelle pas ? Oh ! quelle impossibilitĂ© ! Rien, d’ailleurs, ne valait la peine d’une recherche ; tout mentait ! Chaque sourire cachait un bĂąillement d’ennui, chaque joie une malĂ©diction, tout plaisir son dĂ©goĂ»t, et les meilleurs baisers ne vous laissaient sur la lĂšvre qu’une irrĂ©alisable envie d’une voluptĂ© plus haute.
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Gustave Flaubert (Madame Bovary)
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Alors, accepter de remettre en cause ce que l’on tient pour vrai est une belle preuve d’ouverture d’esprit. Heureusement qu’il y a ces esprits diffĂ©rents pour remettre en question les certitudes gĂ©nĂ©rales ! Par ailleurs, savoir faire son autocritique est un signe de souplesse et de modestie. Laisser le droit Ă  l’autre de penser diffĂ©remment dĂ©montre sa tolĂ©rance. C’est aussi un signe de prudence et de maturitĂ© de vĂ©rifer les informations avant de les intĂ©grer.
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Christel Petitcollin (Je pense trop : comment canaliser ce mental envahissant)
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Écoutant, en effet, les cris d'allĂ©gresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allĂ©gresse Ă©tait toujours menacĂ©e. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu'on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaĂźt jamais, qu'il peut rester pendant des dizaines d'annĂ©es endormi dans les meubles et le linge, qu'il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-ĂȘtre, le jour viendrait, oĂč, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste rĂ©veillerait ses rats et les enverrait mourir dans une citĂ© heureuse.
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Albert Camus
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Les retrouvailles sont des phĂ©nomĂšnes si complexes qu’on ne devrait les effectuer qu’aprĂšs un long apprentissage ou bien tout simplement les interdire.
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Amélie Nothomb (La Nostalgie heureuse)
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Les certitudes sont comme les aigrettes du pissenlit : elles s’agrĂšgent en un tout cohĂ©rent, et au premier souffle des heureuses perspectives elles s’envolent.
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Cédric Sapin-Defour (Son odeur aprÚs la pluie)
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Elle Ă©tait heureuse de cette ivresse et de cette solitude, heureuse de pouvoir s'inventer une vie sans ĂȘtre contredite.
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LeĂŻla Slimani (In the Country of Others (In the country of others, #1))
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-Parce que je suis heureuse, dit-elle en dégageant sa main. -C'est drÎle, remarqua-t-il. Oui, c'est drÎle que tu ne sois pas heureuse tout le temps.
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Truman Capote (La traversée de l'été (French Edition))
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Mer profonde, heureusement il t’est facile d’éteindre une Ă©tincelle. ( RAZETTA )
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Alfred de Musset (La nuit vénitienne)
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Je vous souhaite une vie assez calme, assez heureuse, et assez remplie pour qu'il n'y ait place pour mon souvenir
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Alexandre Dumas (The Count of Monte Cristo)
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Heureusement, le professeur Quirrell qui passait par là était venu à leur secours.
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J.K. Rowling (Harry Potter à l'École des Sorciers)
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Il est ridicule de penser qu’une nation Ă©clairĂ©e ne soit pas plus heureuse qu’une nation ignorante.
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Voltaire (ƒuvres complĂštes - 109 titres et annexes (Ă©dition enrichie))
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Adieu! Je t'aime du plus profond de mon cƓur. Je ne t'oublierai jamais. Heureusement que tu as existĂ©. Merci. Adieu!
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Tahar Ben Jelloun (La Nuit de l'erreur (Cadre Rouge) (French Edition))
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Heureusement que les monarques vont parfois trop loin, sinon ils ne tomberaient jamais" (dans Léon l'Africain)
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Amin Maalouf (Leo Africanus)
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T'es adorable Roger, mais heureusement que t'as Sophie avec toi, parce que t'es pas l'ampoule la plus brillant de la guirlande.
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Maëlle Desard (Cadavre haché - Vampire fùché (Les Tribulations d'Esther Parmentier, sorciÚre stagiaire, #1))
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J'étais heureuse à cet instant. C'était ce moment-là, et pas un autre. Et c'était tout ce que je pouvais espérer.
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Élise Turcotte (Guyana)
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— Je suis heureuse, Jay. Que pouvait-elle avouer d'autre, de sa voix blessĂ©e, douloureuse, et si belle, que son bonheur inespĂ©rĂ©?
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F. Scott Fitzgerald (The Great Gatsby)
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Heureusement je sais faire aller mon monde.
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Charlotte Brontë
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Les évasions heureuses, les évasions couronnées d'un plein succÚs, sont les évasions méditées avec soin et lentement préparées
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Alexandre Dumas (Le Comte de Monte-Cristo)
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Bref je l'aimais, j'en était consciente et j'était heureuse de l'aimer.
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Elena Ferrante (L'amie prodigieuse (L'amica geniale #1))
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...mais leurs avis, au fond, je m'en fous, je ne juge pas leurs choix, alors il faut me laisser libre maintenant, libre de tenter d'ĂȘtre heureuse.
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David Foenkinos (Le MystĂšre Henri Pick)
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Il y a tous ces mots convenus, empruntĂ©s, que l'on dit dans ces cas-lĂ . Pour consoler les autres. Tenter d'allĂ©ger leur peine. Et la nĂŽtre par la mĂȘme occasion. "Vous avez fait de votre mieux", "Vous Ă©tiez trĂšs important pour elle", "Heureusement que vous Ă©tiez lĂ ", "Il vous aimait beaucoup", "Elle parlais souvent de vous". Personne ne viendra nous contredire.
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Delphine de Vigan (Les Gratitudes)
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Le rĂȘve de demain est une joie, mais la joie de demain en est une autre, et rien heureusement ne ressemble au rĂȘve qu'on s'en Ă©tait fait; car c'est diffĂ©remment que vaut chaque chose.
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André Gide (Les nourittures terrestres / Les nouvelles nourritures)
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Elle est heureuse, la reine de Navarre, murmura Catherine, elle a des amies et elle est reine ; elle porte une couronne, on l'appelle Votre Majesté, et elle n'a pas de sujets ; elle est bien heureuse
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Alexandre Dumas (La Reine Margot, Tome II (La trilogie Valois #1.2))
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Elle est heureuse, la reine de Navarre, murmura Catherine, elle a des amies et elle est reine ; elle porte une couronne, on l'appelle Votre Majesté, et elle n'a pas de sujets ; elle est bien heureuse.
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Alexandre Dumas (La reine Margot, Tome I (La trilogie Valois #1.1))
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Et quand vint l'heure du courrier, je me dis ce soir-la comme tous les autres: Je vais recevoir une lettre de Gilberte, elle va me dire enfin qu'elle n'a jamais cessĂ© de m'aimer, et m'expliquera la raison mysterieuse pour laquelle elle a Ă©tĂ© forcĂ©e de ma le cacher jusqu'ici, de faire semblant de pouvoir ĂȘtre heureuse sans me voir, la raison pour laquelle elle a pris l'apparence de la Gilberte simple camarade.
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Marcel Proust (Du cÎté de chez Swann)
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Comme la plus heureuse personne du monde est celle Ă  qui peu de choses suffit, les grands et les ambitieux sont en ce point les plus misĂ©rables qu’il leur faut l’assemblage d’une infinitĂ© de biens pour les rendre heureux.
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François de La Rochefoucauld
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Mais quelqu'un est venu qui m'a enlevé à tous ces plaisirs d'enfant paisible. Quelqu'un a soufflé la bougie qui éclairait pour moi le doux visage maternel penché sur le repas du soir. Quelqu'un a éteint la lampe autour de laquelle nous étions une famille heureuse, à la nuit, lorsque mon pÚre avait accroché les volets de bois aux portes vitrées. Et celui-là, ce fut Augustin Meaulnes, que les autres élÚves appelÚrent bientÎt le grand Meaulnes.
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Alain-Fournier (Le Grand Meaulnes)
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PoĂ©tise, poĂ©tise, fais-toi le grand cinĂ©ma de la libertĂ© passĂ©e. Vrai que j'aimais ma vie, que je voyais l'avenir sans dĂ©sespoir. Et je ne m'ennuyais pas. J'en ai rĂ©ellement prononcĂ© des propos dĂ©sabusĂ©s sur le mariage, le soir dans ma chambre, avec les copines Ă©tudiantes, une connerie, la mort, rien qu'Ă  voir la trombine des couples mariĂ©s au restau, ils bouffent l'un en face de l'autre sans parler, momifiĂ©s. Quand HĂ©lĂšne, licence de philo, concluait que c'Ă©tait tout de mĂȘme un mal nĂ©cessaire, pour avoir des enfants, je pensais qu'elle avait de drĂŽles d'idĂ©es, des arguments saugrenus. Moi je n'imaginais jamais la maternitĂ© avec ou sans mariage. Je m'irritais aussi quand presque toutes se vantaient de savoir bien coudre, repasser sans faux plis, heureuses de ne pas ĂȘtre seulement intellectuelles, ma fiertĂ© devant une mousse au chocolat rĂ©ussie avait disparu en mĂȘme temps que Brigitte, la leur m'horripilait. Oui, je vivais de la mĂȘme maniĂšre qu'un garçon de mon Ăąge, Ă©tudiant qui se dĂ©brouille avec l'argent de l'État, l'aide modeste des parents, le baby-sitting et les enquĂȘtes, va au cinĂ©ma, lit, danse, et bosse pour avoir ses examens, juge le mariage une idĂ©e bouffonne.
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Annie Ernaux (A Frozen Woman)
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Heureusement l'ennemi Ă©tait on ne peut moins entreprenant. Il y eut des nuits oĂč notre position eĂ»t pu ĂȘtre prise d'assaut par vingt boy-scouts armĂ©s de carabines Ă  air comprimĂ©, ou tout aussi bien par vingt girl-guides armĂ©es de raquettes.
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George Orwell (Homage to Catalonia)
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L'Amour qui n'est pas un mot Mon Dieu jusqu'au dernier moment Avec ce coeur dĂ©bile et blĂȘme Quand on est l'ombre de soi-mĂȘme Comment se pourrait-il comment Comment se pourrait-il qu'on aime Ou comment nommer ce tourment Suffit-il donc que tu paraisses De l'air que te fait rattachant Tes cheveux ce geste touchant Que je renaisse et reconnaisse Un monde habitĂ© par le chant Elsa mon amour ma jeunesse O forte et douce comme un vin Pareille au soleil des fenĂȘtres Tu me rends la caresse d'ĂȘtre Tu me rends la soif et la faim De vivre encore et de connaĂźtre Notre histoire jusqu'Ă  la fin C'est miracle que d'ĂȘtre ensemble Que la lumiĂšre sur ta joue Qu'autour de toi le vent se joue Toujours si je te vois je tremble Comme Ă  son premier rendez-vous Un jeune homme qui me ressemble M'habituer m'habituer Si je ne le puis qu'on m'en blĂąme Peut-on s'habituer aux flammes Elles vous ont avant tuĂ© Ah crevez-moi les yeux de l'Ăąme S'ils s'habituaient aux nuĂ©es Pour la premiĂšre fois ta bouche Pour la premiĂšre fois ta voix D'une aile Ă  la cime des bois L'arbre frĂ©mit jusqu'Ă  la souche C'est toujours la premiĂšre fois Quand ta robe en passant me touche Prends ce fruit lourd et palpitant Jettes-en la moitiĂ© vĂ©reuse Tu peux mordre la part heureuse Trente ans perdus et puis trente ans Au moins que ta morsure creuse C'est ma vie et je te la tends Ma vie en vĂ©ritĂ© commence Le jour que je t'ai rencontrĂ©e Toi dont les bras ont su barrer Sa route atroce Ă  ma dĂ©mence Et qui m'as montrĂ© la contrĂ©e Que la bontĂ© seule ensemence Tu vins au coeur du dĂ©sarroi Pour chasser les mauvaises fiĂšvres Et j'ai flambĂ© comme un geniĂšvre A la NoĂ«l entre tes doigts Je suis nĂ© vraiment de ta lĂšvre Ma vie est Ă  partir de toi
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Louis Aragon
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D'oĂč venait l'apitoiement sur soi ? Cette quantitĂ© extraordinaire d'apitoiement sur soi ? Selon presque tous les critĂšres possibles, elle menait une vie trĂšs heureuse. Elle avait toutes ses journĂ©es pour penser Ă  une façon dĂ©cente et satisfaisante de vivre, et pourtant tout ce qu'elle semblait rĂ©colter avec tous ses choix et toute sa libertĂ©, c'Ă©tait de plus en plus de malheur. Du coup, l'autobiographie en arrive presque Ă  la conclusion qu'elle se lamentait d'avoir autant de libertĂ©. (p. 262)
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Jonathan Franzen (Freedom)
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Cosette Ă©tait pour lui un parfum et non une femme. Il la respirait. Elle ne refusait rien et il ne demandait rien. Cosette Ă©tait heureuse, et Marius Ă©tait satisfait. Ils vivaient dans ce ravissant Ă©tat qu’on pourrait appeler l’éblouissement d’une Ăąme.
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Victor Hugo (Les Misérables)
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Ne pleure pas ! lui dit-elle. BientĂŽt je ne te tourmenterai plus ! – Pourquoi ? Qui t’a forcĂ©e ? Elle rĂ©pliqua : – Il le fallait, mon ami. – N’étais-tu pas heureuse ? Est-ce ma faute ? J’ai fait tout ce que j’ai pu pourtant ! – Oui
, c’est vrai
, tu es bon, toi !
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Gustave Flaubert (Madame Bovary)
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C'est une erreur de croire que la passion, quand elle est heureuse et pure, conduit l'homme Ă  un Ă©tat de perfection; elle le conduit simplement, nous l'avons constatĂ©, Ă  un Ă©tat d'oubli. Dans cette situation, l'homme oublie d'ĂȘtre mauvais, mais il oublie aussi d'ĂȘtre bon.
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Victor Hugo (Les Misérables)
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Et maintenant, je puis envoyer Catherine vers la couche d'insomnie qui est le lot d'une héroine de roman, avec son oreiller trempé de larmes et rembourrés d'épines. Et qu'elle s'estime heureuse si, au cours des trois mois qui vont suivre, elle goûte une seule nuit de sommeil paisible !
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Jane Austen (Northanger Abbey)
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Juste avant le miracle, quand j'Ă©tais en soins intensifs, Ă  deux doigts de mourir, Maman me disant que je pouvais lĂącher, moi qui m'y efforçais et mes poumons qui s'obstinaient Ă  chercher de l'air, elle avait murmurĂ© quelque chose en sanglotant contre l'Ă©paule de Papa, quelque chose que j'aurais aimĂ© ne pas entendre et qu'elle ne doit jamais savoir que j'ai entendu. Elle a dit : « Je ne serai plus jamais maman. ». Ça m'avait profondĂ©ment marquĂ©e. Tout le reste de la rĂ©union, je n'ai plus pensĂ© qu'Ă  ça. Au ton qu'elle avait eu en disant ça, comme si elle ne serait plus jamais heureuse, ce qui Ă©tait sans doute le cas.
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John Green (The Fault in Our Stars)
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Il me semble que cette mĂ©ditation anticipĂ©e des malheurs humains produit presque le mĂȘme effet que la guĂ©rison obtenue avec le temps, sinon que, dans le premier cas, c'est le raisonnement qui guĂ©rit, et dans le second, la nature ; mais on comprend l'essentiel, Ă  savoir que le mal tenu pour le plus grand de tous n'est jamais si grand qu'il puisse dĂ©truire la vie heureuse.
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Marcus Tullius Cicero (Tusculanes, tome 2, livres III-V)
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Mais imaginez, je vous prie, un homme dans la force de l'Ăąge, de parfaite santĂ©, gĂ©nĂ©reusement douĂ©, habile dans les exercices du corps comme dans ceux de l'intelligence, ni pauvre ni riche, dormant bien, et profondĂ©ment content de lui-mĂȘme sans le montrer autrement que par une sociabilitĂ© heureuse. Vous admettrez alors que je puisse parler, en toute modestie, d'une vie rĂ©ussie.
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Albert Camus (La Chute)
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Pendant un moment, elle a galopĂ©, tout heureuse dans ce prĂ©, mais quand elle a atteint la barriĂšre, elle s’est rendu comte qu’elle n’était toujours pas complĂštement libre. Je comprenais ce besoin d’aller au-delĂ  de la clĂŽture. Aussi belle que puisse ĂȘtre la pĂąture, c’est la libertĂ© de choisir qui fait la diffĂ©rence entre une existence que l’on vit et une existence que l’on subit.
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Tiffany McDaniel (Betty)
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Vous vivrez ici, Ă  Paris, oĂč vous voudrez. Je me charge de votre enfant et de vous. Vous ne travaillerez plus, si vous voulez. Je vous donnerai tout l’argent qu’il vous faudra. Vous redeviendrez honnĂȘte en redevenant heureuse. Et mĂȘme, Ă©coutez, je vous le dĂ©clare dĂšs Ă  prĂ©sent, si tout est comme vous le dites, et je n’en doute pas, vous n’avez jamais cessĂ© d’ĂȘtre vertueuse et sainte devant Dieu. Oh ! pauvre femme !
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Victor Hugo (Les Misérables: Roman (French Edition))
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Il y eut un moment, par exemple, oĂč M. Gliddon, ne pouvant pas faire comprendre Ă  l'Egyptien le mot : la Politique, s'avisa heureusement de dessiner sur le mur, avec un morceau de charbon, un petit monsieur au nez bourgeonnĂ©, aux coudes troussĂ©s, grimpĂ© sur un piedestal, la jambe gauche tendue en arriĂšre, le bras droit projetĂ© en avant, le poing fermĂ©, les yeux convulsĂ©s vers le ciel, et la bouche ouverte sous un angle de 90 degrĂ©s.
