Des Quotes

We've searched our database for all the quotes and captions related to Des. Here they are! All 200 of them:

La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu'il n'existe pas." ("The devil's finest trick is to persuade you that he does not exist.")
Charles Baudelaire (Paris Spleen)
You think, as you walk away from Le Cirque des Rêves and into the creeping dawn, that you felt more awake within the confines of the circus. You are no longer quite certain which side of the fence is the dream.
Erin Morgenstern (The Night Circus)
belief is the death of intelligence.
Robert Anton Wilson (Cosmic Trigger: Die letzten Geheimnisse der Illuminaten oder An den Grenzen des erweiterten Bewusstseins)
Quand tu veux construire un bateau, ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail, mais reveille au sein des hommes le desir de la mer grande et large. If you want to build a ship, don't drum up people together to collect wood and don't assign them tasks and work, but rather teach them to long for the endless immensity of the sea.
Antoine de Saint-Exupéry
C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
Antoine de Saint-Exupéry (The Little Prince)
A writer, I think, is someone who pays attention to the world." [Speech upon being awarded the Friedenspreis des Deutschen Buchhandels (Peace Prize of the German Book Trade), Frankfurt Book Fair, October 12, 2003]
Susan Sontag
Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre! L'air immense ouvre et referme mon livre, La vague en poudre ose jaillir des rocs! Envolez-vous, pages tout éblouies! Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies Ce toit tranquille où picoraient des focs!
Paul Valéry (Le cimetière marin / El cementerio marino)
Freiheit ist immer die Freiheit des Andersdenkenden Freedom is always, and exclusively, freedom for the one who thinks differently.
Rosa Luxemburg
Did you think the lion was sleeping because he didn't roar?
Friedrich Schiller (Die Verschwörung des Fiesco zu Genua)
The circus arrives without warning. No announcements precede it. It is simply there, when yesterday it was not. Within the black-and-white striped canvas tents is an utterly unique experience full of breathtaking amazements. It is called Le Cirque des Rêves, and it is only open at night.
Erin Morgenstern (The Night Circus)
...an optimistic mind-set finds dozens of possible solutions for every problem that the pessimist regards as incurable.
Robert Anton Wilson (Cosmic Trigger: Die letzten Geheimnisse der Illuminaten oder An den Grenzen des erweiterten Bewusstseins)
Once I saw Desjardins’ house, I hated him even more. It was a huge mansion on the other side of the Tuileries, on the rue des Pyramids. “Pyramids Road?” Sadie said. “Obvious, much?” “Maybe he couldn’t find a place on Stupid Evil Magician Street,” I suggested.
Rick Riordan (The Red Pyramid (The Kane Chronicles, #1))
J'ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l'indifférence.
Anatole France
The joke loses everything when the joker laughs himself.
Friedrich Schiller (Die Verschwörung des Fiesco zu Genua)
Now, Kalamas, don’t go by reports, by legends, by traditions, by scripture, by logical conjecture, by inference, by analogies, by agreement through pondering views, by probability, or by the thought, ‘This contemplative is our teacher.’ When you know for yourselves that, ‘These qualities are skillful; these qualities are blameless; these qualities are praised by the wise; these qualities, when adopted & carried out, lead to welfare & to happiness’ — then you should enter & remain in them. [Kalama Sutta, AN 3.65]
Gautama Buddha (Die Reden Des Buddha Aus Dem Ang�ttaranikaya; Aus Dem Pali Zum Ersten Male �bers. Und Erl�utert Von Myanatiloka)
La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles.
Gustave Flaubert (Madame Bovary)
Le silence eternel des ces espaces infinis m'effraie - The eternal silence of these infinite spaces frightens me.
Blaise Pascal (Pensées)
Il y a des beautés qui sautent aux yeux et d'autres qui sont écrites en hyéroglyphes: on met du temps à déchiffrer leur splendeur mais, quand elle est apparue, elle est plus belle que la beauté.
Amélie Nothomb
Tu sais… quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil… -Le jour des quarante-trois fois tu étais donc tellement triste? Mais le petit prince ne répontit pas.
Antoine de Saint-Exupéry (The Little Prince)
Cette histoire est vraie puisque je l'ai inventée.
Boris Vian (L'Écume des jours)
Tu as compté les heures, observant avec ravissement la course des aiguilles. Le temps était fictif : était-il dix heures ou vingt-deux heures, mardi ou dimanche ? Cela n’avait pas d’importance ; de nouveau tu pouvais régulariser ta vie, à midi j’ai faim, à minuit sommeil. Un rythme, quelque chose à quoi se raccrocher.
Thierry Jonquet (Mygale)
Les boutiques de fleuristes n'ont jamais de rideau de fer. Personne ne cherche à voler des fleurs.
Boris Vian
And the mountains may rise and fall, and the sun might wither away, and the sea may claim the land and swallow the sky. But you will always be mine. And the stars might fall from the heavens, and night might cloak the earth, but until darkness dies, I will always be yours.
Laura Thalassa (Rhapsodic (The Bargainer, #1))
Le monde se divise en deux catégories de gens : ceux qui lisent des livres et ceux qui écoutent ceux qui ont lu des livres.
Bernard Werber (Les Thanatonautes)
Les paroles d'amour, qui sont toujours les mêmes, prennent le goût des lèvres dont elles sortent.
Guy de Maupassant (Bel-Ami)
That’s what you taught me - we don’t have to accept destiny or Des Tiny. We can create our own future, all of us. We have the power to rule our lives - we just have to make the choice to use it.
Darren Shan (Sons of Destiny (Cirque Du Freak, #12))
Entre Ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis, Ce que vous avez envie d'entendre, Ce que vous croyez entendre, Ce que vous entendez, Ce que vous avez envie de comprendre, Ce que vous croyez comprendre, Ce que vous comprenez... il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même...
Bernard Werber (L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu)
Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Voltaire (Candide)
On ne se souvient pas des jours, on se souvient des instants.
Cesare Pavese
Tout comme il existe des coups de foudre en amour, il y a quelques fois des coups de foudre en amitié
Guillaume Musso (Seras-tu là?)
Ne cherchez plus mon cœur; des monstres l’ont mangé.
Charles Baudelaire (Les Fleurs du Mal)
Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins.
Marcel Pagnol
Présente je vous fuis; absente, je vous trouve; Dans le fond des forêts votre image me suit
Jean Racine (Phèdre)
People like us are not victims. We’re someone’s nightmare.
Laura Thalassa (Rhapsodic (The Bargainer, #1))
- Qu’est-ce que vous faites dans la vie, vous? – J’apprends des choses, dit Colin. Et j’aime Chloé.
Boris Vian (L'Écume des jours)
Nous, les Arabes, ne sommes pas paresseux. Nous prenons seulement le temps de vivre. Ce qui n'est pas le cas des Occidentaux. Pour eux, le temps, c'est de l'argent. Pour nous, le temps ça n'a pas de prix. Un verre de thé suffit à notre bonheur, alors qu'aucun bonheur ne leur suffit. Toute la différence est là.
Yasmina Khadra (Ce que le jour doit à la nuit)
I come from Des Moines. Somebody had to.
Bill Bryson (The Life and Times of the Thunderbolt Kid)
Belief is the death of intelligence. As soon as one believes a doctrine of any sort, or assumes certitude, one stops thinking about that aspect of existence.
Robert Anton Wilson (Cosmic Trigger: Die letzten Geheimnisse der Illuminaten oder An den Grenzen des erweiterten Bewusstseins)
I love you. I've loved you from the beginning. And I will love you long after the last stars dies. I will love you until the end of darkness itself.
Laura Thalassa (Rhapsodic (The Bargainer, #1))
Dans ta tête, tu avais donné un nom au maître. Tu n’osais l’employer en sa présence, bien entendu. Tu l’appelais «Mygale», en souvenir de tes terreurs passées. Mygale, un nom à consonance féminine, un nom d’animal répugnant qui ne cadrait pas à son sexe ni au raffinement extrême qu’il savait montrer dans le choix de tes cadeaux… Mais Mygale car il était telle l’araignée, lente et secrète, cruelle et féroce, avide et insaisissable dans ses desseins, caché quelque part dans cette demeure où il te séquestrait depuis des mois, une toile de luxe, un piège doré dont il était le geôlier et toi le détenu.
Thierry Jonquet (Mygale)
N'oublie jamais, celui qui croit savoir n'apprend plus.
Pierre Bottero (Ellana (Le Pacte des MarchOmbres, #1))
Il est des petites choses que l'on laisse derrière soi, des moments de vie ancrés dans la poussière du temps. On peut tenter de les ignorer, mais ces petits riens mis bout à bout forment une chaîne qui vous raccroche au passé.
Marc Levy (Le Voleur d'ombres)
Les mots sont des armes, les mots sont des dons, les mots ne se gaspillent pas.
Pierre Bottero (Ellana (Le Pacte des MarchOmbres, #1))
Come now, don't make such a funeral face. It isn't dying that's sad; it's living when you're not happy.
Octave Mirbeau (Le Jardin des supplices)
Le plus clair de mon temps je le passe à l'obscurcir.
Boris Vian (L'Écume des jours)
Those who forgive themselves and are able to accept their real nature, they are the strong ones.
Masashi Kishimoto (Naruto: Die Schriften des Tô)
Le plus grand faible des hommes, c'est l'amour qu'ils ont de la vie.
Molière
Take care of my heart, I've left it with you.
Stephenie Meyer (Uber Franz Kafkas Roman "Der Verschollene" - Die Beziehung Des Protagonisten Karl Rossmann Zur Restlichen Figurenwelt)
J'ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au milieu des livres.
Jean-Paul Sartre (The Words)
Cuando pierdes el tiempo al teléfono, cuando los minutos pasan sin que te des cuenta, cuando las palabras no tinen sentido, cuando piensas que si alguien te escuchara creería que estás loco, cuando ninguno de los dos tiene ganas de colgar, cuando después de que ella ha colgado compruebas que lo haya hecho de verdad, entonces estás perdido. O mejor dicho, estás enamorado, lo que, en realidad, es lo mismo...
Federico Moccia (Ho voglia di te (Tre metri sopra il cielo #2))
Je ne veux pas gagner ma vie, je l'ai.
Boris Vian (L'Écume des jours)
Le véritable lieu de naissance est celui où l'on a porté pour la première fois un coup d'oeil intelligent sur soi-même: mes premières patries ont été des livres.