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Edgar Allan Poe (Nouvelles Histoires extraordinaires)
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Je pouvais alors pleurer les yeux ouverts, contemplant ce monde perdu que la force de l’hallucination ressuscitait. Quand on me retrouvait, on me demandait la nature de ce chagrin et je rĂ©pondais : « C’est la nostalgie. » Bien
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Amélie Nothomb (La Nostalgie heureuse)
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Je ne pense plus Ă  la misĂšre, mais Ă  la beautĂ© qui survivra. VoilĂ  la grande diffĂ©rence entre MĂšre et moi. Quand on est dĂ©couragĂ© ou triste elle conseille : "Pensons aux malheurs du monde, et soyons contents d'ĂȘtre Ă  l'abri". Et moi je conseille "Sors, sors dans les champs, regarde la nature et le soleil, va au grand air et tĂąche de retrouver le bonheur en toi-mĂȘme et en Dieu. Pense Ă  la beautĂ© qui se trouve encore en toi et autour de toi, sois heureuse !
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Anne Frank (Anne Frank: The Diary Of A Young Girl)
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Je suis heureuse et fiĂšre de moi, mĂȘme quand je fais les courses. Je sors si j’en ai envie, sinon je reste Ă  la maison pour lire, regarder un film ou bien cuisiner pour moi ou mes amis. Parfois, je mange Ă  table. D’autres fois, je m’assieds par terre, adossĂ©e au canapĂ©. J’ouvre une bouteille de vin mĂȘme quand je suis seule. Je n’ai pas besoin de nĂ©gocier. Je suis indĂ©pendante. Je suis prĂȘte Ă  me battre de toutes mes forces pour prĂ©server cette situation. Pour toujours. Pourtant, moi aussi, j’aurais quelquefois besoin qu’on m’enlace. Besoin de baisser la garde et de me perdre dans les bras d’un homme. De me sentir protĂ©gĂ©e. MĂȘme si je me dĂ©brouille trĂšs bien toute seule, parfois, j’aimerais feindre le contraire juste pour le plaisir que quelqu’un s’occupe de moi. Seulement, je ne veux pas rester avec un homme pour ça. Je ne veux pas devoir accepter des compromis et je n’arrive pas Ă  renoncer Ă  tout ce que j’ai.
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Fabio Volo (One More Day)
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Chudi ne t’ « aide » pas quand il s’occupe de son enfant. Il fait ce qu’il est censĂ© faire. Quand nous disons que les pĂšres « aident », nous suggĂ©rons que s’occuper des enfants est un territoire appartenant aux mĂšres, dans lequel les pĂšres s’aventurent vaillamment. Ce n’est pas le cas. Tu imagines le nombre de personnes qui seraient aujourd’hui plus heureuses, plus stables, et qui contribueraient bien mieux Ă  la sociĂ©tĂ© si leur pĂšre avait participĂ© activement Ă  leur enfance ?
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Chimamanda Ngozi Adichie (Dear Ijeawele, or A Feminist Manifesto in Fifteen Suggestions)
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Avec beaucoup de finesse, mais point trop pour que ces nuances nous fussent tout de mĂȘme intelligibles, elles dĂ©signaient l’un ou l’autre comme leur prĂ©fĂ©rĂ©. Ces jeux de dĂ©sir nous mettaient, elles autant que nous, en compĂ©tition. La hiĂ©rarchie subtile qui s’était Ă©tablie dans notre groupe de garçons Ă©tait bouleversĂ©e. Elle Ă©tait dĂ©sormais soumise au classement qu’opĂ©raient de l’extĂ©rieur les filles. Parfois, heureusement, les deux ordres coĂŻncidaient. C’est ce qui arriva pour moi.
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Jean-Christophe Rufin (Le Grand CƓur)
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Est-ce que cette misĂšre durerait toujours ? est-ce qu'elle n'en sortirait pas ? Elle valait bien cependant toutes celles qui vivaient heureuses! Elle avait vu des duchesses Ă  la Vaubyessard qui avaient la taille plus lourde et les façons plus communes, et elle exĂ©crait l'injustice de Dieu; elle s'appuyait la tĂȘte aux murs pour pleurer; elle enviait les existences tumultueuses, les nuits masquĂ©es, les insolents plaisirs avec tous les Ă©perduments qu'elle ne connaissait pas et qu'ils devaient donner.
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Gustave Flaubert (Madame Bovary)
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J'ai vécu d'heureuses années sans écrire. Je menais une vie contemplative et solitaire dont le souvenir m'est encore infiniment doux. Alors, comme je n'étudiais rien, j'apprenais beaucoup. En effet, c'est en se promenant qu'on fait les belles découvertes intellectuelles et morales. Au contraire, ce qu'on trouve dans un laboratoire ou dans un cabinet de travail est en général fort peu de chose, et il est à remarquer que les savants de profession sont plus ignorants que la plupart des autres hommes.
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Anatole France (Oeuvres de Anatole France)
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Natsukashii definisce la nostalgia felice - risponde -, l'istante in cui la memoria rievoca un bel ricordo che la riempie di dolcezza. I suoi lineamenti e la sua voce esprimevano dispiacere, perciĂČ si trattava di una nostalgia triste, che non Ăš una nozione giapponese.
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Amélie Nothomb (La nostalgie heureuse)
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C'est un bocal de souvenirs, a-t-elle expliquĂ©. GrĂące Ă  lui, tu te rappelleras les baisers qui t'ont rendue heureuse, ceux auxquels tu voudras repenser quand tu seras vieille, comme moi. Les plus beaux. Ceux qui t'ont fait sourire. Chaque fois que le garçon que tu aimes t'offre un baiser, ouvre le bocal et attrape un cƓur. Ecris l'endroit oĂč il t'a embrassĂ©e. Quand tu seras grand-mĂšre, tu raconteras tes aventures Ă  tes petits-enfants, comme je l'ai fait avec toi. Tu auras un bocal Ă  trĂ©sors avec les mille plus beaux baisers de ta vie.
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Tillie Cole (A Thousand Boy Kisses (A Thousand Boy Kisses, #1))
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mais je crois qu’elle aurait tout autant de chances d’ĂȘtre heureuse, si elle Ă©pousait Mr. Bingley demain que si elle se met Ă  Ă©tudier son caractĂšre pendant une annĂ©e entiĂšre ; car le bonheur en mĂ©nage est pure affaire de hasard. La fĂ©licitĂ© de deux Ă©poux ne m’apparaĂźt pas devoir ĂȘtre plus grande du fait qu’ils se connaissaient Ă  fond avant leur mariage ; cela n’empĂȘche pas les divergences de naĂźtre ensuite et de provoquer les inĂ©vitables dĂ©ceptions. Mieux vaut, Ă  mon avis, ignorer le plus possible les dĂ©fauts de celui qui partagera votre existence !
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Jane Austen
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Ce matin, quand j’étais devant la fenĂȘtre, en regardant dehors, c’est-Ă -dire en regardant Dieu et la nature au fond des yeux, j’étais heureuse, purement et simplement heureuse. Et, Peter, aussi longtemps qu’existe ce bonheur intĂ©rieur, ce bonheur qui vient de la nature, de la santĂ© et de tant d’autres choses, aussi longtemps qu’on le porte en soi, on se sentira toujours heureux. Richesse, considĂ©ration, on peut tout perdre, mais ce bonheur au fond du cƓur, il ne peut guĂšre qu’ĂȘtre voilĂ© et il saura nous rendre heureux, aussi longtemps que l’on vivra.
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Anne Frank
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Une des grandes erreurs que l'on peut commettre est de croire que les bonnes maniĂšres ne sont que l'expression d'une pensĂ©e heureuse. Les bonnes maniĂšres peuvent l'expression d'un large Ă©ventail d'attitudes. Voici le but essentiel de la civilisation : exprimer les choses de façon Ă©lĂ©gante et non pas agressive. Une de ces errances est le mouvement naturiste, rousseauiste des annĂ©es soixante oĂč l'on disait: "Pourquoi ne pas dire tout simplement ce que l'on pense? " La civilisation ne peut exister sans quelques contraintes. Si nous suivions toutes nos impulsions, nous nous entretuerions.
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Bret Easton Ellis (American Psycho)
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J’ai de sĂ©rieuses raisons de croire que la planĂšte d’oĂč venait le petit prince est l’astĂ©roĂŻde B 612. Cet astĂ©roĂŻde n’a Ă©tĂ© aperçu qu’une fois au tĂ©lescope, en 1909, par un astronome turc. Il avait fait alors une grande dĂ©monstration de sa dĂ©couverte Ă  un congrĂšs International d’astronomie. Mais personne ne l’avait cru Ă  cause de son costume. Les grandes personnes sont comme ça. Heureusement pour la rĂ©putation de l’astĂ©roĂŻde B 612, un dictateur turc imposa Ă  son peuple, sous peine de mort, de s’habiller Ă  l’europĂ©enne. L’astronome refit sa dĂ©monstration en 1920, dans un habit trĂšs Ă©lĂ©gant.
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Antoine de Saint-ExupĂ©ry (Le Petit Prince (70e Édition Anniversaire: entiĂšrement illustrĂ©e avec grandes illustrations) (French Edition))
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Par certains aspects, les livres constituaient un lest pour rester ancrĂ©e Ă  la vie, parce qu'ils avaient une fin. Peu lui importait qu'elle soit heureuse ou non, cela restait un privilĂšge dont ne jouissaient pas toujours les histoires dont elle s'occupait au quotidien. Et puis, les livres Ă©taient un excellent antidote au silence parce qu'ils remplissaient son esprit des mots nĂ©cessaires pour combler le vide laissĂ© par les victimes. Surtout, ils reprĂ©sentaient une Ă©chappatoire. Sa façon de disparaĂźtre. Elle se plongeait dans la lecture et tout le reste -y compris elle-mĂȘme- cessait d'exister. Dans les livres, elle pouvait ĂȘtre n'importe qui. Ce qui revenait Ă  n'ĂȘtre personne. Quand elle rentrait chez elle, seuls les livres l'accueillaient.
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Donato Carrisi (L'ipotesi del male (Mila Vasquez #2))
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Comprenez-moi. Le misogyne ne mĂ©prise pas les femmes. Le misogyne n'aime pas la fĂ©minitĂ©. Les hommes se rĂ©partissent depuis toujours en deux grandes catĂ©gories. Les adorateurs des femmes, autrement dit les poĂštes, et les misogynes ou, pour mieux dire, les gynophobes. Les adorateurs ou poĂštes vĂ©nĂšrent les valeurs fĂ©minines traditionelles comme le sentiment, le foyer, la maternitĂ©, la fĂ©conditĂ©, les Ă©clairs sacrĂ©s de l'hysterie, et la voix divine de la nature en nous, tandis qu'aux misogynes ou gynophobes ces valeurs inspirent un lĂ©ger effroi. Chez la femme, l'adorateur vĂ©nĂšre la fĂ©minitĂ©, alors que le misogyne donne toujours la prĂ©fĂ©rence Ă  la femme sur la fĂ©minitĂ©. N'oubliez pas une chose: une femme ne peut ĂȘtre vraiment heureuse qu'avec un misogyne.
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Milan Kundera (The Book of Laughter and Forgetting)
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Fin de l'Histoire (...) La panne du négatif, la fin de la dialectique, le renoncement au labeur technicien et à son inlassable souci de métamorphoser le donné, annonçaient-ils une humanité oisive mais heureuse, presque opulente, qui, en échange de son désir, de sa passion de la reconnaissance et des rivalités mimétiques qui allaient avec, se voyait libérée de ce que Marx appelait "le royaume de la nécessité" et, donc, de ses besoins ? Elle signifie, ici, une terre en friche et vouée à la vermine, les récoltes qui pourrissent, la fange dans les champs, les hommes affamés - elle signifie, non plus l'oisiveté, mais la misÚre : non plus l'opulence, mais le dénuement ; non plus la satisfaction mais l'empire absolu du besoin. (ch. 25 Hegel et KojÚve africains)
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Bernard-Henri Lévy (War, Evil, and the End of History)
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  Trompe-la-Mort dßnait chez les Grandlieu, se glissait dans le boudoir des grandes dames, aimait Esther par procuration. Enfin, il voyait en Lucien un Jacques Collin, beau, jeune, noble, arrivant au poste d'ambassadeur.   Trompe-la-Mort avait réalisé la superstition allemande DU DOUBLE par un phénomÚne de paternité morale que concevront les femmes qui, dans leur vie, ont aimé véritablement, qui ont senti leur ùme passée dans celle de l'homme aimé, qui ont vécu de sa vie, noble ou infùme, heureuse ou malheureuse, obscure ou glorieuse, qui ont éprouvé, malgré les distances, du mal à leur jambe, s'il s'y faisait une blessure, qui ont senti qu'il se battait en duel, et qui, pour tout dire en un mot, n'ont pas eu besoin d'apprendre une infidélité pour la savoir.
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Honoré de Balzac (Splendeurs et MisÚres des courtisanes)
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La conversation de Charles Ă©tait plate comme un trottoir de rue, et les idĂ©es de tout le monde y dĂ©filaient dans leur costume ordinaire, sans exciter d’émotion, de rire ou de rĂȘverie. Il n’avait jamais Ă©tĂ© curieux, disait-il, pendant qu’il habitait Rouen, d’aller voir au théùtre les acteurs de Paris. Il ne savait ni nager, ni faire des armes, ni tirer le pistolet, et il ne put, un jour, lui expliquer un terme d’équitation qu’elle avait rencontrĂ© dans un roman. Un homme, au contraire, ne devait-il pas, tout connaĂźtre, exceller en des activitĂ©s multiples, vous initier aux Ă©nergies de la passion, aux raffinements de la vie, Ă  tous les mystĂšres ? Mais il n’enseignait rien, celui-lĂ , ne savait rien, ne souhaitait rien. Il la croyait heureuse ; et elle lui en voulait de ce calme si bien assis, de cette pesanteur sereine, du bonheur mĂȘme qu’elle lui donnait.
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Gustave Flaubert (Madame Bovary)
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Shanti posa sa main sur la mienne et me dit avec compassion: «Alors, arrĂȘte de charger ton bocal de sable, MaĂ«lle. Vis tes rĂȘves, prends soin de toi, de ton cƓur, de ton corps, de tes envies, des gens que tu aimes. Remplis-toi de ce que tu es et cesse d’avoir peur de souffrir, c’est cette peur qui t’empĂȘche d’ĂȘtre heureuse et t’enferme dans tes blessures.» Je fixai Shanti, en pleurs. Il poursuivit: «Prends le risque de vivre et d’ĂȘtre ce qui t’habite. Emplis ton bocal, caillou par caillou, gravier par gravier, grain de sable par grain de sable en considĂ©rant chacune de tes prioritĂ©s. À chaque fois que tu poses un Ă©lĂ©ment, il doit prĂ©valoir sur tous les suivants. Choisis par primautĂ© la premiĂšre pierre, puis ajoute la deuxiĂšme en te disant que tu ne sacrifieras jamais la premiĂšre pour la deuxiĂšme. Et continue avec le mĂȘme raisonnement, jusqu’au dernier grain. Mais fais attention Ă  ce que tu veux, car tu risques de l’obtenir!»
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Maud Ankaoua (KilomÚtre zéro)
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Mon ami, vous m'avez facilement appris Ă  ne vivre que pour vous ; apprenez-moi maintenant Ă  vivre loin de vous... Non, ce n'est pas lĂ  ce que je veux dire, c'est plutĂŽt que, loin de vous, je voudrais ne point vivre, ou au moins oublier mon existence. AbandonnĂ©e Ă  moi-mĂȘme, je ne puis supporter ni mon bonheur, ni ma peine; je sens le besoin du repos, et tout repos m'est impossible; j'ai vainement appelĂ© le sommeil, le sommeil a fui de moi; je ne puis ni m'occuper ni rester oisive; tour-Ă -tour un feu brĂ»lant me dĂ©vore, un frisson mortel m'anĂ©antit: tout mouvement me fatigue et je ne saurais rester en place. Enfin ! que dirai-je ? je souffrirais moins dans l'ardeur de la plus violente fiĂšvre, et, sans que je puisse ni l'expliquer ni le concevoir, je sens trĂšs bien pourtant que cet Ă©tat de souffrance ne vient que de mon impuissance Ă  contenir ou diriger une foule de sentiments au charme desquels cependant je me trouverais heureuse de pouvoir livrer mon Ăąme toute entiĂšre.
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Laclos Pierre Choderlos De (Les liaisons dangereuses)
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Ce que l'ingĂ©niositĂ© des hommes nous a offert dans ces cent derniĂšres annĂ©es aurait pu faciliter une vie libre et heureuse, si le progrĂšs entre les humains s'effectuait en mĂȘme temps que les progrĂšs sur les choses. Or le rĂ©sultat laborieux ressemble pour ceux de notre gĂ©nĂ©ration Ă  ce que serait un rasoir pour un enfant de trois ans. La conquĂȘte de fabuleux moyens de production n'a pas apportĂ© la libertĂ©, mais les angoisses et la faim. Pire encore, les progrĂšs techniques fournissent les moyens d'anĂ©antir la vie humaine et tout ce qui a Ă©tĂ© durement créé par l'homme. Nous, les anciens, avons vĂ©cu cette abomination pensant la guerre mondiale. Mais plus ignoble que cet anĂ©antissement, nous avons vĂ©cu l'esclavage ignominieux oĂč l'homme se voit entraĂźnĂ© par la guerre ! N'est-il pas Ă©pouvantable d'ĂȘtre contraint par la communautĂ© d'accomplir des actes que chacun, face Ă  sa conscience, juge criminels ? Or peu d'ĂȘtres ont rĂ©vĂ©lĂ© une telle grandeur d'Ăąme qu'ils ont refusĂ© de les commettre. A mes yeux pourtant ils sont les vrais hĂ©ros de la guerre mondiale.