Marguerite Yourcenar
Why are you worried about him? Des is a punk. (Urian) Desiderius is dead. Kyrian killed him. (Tabitha) Yeah, and I'm the Easter Bunny- see my fluffy tail? You don't just kill a Spathi, little girl. All you do is take him out of commission for a while. (Urian)
Sherrilyn Kenyon (Seize the Night (Dark-Hunter #6))
Plus on évolue dans sa vie, plus on se débarrasse des croyances qui nous limitent, et plus on a de choix. Et le choix, c'est la liberté.
Laurent Gounelle (L'homme qui voulait être heureux)
Aber jeder Schatten ist im letzen doch auch Kind des Lichts, und nur wer Helles und Dunkles, Krieg und Frieden, Aufstieg und Niedergang erfahren, nur der hat wahrhaft gelebt.
Stefan Zweig (The World of Yesterday)
Because we don't have much time together, I will give you as much love in a year as I could give you in a lifetime.
Amélie Nothomb (Métaphysique des tubes)
Il m'arrive de penser que ce serait sympa de trouver des mecs intelligents qui veuillent bien travailler seize heures par jour pour des clopinettes –mais bon, s'ils le voulaient bien, ils ne seraient pas si intelligents.
Luke Rhinehart
I hated cats. I was a dog lover," Des says with a shrug. "What's the point of a cat? They're not affectionate. But that's because it's not my cat. I mean, your wife wouldn't jump on my lap. That's because she's your wife, not mine. Until you have your own cat, you really don't understand.
Denise Flaim (Rescue Ink: How Ten Guys Saved Countless Dogs and Cats, Twelve Horses, Five Pigs, One Duck, and a Few Turtles)
- Que devient une étoile qui meurt ? - Un rêve qui vit.
Pierre Bottero (Ellana (Le Pacte des MarchOmbres, #1))
Lorsque l'esprit des hommes te paraîtra étroit, dis-toi que la terre de Dieu est vaste, et vastes Ses mains et Son coeur. N'hésite jamais à t'éloigner, au delà de toutes les mers, au-delà de toutes les frontières, de toutes les patries, de toutes les croyances
Amin Maalouf (Leo Africanus)
Les droits imprescriptibles du lecteur : 1. Le droit de ne pas lire. 2. Le droit de sauter des pages. 3. Le droit de ne pas finir un livre. 4. Le droit de relire. 5. Le droit de lire n'importe quoi. 6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible). 7. Le droit de lire n'importe où. 8. Le droit de grappiller. 9. Le droit de lire à haute voix. 10. Le droit de nous taire.
Daniel Pennac
Bien sûr on a des chagrins d’amour, mais on a surtout des chagrins de soi-même. Finalement la vie n’est qu’une affaire de solitude.
Françoise Sagan
Ce qui m'interesse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun.
Boris Vian (L'Écume des jours)
Les livres que j'aimais devinrent une Bible où je puisais des conseils et des secours.
Simone de Beauvoir (Memoirs of a Dutiful Daughter)
On peut donner bien des choses à ceux que l'on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m'as donné le plus précieux de tout : le manque. Il m'était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais, tu me manquais encore.
Christian Bobin
Wahrscheinlich werde ich jede Nacht von dir träumen", sagte er. "Und wenn ich aufwache, weiß ich, dass der beste Teil des Tages schon vorbei ist." "Das hast du irgendwo gelesen." "Hab ich nicht.
Kai Meyer (Arkadien brennt (Arkadien, #2))
Après trois ans, un couple doit se quitter, se suicider, ou faire des enfants, ce qui sont trois façons d'entériner sa fin.
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans (Marc Marronnier, #3))
So I rushed past the pretty girls, and the prettiest girls in the world live in Des Moines.
Jack Kerouac (On the Road)
Un jour, j'ai vu le soleil se coucher quarante-trois fois!» Et un peu plus tard tu ajoutais: «Tu sais... quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil... - Le jour des quarante-trois fois tu étais donc tellement triste? Mais le petit prince ne répondit pas.
Antoine de Saint-Exupéry (Le Petit Prince)
Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour.
Jean Cocteau
I ate apple pie and ice cream—it was getting better as I got deeper into Iowa, the pie bigger, the ice cream richer. There were the most beautiful bevies of girls everywhere I looked in Des Moines that afternoon—they were coming home from high school—but I had no time for thoughts like that…So I rushed past the pretty girls, and the prettiest girls in the world live in Des Moines.
Jack Kerouac
Le savant doit ordonner ; on fait la science avec des faits comme une maison avec des pierres ; mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison. The Scientist must set in order. Science is built up with facts, as a house is with stones. But a collection of facts is no more a science than a heap of stones is a house.
Henri Poincaré (Science and Hypothesis)
أحسست بأن الإحباط يستولى علىّ ، بل أكثر من الإحباط ، اليأس الذى يتملكك عندما تُدرك أنك رغم جهدك وميزاتك وكل إرادتك الطيبة ترتطم بعقبة منيعة لا قبل لك بالتغلب عليها.
Patrick Modiano (Rue des Boutiques Obscures)
Chanson d’automne Les sanglots longs Des violons De l’automne Blessent mon coeur D’une langueur Monotone. Tout suffocant Et blême, quand Sonne l’heure, Je me souviens Des jours anciens Et je pleure ; Et je m’en vais Au vent mauvais Qui m’emporte Deçà, delà, Pareil à la Feuille morte.
Paul Verlaine (Poèmes Saturniens)
La rayuela se juega con una piedrita que hay que empujar con la punta del zapato. Ingredientes: una acera, una piedrita, un zapato, y un bello dibujo con tiza, preferentemente de colores. En lo alto está el Cielo, abajo está la Tierra, es muy difícil llegar con la piedrita al Cielo, casi siempre se calcula mal y la piedra sale del dibujo. Poco a poco, sin embargo, se va adquiriendo la habilidad necesaria para salvar las diferentes casillas (rayuela caracol, rayuela rectangular, rayuela de fantasía, poco usada) y un día se aprende a salir de la Tierra y remontar la piedrita hasta el Cielo, hasta entrar en el Cielo, (Et tous nos amours, sollozó Emmanuèle boca abajo), lo malo es que justamente a esa altura, cuando casi nadie ha aprendido a remontar la piedrita hasta el Cielo, se acaba de golpe la infancia y se cae en las novelas, en la angustia al divino cohete, en la especulación de otro Cielo al que también hay que aprender a llegar. Y porque se ha salido de la infancia (Je n'oublierai pas le temps des cérises, pataleó Emmanuèle en el suelo) se olvida que para llegar al Cielo se necesitan, como ingredientes, una piedrita y la punta de un zapato.
Julio Cortázar (Hopscotch)
Quand on vit aux cotés des gens on ne se rend pas vraiment compte qu'ils changent, et c'est comme cela qu'on finit par les perdre.
Marc Levy (Où es-tu ?)
Ne tombez plus dans les escaliers, évitez les objets tranchants et surtout, surtout, gardez-vous des personnes peu recommandables, entendu ?
Christelle Dabos (Les Disparus du Clairdelune (La Passe-Miroir, #2))
Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants; c'est l'indifférence des bons.
Martin Luther King Jr.
Le bonheur est cette danse où l'on s'approche et l'on s'écarte sans se perdre. Il est même fait des larmes des longues séparations à condition que viennent les retrouvailles.
Timothée de Fombelle (Le Livre de Perle)
L'homme ne poursuit que des chimères. (Man follows only phantoms.) {His true last words, according to Augustus De Morgan.}
Pierre-Simon Laplace
Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c'est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications.
Antoine de Saint-Exupéry (The Little Prince)
Nous ne serons heureux, se dit-elle alors, que lorsque nous n'aurons plus besoin les uns des autres. Quand nous pourrons vivre une vie à nous, une vie qui nous appartienne, qui ne regarde pas les autres. Quand nous serons libres.
Leïla Slimani (Chanson douce)
As far as I can recall, the initial shiver of inspiration [for Lolita] was somehow prompted by a newspaper story about an ape in the Jardin des Plantes, who, after months of coaxing by a scientist, produced the first drawing ever charcoaled by an animal: this sketch showed the bars of the poor creature's cage.
Vladimir Nabokov
Voilà, ma petite Amélie, vous n'avez pas des os en verre. Vous pouvez vous cogner à la vie. Si vous laissez passer cette chance, alors avec le temps, c'est votre cœur qui va devenir aussi sec et cassant que mon squelette. Alors, allez-y, nom d'un chien!
Jean-Pierre Jeunet
We are told we must choose — the old or the new. In fact, we must choose both. What is a life if not a series of negotiations between the old and the new?" [Speech upon being awarded the Friedenspreis des Deutschen Buchhandels (Peace Prize of the German Book Trade), Frankfurt Book Fair, October 12, 2003]
Susan Sontag
Quant à moi, maintenant, j'ai fermé mon âme. Je ne dis plus à personne ce que je crois, ce que je pense et ce que j'aime. Me sachant condamné à l'horrible solitude, je regarde les choses, sans jamais émettre mon avis. Que m'importent les opinions, les querelles, les plaisirs, les croyances ! Ne pouvant rien partager avec personne, je me suis désintéressé de tout. Ma pensée, invisible, demeure inexplorée. J'ai des phrases banales pour répondre aux interrogations de chaque jour, et un sourire qui dit "oui", quand je ne veux même pas prendre la peine de parler.
Guy de Maupassant (Le Horla et autres nouvelles fantastiques)
On résiste à l'invasion des armées; on ne résiste pas à l'invasion des idées. (One resists the invasion of armies; one does not resist the invasion of ideas.)
Victor Hugo (History of a Crime)
Die Sprache ist das Haus des Seins.
Martin Heidegger
Gardens are poems Where you stroll with your hands in your pockets. (Les jardins sont des poemes Ou l'on se promene les mains dans les poches.)
Pierre Albert-Birot (The Cubist Poets in Paris: An Anthology)
L'ancienneté, chez les punks, était signe de crédibilité et conférait prestige et avantages divers. Un des rares points communs entre punk rock et fonction publique.
Virginie Despentes (Bye Bye Blondie)
La vie, c’est le mouvement, t’as pas fini de quitter des gens
Virginie Despentes (Bye Bye Blondie)
Estoy desesperado y a la vez soy horriblemente feliz. Resulta muy agradable desear algo hasta ese punto.