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Albert Einstein (The World As I See It)
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C’est alors qu’Anne apparut ; elle venait du bois. Elle courait, mal d’ailleurs, maladroitement, les coudes au corps. J’eus l’impression subite, indĂ©cente, que c’était une vieille dame qui courait, qu’elle allait tomber. Je restai sidĂ©rĂ©e : elle disparut derriĂšre la maison, vers le garage. Alors, je compris brusquement et me mis Ă  courir, moi aussi, pour la rattraper. Elle Ă©tait dĂ©jĂ  dans sa voiture, elle mettait le contact. J’arrivai en courant et m’abattis sur la portiĂšre. « Anne, dis-je, Anne, ne partez pas, c’est une erreur, c’est ma faute, je vous expliquerai... » Elle ne m’écoutait pas, ne me regardait pas, se penchait pour desserrer le frein : « Anne, nous avons besoin de vous ! » Elle se redressa alors, dĂ©composĂ©e. Elle pleurait. Alors je compris brusquement que je m’étais attaquĂ©e Ă  un ĂȘtre vivant et sensible et non pas Ă  une entitĂ©. Elle avait dĂ» ĂȘtre une petite fille, un peu secrĂšte, puis une adolescente, puis une femme. Elle avait quarante ans, elle Ă©tait seule, elle aimait un homme et elle avait espĂ©rĂ© ĂȘtre heureuse avec lui dix ans, vingt ans peut-ĂȘtre. Et moi... ce visage, ce visage, c’était mon Ɠuvre. J’étais pĂ©trifiĂ©e, je tremblais de tout mon corps contre la portiĂšre.
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Françoise Sagan (Bonjour tristesse)
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Si, lorsque je serai libre, un de mes amis donne un banquet et ne m’y invite pas, cela me sera absolument Ă©gal. Je puis ĂȘtre parfaitement heureux tout seul. Avec la libertĂ©, des fleurs, des livres et la lune, qui ne serait parfaitement heureux ? De plus, les fĂȘtes ne sont plus rien pour moi. J’en ai beaucoup trop donnĂ© pour y prendre encore intĂ©rĂȘt. Ce cĂŽtĂ© de la vie a pris fin pour moi, fort heureusement, j’ose le dire. Mais si, lorsque je serai libre, un de mes amis Ă©tait affligĂ© et se refusait Ă  me laisser partager son malheur, j’en Ă©prouverais la plus grande amertume. S’il me fermait la porte de sa maison endeuillĂ©e, je ne cesserais de revenir l’implorer de me laisser entrer pour prendre la part de ce qui me revient dans sa peine. S’il me croyait indigne de pleurer avec lui, ce serait pour moi l’humiliation la plus poignante, la disgrĂące la plus terrible qui puisse m’ĂȘtre infligĂ©e. Mais cela ne saurait ĂȘtre. J’ai le droit de prendre part Ă  la douleur. Et celui qui peut contempler la beautĂ© du monde, prendre part Ă  sa douleur et concevoir la merveille de l’un et de l’autre, entre en contact immĂ©diat avec les choses divines et est plus prĂšs du secret de Dieu qu’il puisse ĂȘtre donnĂ© Ă  une crĂ©ature humaine.
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Oscar Wilde (De Profundis)
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«Imagine que ce rĂ©cipient soit ta vie. Et que les trois cailloux symbolisent les choses les plus importantes pour toi: ce dont tu ne pourrais te passer pour ĂȘtre heureuse. ConsidĂšre les graviers comme les prioritĂ©s secondaires, celles qui arrivent juste aprĂšs l’indispensable.» Je le fixai sans comprendre ce qu’il essayait de me dire. «Enfin, imagine que le sable corresponde Ă  tout le reste: les bonheurs futiles, ceux qui te font du bien, mais qui ne sont qu’un complĂ©ment de “l’essentiel” puis de “l’important”. — Bon, oĂč veux-tu en venir? — Si j’avais rempli le pot de sable, il n’y aurait plus de place pour les graviers ou les cailloux. C’est pareil pour ta vie: si tu consacres ton temps et ton Ă©nergie aux Ă©lĂ©ments secondaires, tu n’as plus d’espace pour l’essentiel, tu passes Ă  cĂŽtĂ© de ton chemin. Tu cours aprĂšs le superficiel en te demandant pourquoi tu n’es pas heureuse.» J’applaudis en souriant. Belle dĂ©monstration! «Maintenant, Ă  toi de dĂ©finir tes prioritĂ©s. À quoi correspondent les cailloux de ta vie, quelles sont pour toi les choses essentielles? C’est-Ă -dire ce que tu ne sacrifierais pas. Ou ce que tu voudrais le plus au monde. — Je ne sais pas
 Euh, lĂ  tout de suite, je suis fatiguĂ©e. — RĂ©flĂ©chis!», ordonna-t-il avec fermetĂ©.
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Maud Ankaoua (KilomÚtre zéro)
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JULIETTE. — A quelle heure enverrai-je vers toi, demain ? ROMÉO. — À neuf heures. JULIETTE. — Je n’y manquerai pas. D’ici Ă  ce moment, il va s’écouler vingt ans. J’ai oubliĂ© pourquoi je t’avais rappelĂ©. ROMÉO.— Permets-moi de rester ici jusqu’à ce que tu te le rappelles. JULIETTE. — J’oublierai encore, afin de te faire rester, et ne me souviendrai que de l’amour que j’ai pour ta compagnie. ROMÉO. — Et moi je resterai, pour te faire oublier encore, oublieux moi-mĂȘme que j’ai un autre logis que ce jardin JULIETTE. — Il est presque matin ; je voudrais que tu fusses parti, et cependant pas plus loin que l’oiseau d’une jeune folle qui le laisse s’éloigner un peu de sa main, pareil Ă  un pauvre prisonnier dans ses entraves, et qui le ramĂšne avec un fil de soie, tant elle est amoureusement jalouse de sa libertĂ©. ROMÉO. — Je voudrais ĂȘtre ton oiseau. JULIETTE. — ChĂ©ri, je le voudrais aussi : cependant, je te tuerais par trop de caresses. Ronne nuit ! bonne nuit ! la sĂ©paration est une si dĂ©licieuse douleur que je dirais bonne nuit jusqu’à demain. (Elle, se retire de la fenĂȘtre.) ROMÉO. — Que le sommeil descende sur tes yeux et la paix dans ton sein ! Que ne suis-je le sommeil et la paix pour goĂ»ter un si doux repos ! Je vais d’ici me rentre Ă  la cellule de mon pieux confesseur, pour implorer son aide, et lui dire mon heureuse fortune. (Il sort.)
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William Shakespeare (Romeo & Juliet)
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Ce qui l’exaspĂ©rait, c’est que Charles n’avait pas l’air de se douter de son supplice. La conviction oĂč il Ă©tait de la rendre heureuse lui semblait une insulte imbĂ©cile, et sa sĂ©curitĂ©, lĂ -dessus, de l’ingratitude. Pour qui donc Ă©tait-elle sage ? N’était-il pas, lui, obstacle Ă  toute fĂ©licitĂ©, la cause de toute misĂšre, et comme l’ardillon pointu de cette courroie complexe qui la bouclait de tous cĂŽtĂ©s ? Donc, elle reporta sur lui seul la haine nombreuse qui rĂ©sultait de ses ennuis, et chaque effort pour l’amoindrir ne servait qu’à l’augmenter ; car cette peine inutile s’ajoutait aux autres motifs de dĂ©sespoir et contribuait encore plus Ă  l’écartement. Sa propre douceur Ă  elle-mĂȘme lui donnait des rĂ©bellions. La mĂ©diocritĂ© domestique la poussait Ă  des fantaisies luxueuses, la tendresse matrimoniale en des dĂ©sirs adultĂšres. Elle aurait voulu que Charles la battĂźt, pour pouvoir plus justement le dĂ©tester, s’en venger. Elle s’étonnait parfois des conjectures atroces qui lui arrivaient Ă  la pensĂ©e ; et il fallait continuer Ă  sourire, s’entendre rĂ©pĂ©ter qu’elle Ă©tait heureuse, faire semblant de l’ĂȘtre, le laisser croire ! Elle avait des dĂ©goĂ»ts, cependant, de cette hypocrisie. Des tentations la prenaient de s’enfuir avec LĂ©on, quelque part, bien loin, pour essayer une destinĂ©e nouvelle ; mais aussitĂŽt il s’ouvrait dans son Ăąme un gouffre vague, plein d’obscuritĂ©.
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Gustave Flaubert (Madame Bovary)
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On ne peut pas dire que le petit bourgeois n'a rien lu. Il a tout lu, tout dévoré au contraire. Seulement son cerveau fonctionne à la maniÚre de certains appareils digestifs de type élémentaire. Il filtre. Et le filtre ne laisse passer que ce qui peut alimenter la couenne de la bonne conscience bourgeoise. Les Vietnamiens, avant l'arrivée des Français dans leur pays, étaient gens de culture vieille, exquise et raffinée. Ce rappel indispose la Banque d'Indochine. Faites fonctionner l'oublioir ! Ces Malgaches, que l'on torture aujourd'hui, étaient, il y a moins d'un siÚcle, des poÚtes, des artistes, des administrateurs ? Chut ! Bouche cousue ! Et le silence se fait profond comme un coffre-fort ! Heureusement qu'il reste les nÚgres. Ah ! les nÚgres ! parlons-en des nÚgres ! Eh bien, oui, parlons-en. Des empires soudanais ? Des bronzes du Bénin ? De la sculpture Shongo ? Je veux bien ; ça nous changera de tant de sensationnels navets qui adornent tant de capitales européennes. De la musique africaine. Pourquoi pas? Et de ce qu'ont dit, de ce qu'ont vu les premiers explorateurs... Pas de ceux qui mangent aux rùteliers des Compagnies ! Mais des d'Elbée, des Marchais, des Pigafetta ! Et puis de Frobénius ! Hein, vous savez qui c'est, Frobénius ? Et nous lisons ensemble : « Civilisés jusqu'à la moelle des os ! L'idée du nÚgre barbare est une invention européenne. » Le petit bourgeois ne veut plus rien entendre. D'un battement d'oreilles, il chasse l'idée. L'idée, la mouche importune.
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Aimé Césaire (Discourse on Colonialism)
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J'ai de sĂ©rieuses raisons de croire que la planĂšte d'oĂč venait le petit prince est l'astĂ©roĂŻde B 612. Cet astĂ©roĂŻde n'a Ă©tĂ© aperçu qu'une fois au tĂ©lescope, en 1909, par un astronome turc. Il avait fait alors une grande dĂ©monstration de sa dĂ©couverte Ă  un CongrĂšs International d'Astronomie. Mais personne ne l'avait cru Ă  cause de son costume. Les grandes personnes sont comme ça. Heureusement pour la rĂ©putation de l'astĂ©roĂŻde B 612 un dictateur turc imposa Ă  son peuple, sous peine de mort, de s'habiller Ă  l'EuropĂ©enne. L'astronome refit sa dĂ©monstration en 1920, dans un habit trĂšs Ă©lĂ©gant. Et cette fois-ci tout le monde fut de son avis. Si je vous ai racontĂ© ces dĂ©tails sur l'astĂ©roĂŻde B 612 et si je vous ai confiĂ© son numĂ©ro, c'est Ă  cause des grandes personnes. Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d'un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l'essentiel. Elles ne vous disent jamais: 'Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu'il prĂ©fĂšre ? Est-ce qu'il collectionne les papillons ?' Elles vous demandent: 'Quel Ăąge a-t-il ? Combien a-t-il de frĂšres ? Combien pĂšse-t-il ? Combien gagne son pĂšre ?' Alors seulement elles croient le connaĂźtre. Si vous dites aux grandes personnes: 'J'ai vu une belle maison en briques roses, avec des gĂ©raniums aux fenĂȘtres et des colombes sur le toit...' elles ne parviennent pas Ă  s'imaginer cette maison. Il faut leur dire: 'J'ai vu une maison de cent mille francs.' Alors elles s'Ă©crient: 'Comme c'est joli !
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Antoine de Saint-Exupéry (The Little Prince)
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TOUZENBACH Si vous voulez. De quoi parlerons-nous ? VERCHININE De quoi ? RĂȘvons ensemble... par exemple de la vie telle qu’elle sera aprĂšs nous, dans deux ou trois cents ans. TOUZENBACH Eh bien, aprĂšs nous on s’envolera en ballon, on changera la coupe des vestons, on dĂ©couvrira peut-ĂȘtre un sixiĂšme sens, qu’on dĂ©veloppera, mais la vie restera la mĂȘme, un vie difficile, pleine de mystĂšre, et heureuse. Et dans mille ans, l’homme soupirera comme aujourd’hui : « Ah ! qu’il est difficile de vivre ! » Et il aura toujours peur de la mort et ne voudra pas mourir. VERCHININE, aprĂšs avoir rĂ©flĂ©chi. Comment vous expliquer ? Il me semble que tout va se transformer peu Ă  peu, que le changement s’accomplit dĂ©jĂ , sous nos yeux. Dans deux ou trois cents ans, dans mille ans peut-ĂȘtre, peu importe le dĂ©lai, s’établira une vie nouvelle, heureuse. Bien sĂ»r, nous ne serons plus lĂ , mais c’est pour cela que nous vivons, travaillons, souffrons enfin, c’est nous qui la crĂ©ons, c’est mĂȘme le seul but de notre existence, et si vous voulez, de notre bonheur. Macha rit doucement. TOUZENBACH Pourquoi riez-vous ? MACHA Je ne sais pas. Je ris depuis ce matin. VERCHININE J’ai fait les mĂȘmes Ă©tudes que vous, je n’ai pas Ă©tĂ© Ă  l’AcadĂ©mie militaire. Je lis beaucoup, mais je ne sais pas choisir mes lectures, peut-ĂȘtre devrais-je lire tout autre chose ; et cependant, plus je vis, plus j’ai envie de savoir. Mes cheveux blanchissent, bientĂŽt je serai vieux, et je ne sais que peu, oh ! trĂšs peu de chose. Pourtant, il me semble que je sais l’essentiel, et que je le sais avec certitude. Comme je voudrais vous prouver qu’il n’y a pas, qu’il ne doit pas y avoir de bonheur pour nous, que nous ne le connaĂźtrons jamais... Pour nous, il n’y a que le travail, rien que le travail, le bonheur, il sera pour nos lointains descendants. (Un temps.) Le bonheur n’est pas pour moi, mais pour les enfants de mes enfants. TOUZENBACH Alors, d’aprĂšs vous, il ne faut mĂȘme pas rĂȘver au bonheur ? Mais si je suis heureux ? VERCHININE Non. TOUZENBACH, joignant les mains et riant. Visiblement, nous ne nous comprenons pas. Comment vous convaincre ? (Macha rit doucement. Il lui montre son index.) Eh bien, riez ! (À Verchinine :) Non seulement dans deux ou trois cents ans, mais dans un million d’annĂ©es, la vie sera encore la mĂȘme ; elle ne change pas, elle est immuable, conforme Ă  ses propres lois, qui ne nous concernent pas, ou dont nous ne saurons jamais rien. Les oiseaux migrateurs, les cigognes, par exemple, doivent voler, et quelles que soient les pensĂ©es, sublimes ou insignifiantes, qui leur passent par la tĂȘte, elles volent sans relĂąche, sans savoir pourquoi, ni oĂč elles vont. Elles volent et voleront, quels que soient les philosophes qu’il pourrait y avoir parmi elles ; elles peuvent toujours philosopher, si ça les amuse, pourvu qu’elles volent... MACHA Tout de mĂȘme, quel est le sens de tout cela ? TOUZENBACH Le sens... VoilĂ , il neige. OĂč est le sens ? MACHA Il me semble que l’homme doit avoir une foi, du moins en chercher une, sinon sa vie est complĂštement vide... Vivre et ignorer pourquoi les cigognes volent, pourquoi les enfants naissent, pourquoi il y a des Ă©toiles au ciel... Il faut savoir pourquoi l’on vit, ou alors tout n’est que balivernes et foutaises. Comme dit Gogol : « Il est ennuyeux de vivre en ce monde, messieurs. »
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Anton Chekhov (The Three Sisters)
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En admettant que l’on ait compris ce qu’il y a de sacrilĂšge dans un pareil soulĂšvement contre la vie, tel qu’il est devenu presque sacro-saint dans la morale chrĂ©tienne, on aura, par cela mĂȘme et heureusement, compris autre chose encore : ce qu’il y a d’inutile, de factice, d’absurde, de mensonger dans un pareil soulĂšvement. Une condamnation de la vie de la part du vivant n’est finalement que le symptĂŽme d’une espĂšce de vie dĂ©terminĂ©e : sans qu’on se demande en aucune façon si c’est Ă  tort ou Ă  raison. Il faudrait prendre position en dehors de la vie et la connaĂźtre d’autre part tout aussi bien que quelqu’un qui l’a traversĂ©e, que plusieurs et mĂȘme tous ceux qui y ont passĂ©, pour ne pouvoir que toucher au problĂšme de la valeur de la vie : ce sont lĂ  des raisons suffisantes pour comprendre que ce problĂšme est en dehors de notre portĂ©e. Si nous parlons de la valeur, nous parlons sous l’inspiration, sous l’optique de la vie : la vie elle-mĂȘme nous force Ă  dĂ©terminer des valeurs, la vie elle-mĂȘme Ă©volue par notre entremise lorsque nous dĂ©terminons des valeurs
 Il s’ensuit que toute morale contre nature qui considĂšre Dieu comme l’idĂ©e contraire, comme la condamnation de la vie, n’est en rĂ©alitĂ© qu’une Ă©valuation de vie, — de quelle vie ? de quelle espĂšce de vie ? Mais j’ai dĂ©jĂ  donnĂ© ma rĂ©ponse : de la vie descendante, affaiblie, fatiguĂ©e, condamnĂ©e. La morale, telle qu’on l’a entendue jusqu’à maintenant — telle qu’elle a Ă©tĂ© formulĂ©e en dernier lieu par Schopenhauer, comme « nĂ©gation de la volontĂ© de vivre » — cette morale est l’instinct de dĂ©cadence mĂȘme, qui se transforme en impĂ©ratif : elle dit : « va Ă  ta perte ! » — elle est le jugement de ceux qui sont dĂ©jĂ  jugĂ©s

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Friedrich Nietzsche (Twilight of the Idols)
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Charlotte se trouvait seule ; aucun de ses frĂšres et sƓurs n’était autour d’elle ; elle s’abandonnait Ă  ses rĂ©flexions, qui passaient doucement sa situation en revue. Elle se voyait pour jamais unie Ă  un homme dont elle connaissait l’amour et la fidĂ©litĂ©, Ă  qui elle Ă©tait dĂ©vouĂ©e, dont le calme, la soliditĂ©, semblaient destinĂ©s par le ciel mĂȘme Ă  fonder, pour la vie, le bonheur d’une honnĂȘte femme ; elle sentait ce qu’il serait toujours pour elle et pour sa famille. D’un autre cĂŽtĂ©, Werther lui Ă©tait devenu bien cher ; dĂšs le premier moment oĂč ils avaient appris Ă  se connaĂźtre, la sympathie de leurs caractĂšres s’était rĂ©vĂ©lĂ©e de la maniĂšre la plus heureuse ; leur longue liaison, tant de situations diverses oĂč ils s’étaient trouvĂ©s, avaient fait sur le cƓur de Charlotte une impression ineffaçable. Tous les sentiments, toutes les pensĂ©es qui l’intĂ©ressaient, elle Ă©tait accoutumĂ©e Ă  les partager avec lui, et le dĂ©part de Werther menaçait de faire dans toute son existence un vide, qui ne pourrait plus ĂȘtre comblĂ©. Oh ! si elle avait pu dans ce moment le changer en un frĂšre ! qu’elle se serait trouvĂ©e heureuse !