Boris Vian (L'Écume des jours)
Mußte denn das so sein, daß das, was des Menschen Glückseligkeit macht, wieder die Quelle seines Elendes würde?
Johann Wolfgang von Goethe (The Sorrows of Young Werther)
Vous sentez la forêt, avec un ruisseau et des petits lapins.
Boris Vian
We're in Des Moines, Iowa today, were in Omaha, Nebraska yesterday and Boise, Idaho the day before. When we landed at the airport in Boise, from Portland, Oregon this lady from our plane came up from behind as we walked down the terminal. She approached me and said "Taylor, I just love your song and want to wish you great things in you career." I looked and her and said "Well, THANK YOU!" and then said " who did you talk to?". (and then pointed to my Mom and the Label rep we were traveling with) I was convinced that one of them had talked to the lady on the plane and told her about me and my song. The lady said "neither one" and then I said "Well, how did you know who I was?" and the lady said "because I listen to radio and I watched your video". This was the first time someone had actually KNOWN who I was and MY NAME. wow. I just walked over and hugged her, and said ...."You're the first person who's ever done that, thankyou." It was an amazing moment to remember, and I always will.
Taylor Swift
...tout compte fait, je crois que mon tort était de ne pas avoir eu le courage de mes convictions. Je pouvais me trouver toutes les excuses du monde, aucune d'elles ne me donnerait raison. En réalité maintenant que j'avais perdu la face , je me cherchais un masque. Pareil à un défiguré, je me cachais derrière mes pansements qui me servaient aussi de moucharabiehs. Je regardais en cachette la vérité des autres, en abusais pour distancer la mienne
Yasmina Khadra (Ce que le jour doit à la nuit)
Αποφεύγουμε να λέμε στα παιδιά τι έγινε πριν γεννηθούν. Αρχικά είναι πολύ μικρά για να καταλάβουν, ύστερα είναι πολύ μεγάλα για ν' ακούσουν, μετά δεν έχουν καιρό για τέτοια, ώσπου στο τέλος είναι πια πολύ αργά. Αυτά έχουν οι οικογένειες. Ζεις με ανθρώπους που νομίζεις ότι τους γνωρίζεις, όμως είστε τελείως άγνωστοι. Ζητάμε θαύματα από τους δεσμούς αίματος: μια αρμονική συνύπαρξη που είναι εντελώς ανέφικτη. Απόλυτη εμπιστοσύνη. Σχέσεις που μένουν αναλλοίωτες στον χρόνο. Παραμυθιαζόμαστε με το ψέμα της συγγένειας.
Jean-Michel Guenassia (Le Club des incorrigibles optimistes)
- A qui la nuit fait-elle peur ? - A ceux qui attendent le jour pour voir.
Pierre Bottero (Ellana (Le Pacte des MarchOmbres, #1))
She had the right idea, old man, don't you think - to disappear before it gets too late?
Patrick Modiano (Rue des Boutiques Obscures)
Wenn ich zu einem anderen sagen kann: "Ich liebe dich", muss ich auch sagen können: "Ich liebe in dir auch alle anderen, ich liebe durch dich die ganze Welt, ich liebe in dir auch mich selbst.
Erich Fromm (Die Kunst des Liebens)
Je t'inventerai Des mots insensés Que tu comprendras Je te parlerai De ces amants-là Qui ont vue deux fois Leurs coeurs s'embraser Je te raconterai L'histoire de ce roi Mort de n'avoir pas Pu te rencontrer Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Jacques Brel
Il y a des moments rares dans l’existence où une porte s’ouvre et où la vie vous offre une rencontre que vous n’attendiez plus. Celle de l’être complémentaire qui vous accepte tel que vous êtes, qui vous prend dans votre globalité, qui devine et admet vos contradictions, vos peurs, votre ressentiment, votre colère, le torrent de boue sombre qui coule dans votre tête. Et qui l’apaise. Celui qui vous tend un miroir dans lequel vous n’avez plus peur de vous regarder.
Guillaume Musso (Central Park)
Mais Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, vous n'en connaîtrez jamais la profondeur. Parcourez-le, décrivez-le : quelque soin que vous mettiez à le parcourir, à le décrire ; quelques nombreux et intéressés que soient les explorateurs de cette mer, il s'y rencontrera toujours un lieu vierge, un antre inconnu, des fleurs, des perles, des monstres, quelque chose d'inouï, oublié par les plongeurs littéraires.
Honoré de Balzac (Père Goriot)
Когато не се чувствате добре, накарайте друг да ви почувства." "Прекалената непорочност е нечовешка.
Boris Vian (Manual of St. Germain des Pres)
أيمكن أن لا يتذكر المرء مكاناً قضى فيه بعضاً من حياته.
Patrick Modiano (Rue des Boutiques Obscures)
Tout parle à qui sait lire, voir et écouter.
Pierre Bottero (Ellana (Le Pacte des MarchOmbres, #1))
People don’t change. Things do.
Boris Vian (L'Écume des jours)
Στην εποχή μας, μιλάμε ο ένας στον άλλο, αλλά δεν λέμε τίποτα.
Jean-Michel Guenassia (Le Club des incorrigibles optimistes)
Guilleaume left La Praline with a small bag of florentines in his pocket; before he had turned the corner of avenue des Francs Bourgeois I saw him stoop to offer one to the dog. A pat, a bark, a wagging of the short stubby tail. As I said, some people never have to think about giving.
Joanne Harris (Chocolat (Chocolat, #1))
Devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ils m’accueillent avec des cris de haine
Albert Camus (The Stranger)
Presque tous les malheurs de la vie viennent des fausses idées que nous avons sur ce qui nous arrive. Connaître à fond les hommes, juger sainement des événements, est donc un grand pas vers le bonheur." ("Almost all our misfortunes in life come from the wrong notions we have about the things that happen to us. To know men thoroughly, to judge events sanely, is, therefore, a great step towards happiness.") [Journal entry, 10 December 1801]
Stendhal (The Private Diaries of Stendhal)
Passer les miroirs, ça demande de s'affronter soi-même. Il faut des tripes, t'sais, pour se regarder droit dans les mirettes, se voir tel qu'on est, plonger dans son propre reflet. Ceux qui se voilent la face, ceux qui se mentent à eux-mêmes, ceux qui se voient mieux qu'ils sont, ils pourront jamais. Alors crois-moi, ça ne court pas les trottoirs !
Christelle Dabos (Les Fiancés de l'Hiver (La Passe-Miroir, #1))
Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.
Marcel Proust (Du côté de chez Swann (À la recherche du temps perdu, #1))
Le doute est une force. Une vraie et belle force. Veille simplement qu'elle te pousse toujours en avant.
Pierre Bottero (Ellana (Le Pacte des MarchOmbres, #1))
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière. La seule littérature stérilisante, la littérature prétentieuse, philosophisante, cuistre, est sans danger pour les enfants parce qu'ils ne peuvent pas pénétrer dedans. Ils la rejettent, comme ils tournent le bouton de la T.V. au moment des discours politiques. Ce sont des sages.
René Barjavel
Je crois qu'on entend encore dans les entrées d'immeubles l'écho des pas de ceux qui avaient l'habitude de les traverser et qui, depuis, ont disparu. Quelque chose continue de vibrer après leur passage, des ondes de plus en plus faibles, mais que l'on capte si l'on est attentif.
Patrick Modiano
La vida son sueños que van y vienen, que se entorpecen unos a otros, que se rompen, que se olvidan, que más tarde reencuentras o ya nunca vuelves a hallar. Como algo que pier­des y no sabes lo que es. Intentas recordar y no te viene nada a la cabeza, pero esa sensación de vacío permanece contigo y te acompaña hasta que, un día, inesperadamente, lo evocas.
Wendy Davies (Recuerda que me quieres)
l'imagination m'apportait des délices infinies. En recouvrant ce que les hommes appellent la raison, faudra-t-il regretter de les avoir perdues...? My imagination gave me infinite delight. In recovering what men call reason, do I have to regret the loss of these joys?...
Gérard de Nerval (Aurélia)
Where is the graveyard of dead gods? What lingering mourner waters their mounds? There was a time when Jupiter was the king of the gods, and any man who doubted his puissance was ipso facto a barbarian and an ignoramus. But where in all the world is there a man who worships Jupiter today? And who of Huitzilopochtli? In one year - and it is no more than five hundred years ago - 50,000 youths and maidens were slain in sacrifice to him. Today, if he is remembered at all, it is only by some vagrant savage in the depths of the Mexican forest. Huitzilopochtli, like many other gods, had no human father; his mother was a virtuous widow; he was born of an apparently innocent flirtation that she carried out with the sun. When he frowned, his father, the sun, stood still. When he roared with rage, earthquakes engulfed whole cities. When he thirsted he was watered with 10,000 gallons of human blood. But today Huitzilopochtli is as magnificently forgotten as Allen G. Thurman. Once the peer of Allah, Buddha and Wotan, he is now the peer of Richmond P. Hobson, Alton B. Parker, Adelina Patti, General Weyler and Tom Sharkey. Speaking of Huitzilopochtli recalls his brother Tezcatlipoca. Tezcatlipoca was almost as powerful; he consumed 25,000 virgins a year. Lead me to his tomb: I would weep, and hang a couronne des perles. But who knows where it is? Or where the grave of Quetzalcoatl is? Or Xiuhtecuhtli? Or Centeotl, that sweet one? Or Tlazolteotl, the goddess of love? Of Mictlan? Or Xipe? Or all the host of Tzitzimitl? Where are their bones? Where is the willow on which they hung their harps? In what forlorn and unheard-of Hell do they await their resurrection morn? Who enjoys their residuary estates? Or that of Dis, whom Caesar found to be the chief god of the Celts? Of that of Tarves, the bull? Or that of Moccos, the pig? Or that of Epona, the mare? Or that of Mullo, the celestial jackass? There was a time when the Irish revered all these gods, but today even the drunkest Irishman laughs at them. But they have company in oblivion: the Hell of dead gods is as crowded as the Presbyterian Hell for babies. Damona is there, and Esus, and Drunemeton, and Silvana, and Dervones, and Adsullata, and Deva, and Bellisima, and Uxellimus, and Borvo, and Grannos, and Mogons. All mighty gods in their day, worshipped by millions, full of demands and impositions, able to bind and loose - all gods of the first class. Men labored for generations to build vast temples to them - temples with stones as large as hay-wagons. The business of interpreting their whims occupied thousands of priests, bishops, archbishops. To doubt them was to die, usually at the stake. Armies took to the field to defend them against infidels; villages were burned, women and children butchered, cattle were driven off. Yet in the end they all withered and died, and today there is none so poor to do them reverence. What has become of Sutekh, once the high god of the whole Nile Valley? What has become of: Resheph Anath Ashtoreth El Nergal Nebo Ninib Melek Ahijah Isis Ptah Anubis Baal Astarte Hadad Addu Shalem Dagon Sharaab Yau Amon-Re Osiris Sebek Molech? All there were gods of the highest eminence. Many of them are mentioned with fear and trembling in the Old Testament. They ranked, five or six thousand years ago, with Yahweh Himself; the worst of them stood far higher than Thor. Yet they have all gone down the chute, and with them the following: Bilé Ler Arianrhod Morrigu Govannon Gunfled Sokk-mimi Nemetona Dagda Robigus Pluto Ops Meditrina Vesta You may think I spoof. That I invent the names. I do not. Ask the rector to lend you any good treatise on comparative religion: You will find them all listed. They were gods of the highest standing and dignity-gods of civilized peoples-worshiped and believed in by millions. All were omnipotent, omniscient and immortal. And all are dead.