 Si elle avait osĂ© le marier avec une de ses amies, elle aurait pu espĂ©rer de rĂ©tablir tout Ă  fait la bonne intelligence entre Albert et lui. Elle avait passĂ© en revue toutes ses amies, et trouvait Ă  chacune quelque dĂ©faut ; elle n’en voyait aucune Ă  qui elle eĂ»t donnĂ© Werther volontiers. En faisant toutes’ces rĂ©flexions, elle finit par sentir profondĂ©ment, sans se l’expliquer d’une maniĂšre bien claire, que le secret dĂ©sir, de son cƓur Ă©tait de le garder pour elle, et elle se disait en mĂȘme temps qu’elle ne pouvait, qu’elle ne devait pas le garder ; son Ăąme pure et belle, jusqu’alors si libre et si courageuse, sentit le poids d’une mĂ©lancolie Ă  laquelle est fermĂ©e la perspective du bonheur. Son cƓur Ă©tait oppressĂ©, et un sombre nuage couvrait ses yeux.
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Johann Wolfgang von Goethe (The Sorrows of Young Werther)
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J’ai fait ma visite au lieu natal avec toute la piĂ©tĂ© d’un pĂšlerin, et bien des sentiments inattendus m’ont saisi. Je fis arrĂȘter prĂšs du grand tilleul qui se trouve Ă  un quart de lieue de la ville du cĂŽtĂ© de S
 ; je quittai la voiture, et je l’envoyai en avant, afin de cheminer Ă  pied et de savourer Ă  mon grĂ© chaque souvenir, dans toute sa vie et sa nouveautĂ©. Je m’arrĂȘtai sous le tilleul, qui avait Ă©tĂ©, dans mon enfance, le but et le terme de mes promenades. Quelle diffĂ©rence ! Alors, dans une heureuse ignorance, je m’élançais avec ardeur vers ce monde inconnu, oĂč j’espĂ©rais pour mon cƓur tant de nourriture, tant de jouissances, qui devaient combler et satisfaire l’ardeur de mes dĂ©sirs. Maintenant, j’en reviens de ce vaste monde
. O mon ami, avec combien d’espĂ©rances déçues, avec combien de plans renversĂ©s !
 Les voilĂ  devant moi les montagnes qui mille fois avaient Ă©tĂ© l’objet de mes vƓux. Je pouvais rester des heures assis Ă  cette place, aspirant Ă  franchir ces hauteurs, Ă©garant ma pensĂ©e au sein des bois et des vallons, qui s’offraient Ă  mes yeux dans un gracieux crĂ©puscule, et, lorsqu’au moment fixĂ© il me fallait revenir, avec quel regret ne quittais-je pas cette place chĂ©rie !
 J’approchai de la ville : je saluai tous les anciens pavillons de jardin ; les nouveaux me dĂ©plurent, comme tous les changements qu’on avait faits. Je franchis la porte de la ville, et d’abord je me retrouvai tout Ă  fait. Mon ami, je ne veux pas m’arrĂȘter au dĂ©tail : autant il eut de charme pour moi, autant il serait monotone dans le rĂ©cit. J’avais rĂ©solu de me loger sur la place, tout Ă  cĂŽtĂ© de notre ancienne maison. Je remarquai, sur mon passage, que la chambre d’école, oĂč une bonne vieille femme avait parquĂ© notre enfance, s’était transformĂ©e en une boutique de dĂ©tail. Je me rappelai l’inquiĂ©tude, les chagrins, l’étourdissement, l’angoisse que j’avais endurĂ©s dans ce trou
. Je ne pouvais faire un pas qui ne m’offrĂźt quelque chose de remarquable. Un pĂšlerin ne trouve pas en terre sainte autant de places consacrĂ©es par de religieux souvenirs, et je doute que son ame soit aussi remplie de saintes Ă©motions
. Encore un exemple sur mille : je descendis le long de la riviĂšre, jusqu’à une certaine mĂ©tairie. C’était aussi mon chemin autrefois, et la petite place oĂč les enfants s’exerçaient Ă  qui ferait le plus souvent rebondir les pierres plates Ă  la surface de l’eau. Je me rappelai vivement comme je m’arrĂȘtais quelquefois Ă  suivre des yeux le cours de la riviĂšre ; avec quelles merveilleuses conjectures je l’accompagnais ; quelles Ă©tranges peintures je me faisais des contrĂ©es oĂč elle allait courir ; comme je trouvais bientĂŽt les bornes de mon imagination, et pourtant me sentais entraĂźnĂ© plus loin, toujours plus loin, et finissais par me perdre dans la contemplation d’un vague lointain
. Mon ami, aussi bornĂ©s, aussi heureux, Ă©taient les vĂ©nĂ©rables pĂšres du genre humain ; aussi enfantines, leurs impressions, leur poĂ©sie. Quand Ulysse parle de la mer immense et de la terre infinie, cela est vrai, humain, intime, saisissant et mystĂ©rieux. Que me sert maintenant de pouvoir rĂ©pĂ©ter, avec tous les Ă©coliers, qu’elle est ronde ? Il n’en faut Ă  l’homme que quelques mottes pour vivre heureux dessus, et moins encore pour dormir dessous

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Johann Wolfgang von Goethe (The Sorrows of Young Werther)
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Oh, l'indignité qu'il y a dans la mort ; heureusement que les morts semblent incapables de s'en apercevoir.
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Jamaica Kincaid (My Brother)
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elle Ă©tait partie. Bien entendu, elle n’était pas partie seule. « Je t’ai bien aimĂ©, mais maintenant je suis fatiguĂ©e
 Je ne suis pas heureuse de partir, mais on n’a pas besoin d’ĂȘtre heureux pour recommencer.
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Albert Camus (La peste)
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Mais la description de ces conquĂȘtes n’aurait que peu d’intĂ©rĂȘt sans l’histoire des hommes et des femmes qui les ont rĂ©alisĂ©es. La recherche scientifique est un travail cumulatif et collectif, transcendant les gĂ©nĂ©rations et mĂȘme le champ limitĂ© des chercheurs professionnels. C’est pour cette raison que j’ai essayĂ© d’écrire un livre qui ne traite pas seulement de l’astronomie, mais aussi des astronomes. J'ai recherchĂ© les histoires de ceux qui sont arrivĂ©s Ă  un pas de la ligne d'arrivĂ©e et qui, par manque de chance, se sont arrĂȘtĂ©s plus tĂŽt, ou de ceux qui ont obstinĂ©ment insistĂ© sur des idĂ©es qui n'Ă©taient pas comprises, voire fausses. Sans leurs efforts et leurs frustrations, nous ne serions pas lĂ  pour parler des 6 000 planĂštes connues de la galaxie
 et de toutes les autres que nous dĂ©couvrirons. Et depuis que j'ai eu l'opportunitĂ© d'ĂȘtre astronome Ă  une Ă©poque si heureuse, ma vie personnelle s'est mĂȘlĂ©e Ă  l'histoire scientifique de ces annĂ©es, et donc en quelques pages, le lecteur trouvera Ă©galement certaines de mes questions et de mes expĂ©riences.
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Giovanni Covone (Altre Terre: Viaggio alla scoperta di pianeti extrasolari (Italian Edition))
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Etre ravagĂ© par la douleur n’ajoute rien Ă  votre amour pour moi. RestĂ© douloureusement obsĂ©dĂ© par une situation ou par le souvenir d’un dĂ©funt au point d’en ĂȘtre brisĂ© pendant des mois ou des annĂ©es durant n’est pas une preuve d’affection mais un attachement qui n’est source d’aucun bienfait ni pour les autres ni pour soi-mĂȘme. Ne crois pas me rendre un grand hommage si tu laisse ma mort devenir le grand Ă©vĂšnement de ta vie. Le meilleur tribu que tu puisse me payer est de continuer Ă  mener une existence riche et heureuse. Plaidoyer pour le bonheur
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Matthieu Ricard
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Au bout du compte, quelle est la plus heureuse des fins entre mourir en croyant aux miracles et mourir sans y croire ?
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Maki Marukido (La fin du monde avec toi - Tome 02)
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J'Ă©tais tellement sĂ»r que tout Ă©tait possible. Il m'Ă©tait si facile d'ĂȘtre heureux. Je croyais qu'il Ă©tait si facile pour moi de te rendre heureuse–au-delĂ  du monde – dans un quotidien banal et sans histoires – simplement parce que nous savions nous comprendre.
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Marceline Loridan-Ivens (L'Amour aprĂšs)
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Parole aprĂšs parole, le visage de Reine Sans Nom s'amenuisait et je ne savais comment lui dire de se taire, et elle chuchotait Ă  mon oreille, me dĂ©signant d'un doigt la bruine qui tombait doucement du ciel... ce ne sont pas des pleurs, mais une lĂ©gĂšre buĂ©e, car une Ăąme humaine doit regretter la vie... et une douceur extrĂȘme passa dans sa voix tandis qu'elle murmurait encore... Ă©coute, les gens t'Ă©pient, ils comptent toujours sur quelqu'un pour savoir comment vivre... si tu es heureuse, tout le monde peut ĂȘtre heureux et si tu sais souffrir, les autres sauront aussi... chaque jour tu dois te lever et dire Ă  ton cƓur : j'ai assez souffert et il faut maintenant que je vive, car la lumiĂšre du soleil ne doit pas se gaspiller, se perdre sans aucun Ɠil pour l'apprĂ©cier... et si tu n'agis pas ainsi tu n'auras pas le droit de dire : c'est pas ma faute, lorsque quelqu'un cherchera une falaise pour se jeter Ă  la mer...
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Schwarz-Bart Simone
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Fort heureusement, mĂȘme si la volontĂ© accordĂ©e la naissance est faible, il est toujours possible de la renforcer. Il s'agit de la dĂ©velopper petit petit et cela peut prendre beaucoup de temps, ce qui est aussi le cas pour la force physique. Au dĂ©but, on peut avoir l'impression que rien ne change. Le doute, la paresse, l'envie de tout abandonner peuvent alors commencer Ă  se manifester. Mais il faut les combattre, serrer les dents et persĂ©vĂ©rer. Et au moment oĂč on se dit que rien ne changera jamais, il se produit un Ă©vĂ©nement qui nous fait dĂ©couvrir qu'on est diffĂ©rent de celui qu'on Ă©tait avant. On continue de faire des efforts, dans une succession de jours monotones, et soudain, on dĂ©couvre que celui qu'on est devenu est encore diffĂ©rent de celui qu'on Ă©tait jusqu'Ă  maintenant, et ainsi de suite. Grand-mĂšre s'interrompit quelques secondes. Mais la grande diffĂ©rence avec l'entraĂźnement physique ou le dĂ©veloppement d'autres compĂ©tences, c'est qu'il est plus facile d'Ă©chouer, car ce sont souvent ceux qui manquent de volontĂ© qui veulent relever le dĂ©fi, conclut-elle lentement.
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Nashiki (Un'estate con la Strega dell'Ovest)
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De toute façon, il y avait ton sourire. Peut-ĂȘtre la seule chose qui avait un sens. Y puis-je quelque chose si tu semblais heureuse.
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Marceline Loridan-Ivens (L'Amour aprĂšs)
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Un soir, elle rentra de sa promenade quotidienne bouleversĂ©e par la rĂ©vĂ©lation qu’elle pouvait ĂȘtre heureuse sans amour et mĂȘme contre l’amour.
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Gabriel GarcĂ­a MĂĄrquez
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AprĂšs une brĂšve hĂ©sitation, il monta Ă  l’étage qu’avait investi Madeline, repĂ©ra sa trousse de toilette et mit la main sur ce qu’il cherchait. Heureusement que certains Ă©taient organisĂ©s pour les autres.
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Guillaume Musso (Un appartement Ă  Paris (French Edition))
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Je te tiens par la main prĂšs du tas de compost heureuse d'ĂȘtre en vie et encore avec toi nous parlons de choses ordinaires soulagĂ©es ... ta main feu familier quitte l'Ă©corce du pommier et me caresse le dos mes Ă©paules sont des feuilles mortes qui rĂȘvent d'ĂȘtre ramenĂ©es Ă  la vie par le feu ... nos voix semblent trop fortes pour ce petit jardin trop hĂ©sitantes pour des femmes tellement amoureuses ...
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Audre Lorde (The Black Unicorn: Poems (Norton Paperback))
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Les hommes pensent qu'ils seraient heureux s'ils n'étaient pas mariés ; les femmes pensent qu'elles seraient heureuses si elles avaient un autre mari. Voilà le secret du mariage : il donne l'alibi parfait pour attribuer une raison à notre malheur.
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Héctor Abad Faciolince (Angosta)
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Willie trouvait que c'Ă©tait assommant d'ĂȘtre normal et que je devrais ĂȘtre heureuse au contraire d'avoir un peu de piquant. Selon elle, personne ne s'intĂ©ressait aux gens normaux, c'est-Ă -dire ennuyeux, et lorsqu'ils mouraient, on les oubliait aussitĂŽt, comme un bout de papier ou un mouchoir qui tombe Ă  votre insu derriĂšre une commode. Quelquefois, j'avais envie de glisser, moi aussi, derriĂšre la commode.
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Ruta Sepetys (Out of the Easy)
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La richesse en consĂ©quence fut privĂ©e de sens, en dehors de la valeur productive. L'oisivetĂ© contemplative, le don aux pauvres, l'Ă©clat des cĂ©rĂ©monies et des Ă©glises cessĂšrent d'avoir le moindre prix ou passĂšrent pour un signe du dĂ©mon. La doctrine de Luther est la nĂ©gation achevĂ©e d'un systĂšme de consumation intense des ressources. Une immense armĂ©e de clercs sĂ©culiers et rĂ©guliers dilapidait les richesses excĂ©dantes de l'Europe, provoquant les nobles et les marchands Ă  des dilapidations rivales: c'est le scandale qui dressa Luther, mais il n'y sut opposer qu'une nĂ©gation plus entiĂšre du monde. L'Église, faisant d'un gaspillage gĂ©ant le moyen d'ouvrir aux hommes les portes du ciel donnait un pĂ©nible sentiment: elle avait moins rĂ©ussi Ă  rendre cĂ©leste la terre que le ciel terre Ă  terre. Elle avait tournĂ© le dos en mĂȘme temps Ă  chacune de ses possibilitĂ©s. Mais elle avait maintenu l'Ă©conomie dans une stabilitĂ© relative. Il est singulier que l'Église romaine, dans l'image qu'une ville mĂ©diĂ©vale a laissĂ©e du monde qu'elle crĂ©a, ait figurĂ© d'une façon heureuse l'effet d'un usage immĂ©diat des richesses. Cela s'est jouĂ© dans un Ă©cheveau de contradictions, mais la lumiĂšre en est parvenue jusqu'Ă  nous: Ă  travers le monde de la pure utilitĂ© qui lui succĂ©da, oĂč la richesse perdit sa valeur immĂ©diate, et signifia principalement la possibilitĂ© d'accroĂźtre les forces productives, elle rayonne encore Ă  nos yeux.
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Georges Bataille (ƒuvres complùtes, tome VII)
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Untying the packet of letters and reading them one by one. I’d fancied myself a kind of historian—le gardien des fins heureuses—the keeper of happy endings. Except for my own, of course. But I was happy for a while—we both were—at a time when there was very little happiness to go around.
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Barbara Davis (The Keeper of Happy Endings)
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Sans la mer, sans les femmes, nous serions restĂ©s dĂ©finitivement des orphelins ; elles nous couvrirent du sel de leur langue et cela, heureusement, prĂ©serva maints d’entre nous ! Il faudra le proclamer un jour publiquement.
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Mohammed Dib (Qui se souvient de la mer (Minos t. 52) (French Edition))
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Il n'y a pas d'autre morale, ni d'autre Ă©conomie, ni d'autres pratiques sociales que celles-lĂ . Les Bretons, les Chroniques d'Arthur, racontent comment le roi Arthur, avec l'aide d'un charpentier de Cornouailles inventa cette merveille de sa cour : la « Table Ronde » miraculeuse autour de laquelle les chevaliers ne se battirent plus. Auparavant, « par sordide envie », dans des Ă©chauffourĂ©es stupides, des duels et des meurtres ensanglantaient les plus beaux festins. Le charpentier dit Ă  Arthur : « Je te ferai une table trĂšs belle, oĂč ils pourront s'asseoir seize cents et plus, et tourner autour, et dont personne ne sera exclu... Aucun chevalier ne pourra livrer combat, car lĂ , le haut placĂ© sera sur le mĂȘme pied que le bas placĂ©. » Il n'y eut plus de « haut bout » et partant, plus de querelles. Partout oĂč Arthur transporta sa Table, joyeuse et invincible resta sa noble compagnie. C'est ainsi qu'aujourd'hui encore se font les nations, fortes et riches, heureuses et bonnes. Les peuples, les classes, les familles, les individus, pourront s'enrichir, ils ne seront heureux que quand ils sauront s'asseoir, tels des chevaliers, autour de la richesse commune. Il est inutile d'aller chercher bien loin quel est le bien et le bonheur. Il est lĂ , dans la paix imposĂ©e, dans le travail bien rythmĂ©, en commun et solitaire alternativement, dans la richesse amassĂ©e puis redistribuĂ©e dans le respect mutuel et la gĂ©nĂ©rositĂ© rĂ©ciproque que l'Ă©ducation enseigne.
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Marcel Mauss (Essai sur le don: Forme et raison de l'échange dans les sociétés archaïques)
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Il continue sa vie, sans embûches, sans répercussions. Il m'a détruite et il a le droit de vivre une vie heureuse. Et moi, je suis brisée à tout jamais.
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Mirion Malle (C'est comme ça que je disparais)
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Cette question Ă©tait dangereuse pour moi. Est-ce que je suis heureuse ? Est-ce que je peux ĂȘtre heureuse un jour ?
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Marceline Loridan-Ivens (L'Amour aprĂšs)
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Cette quĂȘte d’une vie « bonne » ou « heureuse » est ce qu’on appelle la sagesse. C’est pourquoi le mot « philosophie » signifie Ă©tymologiquement « amour de la sagesse ».
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Frédéric Lenoir (Du bonheur: un voyage philosophique (Documents) (French Edition))
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DÚs lors que le non-sens de l'existence m'était apparu, le quotidien avait pris la forme d'une comédie à laquelle il fallait faire semblant de croire. Tout devint effort pour activer la volonté de vivre.
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Stéphane Lambert (L'Apocalypse heureuse)
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La prĂ©sence de ceux auxquels on est liĂ© est inscrite en soi, mĂȘme si on met des millions de kilomĂštres entre nous. Jamais ces autres n'atteindront l'oubli auquel on les condamne. Leur sang coule dans nos veines et chacune de nos pensĂ©es se forme Ă  partir du souvenir de leurs molĂ©cules.
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Stéphane Lambert (L'Apocalypse heureuse)
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Je suis encore en colÚre. Si mon propre regard s'est aujourd'hui apaisé, j'ai la rage que les gens qui m'aiment ou m'aimaient, aient pu penser un jour que j'étais mieux mince, plus belle, plus heureuse, plus sympa... Est-ce qu'au fond iels pensent tou·te·s que ce "moi grosse" est moins bien ?
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Marie de Brauer (Ne jamais couler)
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c’est n’est pas juste que je doive rester Ă  la maison comme une reclus alors que tu sors t’amuser. c’est n’est pas juste que je me sente comme de la merde pendant que ta confiance ne cesse d’augmenter. parce que qu’est-ce que j’avais fais de mal Ă  part ne pas toujours ĂȘtre d’accord avec toi qu’est-ce que j’avais fais de si mal quand mon coeur ne battait que pour toi peut ĂȘtre que je t’ai aimĂ©e trop fort et que tu en as eu marre ou peut ĂȘtre que j’étais trop stupide pour voir que notre amitiĂ© s’en allait quelque part parce que mĂȘme si on me rĂ©pĂ©tait des milliers de fois que c’était terminĂ©, je n’arrivais pas Ă  y croire. car j’étais certaine que si c’était la vĂ©ritĂ©, tu arriverais bien plus vite que moi Ă  effacer notre histoire. et ça me rends folle, folle, folle que tu m’aie oubliĂ©e si vite. ça me rends folle, folle, folle que maintenant tu ai une tout autre vie. parce que si les gens disent que le changement est bien. le tien je ne peux l’accepter. mon coeur ne fait que se serrer, parce que oui tu as changĂ©e. eh bien tu sais quoi, qu’importe le changement, je ne retiens que ta cruautĂ©. oh, et les gens m’appelleront Ă©goĂŻste parce que j’ai dĂ©cidĂ© de te haĂŻr. parce que l’amour est bien plus fort Ă©videmment et je ne suis sensĂ©e rien ressentir. parce que si je t’aime, je dois te souhaiter le meilleur. je t’aime, oui, mais n’ai je pas aussi le droit au bonheur  ? je pleure encore dans mon lit en pensant Ă  toi, Ă  ton odeur de lys et ton rire de grosse voix. je n’ai plus le droit de t’aimer je n’ai plus le droit de rien je dois tout laisser tomber comme si je n’étais qu’un grain et pourtant, dieu seul sait Ă  quel point tu me manques un coeur meurtri, une volontĂ© de nĂ©ant tout est terminĂ© Ă  prĂ©sent, je me dois de tourner la page. peut-ĂȘtre que tout s’en ira, comme si cela avait Ă©tĂ© un mirage. je ne te souhaite pas de paix. je ne te souhaite rien. vis comme tu l’étais, et je reprendrais le train . l’arrĂȘt Ă  Ă©tĂ© long oui, je dois te l’avouer. mais il est hors de question que je m’arrĂȘte pour m’agenouiller. ce sera difficile, je te l’accorde, mais je remets tout en ordre. j’aimerais te dire que tu as Ă©tĂ© une bonne expĂ©rience, mais en vĂ©ritĂ© tu n’as Ă©tĂ© que nuisance. il est temps pour moi de me retrouver, et d’enfin abandonner ce qui ne m’a jamais aimĂ©. au revoir, jeune fille blonde, nous nous retrouverons peut-ĂȘtre dans un autre monde. je ne fus pas heureuse de te rencontrer, Ă  vrai dire, maintenant, tu as Ă  peine existĂ©.
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emrulis
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− Vous Ă©tiez heureux ? La rĂ©ponse que je devrais donner, je ne me suis jamais laissĂ©e le droit de la formuler. J’étais heureuse, oui. Le temps que ça a durĂ©, j’étais ravie. Je ne savais pas ce qu’était le bonheur, alors je n’avais aucun moyen de savoir que le mien n’en Ă©tait pas un. Mais ça, j’ignore comment le dire. Je finis par murmurer : − J’y croyais
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Capucine Delattre (Un monde plus sale que moi)
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(...) une femme marche directement dans la peinture et glisse. Elle roule sur elle-mĂȘme. Tout son corps se couvre de bleu. Elle est lĂ , sur le sol, confuse. (...) "Heureusement que le trottoir n'est pas la PropriĂ©tĂ© du SupermarchĂ© Bio", dit ma Team Leader avant de s'Ă©loigner.
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L.A. Warman (Whore Foods)
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Souvent il arrivait que papa et Jacky martĂšlent de concert. Pas un mot, pas un cri, juste des souffles mĂȘlĂ©s comme font les amants. De lourds coups sur l’acier, de petits sur l’enclume, en rythme cadencĂ©, sorte de concerto pour enclume et marteaux oĂč la basse continue n’était autre que celle de leurs respirations. Et puis ces escarbilles, toujours ces escarbilles, petites Ă©toiles filantes que chacun d’eux apprivoisait pour qu’elles n’aillent pas, comme des baisers voraces, mordre le corps de l’autre. Et assis sur un banc ou sur un tas de ferraille, un enfant de cinq ans regarde leurs poitrails, Ă©coute leurs silences dans cet orage d’acier et ne croit plus Ă  rien, ni Ă  Dieu, ni Ă  Diable, ni Ă  tous ces hĂ©ros que dĂ©jĂ  il pressent puisqu’il sent bien, ce gosse, qu’il arrive Ă  la vie de parfois dĂ©faillir, ou simplement faillir, et qu’il faut certains soirs, pour supporter son poids, accepter les lĂ©gendes et les mythes qu’ont inventĂ©s les hommes afin de s’endormir un petit peu plus grand et Ă  peine moins mortel. Heureusement pour lui, foin d’Ulysse, de Titans, de dragons flamboyants et de dieux en jupette plus ou moins ridicules, il les a sous les yeux ces lares de pleine chair qui dressent des Ă©clairs et crĂ©ent des Ă©popĂ©es avec chaque barre de fer. L’odeur de la limaille, du fer chauffĂ© Ă  rouge, du fer chauffĂ© Ă  blanc, l’odeur des corps en sueur qui parfois s’effaçaient derriĂšre la fumĂ©e blanche, l’odeur des grains d’acier en gerbes braisillantes, l’odeur mĂȘme des marteaux, masses, pinces, massettes, et l’odeur de l’enclume qui les recueillait tous. Papa et Jacky, ferronniers d’art ; ils maĂźtrisaient le feu mais ignoraient Vulcain, PromĂ©thĂ©e et Wotan, Zeus ou HĂ©phaĂŻstos. Les dieux du Walhalla, d’Olympe ou de l’Iliade leur Ă©taient inconnus. MĂȘme saint Éloi, patron des forgerons, ne les concernait pas. Ils Ă©taient incultes, c’est-Ă -dire intelligents mais sans les livres capables de leur nommer, soit cette intelligence, soit cette inculture. Ils s’en moquaient, de tout cela, des trois divinitĂ©s, des quatre horizons, des douze travaux d’Hercule ou des Mille et Une Nuits. À quoi bon s’inventer des dieux de pacotille quand on en a sous la main et que l’on parvient, Ă  coups brefs et prĂ©cis, Ă  leur donner la forme que l’on veut. Pas besoin de lĂ©gende, ils se crĂ©aient la leur, façonnant dans l’acier les mots pour la chanter. Et l’enfant de cinq ans lorsqu’il lui adviendra, plus tard, beaucoup plus tard, d’apercevoir Tarzan sautant de liane en liane en se frappant le torse Ă  grands coups de battoir pour ne rien forger d’autre qu’un long cri ridicule, rira comme un beau diable s’il est vrai qu’il s’avĂšre, dans l’HadĂšs ou ailleurs, qu’un diable puisse ĂȘtre beau.
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Guy Boley (Fils du feu)
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Est-on moins libre pour obĂ©ir Ă  la raison et Ă  la raison souveraine, c’est-Ă -dire Ă  Dieu ? N’est-ce pas au contraire une dĂ©pendance vraiment heureuse, qui, nous assujettissant Ă  Dieu seul, nous rend maĂźtres de nous-mĂȘmes et de toutes choses ?
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Jacques-Bénigne Bossuet
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... dans une sociĂ©tĂ© oĂč plus personne ne s'Ă©coute, oĂč on se lance des "comment ça va?" pour partir avant mĂȘme d'avoir Ă©coutĂ© la rĂ©ponse, les psys sont peut-ĂȘtre la seule oreille qui nous reste. Heureusement ou malheureusement? Doit-on s'affliger de n'avoir plus qu'eux? Ou doit-on se rĂ©jouir qu'ils soient au moins lĂ ?
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Mélanie Georgiades (Diam's: autobiographie)
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Il en est ainsi pour tout le monde : on se marie, on aime encore un peu, on travaille. On travaille tant qu'on en oublie d'aimer. Jeanne aussi travaillait, puisque les promesses du chef de bureau n'avaient pas Ă©tĂ© tenues. Ici, il fallait un peu d'imagination pour comprendre ce que voulait dire Grand. La fatigue aidant, il s'Ă©tait laissĂ© aller, il s'Ă©tait tu de plus en plus et il n'avait pas soutenu sa jeune femme dans l'idĂ©e qu'elle Ă©tait aimĂ©e. Un homme qui travaille, la pauvretĂ©, l'avenir lentement fermĂ©, le silence des soirs autour de la table, il n'y a pas de place pour la passion dans un tel univers. Probablement, Jeanne avait souffert. Elle Ă©tait restĂ©e cependant : il arrive qu'on souffre longtemps sans le savoir. Les annĂ©es avaient passĂ©. Plus tard, elle Ă©tait partie. Bien entendu, elle n'Ă©tait pas partie seule. « je t'ai bien aimĂ©, mais maintenant je suis fatiguĂ©e... je ne suis pas heureuse de partir, mais on da pas besoin d'ĂȘtre heureux pour recommencer. » C'est, en gros, ce qu'elle lui avait Ă©crit. Joseph Grand Ă  son tour avait souffert. Il aurait pu recommencer, comme le lui fit remarquer Rieux. Mais voilĂ , il n'avait pas la foi. Simplement, il pensait toujours Ă  elle. Ce qu'il aurait voulu, c'est lui Ă©crire une lettre pour se justifier. « Mais c'est difficile, disait-il. Il y a longtemps que j'y pense. Tant que nous nous sommes aimĂ©s, nous nous sommes compris sans paroles. Mais on ne s'aime pas toujours. À un moment donnĂ©, j'aurais dĂ» trouver les mots qui l'auraient retenue, mais je n'ai pas pu. »
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Albert Camus (The Plague)
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Je venais de tomber dans mon propre passé. Fort heureusement, je connaissais bien les risques inhérents aux paradoxes temporels, et j'eus le bon réflexe de ne pas m'attarder.
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Marc-Antoine Mathieu (Le Processus (Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rĂȘves #3))
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ta mĂšre n'avait aucun dĂ©sir, Éteinte, elle a toujours Ă©tĂ© Ă©teinte, fanĂ©e. A-t-elle Ă©tĂ© un jour heureuse?je me le demande encore. Et moi je n'Ă©tais pas l'homme capable de lui donner le bonheur.
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Tahar Ben Jelloun (The Sacred Night)
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Des fois, j'ai peur d'ĂȘtre heureuse juste quand je suis en voyage.
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Véronique CÎté (Chaque automne j'ai envie de mourir)
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L'imbarazzo Ăš uno strano difetto del centro di gravitĂ : puĂČ provarlo solo una persona con un nucleo che Ăš rimasto fluttuante. Le persone solidamente centrate non capiscono di cosa si tratti. L'imbarazzo presuppone un'ipertrofia della percezione dell'altro, da cui deriva l'educazione delle persone imbarazzate, che vivono solo in funzione degli altri. Il paradosso dell'imbarazzo Ăš che crea un malessere a partire dalla deferenza che l'altro ispira.
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Amélie Nothomb (La nostalgie heureuse)
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Les gens sereins, sages, heureux et prospÚres voient leur vie et les événements sous un angle différent. Un homme sage ne peut se laisser duper ni induire en erreur. Les "mauvaises nouvelles" n'ont pas d'emprise sur une femme sincÚrement heureuse. Une personne prospÚre ne se laisse pas affoler par une nouvelle télédiffusée ou par une manchette sensationnelle du journal. Ces personnes sont habitées de façon permanente par une sagesse, un contentement et une richesse intérieurs et non extérieurs.
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Guy Finley (The Secret of Letting Go)
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Heureusement, mourir n’est pas trop difficile. Sinon, des milliers d’incapables seraient immortels.
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Normand Lalonde (Autoportrait aux yeux crevés)
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Quoiqu'elle fasse, la femme doit le faire deux fois mieux que l'homme afin qu'on en pense autant de bien. Heureusement, ce n'est pas difficile.
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Charlotte Whitton
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Les annĂ©es heureuses sont les annĂ©es perdues, on attend une souffrance pour travailler. L’idĂ©e de la souffrance prĂ©alable s’associe Ă  l’idĂ©e du travail, on a peur de chaque nouvelle Ɠuvre en pensant aux douleurs qu’il faudra supporter d’abord pour l’imaginer. Et comme on comprend que la souffrance est la meilleure chose que l’on puisse rencontrer dans la vie, on pense sans effroi, presque comme Ă  une dĂ©livrance, Ă  la mort. Pourtant, si cela me rĂ©voltait un peu, encore fallait-il prendre garde que bien souvent nous n’avons pas jouĂ© avec la vie, profitĂ© des ĂȘtres pour les livres, mais tout le contraire. Le cas de Werther, si noble, n’était pas, hĂ©las, le mien. Sans croire un instant Ă  l’amour d’Albertine j’avais vingt fois voulu me tuer pour elle, je m’étais ruinĂ©, j’avais dĂ©truit ma santĂ© pour elle. Quand il s’agit d’écrire, on est scrupuleux, on regarde de trĂšs prĂšs, on rejette tout ce qui n’est pas vĂ©ritĂ©. Mais tant qu’il ne s’agit que de la vie, on se ruine, on se rend malade, on se tue pour des mensonges. Il est vrai que c’est de la gangue de ces mensonges-lĂ  que (si l’ñge est passĂ© d’ĂȘtre poĂšte) on peut seulement extraire un peu de vĂ©ritĂ©. Les chagrins sont des serviteurs obscurs, dĂ©testĂ©s, contre lesquels on lutte, sous l’empire de qui on tombe de plus en plus, des serviteurs atroces, impossibles Ă  remplacer et qui par des voies souterraines nous mĂšnent Ă  la vĂ©ritĂ© et Ă  la mort. Heureux ceux qui ont rencontrĂ© la premiĂšre avant la seconde, et pour qui, si proches qu’elles doivent ĂȘtre l’une de l’autre, l’heure de la vĂ©ritĂ© a sonnĂ© avant l’heure de la mort.
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Marcel Proust
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Spinoza dit qu'il ne se peut pas que l'homme n'ait pas de passions, mais que le sage forme en son ùme une telle étendue de pensées heureuses que ses passions sont toutes petites à cÎté.
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Alain (Propos sur le bonheur)
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Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l'est à sa façon
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Leo Tolstoy
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Le silence nous enveloppait toujours. non pas oppressant comme lorsqu'il dit l'absence de vie, mais tout gonflĂ© d'une rĂ©vĂ©lation heureuse qui est sur le point d'ĂȘtre faite.
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Gabrielle Roy (Children of My Heart)
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Parfois, la derniĂšre chose Ă  faire c'est essayer. Essayer de paraĂźtre normale. Essayer de paraĂźtre heureuse. Essayer de rester soi-mĂȘme. Essayer de rester positive. Essayer de se dire que tout ira mieux alors qu'au fond, bien au fond, on sait que c'est faux. Parfois, la derniĂšre chose Ă  faire, c'est simplement essayer de vivre.