H.L. Mencken (A Mencken Chrestomathy)
La liberté n'induit pas l'égoïsme et il n'y a pas d'homme plus libre que celui qui agit parce qu'il pense ses actes justes.
Pierre Bottero (Ellana, l'Envol (Le Pacte des MarchOmbres, #2))
Le seul fait de rêver est déjà très important, Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir, Et l’envie furieuse d’en réaliser quelques- uns, Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer, Je vous souhaite d’oublier ce qu’il faut oublier, Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil, Je vous souhaite des rires d’enfants, Je vous souhaite des silences, Je vous souhaite de résister à l’enlisement, À l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d’être vous.
Jacques Brel
Le féminisme est une aventure collective, pour les femmes, pour les hommes, et pour les autres. Un révolution, bien en marche. Une vision du monde, un choix. Il ne s'agit pas d'opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes mais bien de tout foutre en l'air.
Virginie Despentes (King Kong théorie)
Personne n'est capable réellement de penser à personne, fût-ce dans le pire des malheurs. Car penser réellement à quelqu'un, c'est y penser minute après minute, sans être distrait par rien, ni les soins du ménage, ni la mouche qui vole, ni les repas, ni une démangeaison. Mais il y a toujours des mouches et des démangeaisons. C'est pourquoi la vie est difficile à vivre.
Albert Camus (The Plague)
There is so much that glows in the circus, from flames to lanterns to stars. I have heard the expression “trick of the light” applied to sights within Le Cirque des Reves so frequently that I sometimes suspect the entirety of the circus is itself a complex illusion of illumination” .
Erin Morgenstern (The Night Circus)
Il était presque toujours de bonne humeur, le reste du temps il dormait.
Boris Vian (L'Écume des jours)
The Copenhagen Interpretation is sometimes called "model agnosticism" and holds that any grid we use to organize our experience of the world is a model of the world and should not be confused with the world itself. Alfred Korzybski, the semanticist, tried to popularize this outside physics with the slogan, "The map is not the territory." Alan Watts, a talented exegete of Oriental philosophy, restated it more vividly as "The menu is not the meal.
Robert Anton Wilson (Cosmic Trigger: Die letzten Geheimnisse der Illuminaten oder An den Grenzen des erweiterten Bewusstseins)
Wenn ein Kind lesen gelernt hat und gerne liest, entdeckt und erobert es eine zweite Welt, das Reich der Buchstaben. Das Land des Lesens ist ein geheimnisvoller, unendlicher Erdteil. Aus Druckerschwärze entstehen Dinge, Menschen, Geister und Götter, die man sonst nicht sehen könnte. Wer noch nicht lesen kann, sieht nur, was greifbar vor seiner Nase liegt oder steht (...) Wer lesen kann, sitzt über einem Buch und erblickt mit einem Male den Kilimandscharo oder Karl den Großen oder Huckleberry Finn im Gebüsch oder Zeus als Stier, und auf seinem Rücken reitet die schöne Europa. Wer lesen kann, hat ein zweites Paar Augen, und er muss nur aufpassen, dass er sich dabei das erste Paar nicht verdirbt.
Erich Kästner (Als ich ein kleiner Junge war)
Seit Urzeiten ist Fantasy das beliebteste aller Genres. Fantasy-Autoren der zweiten großen Welle wie Johannes, Lukas, Markus und Mel Gibson haben zum Beispiel selbst heute noch fanatische Fans, die ganze Passagen auswendig kennen und sich regelmäßig in mittelalterlichen Gebäuden zu Conventions treffen, bei denen sie sich gegenseitig ihre Lieblingsstellen vorlesen und absurde Rituale aus den Bücher nachspielen. Totale Nerds. (Anm. des Kängurus)
Marc-Uwe Kling (Die Känguru-Offenbarung (Die Känguru-Chroniken, #3))
Love is the whole history of a woman's life, it is but an episode in a man's
Germaine de Staël (De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations)
- Que devient une larme qui se brise ? - Une poussière d'étoile.
Pierre Bottero (Ellana (Le Pacte des MarchOmbres, #1))
Life always holds in store surprises that are more complex and unforeseeable than any dream, and the secret is to let them come and not block them with castles in the air.
Álvaro Mutis (Die Abenteuer und Irrfahrten des Gaviero Maqroll : die sieben Maqroll-Romane)
Tu as tout à apprendre, tout ce qui ne s'apprend pas: la solitude, l'indifférence, la patience, le silence. Tu dois te déshabituer de tout: d'aller à la rencontre de ceux que si longtemps tu as côtoyés, de prendre tes repas, tes cafés à la place que chaque jour d'autres ont retenue pour toi, ont parfois défendue pour toi, de traîner dans la complicité fade des amitiés qui n'en finissent pas de se survivre, dans la rancoeur opportuniste et lâche des liaisons qui s'effilochent.
Georges Perec (Un Homme qui dort)
الذين شاؤوا الحرب كانوا أول الهاربين، أنا لم أشأ الحرب لهذا خضتها بلا خداع
Yasmina Khadra (L'imposture Des Mots)
- Les hommes sont-ils capables de voler? - La réponse du...savant est...non. - Et celle du poète? - Oui. Oui les hommes sont capables de voler.
Pierre Bottero (Ellana, l'Envol (Le Pacte des MarchOmbres, #2))
It is a sad and very melancholy scene, which must strike everyone who knows and feels that we also have to pass one day through the valley of the shadow of death, and “que la fin de la vie humaine, ce sont des larmes ou des cheveux blancs.” What lies beyond this is a great mystery that only God knows, but He has revealed absolutely through His word that there is a resurrection of the dead.
Vincent van Gogh (Dear Theo)
6.4311 Der Tod ist kein Ereignis des Lebens. Den Tod erlebt man nicht. Wenn man unter Ewigkeit nicht unendliche Zeitdauer, sondern Unzeitlichkeit versteht, dann lebt der ewig, der in der Gegenwart lebt. Unser Leben ist ebenso endlos, wie unser Gesichtsfeld grenzenlos ist. 6.4311 Death is not an event of life. Death is not lived through. If by eternity is understood not endless temporal duration but timelessness, then he lives eternally who lives in the present. Our life is endless in the way that our visual field is without limit.
Ludwig Wittgenstein (Tractatus Logico-Philosophicus)
Les femmes autour de moi gagnent effectivement moins d'argent que les hommes, occupent des postes subalternes, trouvent normal d'être sous-considérées quand elles entreprennent quelque chose. Il y a une fierté de domestique à devoir avancer entravées, comme si c'était utile, agréable ou sexy.
Virginie Despentes (King Kong théorie)
Нали съм ти казвал, че те харесвам и като цяло, и в подробностите.
Boris Vian (L'Écume des jours)
Procrastination is a prelude in a minor key.
Boris Vian (L'Écume des jours)
The Z’s will kill us all, and then the Z’s will die out and in sixty years there will be no one to remember our silly war, Caroline’s wasted ammunition, my year of zombic survivalism, Rene DesCartes’s musings, or Michelangelo’s sculptures. And that is really only the sadness here as I drink a thousand-dollar bottle of wine down here in the cellar: We did a few things worth remembering, and I wish for someone to remember them.
John Green (Zombicorns)
Der Rabe auf seinen rubinroten Schwingen Zwischen den Welten hört Tote er singen, Kaum kennt er die Kraft, kaum kennt er den Preis, Die Macht erhebt sich, es schließt sich der Kreis. Der Löwe - so stolz das diamant'ne Gesicht, Der jähe Bann trübt das strahlende Licht, Im Sterben der Sonne bringt er die Wende, Des Raben Tod offenbart das Ende.
Kerstin Gier (Saphirblau (Edelstein-Trilogie, #2))
Lorsque tu veux savoir si tu es dans un endroit riche ou pauvre, tu regardes les poubelles. Si tu vois ni ordures ni poubelles, c'est très riche. Si tu vois des poubelles et pas d'ordures, c'est riche. Si tu vois des ordures à côté des poubelles, c'est ni riche ni pauvre: c'est touristique. Si tu vois les ordures sans les poubelles, c'est pauvre. Et si les gens habitent dans les ordures, c'est très très pauvre.
Éric-Emmanuel Schmitt (Monsieur Ibrahim and The Flowers of the Qur'an)
Si seulement je pouvais m'arrêter de penser, ça irait déjà mieux. Les pensées, c'est ce qu'il y a de plus fade. Plus fade encore que de la chair. Ça s'étire à n'en plus finir et ça laisse un drôle de goût. Et puis il y a les mots, au-dedans des pensées, les mots inachevés, les ébauches de phrases qui reviennent tout le temps.
Jean-Paul Sartre (Nausea)
Belief in the traditional sense, or certitude, or dogma, amounts to the grandiose delusion, "My current model" -- or grid, or map, or reality-tunnel -- "contains the whole universe and will never need to be revised." In terms of the history of science and knowledge in general, this appears absurd and arrogant to me, and I am perpetually astonished that so many people still manage to live with such a medieval attitude.