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Emmie Wesline (Objectif Vancouver)
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Shonsu, les dieux te sont reconnaissants ! Ta rĂ©compense sera fantastique : une vie longue et heureuse, du pouvoir et de grandes rĂ©alisations. (Il ricana.) Et de l'amour, Ă©videmment ! Tu gouverneras lorsque Nnanji sera absent. Tu traceras la carte de ce monde et tu verras les cercles se refermer. Tu imposeras le sens de la justice Ă  Katanji, la raison Ă  Thana et la misĂ©ricorde Ă  Nnanji. Tu voyageras Ă  travers le Monde en tant qu'ambassadeur et tu chevaucheras au cĂŽtĂ© de l'empereur quand il retournera Ă  Hann pour remercier la DĂ©esse et saluer ses parents. » Les autres connaĂźtront gloire et honneur, mais tu gagneras l'amour du Peuple. Et quand l'heure de ta mort sonnera enfin, tes petits-enfants seront prĂšs de toi, une foule immense tiendra une veillĂ©e silencieuse aux portes de ton domaine et le Monde tout entier pleurera. En attendant ce moment, l'amour de Jja t'appartient et sa beautĂ© ne se flĂ©trira jamais. Elle se souciait peu d'ĂȘtre une esclave, mais toi, tu ne le supportais pas. Elle et son fils sont maintenant libres. Personne en dehors de vous deux ne remarquera le changement – un miracle rĂ©troactif et le dernier. Je viens juste de le lui expliquer. Wallie
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Dave Duncan (Le destin de l'épée (La septiÚme épée, #3))
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Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lĂšvres, Nos silences, nos paroles, La lumiĂšre qui s'en va, la lumiĂšre qui revient, Un seul sourire pour nous deux, Par besoin de savoir, j'ai vu la nuit crĂ©er le jour sans que nous changions d'apparence, Ô bien-aimĂ© de tous et bien-aimĂ© d'un seul, En silence ta bouche a promis d'ĂȘtre heureuse, De loin en loin, ni la haine, De proche en proche, ni l'amour, Par la caresse nous sortons de notre enfance, Je vois de mieux en mieux la forme humaine, Comme un dialogue amoureux, le cƓur ne fait qu'une seule bouche Toutes les choses au hasard, tous les mots dits sans y penser, Les sentiments Ă  la dĂ©rive, les hommes tournent dans la ville, Le regard, la parole et le fait que je t'aime, Tout est en mouvement, il suffit d'avancer pour vivre, D'aller droit devant soi vers tout ce que l'on aime, J'allais vers toi, j'allais sans fin vers la lumiĂšre, Si tu souris, c'est pour mieux m'envahir, Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard.
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Paul Éluard
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― Je ne pouvais pas... je ne voulais pas te laisser partir, confessa Tristan dans un murmure. Je suis sĂ»r de pouvoir te rendre heureuse, je t'offrirai tout ce que tu as toujours rĂȘvĂ© possĂ©der.
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Elisia Blade (Séduire & Conquérir (Crush Story #5))
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J'imagine que je dois bénir la notion de civilisation, qui a contaminé de politesse les moindres aspects de nos engagements,sinon, j'aurais sans doute posé des lapins au monde entier.
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Amélie Nothomb (La nostalgie heureuse)
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Ainsi on peut ĂȘtre belle et seule. Ainsi on peut ĂȘtre Marilyn Monroe et mourir seule, comme un chien, un dimanche, pour rien. Pour dormir et n'avoir plus Ă  se rĂ©veiller, seule, seule dans son cƓur sinon dans son lit. (...) Marilyn Monroe Ă©tait un produit achevĂ© de la civilisation du bonheur, la nĂŽtre. Ainsi on peut ĂȘtre belle et seule. Riche et seule. CĂ©lĂšbre et seule. Ainsi on peut ĂȘtre Marilyn Monroe et mourir seule, comme un chien, un dimanche, pour rien. Pour dormir et n'avoir plus Ă  se rĂ©veiller, seule, seule dans son cƓur sinon dans son lit. (...) Marilyn Monroe Ă©tait un produit achevĂ© de la civilisation du bonheur, la nĂŽtre. Il ne lui manquait, pour vivre heureuse, que l'essentiel, c'est-Ă -dire l'envie de vivre. Comment cela vient-il Ă  manquer? C'est trĂšs simple. Un jour, on ne dĂ©sire plus rien. Un jour, on se dĂ©couvre mort Ă  l'intĂ©rieur. Alors, obliger la machine Ă  tourner quand mĂȘme, Ă  manger, Ă  boire, Ă  dormir, devient un effort immense, totalement disproportionnĂ© avec le but Ă  atteindre: demeurer, extĂ©rieurement, en vie.
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Françoise Giroud
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Ainsi on peut ĂȘtre belle et seule. Riche et seule. CĂ©lĂšbre et seule. Ainsi on peut ĂȘtre Marilyn Monroe et mourir seule, comme un chien, un dimanche, pour rien. Pour dormir et n'avoir plus Ă  se rĂ©veiller, seule, seule dans son cƓur sinon dans son lit. (...) Marilyn Monroe Ă©tait un produit achevĂ© de la civilisation du bonheur, la nĂŽtre. Ainsi on peut ĂȘtre belle et seule. Riche et seule. CĂ©lĂšbre et seule. Ainsi on peut ĂȘtre Marilyn Monroe et mourir seule, comme un chien, un dimanche, pour rien. Pour dormir et n'avoir plus Ă  se rĂ©veiller, seule, seule dans son cƓur sinon dans son lit. (...) Marilyn Monroe Ă©tait un produit achevĂ© de la civilisation du bonheur, la nĂŽtre. Il ne lui manquait, pour vivre heureuse, que l'essentiel, c'est-Ă -dire l'envie de vivre. Comment cela vient-il Ă  manquer? C'est trĂšs simple. Un jour, on ne dĂ©sire plus rien. Un jour, on se dĂ©couvre mort Ă  l'intĂ©rieur. Alors, obliger la machine Ă  tourner quand mĂȘme, Ă  manger, Ă  boire, Ă  dormir, devient un effort immense, totalement disproportionnĂ© avec le but Ă  atteindre: demeurer, extĂ©rieurement, en vie.
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Françoise Giroud
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Ainsi on peut ĂȘtre belle et seule. Riche et seule. CĂ©lĂšbre et seule. Ainsi on peut ĂȘtre Marilyn Monroe et mourir seule, comme un chien, un dimanche, pour rien. Pour dormir et n'avoir plus Ă  se rĂ©veiller, seule, seule dans son cƓur sinon dans son lit. (...) Marilyn Monroe Ă©tait un produit achevĂ© de la civilisation du bonheur, la nĂŽtre. Il ne lui manquait, pour vivre heureuse, que l'essentiel, c'est-Ă -dire l'envie de vivre. Comment cela vient-il Ă  manquer? C'est trĂšs simple. Un jour, on ne dĂ©sire plus rien. Un jour, on se dĂ©couvre mort Ă  l'intĂ©rieur. Alors, obliger la machine Ă  tourner quand mĂȘme, Ă  manger, Ă  boire, Ă  dormir, devient un effort immense, totalement disproportionnĂ© avec le but Ă  atteindre: demeurer, extĂ©rieurement, en vie.” ― Françoise Giroud, dans l'Express, citĂ©e par sa biographe Laure Adler, dans Françoise, Grasset, 2011.
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Laure Adler cite Françoise Giroud, qui commente dans l'Express la mort de Marilyn Monroe en 1962.
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Dans le dĂ©cor architectural et mĂȘme dans l’art du livre, la calligraphie se marie souvent Ă  l’arabesque. Une des combinaisons les plus heureuses, Ă  cet Ă©gard, est celle d’un kĂ»fi aux hampes verticales avec des rinceaux de vigne se dĂ©roulant en vague continue. Parfois, les rinceaux se greffent directement sur les lettres et c’est lĂ , sans doute, l’origine du kĂ»fi fleuri. L’union de l’écriture et de la plante stylisĂ©e Ă©voque l’analogie qui existe entre le « livre du monde » et « l’arbre du monde », deux symboles bien connus dans l’ésotĂ©risme musulman et ayant leur fondement dans le Coran. L’univers est Ă  la fois un livre rĂ©vĂ©lĂ© et un arbre dont les branches et les feuilles se dĂ©ploient Ă  partir d’un seul tronc. Les lettres du livre rĂ©vĂ©lĂ© sont comme les feuilles de l’arabe et, de mĂȘme que celles-ci se rattachent aux branches et finalement au tronc, les lettres se rattachent aux paroles, aux phrases et finalement Ă  la vĂ©ritĂ© totale et une du livre.
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Titus Burckhardt (Art of Islam: Language and Meaning (English and French Edition))
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Je voulais vous faire part d'un dĂ©sir. Je veux que quelqu'un me fasse souffrir, qu'il m'Ă©prouve, puis me torture, me trompe et s'en aille. Je ne veux pas ĂȘtre heureuse.
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Fyodor Dostoevsky (Les FrĂšres Karamazov)
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Dans tous les cas, nous avons conscience de n’avoir pas Ă©crit un seul mot que n’aurait pu Ă©crire un Oriental de naissance ; nous nous plaçons, en effet, Ă  un point de vue strictement oriental, qui est devenu entiĂšrement le nĂŽtre, et nous tenons Ă  ce qu’on sache bien que nous ne sommes pas allĂ© de l’Occident Ă  l’Orient, mais que, fort heureusement pour nous, nous avons pu Ă©tudier les doctrines orientales Ă  une Ă©poque oĂč nous ne connaissions Ă  peu prĂšs rien de la pensĂ©e occidentale. Et ceci nous amĂšne Ă  une derniĂšre remarque : l’obstacle le plus redoutable, pour beaucoup, c’est la philosophie ; nous voulons dire que ceux qui s’efforcent d’envisager ces doctrines Ă  un point de vue philosophique se condamnent par lĂ  mĂȘme Ă  n’y jamais rien comprendre. Il ne s’agit point d’un vain « jeu d’idĂ©es », non plus que d’un amusement d’érudits ; il s’agit de choses sĂ©rieuses, les plus sĂ©rieuses qui soient, et nous souhaitons que l’Occident s’en rende compte avant qu’il ne soit trop tard.
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René Guénon (East and West)
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(Lu en traduction française: ZĂ©ro dĂ©chet.) La nourriture de qualitĂ© se paie, c'est certain, mais, Ă  long terme, elle est meilleure pour nous et pour l'environnement: c'est un investissement que je suis prĂȘte Ă  faire pour la santĂ© de ma famille et celle de la planĂšte. Plus nous achetons de produits bio, plus il y a de chances que leur prix baisse. Chaque fois que je fais les courses, je vote rĂ©solument "Oui aux aliments en vrac!" et "Oui aux produits biologiques!" Pour mes enfants, je rĂȘve d'un avenir plus sain et sans dĂ©chet: je suis heureuse d'y investir mon argent chaque semaine.
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Bea Johnson (Zero Waste Home: The Ultimate Guide to Simplifying Your Life by Reducing Your Waste)
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Barbel, une Suédoise de quinze ans, resta chez nous pendant un an. Durant tout ce temps, elle ne trouva rien qui l'intéressùt. Elle était venue trop tard à Summerhill. Pendant dix ans de sa vie, des professeurs avaient pris les décisions à sa place. Quand elle vint à Summerhill, elle avait déjà perdu toute initiative. Heureusement, elle était riche et était promise à une vie aisée. (p. 58)
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A.S. Neill (Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing)
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Les retrouvailles sont des phĂ©nomĂšnes si complexes qu’on ne devrait les effectuer qu’aprĂšs un long apprentissage ou bien tout simplement les interdire. Elle
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Amélie Nothomb (La Nostalgie heureuse)
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Soyez amoureuses vous serez heureuses
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Paul Gauguin
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Elle secoua la tĂȘte : « J’aime mieux, murmura-t-elle, ĂȘtre malheureuse avec toi qu’heureuse avec lui. » VoilĂ  de ces mots d’amour qui ne veulent rien dire, et que l’on a honte de rapporter, mais qui, prononcĂ©s par la bouche aimĂ©e, vous enivrent. Je crus mĂȘme comprendre la phrase de Marthe. Pourtant que signifiait-elle au juste ? Peut-on ĂȘtre heureux avec quelqu’un qu’on aime pas ?
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Raymond Radiguet
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Les conflits non rĂ©solus du passĂ© cherchent sans cesse une issue heureuse, une solution tout au long de notre vie et mĂȘme dans la vie de ceux qui continuent notre mythe personnel, nos enfants par exemple. Les conflits en classe avec nos Ă©lĂšves, avec leurs parents ou avec nos supĂ©rieurs hiĂ©rarchiques peuvent nous offrir l'occasion rĂȘvĂ©e pour achever une tĂąche de vie non terminĂ©e jusqu'alors. Théùtralisant notre situation psychique du moment, Ă  l'image d'un miroir grossissant, ces conflits objectivent nos propres conflits intrapsychiques dont nous n'avions pas une conscience claire et prĂ©cise : "Tout Ă©vĂ©nement, mĂȘme nĂ©gatif, porte en lui une occasion d'apprendre et de faciliter notre quĂȘte. Notre vie est expĂ©rimentation, exploration. Dans ce paradigme plus large, il n'y a pas d'ennemis, seulement des gens utiles par l'irritation qu'ils suscitent, cette opposition attirant notre attention sur nos points de conflit, comme le ferait un miroir grossissant." (p. 77)
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Jean-Daniel Rohart (Comment réenchanter l'école ? : Plaidoyer pour une éducation postmoderne)
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Pour rĂ©sumer : chaque jour, je ressemblais davantage Ă  la vieille paysanne russe attendant le train. Peu aprĂšs la rĂ©volution, ou aprĂšs une guerre ou une autre, la confusion rĂšgne au point que personne n'a idĂ©e de quand va pointer la nouvelle aube, et encore moins de quand va arriver le prochain train, mais la campagnarde chenue a entendu dire que celui-ci est prĂ©vu pour tantĂŽt. Vu la taille du pays, et le dĂ©sordre de ces temps, c'est une information aussi prĂ©cise que toute personne douĂ©e de raison est en droit d'exiger, et puisque la vieille n'est pas moins raisonnable que quiconque, elle rassemble ses baluchons de nourriture, ainsi que tout l’attirail nĂ©cessaire au voyage, avant de se oser Ă  cĂŽtĂ© de la voie ferrĂ©e. Quel autre moyen d'ĂȘtre sĂ»re d'attraper le train que de se trouver dĂ©jĂ  sur place lorsqu'il se prĂ©sentera ? Et le seul moyen d'ĂȘtre lĂ  Ă  l'instant voulu, c'est de rester lĂ  sans arrĂȘt. Évidemment, il se peut que ce convoi n'arrive jamais, ni un autre. Cependant, sa stratĂ©gie a pris en compte jusqu'Ă  cette Ă©ventualitĂ© : le seul moyen de savoir s'il y aura un train ou pas, c'est d'attendre suffisamment longtemps ! Combien de temps ? Qui peut le dire ? AprĂšs tout, il se peut que le train surgisse immĂ©diatement aprĂšs qu'elle a renoncĂ© et s'en est allĂ©e, et dans ce cas, toute cette attente, si longue eĂ»t-elle Ă©tĂ©, aurait Ă©tĂ© en vain. Mouais, pas trĂšs fiable, ce plan, ricaneront certains. Mais le fait est qu'en ce monde personne ne peut ĂȘtre complĂštement sĂ»r de rien, n'est-ce pas ? La seule certitude, c'est que pour attendre plus longtemps qu'une vieille paysanne russe, il faut savoir patienter sans fin. Au dĂ©but, elle se blottit au milieu de ses baluchons, le regard en alerte afin de ne pas manquer la premiĂšre volute de fumĂ©e Ă  l'horizon. Les jours forment des semaines, les semaines des mois, les mois des annĂ©es. Maintenant, la vieille femme se sent chez elle : elle sĂšme et rĂ©colte ses modestes moissons, accomplit les tĂąches de chaque saison et empĂȘche les broussailles d'envahir la voie ferrĂ©e pour que le cheminot voie bien oĂč il devra passer. Elle n'est pas plus heureuse qu'avant, ni plus malheureuse. Chaque journĂ©e apporte son lot de petites joies et de menus chagrins. Elle conjure les souvenirs du village qu'elle a laissĂ© derriĂšre elle, rĂ©cite les noms de ses parents proches ou Ă©loignĂ©s. Quand vous lui demandez si le train va enfin arriver, elle se contente de sourire, de hausser les Ă©paules et de se remettre Ă  arracher les mauvaises herbes entre les rails. Et aux derniĂšres nouvelles, elle est toujours lĂ -bas, Ă  attendre. Comme moi, elle n'est allĂ©e nulle part, finalement ; comme elle, j'ai cessĂ© de m'Ă©nerver pour ça. Pour sĂ»r, tout aurait Ă©tĂ© diffĂ©rent si elle avait pu compter sur un horaire de chemins de fer fiable, et moi sur un procĂšs en bonne et due forme. Le plus important, c'est que, l'un comme l'autre, nous avons arrĂȘtĂ© de nous torturer la cervelle avec des questions qui nous dĂ©passaient, et nous nous sommes contentĂ©s de veiller sur ces mauvaises herbes. Au lieu de rĂȘver de justice, j'espĂ©rais simplement quelques bons moments entre amis ; au lieu de rĂ©unir des preuves et de concocter des arguments, je me contentais de me rĂ©galer des bribes de juteuses nouvelles venues du monde extĂ©rieur ; au lieu de soupirer aprĂšs de vastes paysages depuis longtemps hors de portĂ©e, je m'Ă©merveillais des moindres dĂ©tails, des plus intimes changements survenus dans ma cellule. Bref, j'ai conclus que je n'avais aucun pouvoir sur ce qui se passait en dehors de ma tĂȘte. Tout le reste rĂ©sidait dans le giron Ă©nigmatique des dieux prĂ©sentement en charge. Et lorsque j'ai enfin appris Ă  cesser de m'en inquiĂ©ter, l'absolution ainsi confĂ©rĂ©e est arrivĂ©e avec une Ă©tonnante abondance de rĂ©confort et de soulagement.