Robert Anton Wilson (Cosmic Trigger: Die letzten Geheimnisse der Illuminaten oder An den Grenzen des erweiterten Bewusstseins)
Той силно ощипа върха на един слънчев лъч,който щеше да докосне окото на Клое. Лъчът лениво се оттегли и се заразхожда по мебелите на стаята.
Boris Vian (L'Écume des jours)
Je passe le plus clair de mon temps à l'obscurcir parce que la lumière me gêne
Boris Vian (L'Écume des jours)
L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant, mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel. Il habite en bande parce qu'il est grégaire, mais il lit parce qu'il se sait seul. Cette lecture lui est une compagnie qui ne prend la place d'aucune autre, mais qu'aucune autre compagnie ne saurait remplacer.
Daniel Pennac (Comme un roman)
Mais vrai, j'ai trop pleuré. Les Aubes sont navrantes. Toute lune est atroce et tout soleil amer: L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes. O que ma quille éclate! O que j'aille à la mer!
Arthur Rimbaud (Des Ardennes au désert (Oeuvres))
Le seul monde qui mérite d'être conquis est celui que délimite les frontières de notre corps et celles de notre esprit. L'autre monde, celui qui s'étend autour de nous, n'a pas besoin de maître.
Pierre Bottero (Ellana, l'Envol (Le Pacte des MarchOmbres, #2))
Bright star, would I were stedfast as thou art-- Not in lone splendour hung aloft the night And watching, with eternal lids apart, Like nature's patient, sleepless Eremite, The moving waters at their priestlike task Of pure ablution round earth's human shores, Or gazing on the new soft-fallen mask Of snow upon the mountains and the moors-- No--yet still stedfast, still unchangeable, Pillow'd upon my fair love's ripening breast, To feel for ever its soft fall and swell, Awake for ever in a sweet unrest, Still, still to hear her tender-taken breath, And so live ever--or else swoon to death. Glanzvoller Stern! wär ich so stet wie du, Nicht hing ich nachts in einsam stolzer Pracht! SchautŽ nicht mit ewigem Blick beiseite zu, Einsiedler der Natur, auf hoher Wacht Beim Priesterwerk der Reinigung, das die See, Die wogende, vollbringt am Meeresstrand; Noch starrt ich auf die Maske, die der Schnee Sanft fallend frisch um Berg und Moore band. Nein, doch unwandelbar und unentwegt MöchtŽ ruhn ich an der Liebsten weicher Brust, Zu fühlen, wie es wogend dort sich regt, Zu wachen ewig in unruhiger Lust, Zu lauschen auf des Atems sanftes Wehen - So ewig leben - sonst im Tod vergehen!
John Keats (Bright Star: Love Letters and Poems of John Keats to Fanny Brawne)
À partir de là, le dialogue de la journée suivait une pente uniformément descendante, mais avec des lèvres et des mains chaleureuses et languides flottant sur les surface les plus sensibles du corps, le monde était aussi près que possible de la perfection. Freud appelait cela un état de perversité polymorphe impersonnel et le regardait d'un mauvais oeil, mais je doute fort qu'il ait jamais eu les mains de Lil lui frôlant le corps. Ou même celles de sa propre femme dans le même rôle. Freud était un bien grand homme, mais je n'arrive pas à me faire à l'idée que quelqu'un lui ait jamais efficacement flatté le pénis.
Luke Rhinehart (The Dice Man)
Κρίνοντας εκ του αποτελέσματος, το ψέμα είναι, με διαφορά, η πιο ανώφελη και αναποτελεσματική λύση. Το μόνο που καταφέρνεις είναι να μπαίνεις σε μπελάδες.
Jean-Michel Guenassia (Le Club des incorrigibles optimistes)
I'm not interested in the happiness of all men, but only in the happiness of each.
Boris Vian (L'Écume des jours)
- Que fait le marchombre, jeune apprenti ? - Il chevauche le vent, parle à la nuit et courtise les étoiles.
Pierre Bottero (Ellana (Le Pacte des MarchOmbres, #1))
Je suis vide. Je n'ai que gestes, réflexes, habitudes. Je veux me remplir. C'est pourquoi je psychanalyse les gens...Je n'assimile pas. Je leur prends leurs pensées, leurs complexes, leurs hésitations et rien ne m'en reste. Je n'assimile pas; ou j'assimile trop bien..., c'est la même chose. Bien sure, je conserve des mots, des contenants, des étiquettes; je connais les termes sous lesquels on range les passions, les émotions, mais je ne les éprouve pas.
Boris Vian (L'arrache-coeur)
Usu­al­ly, very ear­ly in the morn­ing. Ger­man la­bor­ers were go­ing to work. They would stop and look at us with­out sur­prise. One day when we had come to a stop, a work­er took a piece of bread out of his bag and threw it in­to a wag­on. There was a stam­pede. Dozens of starv­ing men fought des­per­ate­ly over a few crumbs. The work­er watched the spec­ta­cle with great interest. Years later, I witnessed a sim­ilar spec­ta­cle in Aden. Our ship’s pas­sen­gers amused them­selves by throw­ing coins to the “natives,” who dove to retrieve them. An el­egant Parisian la­dy took great plea­sure in this game. When I no­ticed two chil­dren des­perate­ly fighting in the wa­ter, one try­ing to stran­gle the oth­er, I implored the la­dy: “Please, don’t throw any more coins!” “Why not?” said she. “I like to give char­ity…
Elie Wiesel (Night (The Night Trilogy, #1))
This is the legend of Cassius Clay, The most beautiful fighter in the world today. He talks a great deal, and brags indeed-y, of a muscular punch that's incredibly speed-y. The fistic world was dull and weary, But with a champ like Liston, things had to be dreary. Then someone with color and someone with dash, Brought fight fans are runnin' with Cash. This brash young boxer is something to see And the heavyweight championship is his des-tin-y. This kid fights great; he’s got speed and endurance, But if you sign to fight him, increase your insurance. This kid's got a left; this kid's got a right, If he hit you once, you're asleep for the night. And as you lie on the floor while the ref counts ten, You’ll pray that you won’t have to fight me again. For I am the man this poem’s about, The next champ of the world, there isn’t a doubt. This I predict and I know the score, I’ll be champ of the world in ’64. When I say three, they’ll go in the third, 10 months ago So don’t bet against me, I’m a man of my word. He is the greatest! Yes! I am the man this poem’s about, I’ll be champ of the world, there isn’t a doubt. Here I predict Mr. Liston’s dismemberment, I’ll hit him so hard; he’ll wonder where October and November went. When I say two, there’s never a third, Standin against me is completely absurd. When Cassius says a mouse can outrun a horse, Don’t ask how; put your money where your mouse is! I AM THE GREATEST!
Muhammad Ali
Un soir qu'ils étaient couchés l'un près de l'autre, comme elle lui demandait d'inventer un poème qui commencerait par je connais un beau pays, il s'exécuta sur-le-champ. Je connais un beau pays Il est de l'or et d'églantine Tout le monde s'y sourit Ah quelle aventure fine Les tigres y sont poltrons Les agneaux ont fière mine À tous les vieux vagabonds Ariane donne des tartines. Alors, elle lui baisa le la main, et il eut honte de cette admiration.
Albert Cohen (Belle du Seigneur)
Pour le voir, il faut bien regarder, chercher. Je dis aux jeunes: cherchez un peu, vous allez trouver. La pire des attitudes est l'indifférence, dire «je n'y peux rien, je me débrouille». En vous comportant ainsi, vous perdez l'une des composantes essentielles qui fait l'humain. Une des composantes indispensables: la faculté d'indignation et l'engagement qui en est la conséquence.
Stéphane Hessel (Indignez-vous !)
Between two brains, there will always be misunderstandings and lies caused by parasitic smells, drafts and poor-quality reception.
Bernard Werber (Empire of the Ants (La Saga des Fourmis, #1))
What a thing of fantasy a woman may become after dusk.
Honoré de Balzac (Ferragus, chef des Dévorants)
Le Chat Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux; Retiens les griffes de ta patte, Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux, Mêlés de métal et d'agate. Lorsque mes doigts caressent à loisir Ta tête et ton dos élastique, Et que ma main s'enivre du plaisir De palper ton corps électrique, Je vois ma femme en esprit. Son regard, Comme le tien, aimable bête, Profond et froid, coupe et fend comme un dard, Et, des pieds jusques à la tête, Un air subtil, un dangereux parfum, Nagent autour de son corps brun.
Charles Baudelaire (Les Fleurs du Mal)
Really, Watson, you excel yourself," said Holmes, pushing back his chair and lighting a cigarette. "I am bound to say that in all the accounts which you have been so good as to give of my own small achievements you have habitually underrated your own abilities. It may be that you are not yourself luminous, but you are a conductor of light. Some people without possessing genius have a remarkable power of stimulating it. I confess, my dear fellow, that I am very much in your debt.
Arthur Conan Doyle (Le chien des Baskerville)
The Fundamentalist Christians have told me that I am a slave of Satan and should have my demons expelled with an exorcism. The Fundamentalist Materialists inform me that I am a liar, charlatan, fraud and scoundrel. Aside from this minor difference, the letters are astoundingly similar. Both groups share the same crusading zeal and the same lack of humor, charity and common human decency. These intolerable cults have served to confirm me in my agnosticism by presenting further evidence to support my contention that when dogma enters the brain, all intellectual activity ceases.
Robert Anton Wilson (Cosmic Trigger: Die letzten Geheimnisse der Illuminaten oder An den Grenzen des erweiterten Bewusstseins)
As long as the centuries continue to unfold, the number of books will grow continually, and one can predict that a time will come when it will be almost as difficult to learn anything from books as from the direct study of the whole universe. It will be almost as convenient to search for some bit of truth concealed in nature as it will be to find it hidden away in an immense multitude of bound volumes.
Denis Diderot (Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences des arts et des métiers: textes choisis)
Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce? Un serment fait d'un peu plus près, une promesse Plus précise, un aveu qui peut se confirmer, Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer; C'est un secret qui prend la bouche pour oreille, Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille, Une communion ayant un goût de fleur, Une façon d'un peu se respirer le coeur, Et d'un peu se goûter au bord des lèvres, l'âme!
Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac)
J'ai souvent pensé alors que si l'on m'avait fait vivre dans un tronc d'arbre sec, sans autre occupaion que de regarder la fleur du ciel au-dessus de ma tête, je m'y serais peu à peu habitué. J'aurais attendu des passages d'oiseaux ou de rencontres de nuages comme j'attendais ici les curieuses cravates de mon avocat et comme, dans un autre monde, je patientais jusqu'au samedi pour étreindre le corps de Marie.
Albert Camus (The Stranger)
Il y a tant de gens qui poussent la sophistication jusqu'à lire sans lire. Comme des hommes grenouilles, ils traversent les livres sans prendre une goutte d'eau.... - Ce sont les lecteurs-grenouilles. Ils forment l'immense majorité des lecteurs humains, et pourtant je n'ai découvert leur existence que très tard. Je suis d'une telle naïveté. Je pensais que tout le monde lisait comme moi; moi, je lis comme je mange.
Amélie Nothomb (Hygiène de l'assassin)
Aimer est la seule richesse qui croît avec la prodigalité. Plus on donne et plus il vous reste. [...] Moins il reste de chacun, et plus il reste des deux [...] Je vivrai jusqu'au plus grand âge, pour te donner ma mémoire. J'aurai toujours patrie, terre, source, jardin et maison: éclair de femme. Un mouvement de hanches, un vol de chevelure, quelques rides que nous aurons écrites ensemble, et je saurai d'où je suis.
Romain Gary (Clair de Femme)
Bem prea mult, fumam prea mult, cheltuim prea nesăbuit, radem prea puţin, conducem prea repede, ne enervam prea tare, ne culcam prea târziu, ne sculam prea obosiţi, citim prea puţin, ne uitam prea mult la televizor si ne rugam prea rar. Ne-am multiplicat averile, dar ne-am redus valorile. Vorbim prea mult, iubim prea rar si uram prea des. Am învăţat cum sa ne câştigam existenta, dar nu cum sa ne facem o viata. Am adăugat ani vieţii si nu viata anilor.
Octavian Paler
There has always been a sliver of panic in him, deeply buried, when it comes to his daughter: a fear that he is no good as a father, that he is doing everything wrong. That he never quite understood the rules. All those Parisian mothers pushing buggies through the Jardin des Plantes or holding up cardigans in department stores—it seemed to him that those women nodded to each other as they passed, as though each possessed some secret knowledge that he did not. How do you ever know for certain that you are doing the right thing?
Anthony Doerr (All the Light We Cannot See)
A typical National World Weekly would tell the world how Jesus' face was seen on a Big Mac bun bought by someone from Des Moines, with an artist's impression of the bun; how Elvis Presley was recently sighted working in a Burger Lord in Des Moines; how listening to Elvis records cured a Des Moines housewife's cancer; how the spate of werewolves infesting the Midwest are the offspring of noble pioneer women raped by Bigfoot; and that Elvis was taken by Space Aliens in 1976 because he was too good for this world. Remarkably, one of these stories is indeed true.
Neil Gaiman (Good Omens: The Nice and Accurate Prophecies of Agnes Nutter, Witch)
As-tu déjà été amoureux? C'est horrible non? Ca rend si vulnérable. Ca t'ouvre la poitrine et le coeur en grand et du coup, n'importe qui peut venir te bousiller de l'intérieur. On se forge des défenses, on se fabrique une belle armure pour que rien ne puisse jamais nous atteindre, et voilà qu'un imbécile, pas bien différent des autres s'immisce dans notre imbécile de vie... On lui offre un morceau de soi alors que l'autre n'a rien demandé. Il a juste fait un truc débile un jour, genre t'embrasser ou te sourire, mais, depuis, ta vie ne t'appartient plus. L'amour te prend en otage. Il s'insinue en toi. Il te dévore de l'intérieur et te laisse tout seul à chialer dans le noir, au point qu'un simple phrase comme "je crois qu'on devrait rester amis" te fait l'effet d'un éclat de verre qu'on t'aurait planté dans le coeur. Ca fait mal. Pas juste dans ton imagination. Pas juste dans ta tête. C'est une douleur à fendre l'âme, qui s'incruste en toi et te déchire du dedans. Je hais l'amour.
Neil Gaiman (The Kindly Ones (The Sandman, #9))
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère? J'ai tant rêvé de toi que mes bras habitués en étreignant ton ombre à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être. Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrais une ombre sans doute. O balances sentimentales.
Robert Desnos (The Voice of Robert Desnos: Selected Poems)
November 18. . . I dig musicians, I feel they have the most to offer me mentally and emotionally because they think basically along the same lines that I do; extremely creative people. Music is Life. As Captain Beefheart once said 'God is a perfect musical note.
Pamela Des Barres (I'm with the Band: Confessions of a Groupie)
It is fine to imitate a being you respect, but you cannot become that very being. Imitation is something one does to grow and develop. It is not something you use to deceive yourself. You absorb in yourself the things you think have some kind of value, but even if you try to find the meaning about your true self you will not find anything. Because those who cannot accept their real self always fail.
Masashi Kishimoto (Naruto: Die Schriften des Tô)
Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n'avait la sensation de l'immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d'avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d'arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d'une jetée, au milieu de l'embrun aveuglant des ténèbres.
Émile Zola (Germinal)
The old folk from Indiana and Iowa and Illinois, from Boston and Kansas City and Des Moines, they sold their homes and their stores, and they came here by train and by automobile to the land of sunshine, to die in the sun, with just enough money to live until the sun killed them, tore themselves out by the roots in their last days, deserted the smug prosperity of Kansas City and Chicago and Peoria to find a place in the sun. And when they got here they found that other and greater thieves had already taken possession, that even the sun belonged to the others; Smith and Jones and Parker, druggist, banker, baker, dust of Chicago and Cincinnati and Cleveland on their shoes, doomed to die in the sun, a few dollars in the bank, enough to subscribe to the Los Angeles Times, enough to keep alive the illusion that this was paradise, that their little papier-mâché homes were castles.
John Fante (Ask the Dust (The Saga of Arturo Bandini, #3))
Avec l'amour maternel, la vie vous fait, à l'aube, une promesse qu'elle ne tient jamais. Chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. Malheureusement pour moi, je me connais en vrais diamants.
Romain Gary (Promise at Dawn)
Sie liebt Europa. Den Reichtum des alten Kontinents, den Überfluss sogar bei den unteren Schichten, die Sorglosigkeit dieser Völker, die die Erniedrigung der der Armut und die Diktaturen vergessen haben, die überzeugt sind, in Sicherheit zu sein, weil sie die Verdienstvollsten, die Fleißigsten, die Intelligentesten sind. Sie liebt es, dass überall geheizt wird, sogar die Postgebäude sind sauber, jeder möchte als Franzose geboren sein. Die Franzosen sind die Einzigen, die das nicht merken. Aber vielleicht wird sich das, was wie so vieles ewig schien, irgendwann auch ändern.
Virginie Despentes (Vernon Subutex 1)
Tu n'as rien appris, sinon que la solitude n'apprend rien, que l'indifférence n'apprend rien: c'était un leurre, une illusion fascinante et piégée. Tu étais seul et voilà tout et tu voulais te protéger: qu'entre le monde et toi les ponts soient à jamais coupés. Mais tu es si peu de chose et le monde est un si grand mot: tu n'as jamais fait qu'errer dans une grande ville, que longer sur quelques kilomètres des façades, des devantures, des parcs et des quais. L'indifférence est inutile. Tu peux vouloir ou ne pas vouloir, qu'importe! Faire ou ne pas faire une partie de billard électrique, quelqu'un, de toute façon, glissera une pièce de vingt centimes dans la fente de l'appareil. Tu peux croire qu'à manger chaque jour le même repas tu accomplis un geste décisif. Mais ton refus est inutile. Ta neutralité ne veut rien dire. Ton inertie est aussi vaine que ta colère.
Georges Perec (Un Homme qui dort)
What about me?’ said Grantaire. ‘I’m here.’ ‘You?’ ‘Yes, me.’ ‘You? Rally Republicans! You? In defence of principles, fire up hearts that have grown cold!’ ‘Why not?’ ‘Are you capable of being good for something?’ ‘I have the vague ambition to be,’ said Grantaire. ‘You don’t believe in anything.’ ‘I believe in you.’ ‘Grantaire, will you do me a favour?’ ‘Anything. Polish your boots.’ ‘Well, don’t meddle in our affairs. Go and sleep off the effects of your absinthe.’ ‘You’re heartless, Enjolras.’ ‘As if you’d be the man to send to the Maine gate! As if you were capable of it!’ ‘I’m capable of going down Rue des Grès, crossing Place St-Michel, heading off along Rue Monsieur-le-Prince, taking Rue de Vaugirard, passing the Carmelite convent, turning into Rue d’Assas, proceeding to Rue du Cherche-Midi, leaving the Military Court behind me, wending my way along Rue des Vieilles-Tuileries, striding across the boulevard, following Chaussée du Maine, walking through the toll-gate and going into Richefeu’s. I’m capable of that. My shoes are capable of that.’ ‘Do you know them at all, those comrades who meet at Richefeu’s?' ‘Not very well. But we’re on friendly terms.’ ‘What will you say to them?’ ‘I’ll talk to them about Robespierre, of course! And about Danton. About principles.’ ‘You?’ ‘Yes, me. But I’m not being given the credit I deserve. When I put my mind to it, I’m terrific. I’ve read Prudhomme, I’m familiar with the Social Contract, I know by heart my constitution of the year II. “The liberty of the citizen ends where the liberty of another citizen begins.” Do you take me for a brute beast? I have in my drawer an old promissory note from the time of the Revolution. The rights of man, the sovereignty of the people, for God’s sake! I’m even a bit of an Hébertist. I can keep coming out with some wonderful things, watch in hand, for a whole six hours by the clock.’ ‘Be serious,’ said Enjolras. ‘I mean it,’ replied Grantaire. Enjolras thought for a few moments, and with the gesture of a man who had come to a decision, ‘Grantaire,’ he said gravely, ‘I agree to try you out. You’ll go to the Maine toll-gate.’ Grantaire lived in furnished lodgings very close to Café Musain. He went out, and came back five minutes later. He had gone home to put on a Robespierre-style waistcoat. ‘Red,’ he said as he came in, gazing intently at Enjolras. Then, with an energetic pat of his hand, he pressed the two scarlet lapels of the waistcoat to his chest. And stepping close to Enjolras he said in his ear, ‘Don’t worry.’ He resolutely jammed on his hat, and off he went.