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Andrew Szepessy (Epitaphs for Underdogs)
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Prononcez vous-mĂȘme les mots qui, depuis des annĂ©es, n'ont cessĂ© de retentir dans mes nuits, et que je dirai enfin par votre bouche : « O jeune fille, jette-toi encore dans l'eau pour que j'aie une seconde fois la chance de nous sauver tous les deux ! » Une seconde fois, hein, quelle imprudence ! Supposez, cher maĂźtre, qu'on nous prenne au mot ? Il faudrait s'exĂ©cuter. Brr...! l'eau est si froide ! Mais rassurons-nous ! Il est trop tard, maintenant, il sera toujours trop tard. Heureusement !
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Albert Camus (La Chute)
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Un jour, tu n’attendras plus des autres qu’ils te rendent heureuse. Tu te feras ce cadeau toute seule.
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Virginie Grimaldi (Et que ne durent que les moments doux)
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Sur la verriĂšre qui lui est consacrĂ©e, dans la cathĂ©drale de Troyes, Savinien en est reprĂ©sentĂ© debout, la tĂȘte penchĂ©e, le regard qui plane au-dessus des convertis agenouillĂ©s devant lui. [...] Savinien avait donc tout abandonné–son Ăźle natale, ses parents, ses richesses, et un avenir sans doute prometteur–à cause d’un livre. [...] Le livre n’est pas figurĂ© dans ce vitrail. Heureuse intuition de l’interprĂšte de la lĂ©gende que de mettre dans la main de Savinien le bĂąton fleuri ! Au bout du voyage initiatique, le texte intĂšgre le cycle vital, s’épanouit en feuilles et en fleurs. (Le Repentir, p. 157-159)
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Rodica Iulian
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Heureuse pĂ©riode que l'enfance japonaise, la seule qui ne mette pas un frein Ă  l'indĂ©pendance, Ă  l'expression personnelle de l'individu. Le marmot, plus encore que le pĂšre tout-puissant, est le vĂ©ritable roi de la famille, voire de la sociĂ©tĂ© nippone. Objet de soins Ă©clairĂ©s, constante prĂ©occupation de tous, il jouit de libertĂ©s supĂ©rieures Ă  celles des petits Occidentaux. Les parents ne corrigent point leurs enfants. Ils s'efforcent d'obtenir leur comprĂ©hension plutĂŽt que d'exiger une obĂ©issance aveugle, et les reprennent Ă  cinq ans comme on raisonne un adulte. L'appel au bon sens remplace ici menaces et punitions. Si, malgrĂ© tout, ces procĂ©dĂ©s s'avĂšrent infructueux, on mettra le mauvais naturel du polisson sur le dos d'Inari, le renard-dieu plein de malice et de ressources qui prĂ©sida Ă  bien des piĂšges de l'existence. On lui dĂ©die de nombreux temples oĂč les pĂšlerins viennent en masse solliciter son intervention pour que s'amĂ©liore la conduite des petits garnements. (p. 139)
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Michael Stone (Incroyable Japon)
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La cave Si je n'Ă©crivais pas ce qui me plairait le plus ce serait de chanter fort mĂȘme trĂšs fort dans un endroit oĂč il n'y aurait personne pour m'entendre. Si j'y pense bien, Ă©crire c'est comme lorsque j'avais 8 ans et que je chantonnais, je chantais mes trucs Ă  moi heureuse dans la cave de mes grands-parents. Non, Herr Goethe Ă©crire n'est pas « un surplus du parler » Ă©crire est un surplus de ta musique inarticulĂ©e. (p. 65)
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Simona Popescu (Lucrări ßn verde sau Pledoaria mea pentru poezie)
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Une personne en rĂ©action n'est pas centrĂ©e, ne se trouve pas dans son cƓur et ne peut pas ĂȘtre bien ou heureuse. VoilĂ  pourquoi il est si utile d'ĂȘtre conscient des moments oĂč tu es toi-mĂȘme ou en rĂ©action. Ce faisant, il devient possible pour toi de devenir maĂźtre de ta vie au lieu de te laisser diriger par tes peurs.
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Lise Bourbeau (Les 5 Blessures qui empĂȘchent d'ĂȘtre soi-mĂȘme)
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Certaines personnes voulaient ĂȘtre heureuses toute leur vie, ce n'Ă©tait pas possible. Mais les petits instants de bonheur qu'elles vivaient pouvaient, eux, durer toute une vie. À travers les souvenirs.
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Sarah Rivens (Captive - Tome 1 (Captive, #1))
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L’indignitĂ© des chercheurs de « compensations pour une colonisation scandaleuse », l’indignitĂ© de ceux qui se croient obligĂ©s d’ĂȘtre « repentants », me choque : j’ai connu la colonie heureuse et des colonisĂ©s trĂšs heureux, j’ai aussi connu le rĂšgne de la corruption, de l’injustice et de la pauvretĂ© dans le pays indĂ©pendant.
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Marcel Yabili
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Je veux que tu sois heureuse. Tu n'as jamais Ă©tĂ© plus belle que ce soir oĂč tu m'as dit que tu Ă©tais heureuse. Je t'aime de beaucoup de façons, mais surtout comme cela - avec le visage du bonheur et cet Ă©clat de la vie qui me bouleverse toujours. Je ne suis pas fait pour aimer dans le rĂȘve, mais du moins je sais reconnaĂźtre la vie oĂč elle se trouve.
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Albert Camus
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Viendrait-il une heure oĂč tout se calmerait ? OĂč tout ralentirait
 pour les laisser respirer, comprendre leurs vies, accepter leurs erreurs. Comme une fin. Une fin heureuse, une conclusion tant attendue. L’occasion d’entamer le nouveau chapitre d’un livre qui semblait les enfermer entre les lignes de ses pages Ă  chaque ocĂ©an qu’ils traversaient.
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Célia Réus (Les Royaumes Infinis (Séléna Livre 2))
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L’image de maman LĂ©gĂšre, douce maman, lĂ©gĂšre, Tu pouvais marcher Sur les semences qui voltigent Entre les cieux et la terre ! Dans tes regards une sorte d'inquiĂ©tude Or tu es pourtant heureuse – L'herbe sait comment tu t'appelles, L'Ă©toile sait ce que tu penses. (Grigore Vieru, traduit par StĂ©phanie Clech, p. 224)
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Valerie Rusu (Eloge du village roumain)
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Qui nous empĂȘche de dire: la vie heureuse, c'est une Ăąme libre, Ă©levĂ©e, sans peur, constante, placĂ©e en dehors de la crainte et du dĂ©sir; il n'y a pour elle qu'un seul bien, l'honnetetĂ©, et qu'un seul mal, l'indignitĂ© ? Tout le reste est un vacarme confus qui n'enlĂšve ni n'ajoute rien Ă  la vie heureuse qui vient et qui s'en va sans accroitre ni diminuer le souverain bien. Une fois celui-ci Ă©tabli ainsi, la consĂ©quence nĂ©cessaire, qu'on le veuille ou non, se trouve une gaietĂ© continuelle, une joie profonde et venant du fond de l'ĂȘtre, parce que l'Ăąme se rĂ©jouit de ses richesses et ne dĂ©sire rien qui lui soit Ă©tranger.
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SénÚque (La vie heureuse - La briÚveté de la vie)
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Me voici donc prĂȘt Ă  me libĂ©rer de mes anciens attachements pour pouvoir me consacrer pleinement Ă  la recherche du bien suprĂȘme. Un doute pourtant me retient
 Ce choix n’est-il pas dangereux ? Les plaisirs, les richesses et les honneurs ne sont certes pas des biens suprĂȘmes, mais au moins, ils existent
 Ce sont des biens certains. Alors que ce bien suprĂȘme qui est censĂ© me combler en permanence de joie n’est pour l’instant qu’une supposition de mon esprit
 Ne suis-je pas en train de m’engager dans une voie pĂ©rilleuse ? Non : Ă  la rĂ©flexion je vois bien que je ne cours aucun risque en changeant de vie : c’est au contraire en continuant Ă  vivre comme avant que je courrais le plus grand danger. Car l’attachement aux biens relatifs est un mal certain puisque aucun d’eux ne peut m’apporter le bonheur !!! Au contraire, la recherche des moyens du bonheur est un bien certain : elle seule peut m’offrir la possibilitĂ© d’ĂȘtre un jour rĂ©ellement heureux, ou au moins plus heureux
 Le simple fait de comprendre cela me dĂ©termine Ă  prendre dĂ©finitivement et fermement la rĂ©solution de me dĂ©tacher immĂ©diatement de la recherche des plaisirs, des richesses et des honneurs, pour me consacrer en prioritĂ© Ă  la crĂ©ation de mon bonheur, c’est-Ă -dire Ă  la culture des joies les plus solides et les plus durables, par la recherche des biens vĂ©ritables. Au moment mĂȘme oĂč cette pensĂ©e jaillit, je sens apparaĂźtre en moi un immense sentiment d’enthousiasme, une sorte de libĂ©ration de mon esprit. J’éprouve un incroyable soulagement, comme si j’avais attendu ce moment toute ma vie. Une joie toute nouvelle vient de se lever en moi, une joie que je n’avais jamais ressentie auparavant : la joie de la libertĂ© que je viens d’acquĂ©rir en dĂ©cidant de ne vivre dĂ©sormais que pour crĂ©er mon bonheur. J’ai l’impression d’avoir Ă©chappĂ© Ă  immense danger
 Comme si je me trouvais Ă  prĂ©sent en sĂ©curitĂ© sur le chemin du salut
 Car mĂȘme si je ne suis pas encore sauvĂ©, mĂȘme si je ne sais pas encore en quoi consistent exactement ces biens absolus, ni mĂȘme s’il existe rĂ©ellement un bien suprĂȘme, je me sens dĂ©jĂ  sauvĂ© d’une vie insensĂ©e, privĂ©e d’enthousiasme et vouĂ©e Ă  une Ă©ternelle insatisfaction
 J’ai un peu l’impression d’ĂȘtre comme ces malades qui sont proches d’une mort certaine s’ils ne trouvent pas un remĂšde, n’ayant pas d’autre choix que de rassembler leurs forces pour chercher ce remĂšde sauveur. Comme eux je ne suis certes pas certain de le dĂ©couvrir, mais comme eux, je ne peux pas faire autrement que de placer toute mon espĂ©rance dans sa quĂȘte. Je l’ai maintenant compris avec une totale clartĂ©, les plaisirs, les richesses et l’opinion d’autrui sont inutiles et mĂȘme le plus souvent nĂ©fastes pour ĂȘtre dans le bonheur. Mieux : je sais Ă  prĂ©sent que mon dĂ©tachement Ă  leur Ă©gard est ce qu’il y a de plus nĂ©cessaire dans ma vie, si je veux pouvoir vivre un jour dans la joie. Du reste, que de maux ces attachements n’ont-ils pas engendrĂ© sur la Terre, depuis l’origine de l’humanitĂ© ! N’est-ce pas toujours le dĂ©sir de les possĂ©der qui a dressĂ© les hommes les uns contre les autres, engendrant la violence, la misĂšre et mĂȘme parfois la mort des hommes qui les recherchaient, comme en tĂ©moigne chaque jour encore le triste spectacle de l’humanitĂ© ? N’est-ce pas l’impuissance Ă  se dĂ©tacher de ces faux biens qui explique le malheur qui rĂšgne presque partout sur le Terre ? Au contraire, chacun peut voir que les sociĂ©tĂ©s et les familles vraiment heureuses sont formĂ©es d’ĂȘtres forts, paisibles et doux qui passent leur vie Ă  construire leur joie et celle des autres sans accorder beaucoup d’importance ni aux plaisirs, ni aux richesses, ni aux honneurs

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Bruno Giuliani
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J’ai dĂ©connectĂ© complĂštement la partie relative Ă  ses amours et je n’ai refait surface que lorsque son rĂ©cit en est arrivĂ© Ă  la pĂ©riode du sous-sol dans lequel nous vivions tous ensemble quand je suis nĂ© et qui, mĂȘme si nous n’avions pas eu l’eau chaude pendant deux ans, avait Ă©tĂ© la plus heureuse.
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Tatiana ÈšĂźbuleac (El verano en que mi madre tuvo los ojos verdes)
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T'es adorable Roger, mais heureusement que t's Sophie avec toi, parce que t'es pas l'ampoule la plus brillant de la guirlande.
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Maëlle Desard (Cadavre haché - Vampire fùché (Les Tribulations d'Esther Parmentier, sorciÚre stagiaire, #1))
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Avec l'amour, peu Ă  peu, l'univers tombe en lambeaux comme un malade que la gangrĂšne a travaillĂ©, puis une vie neuve, un jour se rĂ©vĂšle. Mais cette vie qui tend les bras recule devant vous, et plus, vous avancez, plus elle s'Ă©carte, brillant toujours d'un feu parfait. La poursuite vous exalte, le rouge vous monte au visage, et ce bonheur incomparable, cet absolu royal, vous le suivez Ă  la trace, fidĂšlement, heureusement, jusqu'au jour oĂč vous sentez enfin que la solitude est la plus forte. Car le vieux monde, ses habitudes, ses lois, ses plaisirs, dorment sous la poussiĂšre mais encore rien ne les remplace et l'on est comme ce voyageur Ă©cƓurĂ© des siens qui a vĂ©cu longtemps du dĂ©part : il s'embarque, il aborde l'ile dans la nuit, il ne peut trouver le soleil car demain ses yeux verront, mais un mal inconnu l'a frappĂ©, jamais il connaitra le jour, dans l'ombre il souffle et dĂ©sespĂšre.
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Roger Nimier (Le hussard bleu)
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Ne sommes-nous pas tous semblables, parlant sans trĂȘve et Ă  personne, confrontĂ©s toujours aux mĂȘmes questions bien que nous connaissions d’avance les rĂ©ponses? Alors, racontez-moi, je vous prie, ce qui vous est arrivĂ© un soir sur les quais de la Seine et comment vous avez rĂ©ussi Ă  ne jamais risquer votre vie. Prononcez vous-mĂȘme les mots qui, depuis des annĂ©es, n’ont cessĂ© de retentir dans mes nuits, et que je dirai enfin par votre bouche: "Oh jeune fille, jette-toi encore dans l’eau pour que j’aie une seconde fois la chance de nous sauver tous les deux!" Une seconde fois, hein, quelle imprudence! Supposez, cher maĂźtre, qu’on nous prenne au mot? Il faudrait s’exĂ©cuter. Brr... l’eau est si froide! Mais rassurons- nous! Il est trop tard, maintenant, il sera toujours trop tard. Heureusement!
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Albert Camus (The Fall (Vintage International))
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Alors voilĂ . On faisait des mĂŽmes, ils chopaient la rougeole, et tombaient de vĂ©lo, avaient les genoux au mercurochrome et rĂ©citaient des fables et puis ce corps de sumo miniature qu'on avait baignĂ© dans un lavabo venait Ă  disparaĂźtre, l'innocence Ă©tait si tĂŽt passĂ©e, et on n'en avait mĂȘme pas profitĂ© tant que ça. Il restait heureusement des photos, cet air surpris de l'autre cĂŽtĂ© du temps, et un Babyphone au fond d'un tiroir qu'on ne pouvait se rĂ©soudre Ă  jeter. Des jours sans lui, des jours avec, l'amour en courant discontinu. Mais le pire Ă©tait encore Ă  venir. Car il arrivait cela, qu'une petite brute Ă  laquelle vous supposiez des excuses socioĂ©conomiques et des parents Ă  la main leste s'en prenait Ă  votre gamin. La violence venait d'entrer dans sa vie et on se demandait comment s'y prendre. Car aprĂšs tout, c'Ă©tait le jeu. Lui aussi devait apprendre Ă  se dĂ©fendre. C'Ă©tait en somme le dĂ©but d'une longue guerre. On cherchait des solutions, lui enseigner l'art de foutre des coups de pied et prendre rendez-vous avec la maĂźtresse, pour finalement en arriver lĂ  : avoir tout simplement envie de casser la gueule Ă  un enfant dont on ne savait rien sinon qu'il Ă©tait en CE1 et portait des baskets rouges. [...] Certains dimanches soirs, quand Christophe le laissait devant chez sa mĂšre, et le regardait traverser la rue avec son gros sac sur le dos, il pouvait presque sentir l'accĂ©lĂ©ration jusque dans ses os. En un rien de temps, il aurait dix, douze, seize ans, deviendrait un petit con, un ado, il n'Ă©couterait plus les conseils et ne penserait plus qu'Ă  ses potes, il serait amoureux, il en baverait parce que l'Ă©cole, les notes, le stress dĂ©jĂ , il le tannerait pour avoir un sac Eastpak, une doudoune qui coĂ»te un bras, un putain de scooter pour se tuer, il fumerait des pet, roulerait des pelles, apprendrait le goĂ»t des clopes, de la biĂšre et du whisky, se ferait emmerder par des plus costauds, trouverait d'autres gens pour l'Ă©couter et lui prendre la main, il voudrait dĂ©coucher, passer des vacances sans ses parents, leur demanderait toujours plus de thune et les verrait de moins en moins. Il faudrait aller le chercher au commissariat ou payer ses amendes, lire dans un carnet de correspondance le portrait d'un total Ă©tranger, crĂ©ature capable de peloter des filles ou d'injurier un CPE, Ă  moins qu'il ne soit effacĂ©, souffre-douleur, totalement transparent, on ne savait quelle calamitĂ© craindre le plus. Un jour, avec un peu de chance, Ă  l'occasion d'un trajet en bagnole ou dans une cuisine tard le soir, cet enfant lui raconterait un peu de sa vie. Christophe dĂ©couvrirait alors qu'il ne le connaissait plus. Qu'il avait fait son chemin et qu'il Ă©tait dĂ©sormais plus fort que lui, qu'il comprenait mieux les objets et les usages, et il se moquerait gentiment de l'inadĂ©quation de son pĂšre avec l'Ă©poque. Christophe dĂ©couvrirait que le petit le dĂ©bordait maintenant de toute part et ce serait bien la meilleure nouvelle du monde. Simplement, il n'aurait rien vu passer. Gabriel aurait grandi Ă  demi sans lui. Ce temps serait dĂ©finitivement perdu.