Victor Hugo (Les Misérables)
Weil ich sage: Deutschland den Deutschen und den brauchbaren Ausländern? Deshalb bin ich schon ein Rassist?' Er wendet sich an mich. 'Sie als Deutscher, denken Sie dasselbe über mich?' 'Äh. Nein', sage ich. 'Für mich sind Sie eher wie der tragische Held in Sophokles' bekanntestem Theaterstück.' Kurz schweigt der Mann. 'So. Ach. Hm. Nun ja', sagt er dann. 'Genau. Ein tragischer Held. So sehe ich mich auch manchmal. Na gut.' Er stempelt ein Fragezeichen in den Pass des Kängurus. 'Dann gehen Sie mal. Aber nehmen Sie bitte ihr Maskottchen mit.' 'König Ödipus', flüstert das Känguru, als ich die Tür des Büros hinter mir zuziehe. 'Chapeau! Du hast ihn gerade auf extremst subtile einen Motherfucker genannt, Alter!
Marc-Uwe Kling
Hutte, for instance, used to quote the case of a fellow he called "the beach man." This man had spent forty years of his life on beaches or by the sides of swimming pools, chatting pleasantly with summer visitors and rich idlers. He is to be seen, in his bathing costume, in the corners and backgrounds of thousands of holiday snaps, among groups of happy people, but no one knew his name and why he was there. And no one noticed when one day he vanished from the photographs. I did not dare tell Hutte, but I felt that "the beach man" was myself. Though it would not have surprised him if I had confessed it. Hutte was always saying that, in the end, we were all "beach men" and that "the sand" - I am quoting his own words - "keeps the traces of our footsteps only a few moments.
Patrick Modiano (Rue des Boutiques Obscures)
En effet: je mourais déjà. Je venais d'apprendre cette nouvelle horrible que tout humain apprend un jour ou l'autre: ce que tu aimes, tu vas le perdre. "Ce qui t'a été donné te sera repris." Face à la découverte de cette spoliation future, il y a deux attitudes possibles: soit on décide de ne pas s'attacher aux êtres et aux choses, afin de rendre l'amputation moins douloureuse; soit on décide, au contraire, d'aimer d'autant plus les êtres et les choses, d'y mettre le paquet - "puisque nous n'aurons pas beaucoup de temps ensemble, je vais te donner en un an tout l'amour que j'aurais pu te donner en une vie.
Amélie Nothomb (Métaphysique des tubes)
Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe des éternels regards l'onde si lasse Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure l'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Espérance est violente Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure
Guillaume Apollinaire (Alcools)
Δεν γνώριζα ούτε τον τίτλο, ούτε τον συγγραφέα του μυθιστορήματος. Ξεφυλλίζοντάς το, στάθηκα τυχαία σε μια παράγραφο. Διάβασα τρία αποσπάσματα, από καμιά δεκαριά γραμμές το καθένα, τα οποία απείχαν μεταξύ τους γύρω στις πενήντα σελίδες. Η ανάγνωση έχει κάτι το μεταφυσικό. Πριν διαβάσεις ένα βιβλίο, μαντεύεις κατευθείαν αν θα σου αρέσει ή όχι. Το μυρίζεις, το διαισθάνεσαι, αναρωτιέσαι αν αξίζει να του αφιερώσεις τον χρόνο σου. Είναι η αόρατη αλχημεία των σημαδιών πάνω στο χαρτί, που εντυπώνονται στο μυαλό μας. Κάθε βιβλίο είναι ένας ζωντανός οργανισμός.
Jean-Michel Guenassia (Le Club des incorrigibles optimistes)
If the people of Europe had known as much of astronomy and geology when the bible was introduced among them, as they do now, there never could have been one believer in the doctrine of inspiration. If the writers of the various parts of the bible had known as much about the sciences as is now known by every intelligent man, the book never could have been written. It was produced by ignorance, and has been believed and defended by its author. It has lost power in the proportion that man has gained knowledge. A few years ago, this book was appealed to in the settlement of all scientific questions; but now, even the clergy confess that in such matters, it has ceased to speak with the voice of authority. For the establishment of facts, the word of man is now considered far better than the word of God. In the world of science, Jehovah was superseded by Copernicus, Galileo, and Kepler. All that God told Moses, admitting the entire account to be true, is dust and ashes compared to the discoveries of Descartes, Laplace, and Humboldt. In matters of fact, the bible has ceased to be regarded as a standard. Science has succeeded in breaking the chains of theology. A few years ago, Science endeavored to show that it was not inconsistent with the bible. The tables have been turned, and now, Religion is endeavoring to prove that the bible is not inconsistent with Science. The standard has been changed.
Robert G. Ingersoll (Some Mistakes of Moses)
que ferais-je sans ce monde que ferais-je sans ce monde sans visage sans questions où être ne dure qu'un instant où chaque instant verse dans le vide dans l'oubli d'avoir été sans cette onde où à la fin corps et ombre ensemble s'engloutissent que ferais-je sans ce silence gouffre des murmures haletant furieux vers le secours vers l'amour sans ce ciel qui s'élève sur la poussieère de ses lests que ferais-je je ferais comme hier comme aujourd'hui regardant par mon hublot si je ne suis pas seul à errer et à virer loin de toute vie dans un espace pantin sans voix parmi les voix enfermées avec moi Translation... what would I do without this world what would I do without this world faceless incurious where to be lasts but an instant where every instant spills in the void the ignorance of having been without this wave where in the end body and shadow together are engulfed what would I do without this silence where the murmurs die the pantings the frenzies towards succour towards love without this sky that soars above its ballast dust what would I do what I did yesterday and the day before peering out of my deadlight looking for another wandering like me eddying far from all the living in a convulsive space among the voices voiceless that throng my hiddenness
Samuel Beckett (Collected Poems in English and French)
L'image la plus simple de la vie organique unie à la rotation est la marée. Du mouvement de la mer, coït uniforme de la terre avec la lune, procède le coït polymorphe et organique de la terre et du soleil. Mais la première forme de l'amour solaire est un nuage qui s'élève au-dessus de l'élément liquide. Le nuage érotique devient parfois orage et reombe vers la terre sous forme de pluie pendant que la foudre défonce les couches de l'atmosphère. La pluie se redresse aussitôt sous forme de plante immobile. La vie animale est entièrement issue du mouvement des mers et, à l'intérieur des corps, la vie continue à sortir de l'eau salée. La mer a jouée ainsi le rôle de l'organe femelle qui devient liquide sous l'excitation. La mer se branle continuellement. Les éléments solides contenus et brassés par l'eau animée d'un mouvemnet érotique en jaillissent sous forme de poissons volants.
Georges Bataille (The Solar Anus)
Le serpent qui danse Que j'aime voir, chère indolente, De ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau! Sur ta chevelure profonde Aux acres parfums, Mer odorante et vagabonde Aux flots bleus et bruns, Comme un navire qui s'éveille Au vent du matin, Mon âme rêveuse appareille Pour un ciel lointain. Tes yeux où rien ne se révèle De doux ni d'amer, Sont deux bijoux froids où se mêlent L’or avec le fer. A te voir marcher en cadence, Belle d'abandon, On dirait un serpent qui danse Au bout d'un bâton. Sous le fardeau de ta paresse Ta tête d'enfant Se balance avec la mollesse D’un jeune éléphant, Et ton corps se penche et s'allonge Comme un fin vaisseau Qui roule bord sur bord et plonge Ses vergues dans l'eau. Comme un flot grossi par la fonte Des glaciers grondants, Quand l'eau de ta bouche remonte Au bord de tes dents, Je crois boire un vin de bohême, Amer et vainqueur, Un ciel liquide qui parsème D’étoiles mon coeur!
Charles Baudelaire (Les Fleurs du Mal)
- Is it their fault if they think that it’s good to work? - No, said Colin, it’s not their fault. It’s because they’ve been told : work is sacred, it’s good, it’s nice, it’s what counts before anything, and only those who work have the right to everything. The only thing is, it’s been set up so that they work all the time so they can’t take advantage of it. - But then they’re stupid, said Chloe. - Yes, they’re stupid, said Colin. That’s why they agree with those that made them believe that work is the best thing there is. That saves them from thinking and finding a way to progress and to no longer work.
Boris Vian (L'Écume des jours)
Uno se cruza a veces con gente que, en voz alta y fuerte, presume de haberse privado de tal o cual delicia durante veinticinco años. También conocemos a fantásticos idiotas que se alaban por el hecho de no haber escuchado jamás música, por no haber abierto nunca un libro o no haber ido nunca al cine. También están los que esperan suscitar admiración a causa de su absoluta castidad. Alguna vanidad tienen que sacar de todo eso: es la única alegría que tendrán en la vida.
Amélie Nothomb (Métaphysique des tubes)
A qui écris-tu? -A toi. En fait, je ne t'écris pas vraiment, j'écris ce que j'ai envie de faire avec toi... Il y avait des feuilles partout. Autour d'elle, à ses pieds, sur le lit. J'en ai pris une au hasard: "...Pique-niquer, faire la sieste au bord d'une rivière, manger des pêches, des crevettes, des croissants, du riz gluant, nager, danser, m'acheter des chaussures, de la lingerie, du parfum, lire le journal, lécher les vitrines, prendre le métro, surveiller l'heure, te pousser quand tu prends toute la place, étendre le linge, aller à l'Opéra, faire des barbecues, râler parce que tu as oublié le charbon, me laver les dents en même temps que toi, t'acheter des caleçons, tondre la pelouse, lire le journal par-dessus ton épaule, t'empêcher de manger trop de cacahuètes, visiter les caves de la Loire, et celles de la Hunter Valley, faire l'idiote, jacasser, cueillir des mûres, cuisiner, jardiner, te réveiller encore parce que tu ronfles, aller au zoo, aux puces, à Paris, à Londres, te chanter des chansons, arrêter de fumer, te demander de me couper les ongles, acheter de la vaisselle, des bêtises, des choses qui ne servent à rien, manger des glaces, regarder les gens, te battre aux échecs, écouter du jazz, du reggae, danser le mambo et le cha-cha-cha, m'ennuyer, faire des caprices, bouder, rire, t'entortiller autour de mon petit doigt, chercher une maison avec vue sur les vaches, remplir d'indécents Caddie, repeindre un plafond, coudre des rideaux, rester des heures à table à discuter avec des gens intéressants, te tenir par la barbichette, te couper les cheveux, enlever les mauvaises herbes, laver la voiture, voir la mer, t'appeler encore, te dire des mots crus, apprendre à tricoter, te tricoter une écharpe, défaire cette horreur, recueillir des chats, des chiens, des perroquets, des éléphants, louer des bicyclettes, ne pas s'en servir, rester dans un hamac, boire des margaritas à l'ombre, tricher, apprendre à me servir d'un fer à repasser, jeter le fer à repasser par la fenêtre, chanter sous la pluie, fuire les touristes, m'enivrer, te dire toute la vérité, me souvenir que toute vérité n'est pas bonne à dire, t'écouter, te donner la main, récupérer mon fer à repasser, écouter les paroles des chansons, mettre le réveil, oublier nos valises, m'arrêter de courir, descendre les poubelles, te demander si tu m'aimes toujours, discuter avec la voisine, te raconter mon enfance, faire des mouillettes, des étiquettes pour les pots de confiture..." Et ça continuais comme ça pendant des pages et des pages...