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Nicolas Mathieu (Connemara)
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Mais si ce sentiment de fusion que je ressentais... et si ces instants étaient bien réels... Alors j'appellerais cette histoire aussi éphémÚre qu'un flocon de neige... Une histoire d'amour heureuse
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Teruya (Hello, Hello and Hello - Manga)
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Plus les fleurs sont heureuses de faire sa volonté, plus elles sont parfaites.
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ThĂ©rĂšse of Lisieux (Soeur ThĂ©rĂšse de l'Enfant-JĂ©sus et de la Sainte Face Histoire d'une Ăąme Ă©crite par elle-mĂȘme (French Edition))
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Elle semblait heureuse de pouvoir enfin avoir un entretien sincĂšre et amical avec quelqu'un
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Fyodor Dostoevsky (THE IDIOT)
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Je suis content de te savoir brune et dorĂ©e. Fais-toi belle, souris, ne te laisse pas aller. Je veux que tu sois heureuse. Tu n'as jamais Ă©tĂ© plus belle que ce soir oĂč tu m'as dit que tu Ă©tais heureuse (tu te souviens, avec ton amie). Je t'aime de beaucoup de façons, mais surtout comme cela - avec le visage du bonheur et cet Ă©clat de la vie qui me bouleverse toujours. Je ne suis pas fait pour aimer dans le rĂȘve, mais du moins je sais reconnaĂźtre la vie oĂč elle se trouve - et je crois que je l'ai reconnue ce premier jour oĂč dans le costume de Deirdre tu parlais, par-dessus ma tĂȘte, Ă  je ne sais quel amant impossible. »
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Albert Camus
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MĂȘme si la joie qui accompagne l’amour est incomparable Ă  toutes les autres et produit le plus grand des bonheurs, elle est fragile et n’empĂȘche pas les souffrances. Aimer n’empĂȘche donc pas de souffrir. Comme la Vierge Marie le disait Ă  Bernadette de Lourdes, « en cette vie je te promets de t’apprendre Ă  aimer mais pas nĂ©cessairement d’ĂȘtre heureuse tout le temps ». Naturellement tous les humains recherchent le bonheur. Mais vivre une vie chrĂ©tienne authentique ce n’est pas rechercher le bonheur Ă  tout prix. C’est rechercher Ă  aimer, quel qu’en soit le prix Ă  payer.
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Abbé Pierre (Mon Dieu, pourquoi ? (Hors Collection) (French Edition))
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Nous gardĂąmes le silence un moment, Ă©coutant le glouglou de la pompe qui envoyait de l’air dans les aquariums. Il flottait comme une odeur de forĂȘt aprĂšs la pluie. « Dis, Satoshi. » La membrane enveloppant mon cƓur, dĂ©jĂ  affaiblie, cĂ©da avec un soupir. « Oui ? » Ma voix tremblait un peu. « Je suis heureuse de t’avoir rencontrĂ©. C’est tout ce que je voulais te dire. »
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Takuji Ichikawa (Náșżu Gáș·p Người áș€y, Cho TĂŽi Gá»­i Lời ChĂ o)
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Quand tu es capable de te réjouir sincÚrement que la personne que tu as aimée soit heureuse avec quelqu'un qui n'est pas toi, c'est signe que tu es vraiment passé à autre chose.
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Marie-Christine Chartier (Tout comme les tortues)
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T'as le goĂ»t de crier que tu te sens pas bien. Qu'on t'a racontĂ© un gros mensonge. Que ça rend pas heureuse. Être mince. Être belle. Que c'est toujours Ă  recommencer. Que c'est jamais assez. Que c'est dĂ©bile. C'est dĂ©bile. Le moule. Fitter.
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Laurence Beaudoin-Masse (Rentrer son ventre et sourire)
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Ce que l’on a vĂ©cu laisse dans la poitrine une musique : c’est elle qu’on s’efforce d’entendre Ă  travers le rĂ©cit. Il s’agit d’écrire ce son avec les moyens du langage. Cela suppose des coupes et des approximations. On Ă©lague pour mettre Ă  nu le trouble qui nous a gagnĂ©s.
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Amélie Nothomb (La nostalgie heureuse)
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J'aime mieux, murmura-t-elle, ĂȘtre malheureuse avec toi qu'heureuse avec lui.
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Raymond Radiguet (The Devil in the Flesh)
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Nous gardĂąmes le silence un moment, Ă©coutant le glouglou de la pompe qui envoyait de l’air dans les aquariums. Il flottait comme une odeur de forĂȘt aprĂšs la pluie. « Dis, Satoshi. » La membrane enveloppant mon cƓur, dĂ©jĂ  affaiblie, cĂ©da avec un soupir. « Oui ? » Ma voix tremblait un peu. « Je suis heureuse de t’avoir rencontrĂ©. C’est tout ce que je voulais te dire. »
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Takuji Ichikawa (Náșżu Gáș·p Người áș€y, Cho TĂŽi Gá»­i Lời ChĂ o)
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Non, ce n'est pas là, bien certainement, le vrai visage de Tunis. Fuir, pour ne pas transformer en opinion définitive et fausse une premiÚre impression premiÚre aussi fùcheuse.
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Emmanuel Grevin (Djerba: l'Ile Heureuse et le Sud-Tunisier.)
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- On connait bien ce que l'on aime. J'aime la Tunisie et vous l'aimerez aussi. Mais pour cela, il vous faut oublier tout ce que vous connaissez déja de l'Afrique du Nord et vous remettre à zéro.
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Emmanuel Grevin (Djerba: L'Ăźle heureuse et le Sud-Tunisien (French Edition))
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- Messire Vincent... Si vous tenez tant que ça Ă  ne plus exister, offrez-moi donc votre vie ! Faites-moi confiance... Je vous montrerai plein de choses qui vous plairont... Je ferai tout pour que vous soyez heureux d'ĂȘtre venu au monde ! - SILENCE !! - Je suis dĂ©solĂ©e, Messire Vincent... J'ai bien compris Ă  quel point... vous dĂ©sirez ne plus exister... mais moi, je suis si heureuse d'avoir fait votre connaissance ! - P... Pourquoi ? - Vous souvenez-vous du jour... oĂč nous nous sommes rencontrĂ©s pour la premiĂšre fois ? Et la fois oĂč nous nous sommes promenĂ©s ensemble dans le parc... ou lorsque vous m'avez emmenĂ©e Ă  l'opĂ©ra... Tous ces moments... ainsi que celui que nous sommes en train de passer... sont pour moi de prĂ©cieux souvenirs ! Je ne supporterai pas de les perdre ! Messire Vincent... J'ignore quel crime vous avez commis par le passĂ©... mais mĂȘme si le monde entier vous en veut... moi... je suis prĂȘte... Ă  tout vous pardonner !
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Jun Mochizuki (Pandora Hearts 23ć·»)
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(...) je me suis mis Ă  boire comme d'habitude. Personne ne m'a adressĂ© la parole jusque vers minuit et demi. Alors le pĂšre Manseau, restĂ© jusque-lĂ  impassible et Ă©tranger au dĂ©bat, s'est mis sur pied, pĂ©niblement, parce qu'il souffre de l'arthrite, et s'est approchĂ© de ma table. Sa figure bronzĂ©e, inexpressive, touchait presque mon oreille. - Je suis au courant de votre histoire, dit-il. MouĂ©, c'est pas de mes affaires. Mais vous ĂȘtes nouveau icitte. MouĂ©, ça fait soixante-deux ans que je promĂšne ma carcasse. Eh ben, c'est pas bon pour la santĂ© icitte de contrer les curĂ©s. Les ficelles, c'est eux autres qui les ont, vous comprenez... Il hĂ©sita quelques secondes puis ajouta en guise d'excuse: - Je dis ça, mouĂ©, au fond, personnellement, ça me fait ni chaud ni froid. Le jour, je travaille Ă  la manufacture; le soir, je bois ma biĂšre. Au fond, c'est pas ça qui me dĂ©range. Mais c'est pour vous dire, vous comprenez... Je m'Ă©tais levĂ© moi aussi et je m'aperçus que je serrais la main au pĂšre Manseau. Je ne sais s'il se rendit compte de mon Ă©motion. Peu probable. Il n'en laissa, en tout cas, rien voir. Sans doute, sa mise en garde ne m'apprenait-elle rien de nouveau. Je savais Ă  quoi m'en tenir. Mais c'Ă©tait l'intention qui me touchait, le sentiment de fraternitĂ©, de solidaritĂ© peut-ĂȘtre que le pĂšre Manseau avait voulu exprimer - la fraternitĂ© d'un simple voisin de table tenu Ă  l'Ă©cart par ses concitoyens bien-pensants Ă  cause de son alcoolisme... ll me tira d'embarras en portant deux doigts Ă  la visiĂšre de sa casquette de cuir: - À la revoyure, m'sieur Jodoin, pis bonne chance, lĂ . Et il s'Ă©loigna, oscillant, Ă©carquillĂ©, de sa dĂ©marche raide de pantin, sans presque plier les genoux. Mon Ă©motion tomba vite; heureusement, car je n'aime pas ĂȘtre Ă©mu. D'ailleurs, ayant bu tout mon soĂ»l, j'Ă©tais protĂ©gĂ© des cinglures du monde extĂ©rieur.
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Gérard Bessette (Le Libraire)
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Il existe certaines zones de la psychĂ© humaine qui demeurent mal connues, parce qu'elles ont Ă©tĂ© peu explorĂ©es, parce que heureusement peu de gens se sont trouvĂ©s en situation d'avoir Ă  le faire, et que ceux qui l'ont fait ont en gĂ©nĂ©ral conservĂ© trop peu de raison pour en produire une description acceptable. Ces zones ne peuvent guĂšre ĂȘtre approchĂ©es que par l'emploi de formules paradoxales et mĂȘme absurdes, dont l'expression 'espĂ©rer au-delĂ  de toute espĂ©rance' est la seule qui me revienne rĂ©ellement. Ce n'est pas similaire Ă  la nuit, c'est bien pire ; et sans avoir personnellement connu cette expĂ©rience j'ai l'impression que mĂȘme lorsqu'on plonge dans la vraie nuit, la nuit polaire, celle qui dure six mois consĂ©cutifs, demeure le concept ou le souvenir du soleil. J'Ă©tais entrĂ© dans une 'nuit sans fin', pourtant il demeurait, tout au fond de moi il demeurait quelque chose, bien moins qu'une espĂ©rance, disons une incertitude. On pourrait aussi dire que mĂȘme lorsqu'on a personnellement perdu la partie, lorsqu'on a jouĂ© sa derniĂšre carte, demeure chez certains - pas chez tous, pas chez tous - l'idĂ©e que 'quelque chose dans les cieux' va reprendre la main, va dĂ©cider arbitrairement de distribuer une nouvelle donne, de relancer les dĂ©s, et cela mĂȘme lorsqu'on n'a jamais ressenti, Ă  aucun moment de sa vie, l'intervention ni mĂȘme la prĂ©sence d'une divinitĂ© quelconque, mĂȘme lorsqu'on est conscient de ne pas particuliĂšrement mĂ©riter l'intervention d'une divinitĂ© favorable, et mĂȘme lorsqu'on se rend compte, considĂ©rant l'accumulation des erreurs et des fautes qui constitue votre vie, qu'on la mĂ©rite moins que personne.
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Michel Houellebecq (Serotonin)
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Comme la vie est lente... Comme l'espĂ©rance est violente..." Ce sont les mots d'un poĂšte. DostoĂŻevski a probablement montrĂ© l'inverse et le constat qui est le sien serait plutĂŽt que la vie est violente et l'espĂ©rance lente Ă  porter son fruit. Il aura, en revanche, donnĂ© Ă  voir le dĂ©chirement induit par la diffĂ©rence d'allure que pointait Apollinaire. [...] Ce que le poĂšte a dĂ©signĂ© n'en est pas moins rĂ©vĂ©lateur de cela mĂȘme qui fonde les romans de DostoĂŻevski et, peut-ĂȘtre, la littĂ©rature en son principe. Il ne s'agit en effet rien de moins que du constat que la vie ne parvient pas Ă  s'Ă©tablir sur la pointe de ses bonheurs. D'oĂč ce dĂ©sĂ©quilibre entre elle et le dĂ©sir. D'oĂč ce dĂ©calage entre le vĂ©cu et l'espĂ©rance. Ce n'est pas Ă  dire que la joie y manque forcĂ©ment, mais qu'on ne sait pas durer le souffle coupĂ© par l'Ă©motion d'un surcroĂźt. Or la parole littĂ©raire, en ce qu'elle nous ressemble, en ce qu'elle ressemble Ă  nos vĂ©cus, ne sĂ©journe pas davantage sur les points d'intensitĂ© heureuse qu'on voudrait y reprĂ©senter.
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Gabrielle Althen (Dostoïevski, Le meurtre et l'espérance)
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Heureusement pour la rĂ©putation de l’astĂ©roĂŻde B 612 un dictateur turc imposa Ă  son peuple, sous peine de mort, de s’habiller Ă  l’EuropĂ©enne. L’astronome refit sa dĂ©monstration en 1920, dans un habit trĂšs Ă©lĂ©gant. Et cette fois-ci tout le monde fut de son avis.  
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Anonymous
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Je t'aime tes mains et mes souvenirs Font sonner à toute heure une heureuse fanfare Des soleils tour à tour se prennent à hennir Nous sommes les bat-flanc sur qui ruent les étoiles
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Guillaume Apollinaire (PoĂšmes Ă  Lou)
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Je supportais ma peine comme on traverse un champ de mines : quand je pensais Ă  autre chose, ma vie Ă©tait normale, presque heureuse. Mais, de temps en temps, quelque chose me rappelait M., c’est-Ă -dire que je posais sans le vouloir le pied sur une mine et la dĂ©flagration me broyait les tripes pendant quelque temps.
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Rosa Montero (La loca de la casa)
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Le futur n’arrive jamais, MaĂ«lle, seul le prĂ©sent est rĂ©el. Tu veux ĂȘtre heureuse et rĂ©aliser tes rĂȘves, alors n’attends pas “plus tard”, change ton Ă©tat d’esprit maintenant. Sois ouverte aux opportunitĂ©s et aux rencontres. La vie est l’addition de moments prĂ©sents. Chaque seconde gĂąchĂ©e est une seconde perdue qui ne se rĂ©cupĂšre pas.
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Maud Ankaoua (KilomÚtre zéro)
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Les émotions sont des réactions automatiques, elles jaillissent brusquement, nous surprennent souvent, sont de courte durée et ont une traduction corporelle, physiologique évidente. Par exemple, la peur, la colÚre, le dégoût, la surprise, la joie se traduisent par des sensations physiques qui nous permettent de les identifier. Les sentiments sont plus élaborés, nous ressentons, nous éprouvons, et ces ressentis colorent notre humeur, ils sont souvent plus durables. Par exemple : l'affectation, la compassion, la confiance, la déception
 (p. 87)
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Catherine Gueguen (Pour une enfance heureuse)
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La souffrance n'est pas due Ă  la chose elle-mĂȘme, mais Ă  l'apprĂ©ciation que nous en avons, et cela nous avons le pouvoir de le modifier Ă  tout moment. (p. 89)
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Catherine Gueguen (Pour une enfance heureuse)
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La mĂ©moire explicite, consciente, passe par l'hippocampe. Chez l'enfant, l'hippocampe est encore immature alors que l'amygdale est dĂ©jĂ  capable de stocker des souvenirs inconscients. C'est pourquoi nous ne nous souvenons pas des Ă©vĂ©nements du dĂ©but de notre vie. À l'aube de la vie, la mĂ©moire implicite, inconsciente, est dĂ©jĂ  active, et un traumatisme prĂ©coce pourra alors s'y imprimer et entraĂźner des perturbations mentales et comportementales Ă  l'Ăąge adulte, par des mĂ©canismes inaccessibles Ă  la conscience. (p. 133)
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Catherine Gueguen (Pour une enfance heureuse)
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L'imagerie fonctionnelle (IRM) montre que regarder un film avec des visages heureux, effrayĂ©s, maussades active chez le spectateur les mĂȘmes aires cĂ©rĂ©brales, Ă  un moindre degrĂ©, que lorsqu'on Ă©prouve rĂ©ellement ces sentiments. Nous comprenons alors la force, la profondeur Ă©motionnelle qu'engendrent les images, les photos et les films. Leur impact sur nous est considĂ©rable, notre cerveau, donc nous-mĂȘmes, « vivons » rĂ©ellement ce qui est reprĂ©sentĂ©. Lorsque nous regardons un film, nous ressentons les sentiments des personnages, nous vivons avec eux. En observant une photo, une image violente, nous vivons cette violence. Quand la beautĂ©, la compassion, la tristesse sont reprĂ©sentĂ©es, les sentiments corrĂ©lĂ©s Ă  ce que nous voyons nous envahissent intĂ©rieurement. (p. 209)
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Catherine Gueguen (Pour une enfance heureuse)
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Les jeux vidéo, Internet, la télévision, les smartphones fascinent les enfants et ont pris une place considérable dans leur vie. Ils sont source de beaucoup de tensions, de difficultés pour les parents. Certes, ils ouvrent un champ d'explorations, de découvertes infinies, mais il faut savoir en faire un bon usage pour qu'ils soient bénéfiques et non nuisibles. L'adulte doit faire comprendre à l'enfant qu'il doit limiter son temps devant les écrans. Progressivement l'enfant saura que la relation humaine, les échanges sont irremplaçables, que l'activité physique est source de plaisir, qu'il existe beaucoup d'autres jeux et qu'il ne peut pas tout regarder. (p. 265)
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Catherine Gueguen (Pour une enfance heureuse)