Anna Gavalda (Someone I Loved (Je l'aimais))
J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m’excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. Je n’échangerais ma place contre aucune autre parce qu’être Virginie Despentes me semble être une affaire plus intéressante à mener que n’importe quelle autre affaire. Je trouve ça formidable qu’il y ait aussi des femmes qui aiment séduire, qui sachent séduire, d’autres se faire épouser, des qui sentent le sexe et d’autres le gâteau du goûter des enfants qui sortent de l’école. Formidable qu’il y en ait de très douces, d’autres épanouies dans leur féminité, qu’il y en ait de jeunes, très belles, d’autres coquettes et rayonnantes. Franchement, je suis bien contente pour toutes celles à qui les choses telles qu’elles sont conviennent. C’est dit sans la moindre ironie. Il se trouve simplement que je ne fais pas partie de celles-là. Bien sûr que je n’écrirais pas ce que j’écris si j’étais belle, belle à changer l’attitude de tous les hommes que je croise. C’est en tant que prolotte de la féminité que je parle, que j’ai parlé hier et que je recommence aujourd’hui (p. 9-10).
Virginie Despentes (King Kong théorie)
Man is complete in himself. When they go into the world, the world will disagree with them. That is inevitable. The world hates Individualism. But that is not to trouble them. They are to be calm and self-centred. If a man takes their cloak, they are to give him their coat, just to show that material things are of no importance. If people abuse them, they are not to answer back. What does it signify? The things people say of a man do not alter a man. He is what he is. Public opinion is of no value whatsoever. Even if people employ actual violence, they are not to be violent in turn. That would be to fall to the same low level. After all, even in prison, a man can be quite free. His soul can be free. His personality can be untroubled. He can be at peace. And, above all things, they are not to interfere with other people or judge them in any way. Personality is a very mysterious thing. A man cannot always be estimated by what he does. He may keep the law, and yet be worthless. He may break the law, and yet be fine. He may be bad, without ever doing anything bad. He may commit a sin against society, and yet realise through that sin his true perfection.
Oscar Wilde (Der Sozialismus und die Seele des Menschen)
INT. MINISTÈRE DES AFFAIRES MAGIQUES, RECORDS ROOM ATRIUM—NIGHT MELUSINE: Puis-je vous aider? NEWT: Er—yes, this is Leta Lestrange. And—I’m her— TINA: Fiancé. There is an increased awkwardness between them. NEWT: Tina, about that fiancée business— TINA (brittle): Sorry, yeah. I should have congratulated you— The doors to the records office open. They enter briskly. INT. MINISTÈRE DES AFFAIRES MAGIQUES, RECORDS ROOM—NIGHT The doors close behind them, plunging them into darkness. NEWT: No, that’s— TINA: Lumos. NEWT: Tina—about Leta— TINA: Yes, I’ve just said, I am happy for you— NEWT: Yeah, well, don’t. She stops. Looks at him. What? NEWT: Please don’t be happy. (in trouble) Uh, no, no. I’m sorry. I don’t . . . Uh, obviously, I—Obviously I want you to be. And I hear that you are now. Uh, which is wonderful. Sorry— (a gesture of hopelessness) What I’m trying to say is, I want you to be happy, but don’t be happy that I’m happy, because I’m not. (off her confusion) Happy. (off her continued confusion) Or engaged. TINA: What? NEWT: It was a mistake in a stupid magazine. My brother’s marrying Leta, June the sixth. I’m supposed to be best man. Which is sort of mildly hilarious. TINA: Does he think you’re here to win her back? (beat) Are you here to win her back? NEWT: No! I’m here to— A beat. He stares at her. NEWT: —you know, your eyes really are— TINA: Are what? NEWT: I’m not supposed to say. Pickett is climbing out of NEWT’S pocket onto the nearest shelf. NEWT doesn’t notice. A beat. In a rush TINA: Newt, I read your book, and did you—? NEWT: I still have a picture of you—wait, did you read—? NEWT pulls the picture of her from his breast pocket and unfolds it. She is inordinately touched. He looks from the picture to TINA. NEWT: I got this—I mean, it’s just a picture of you from the paper, but it’s interesting because your eyes in newsprint . . . See, in reality they have this effect in them, Tina . . . It’s like fire in water, in dark water. I’ve only ever seen that— (struggling) I’ve only ever seen that in— TINA (whispers): Salamanders?
J.K. Rowling (Fantastic Beasts - The Crimes of Grindelwald: The Original Screenplay)
On the morning of our second day, we were strolling down the Champs-Elysées when a bird shit on his head. ‘Did you know a bird’s shit on your head?’ I asked a block or two later. Instinctively Katz put a hand to his head, looked at it in horror – he was always something of a sissy where excrement was concerned; I once saw him running through Greenwood Park in Des Moines like the figure in Edvard Munch’s ‘The Scream’ just because he had inadvertently probed some dog shit with the tip of his finger – and with only a mumbled ‘Wait here’ walked with ramrod stiffness in the direction of our hotel. When he reappeared twenty minutes later he smelled overpoweringly of Brut aftershave and his hair was plastered down like a third-rate Spanish gigolo’s, but he appeared to have regained his composure. ‘I’m ready now,’ he announced. Almost immediately another bird shit on his head. Only this time it really shit. I don’t want to get too graphic, in case you’re snacking or anything, but if you can imagine a pot of yoghurt upended onto his scalp, I think you’ll get the picture. ‘Gosh, Steve, that was one sick bird,’ I observed helpfully. Katz was literally speechless. Without a word he turned and walked stiffly back to the hotel, ignoring the turning heads of passers-by. He was gone for nearly an hour. When at last he returned, he was wearing a windcheater with the hood up. ‘Just don’t say a word,’ he warned me and strode past. He never really warmed to Paris after that.
Bill Bryson (Neither Here nor There: Travels in Europe)
J’écris donc d’ici, de chez les invendues, les tordues, celles qui ont le crâne rasée, celles qui ne savent pas s’habiller, celles qui ont peur de puer, celles qui ont les chicots pourris, celles qui ne savent pas s’y prendre, celles à qui les hommes ne font pas de cadeau, celles qui baiseraient n’importe qui voulant bien d’elles, les grosses putes, les petites salopes, les femmes à chatte toujours sèche, celles qui ont un gros bides, celles qui voudraient être des hommes, celles qui se prennent pour des hommes, celles qui rêvent de faire hardeuses, celles qui n’en ont rien à foutre des mecs mais que leurs copines intéressent, celles qui ont un gros cul, celles qui ont les poils drus et bien noirs et qui ne vont pas se faire épiler, les femmes brutales, bruyantes, celles qui cassent tout sur leur passage, celles qui n’aiment pas les parfumeries, celles qui se mettent du rouge trop rouge, celles qui sont trop mal foutues pour pouvoir se saper comme des chaudasses mais qui en crèvent d’envie, celles qui veulent porter des fringues d’hommes et la barbe dans la rue, celles qui veulent tout montrer, celles qui sont pudiques par complexe, celles qui ne savent pas dire non, celles qu’on enferme pour les mater, celles qui font peur, celles qui font pitié, celles qui ne font pas envie, celles qui ont la peau flasque, des rides plein la face, celles qui rêvent de se faire lifter, liposucer, péter le nez pour le refaire mais qui n’ont pas l’argent pour le faire, celles qui ne ressemblent à rien, celles qui ne comptent que sur elles-mêmes pour se protéger, celles qui ne savent pas être rassurantes, celles qui s’en foutent de leurs enfants, celles qui aiment boire jusqu’à se vautrer par terre dans les bars, celles qui ne savent pas se tenir.
Virginie Despentes (King Kong théorie)
A real panic took hold of me. I didn't know where I was going. I ran along the docks, turned into the deserted streets in the Beauvoisis district; the houses watched my flight with their mournful eyes. I repeated with anguish: Where shall I go? where shall I go? Anything can happen. Sometimes, my heart pounding, I made a sudden right about turn: what was happening behind my back? Maybe it would start behind me and when I would turn around, suddenly, it would be too late. As long as I could stare at things nothing would happen: I looked at them as much as I could, pavements, houses, gaslights; my eyes went rapidly from one to the other, to catch them unawares, stop them in the midst of their metamorphosis. They didn't look too natural, but I told myself forcibly: this is a gaslight, this is a drinking fountain, and I tried to reduce them to their everyday aspect by the power of my gaze. Several times I came across barriers in my path: the Cafe des Bretons, the Bar de la Marine. I stopped, hesitated in front of their pink net curtains: perhaps these snug places had been spared, perhaps they still held a bit of yesterday's world, isolated, forgotten. But I would have to push the door open and enter. I didn't dare; I went on. Doors of houses frightened me especially. I was afraid they would open of themselves. I ended by walking in the middle of the street. I suddenly came out on the Quai des Bassins du Nord. Fishing smacks and small yachts. I put my foot on a ring set in the stone. Here, far from houses, far from doors, I would have a moment of respite. A cork was floating on the calm, black speckled water. "And under the water? You haven't thought what could be under the water." A monster? A giant carapace? sunk in the mud? A dozen pairs of claws or fins labouring slowly in the slime. The monster rises. At the bottom of the water. I went nearer, watching every eddy and undulation. The cork stayed immobile among the black spots.
Jean-Paul Sartre (Nausea)